Ah oui quand même... ça avance rapidement! A se demander si les Vinéens ne donnent pas un coup de main la nuit, à l'abri des regards indiscrets!!
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Parce que tu te poses encore la question ?
Pour ma part, je pense que les Vinéens peuvent quitter les profondeurs de la terre par plusieurs endroits, dont un à Wavre. Sinon, comment expliquer tout ce que Roger sait sur eux ???
Ils le connaissent sans doute très bien, et l'ont peut-être autorisé à parler d'eux, sans révéler trop de détails sur l'emplacement des "entrées" de leur "pays souterrain"...
Les Vinéens, à mon avis, sont là, tout près, et donnent coups de main et avis...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Superbe et je suis avec intérêt l'avancement des travaux. Si, comme je l'espère, je peux aller faire mon tour en Belgique l'an prochain, je passerai voir.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Derrière le vaisseau Vinéen dessiné se cache une porte qui donne accès directement au monde des Vinéens... lol
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
La fresque au 14 juin...
Messire Pol premier servi...
Edité dimanche 14 juin 2009 : 17:47 par petrushka
C'est simplement magnifique... Merci Emilia de nous montrer les avancées (je sais que je me répète mais fallait pas donner tant d'émotions autour de toi, na!).
J'aurais aimé participer à l'inauguration, venir partager ce petit bout de la communauté que Yoko a créé et continue de créer autour d'elle! Malheureusement, j'ai un examen ce jour-là (grr)... A moins que Monya me prête sa machine, je ne serais présente que par la pensée et le cœur!
Par contre, j'ai bien l'intention d'y aller, faire mon petit tour, avec une partie de cette communauté que M. Leloup a créé et qu'il continue de créer, cette fresque en étant l'un des symboles.
Je suis bien heureuse d'être tombée par hasard sur une BD de Yoko quand j'étais petite et fais moi confiance pour faire découvrir tes aventures à mon tour, si j'en ai cette chance!
(C'est Pol qui doit être ravi d'être servi en premier!)
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Encore merci en effet de nous faire partager l'avancée des travaux.
J'espère bien par contre pouvoir être présent pour l'inauguration, ayant prévu de passer en Belgique pour essayer de trouver le mini album des missives spatiales.

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Or la fresque mérite tous les hommages du monde. Yoko et ses amis s'adressent ici à l'humanité entière et, dans le même temps, adressent à chacun de ceux qui se reconnaissent en eux une sorte de message individuel, que chacun décrypte à sa façon. Pour ma part, c'est un peu comme s'ils me disaient, ou comme si j'imaginais qu'ils me disent :
"N'oublie pas que nous sommes toujours près de toi, même quand tu as refermé le livre." Hé bien ! Faisons acte de présence nous aussi, puisque le livre, pour raisons d'emploi du temps bien chargé, n'a pas été ouvert depuis longtemps, et puisqu'au dessus de mon lit, j'ai Yoko en tenue Renaissance qui me sourit tous les matins. Je me suis dit que si je voulais lui parler, plus qu'on ne le fait mentalement à l'occasion de ce sourire matinal, il fallait que je repasse ici. Après-tout, malgré les tracas que ça m'a causé, ça reste quand-même, et avant tout, un lieu de rencontres.
La fresque, donc.
Ces fresques d'extérieur sont des trésors fragiles. En général, ceux qui les font ne les conçoivent pas pour traverser les siècles, mais le jour où elles meurent de mort naturelle, ternies, craquelées, décolorées, voire taguées, elles nous manquent. Et d'abord, elles portent en elles leur contradiction et leur vulnérabilité, car nous continuons à les appeler fresques, mais elles ne sont pas peintes a fresco. L'enduit ne garde pas en profondeur leur trace comme sur ces monuments anciens où, après avoir gratté quelques strates, on voit revenir les visages oubliés.
