Le Canon de Kra,  Les Méchants Terriens

Sakamoto

Sakamoto
Sakamoto

Dans Le canon de Kra, Sakamoto est établi au Kampong, un État miniature imaginaire entre la Thaïlande et la Malaisie. Sa demeure, une grande maison de style japonais, est sise à Katao, la capitale de l’État. Il est reconnu comme étant le plus grand trafiquant d’armes de l’Asie et s’est enrichi grâce à la vente de stocks dont il avait la gestion durant la deuxième guerre mondiale, une activité qu’il défend devant une Yoko improvisée en journaliste par des aphorismes exploitant les traumatismes d’un Japon vaincu. Lui-même, ancien pilote d’élite de cette guerre, visite encore ses dépôts dans des îles à bord d’une version “flotteurs” du célèbre avion de chasse “Zéro“, comme pour se rappeler à l’époque où il a réellement servi son pays.

Derrière le nostalgique d’une cause perdue se profile un aventurier ambitieux désirant mettre main basse sur le Kampong (riche en pétrole) grâce à la menace d’un canon géant installé dans l’isthme de Kra, et qu’il rend particulièrement dangereux en chargeant ses obus de déchets radioactifs provenant d’une centrale nucléaire du Kampong que Sakamoto se fait livrer en même temps que les fameux obus. S’il sait manier un Zéro ou un sabre d’officier de l’ancienne Armée Impériale et s’habille à la manière traditionnelle des nippons, c’est Yoko qui incarne le meilleur coté du Japon en faisant échouer le projet criminel d’un renégat qui déshonore son pays.