L'une de ces fresques modernes, le Mur des Canuts à Lyon, me fascinait quand j'étais enfant. On lui donnait une dizaine d'années à vivre, mais des soins attentionnés, ainsi qu'une réfection totale, font qu'il est toujours là. Guignol salue toujours depuis les fenêtres de ce trompe-l'oeil qui, je n'en doute pas, pourrait encore me tromper si je ne le connaissais pas.
Je comprenais moins, à l'époque, la symbolique plus chargée de sens des peintures de l'East-Side-Gallery, recouvrant une section du Mur de Berlin, mais je ne les aimais pas moins. Peintes dans l'effervescence de 1989-90, elles ont récemment failli passer de vie à trépas faute d'entretien. Les "fresques" sont plus fragiles que nos souvenirs d'enfance. Leur saveur ne renaît pas d'un coup de brosse sur un vieux mur. Soit nous assumons leur caractère éphémère à l'échelle de l'histoire humaine, soit nous les soignons avec amour et respect.
Mais passons, car il faut qu'enfance se passe pour que souvenir se fasse, si j'ose dire.
Le mur d'une école ! Cette noble institution dont nous doutons, désespérons parfois. Idéalisant parfois celle d'antan ou celle de demain. Garder un oeil critique sur celle d'aujourd'hui est aussi essentiel que de voter. La fresque de Yoko donne à celle-ci un ensemble de valeurs infiniment plus complexe que toutes les déclarations simplistes, politiciennes ou bien pensantes, qui usent et abusent de l'idée de diversité pour la vider de son sens. Ne confondons plus enfance et infantilisme ! Nous mettrons en avant une différence positive, c'est là la mission historique de l'Europe. Nous construirons notre modèle de civilisation sur cette diversité, et nous le dirons au monde. Quand d'autres conduisent des guerres, nous parlerons au monde de culture, et donc, de l'infinie variété des richesses humaines. Il fallait bien des hommes bleus venus de loin pour le rappeler à chaque enfant qui passera devant ce mur. Puissions-nous construire, sur ce sol trop souvent ensanglanté dans les siècles passés, la paix la plus durable de l'humanité. Je n'ai pas d'enfants, je n'ai pas pour projet personnel d'en avoir, et je me sens d'autant plus autorisé à penser à ceux des autres. Si chacun ne pensait qu'à ses propres enfants, combien il serait difficile de tenir l'égoïsme éloigné de nous.
En cette année 2009, la région Wallonie a choisi de mettre en valeur son patrimoine autour de la bande dessinée. Le temps efface certaines plaies et l'ostracisme dont on frappait les formes d'art "secondaires" s'estompe. Puissions-nous dans le même temps voir renaître une véritable exigence critique qui, arguant du fait que toutes les formes d'expression peuvent conduire au Parnasse, en finira avec le risque permanent du populisme qui peut encore empêcher l'art populaire d'accéder à une légitimité qui devrait lui revenir de droit.
Dans mon petit Parnasse personnel, Roger tutoie Jean-Baptiste Lully, Jacques Offenbach, Pedro Almodovar, Georges Méliès, André Franquin, Albert Uderzo, Guy de Maupassant, Walter Scott, le Bernin, Antoni Gaudi et quelques autres. Tout ce petit monde à l'abri de mes rêves ne connait pas de vraie discorde. Les rivaux en art s'invectivent avec un mélange d'âpreté et de bienveillance(car comme disait Offenbach, l'art n'est pas une chose sérieuse mais il faut la faire sérieusement).
C'est aujourd'hui la reconnaissance tant espérée, dont on n'avait jamais douté, mais que l'on espérait proche. Le rêve se partage, aujourd'hui avec les plus jeunes, et demain? Voudront-ils bien le transmettre à leur tour? Auront-ils choisi d'entretenir cette fresque? Ou livreront-ils ce mur à d'autres poètes, d'autres rêves? Cette décision leur appartient et je n'anticiperai pas. À l'heure où je concrétise un vieux rêve, celui de consacrer mon temps au patrimoine - à tous les patrimoines - ce petit événement (mais immense à l'échelle de mon propre petit monde) vient me conforter dans ma vocation. Cette fresque ne traversera peut-être pas les siècles, elle n'est peut-être pas faite pour ça, mais comme ceux qui la réalisent, puissè-je toute ma vie réapprendre à être un passeur de savoir et d'imaginaire.
C'est un dessin sur un mur. Il vient à l'instant de me rappeler que, quand le livre est fermé, l'imaginaire continue et l'amitié avec lui. Aussi me pardonnera-t-on, j'espère, cette longue salutation au lieu fictif et à la communauté réelle qui m'ont été chers pendant quelques années.
C'est peut-être un dessin sur un mur. Puisqu'il m'émeut ce soir, alors qu'il n'est même pas fini... J'en profite !

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je passais par-là, et je trouve que c'est une super idée qu'ils ont eux ! En plus, sur une école c'est tout simplement sublime. Et merci, Emilia pour les photos, de la fresque.
Les formes, qui différencient les êtres, importent peu, si leurs pensées s'unissent pour bâtir un univers.
Parole de yoko dans "les titans".
Je trouve que Yoko n'est pas assez connue elle ne le sera jamais trop mais... puisse cette fresque la faire connaitre auprès des jeunes de cette école qui la porteront dans leur coeur toute leure vie et, qui sait, transmètre le bonheur de lire Yoko à leur entourage.
Encore merci Émilia de nous faire suivre l'avancement de cette merveilleuse fresque.
«Les anges existent, mais parfois, ils n'ont pas d'ailes nous les appelons alors les amis.»
Laura G.
Longue vie à Yoko, ses amis et Roger Leloup.
En effet, yoko n'est pas assez célèbre. Mais grâce à la fresque peut-^tre que de nouvelles personnes rêveront, peut-être même découvrirons elles ce forum.
Les formes, qui différencient les êtres, importent peu, si leurs pensées s'unissent pour bâtir un univers.
Parole de yoko dans "les titans".
Hallberg a écrit Si chacun ne pensait qu'à ses propres enfants, combien il serait difficile de tenir l'égoïsme éloigné de nous.
J'abonde dans ce sens ! Merci pour ce que tu as écrit...
Edité lundi 15 juin 2009 : 08:48 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Pour rassurer , je certifie que le mur et la fresque Yoko sont destinés à vaincre le temps et le support préparé pour tel... Pas question de changer de "poête"... Il y a d'autres murs disponibles à Wavre pour eux... A Bruxelles certaines fresques ont déjà 17 ans... et, comme chacun, notre inquiétude est en éveil sur l'entretien futur... Mais, au vu de la motivation des responsables de la ville de Wavre et aussi de ce que cela a coûté, je pense qu'ils ont bien l'intention de protéger ce trésor supplémentaire... Trésor, en jeu de mots, car la fresque est sur le flanc de l'école communale maternelle qui s'appelle "L'île aux trésors" 179 bambins... Un bol de fraîcheur et là, est le vrai trésor offert à Yoko...
Bisous
Emilia
C'est vraiment "l'île au tésor" avec yoko à cet endroît car, yoko peu être importe où elle est, ell etransforme cet endroit en un endroit merveilleux seulement avec sa présence.
Edité lundi 15 juin 2009 : 21:38 par ats yoko
«Les anges existent, mais parfois, ils n'ont pas d'ailes nous les appelons alors les amis.»
Laura G.
Longue vie à Yoko, ses amis et Roger Leloup.
Je viens de découvrir de sujet. C'est extraordinaire!!! Mille bravos aux dirigeants de Wavre et de ce projet, et à Roger dont on reconnaît à juste titre le mérite.
Quelle bonne idée de la faire à Wavre, la ville qu'habite Roger! Et où... Yoko n'est pas née mais on pourrait dire qu'elle y a grandi...
Je ne vois pas bien une partie de l'image. Qui est le personnage dans un scaphandre orangé à notre droite? Au début j'ai cru que ce serait Yoko mais elle est à gauche près de Pol. Puis j'ai pensé à Khâny mais elle est tout près de Yoko... De plus, le teint de la peau suggère que c'est un ou une terrien(ne)...

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses

