Il leurs raconta qu'il était désolé de tous ce qui c'est passé ces derniers jours, mais que lui aussi était à cran de ne pas avoir de vie de famille. Yoko avait Rosée, qu'elle avait adoptée, Pol avait Mieke, bien que la main ait été un peu forcée au départ, elle avait plus ou moins sa place dans le groupe. Lui avait la chance de pouvoir commancer quelque chose dans le calme, et non pas dans l'urgence du moment, et il ne voulait pas laisser passer une telle occasion. En fait, tous ce qu'il demandait aux autres, c'est de donner une chance à Hanneke de se joindre à eux. En plus, avec sa position à la Bardaf, cela ne pouvait être qu'avantageux, ne serait-ce que pour les sempiternelles excès de bagages.

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Yoko répliqua qu'elle espérait qu'il ne sortirait pas avec Hanneke juste pour un "petit" exédent de bagages ! Mais elle et Pol promirent à Vic d'apprendre à connaître Hanneke et peut-être d'envosager une rencontre avec les Nivéens.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut
Peu après arriva le moment de l'embarquement. A ce moment, Vic parut satisfait de ce qu'il avait réussi à faire ces derniers jours : s'éloigner de Yoko pour laisser le chanp libre à sa fragile relation avec Hanneke, réussir à ne pas que Pol vienne s'imiscer en curieux dans leur couple, et même se réconcilier pour un temps avec le reste du trio. Vraiment, un joli coup ! Cela tiendrait certainement jusqu'à leur retour, où ils auraient de nouveau le temps de se disputer. Car il ressentait plus que jamais ce malaise, qu'il interpréta en se rassurant comme conséquence du voyage en avion - bien qu'il ait voyagé si souvent dans des vaisseaux spatiaux, bien plus loin et plus longtemps que dans aucun engin terrestre, il éprouvait encore une angoisse passagère au moment du décollage de l'avion - mais il se pourrait fort bien que ce soit un nouveau pressentiment concernant la mission dangereuse qu'ils se verraient donner par les Nivéens. D'autre part, il restait aussi à faire accepter non seulement la présence de Hanneke comme passager supplémentaire dans la navette intergalactique, mais aussi à faire accepter l'existence des Nivéens à Hanneke !
Lord of the Seven Towers, Lord of the Lakes, crownless King of the Malkieri.

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Finalement, la chance ne lui souriait pas excessivement... Il y avait bien des vêtements de rechange, mais dans la soute. Il serait obligé d'attendre la fin du vol pour retrouver une tenue correcte... "Décidément, elle ne sait rien faire d'autre que des bêtises... Et dès qu'elle sera avec Poky, ce sera pire...", maugréait-il en revenant s'asseoir sur son siège. Il décida d'oublier momentanément les Nivéens, car son estomac ne cesait de faire des bonds depuis quelques temps, à chaques fois qu'on les évoquait... En jetant un coup d'oeil par le hublot, désireux de se changer les idées, il eut alors devant ses yeux un spectacle qui le glaça d'effoi :
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Vic refusait de croire ses yeux : à quelques dizaines de mètres de l'appareil se tenait une navette Nivéenne, qui semblait suivre leur trajectoire ! Mieux, elle voguait à leur vitesse. Il pouvait ainsi distinguer l'appareil caractéristique qui les avait débarqués sur Ixo il y a longtemps, et alors que son regard se tournait vers le poste de pilotage, il crut aperçevoir un des pilotes... Non, ce ne peut être... Karpan ! C'est alors que le vaisseau traversa un nuage... et n'en ressortit point ! Il avait simplement disparu. Peronne dans l'appareil, parmi ceux rivés aux hublots, ne semblait avoir remarqué quoi que ce soit. Une simple hallucination, dûe au Soleil... Mais pourquoi une navette Nivéenne ? Sentant son malaise grandir, il dut cependant écarter ces idées pour faire face à Pol qui lui réclamait des explications.
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Bon j'ai retouché un peu ma suite, vu que personne il voulait continuer... 


-Edité le: Lundi 10 janvier 2005 à 20:42 par al'Lan Mandragoran-
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Par un beau matin de novembre notre aventurière Yoko et ses deux compères prenaient leurs petits dejeuner assis a la table de la cuisine. Une belle table violette rayée de blanc. Yoko etait enrumée. Pol réclama un autre croissant. Yoko lui répondit qu'il en avait déjà pris quatre mais notre ami répliqua qu'il était encore en pleine croissance. !
Vic regardait ses deux complices d'un oeil amusé. Il pensait à Nýkha et aux Nivéens qui les avaient contactés la veille. Jusqu'où les mèneraient encore cette aventure ? La dernière fois, ils avaient bien failli faire flamber toute la mer des Antilles... Quelle catastrophe allaient encore produire ces diables de Nivéens ? Faire s'effondrer la Maison blanche ou le palais de Buckingham, sous le travail de sape des galeries qu'il creusaient sans cesse sous terre, tels des fourmis industrieuses et voraces ? Ou alors répandre dans l'atmosphère terrestre un gaz hilarant à cause du plus gaffeur de tous les membres de leur communauté, l'inénarrable Tonghâ ?
C'est à ce moment que le facteur sonna. Il apportait un télégramme. C'était un cable de Nýkha, leurs donnant rendez-vous dans la toundra polaire de Norvège.
"Ca vas pas non!" s'exclama Yoko." Et mon rhume? Comment vais-je le soigner là bas?"Il faudra mettre de la crème "formule norvégienne", râla Pol. Non dit Yoko, j'ai celle que m'a donné Nýkha. Vic haussa un sourcil : et c'est reparti ! Dire qu'il y avait la coupe du monde de football à la télé ! En plus, il avait rencontré une blonde sculpturale la veille, et ésperait bien conclure avec elle avant la fin du mois.
"C'est raté pour mon rencard avec ma poupée", ralat-il in petto!
Yoko l'embrassa sur le front :"Allons, ne t'inquiète pas, des matchs de foot tu auras encore de nombreuses occasions d'en revoir dans notre vie de tous les jours, alors que Nýkha et les Nivéens c'est la porte vers la grande aventure. Qui sait quels endroits fabuleux nous allons découvrir ?
- Encore des grottes obscures où il ne pousse que des plantes sans saveur et des champignons à l'odeur fétide! " grimaça Pol.
Vic ne dit rien. Il pensait que cette blonde ne lui pardonnerait jamais cette absence et que ce n'était pas Yoko qui le consolerait. Nýkha ? Elle était froide comme la glace de l'Arctique... Cependant peut-être qu'il y aurait des ouvertures avec de jeunes Nivéennes pas trop farouches, qui sait ? Il esquissa un sourire. Il se rappelait que trop bien les jeunesses que Pol avait outrageusement dragué lors de leurs aventure en Martinique. Bien que rien ne s'était passé, il lui arrivait de se réveiller la nuit avec une image bien précise en tête. Mais bon, Pol comme tombeur, ce n'était pas vraiment cela. Ce maladroit n'arrivait jamais à conclure avec ses vannes démodées. Avec Yoko et surtout Ingrid, il avait bien essayé, sans parler de Nýkha, mais il n'avait récolté qu'un masque de plâtre. Ingrid était bien trop subtile pour s'intéresser à un gentil garçon comme Pol. Yoko ne pensait qu'au boulot et Nýkha vivait sur une autre planète dans tous les sens du terme, ou presque.
Vic était considéré comme un vrai don Juan. A la télé, il embarquait toujours les jeunes stagiaires dans sa voiture de sport rouge et Pol en était malade. Pourtant Pol avait une moto et cela plaisait en général aux filles... Il ne comprenait pas.
Mais cette fois-ci, Vic avait vraiment flashé sur cette blonde qu'il avait rencontrée lors d'un congrès de spéléo. Elle était mince et athlétique, de grands yeux pâles. Il projetait de l'emmener en excursion ce week-end à Bruges, en amoureux. Mais là il allait devoir se décommander. Il demanda à ses amis de l'excuser et se dirigea vers le téléphone. Yoko secoua la tête de désespoir "Ha les hommes!"
Elle attendit que Vic ai fini de passer son coup de fil pour réserver trois billets d'avion pour la Norvège. Vic était maussade. La fille n'avait probablement pas apprécié le lapin qu'il lui posait. Mais Yoko fit comme si de rien était. Entre eux deux la complicité était très grande, comme s'ils étaient frère et soeur. Ils n'avaient pas besoin de mots pour parler. Par contre, Pol demanda qui il avait appellé. Comme d'habitude, Vic ne répondit pas. Manquerait plus que Pol s'imisce dans l'affaire et la blonde ne voudrait plus jamais entendre parler de lui... Tant pis, qu'il râle toute la soirée, ça finit toujours par lui passer.
Pol vocifera toute la journée apres Vic "Et qu'il fesait des cachoterie et qu'il ne lui fesait pas confiance et que de toute façon il finirait bien par savoir de quoi il retourne !" Mais cependant, Vic n'avait pas pour habitude de se laisser aller à des confidences amoureuses avec Pol. Peut-être à cause de la sourde rivalité qui existait entre eux, notamment, bien que de manière non dite, à propos de Yoko ? Vic ignora donc la mauvaise humeur de Pol et demanda à Yoko quand l'avion décollerait.Celle-ci, occupée à se farder le visage de crème Nivéa n'entendit sa question qu'à la troisième fois, se demandant pour quelle raison Vic hurlait si fort. Elle répondit que l'avion décollait trois jours plus tard, au petit matin.
"Dans trois jours ? " pensa Vic... Il aurait peut-être le temps de rattrapper le coup avec Hanneke, alors ? Il retourna dans la pièce où se trouvait le téléphone et composa encore une fois le numéro de son amie pour lui proposer de l'emmener au restaurant. Deux minutes après, il était fixé : "Comment ça, lunatique ?" se dit-il... "Finalement, plus rien ne s'oppose à mon départ. Pourquoi est-ce dans si longtemps ?" Vic ne put aller plus loin dans ses réflexions car Pol revenait à la charge, ayant surpris son ami au téléphone. Ils commencèrent à se disputer. Pol dit qu'il fallait tout préparer et que Vic ne pensait qu'à ses affaires de coeur comme d'habitude. Yoko intervint pour calmer le jeu, mais à la fin lassée, et désireuse de dormir un peu, elle les laissa se disputer une partie de la nuit. Ils allèrent tous se coucher : ils avaient tant à faire demain (préparer le matériel de camping, acheter du cassoulet en promo au supermarché, emporter une réserve de bière, car il n'y en avait pas chez les Nivéens). Yoko remarqua que s'il voulait être à l'heure pour leur rendez-vous il vallait mieux commencer à faire les bagages que râler. Cependant, trop fatiguée, elle préféra se coucher afin de préparer les bagages et le voyage "fraiche et dispo" le lendemain matin. Après tout, on partait dans 3 jours...
Elle ne doutais pas non plus que la brouille de Vic et Pol ne survivrais pas à une bonne nuit de sommeil, et Vic ne connaissait que trop bien le coté "raleur" mais "grand coeur" de son ami Pol. Donc, le lendemain, tous le monde se reveilla de bonne heure. Le rhume de Yoko avait empiré. Elle devait avoir au moins 38 de fièvre. Pol, ayant un peu oublié les affaires de coeur de Vic durant la nuit se proposa pour jouer les anges gardien, pendant que Vic ferait les achats indispensables.
Yoko lui dit qu'elle se débrouillerait bien toute seule, et qu'il vallait mieux qu'il accompagne Vic qui avait l'air maussade. En effet, celui-ci n'arrivait pas à oublier Hanneke, malgré les dures paroles qu'elle avait prononcé à son égar la veille au téléphone.
Dans sa tête germait un plan: Essayer de convaincre Hanneke de venir en Norvège par ses propres moyens, et les retrouver dans la lande polaire. Une fois les Nivéens la, il n'y aurait pas d'autre solution que de l'emmener vers la nouvelle aventure avec eux. Mais comment la convaincre?
Vic fut tiré de sa rèverie par la voix de Pol qui lui demandait pour la 5ème fois quand il pensait aller faire les courses. Vic s'excusa, inventant un pretexte pour expliquer son absence mentale de ces derniere minutes.Vic décida de prendre sa voiture et d'aller rejoindre Hanneke pour la convaincre de partir pour la Norvège. Il prétrexta des achats à faire au magasin de camping. Il sortit sa Fiat rouge du garage et se dirigea vers le centre-ville où habitait Hanneke. Pol le suivit a moto, croyant le rejoindre au Carrefour du coin. Quand il vit que Vic se dirigeait dans une autre direction, il decida d'etre plus discret, et laissa quelques voitures se glisser entre Vic et lui.
Pendant ce temps, Yoko s'activait à éradiquer ce maudit rhume à coup de gouttes dans le nez et de médicaments contre la fièvre. Contre la torpeur de la maladie, rien de mieux que de se bouger, elle entreprit alors de rassembler le matériel adéquat pour la mission. En son fort intérieur elle savait bien que de toutes façons, si elle attendait ses deux compères pour le faire, ils ne seraient pas près de partir ! Et puis elle avait hâte d'être au cœur de l'action. C'est alors qu'elle emballait sa crème Nivéa qu'elle eu un sourir en coin et se demanda avec amusement si sa crème n'allait pas devenir une crème glacée dans le froid polaire ! Elle continua ses préparatifs et tomba alors sur la liste de course: stupeur !!! Mais comment peuvent-ils aller faire les courses les deux pieds nickelés sans la liste, ils allaient encore oublier la moitié de ce dont ils avaient besoin! Elle empoigna alors le téléphone et commença à composer le numéro de Vic. Il allait l'entendre celui là! Ses rêveries allaient mettre en péril leur mission!
Vic se fraya un chemin dans le dédale des rues du centre ville, suivi à distance par la moto de Pol. Le bipper de son portable résonna en jouant les trompettes de Nabucco : c'était Yoko. Il décrocha et se prit un savon. Il hésita un peu mais poursuivit vers son but. Il trouva un coin où se garer devant chez Hanneke. Pol arrêta sa Honda 500 un peu plus loin. Il descendit et suivit Vic discrètement. Notre ami sonna chez Hanneke. Pas de chance, elle n'était pas là. Hanneke était hôtesse sur la compagnie Bardaf et était sûrement partie pour Rio ou pour Hong Kong sans crier gare. Vic soupira et se décida à prendre le chemin du carrefour. Rassuré, Pol enfourcha sa monture et repartit pour la maison, qu'il n'attegnit pas, une pâtisserie à l'air sympathique ayant traversé son champ de vision. Il laissa sa moto à côté et s'engouffra dans le magasin. ll n'en fallait pas moins pour que Vic puisse gérer sa vie (sentimentale, pour le coup) sans les attentions parfois trop intimistes de Pol. Il acheta ce qu'il avait retenu de la liste et du coup de téléphone de Yoko, et un bouquet pour Hanneke. Il fit un saut à l'aéroport pour aller retirer les billets, laissa le bouquet avec un petit mot au comptoir de la compagnie Bardaf, et rentra, non sans avoir reçu un autre appel de Yoko vantant sa rapidité. Cependant arrivé à la maison il dut repartir au supermaché puisque comme il n'avait pas la liste il avait oublié plus de la moitié des affaires. Pol craignant une autre escapade amoureuse insista vigoureusement pour l'accompagner et Vic céda devant l'obstination de Yoko et Pol réunis. Cela dit, après avoir consulté la liste de Yoko, Vic fut soudain content que ce grincheux l'ait suivi. Elle comportait 3 pages et Vic doutait que les courses passent dans le coffre de la voiture. Finalement, les bras de Pol ne seraient pas de trop.
Une fois la moitié du supermarché acheté, et après avoir dépensé une somme exorbitante à la caisse, les deux hommes prirent une nouvelle fois le chemin de la maison.
Yoko les attendait, surexcitée, car elle avait reçu un message des Nivéens qui se trouvaint sur la base autour de Saturne. Ce message confirmait la date et l'heure de leur rendez-vous. Pol et Vic ne comprenait pas pourquoi Yoko était si excitée puisque ce message était tout ce qu'il y a de plus banal. Ils la soupsonnère alors de leur cacher quelque chose. Il faut dire que ce ne serait pas la première fois qu'ils s'embarquaient dans une aventure un peu bancale où les deux garçons ressortaient miraculeusement indemnes, alors que Yoko, pour sa part, faisait joujou avec les beaux vaisseaux et pots de crème des Nivéens. Cependant qu'ils insistaient, elle continuait à leur tenir tête et s'obstinait dans son silence.
Tout a coup, le portable de Vic se mit a sonner. Il venait de recevoir un SMS. Nonchalament, il dit à Yoko et Pol que ce n'était pas important, mais il partit quand même vèrs les toilettes en 4ème vitesse. Une fois isolé, il se mit à lire son message: c'était Hanneke, qui avait reçu les fleurs par l'entremise du préposé au comptoire de la Bardaf. Hanneke disait qu'elle serait à Bergen dans trois jours. Vic échaffauda un plan pour la rencontrer. Simulant une crise de crampe d'estomac pour expliquer son long passage aux toilettes, Vic composa en vitesse un message pour Hanneke, lui disant de se rendre dans le même hotel que Yoko, Pol et lui, première étape de leurs périple dans les steppes polaires. La, il lui serait facile de feindre une rencontre fortuite et de forcer ainsi la main à Yoko et Pol. C'est vrai quoi, Yoko a Rosée pour s'occuper, quand elle n'a pas Poky en plus dans les pattes, Pol roucoulait avec sa douce Mieke, et tous ce petit monde a le droit de suivre Yoko partout sur la planète ou dans l'espace. A son tour d'avoir une petite amie, et de tenter de se fixer. Ironisant sur ses prétendus maux d'estomac, Yoko décida cependant de ne pas poursuivre la conversation, remerciant intérieurement Vic de l'avoir tirée sans le vouloir d'une situation délicate. Pol avait déjà oubié le message des Nivéens, et Vic semblait de nouveau ailleurs. Décidément, ce voyage promettait d'être inoubliable !
Tout en ouvrant son 24ème paquet de mouchoires en papier de la journée, Yoko commança à faire le tri dans les affaires. Après mure réflexion, elle décida de demander à Mieke de s'occuper de l'intendance culinaire, comme elle aimait s'occuper de la cuisine, autant qu'elle gère le tout avec Pol. Mieke se demanda si elle pourrait faire du waterzooïe en Norvège et surtout chez les Nivéens. Ce que lui avait dit Pol à propos de l'alimentation nivéenne heurtait son bon sens de ménagère. Elle dit à Pol de passer au supermarché lui acheter quelques poulets pour le voyage. Mais Pol lui répliqua qu'il ne saurait où les caser dans les bagages. Mieke ne comprenait pas et décida de préparer quelques tartines pour la route avec du jambon, de la saucisse et d'autres cochonailles. Après l'histoire des pates volantes dans le Ryu, elle avait néanmoins compris que tout n'etait pas possible comme cuisine dans l'espace, surtout quand cette saleté d'Akina mettait le vaisseau en securité, coupant ainsi la pesenteur artificielle. Malgré ce que lui avait dit Yoko et les autres, elle resentait encore une pointe de jalousie vis à vis de cette machine étrange, capable de raison et bien plus intelligente qu'elle. Ca, il faut avouer qu'elle n'avait pas vraiment inventé la machine à éplucher les spaghettis, la Mieke... Mais bon, on l'aimait bien au villageu (accent cauchois, difficile à restranscrire sur Internet ) Et puis de toutes façons, elle faisait la paire avec ce maladroit de Pol... Mais quant à faire du waterzooïe dans l'espace, cela dépassait vraisemblablement ses possibilités intellectuelles. Prudente, elle y renonça. Alors que Mieke s'occupait de trier les boites de conserves et autres victuailles, Yoko demanda a Rosée de lui donner un nouveau paquet de mouchoires (le 25ème). Son rhume ne s'arrangeait vraiment pas. Rosée jouait dans un coin avec la poupée Poky que lui avait offert Pol. Elle rechigna : Pourquoi Yoko ne se préparait-elle pas un grog ou un autre remède de cheval à base de grenouilles séchées et d'ailes de chauve-souris que sa grand-mère chinoise avait coutume de concocter ? Toutefois, elle donna à Yoko un nouveau paquet de mouchoirs. Elle avait hâte de rencontrer Poky. Plus rien d'autre ne comptait pour elle... Elle allait aussi pouvoir jouer avec Myna, à condition que Yoko ne la monopolise pas pour piloter le Ryu comme à son habitude. Rosée avait bien demandé a Nýkha si elle pouvait avoir Lyco ou un autre rien que pour elle, mais celle-ci avait refusé catégoriquement de laisser partir les robots. La seule exception avait été Myna, à cause du lien affectif créé avec Yoko, aussi bizzard que cela puisse être pour un robot. Rosée se réjouissait de pouvoir jouer avec Myna. Les robots, c'était plus marrant que les adultes... Elle se souvenait encore avec douleur de la correction que lui avait infligé Vic, parce qu'elle avait eu le malheur de faire sauter un pétard sous son fauteuil pendant sa sieste. Seul Pol trouvait un peu grâce à ses yeux, à cause des nombreuses gaffes et autres problèmes dont il était coupable. Elle l'aimait bien le tonton Pol, surtout qu'il la gâtait en poupées et autres bonbons. Mais cela ne l'avait pas empêchée un jour de mettre du sucre dans le réservoir de sa moto. Curieusement, après, il avait été moins enclin à donner des sucreries. Mais ça n'avait pas duré, Pol ayant la mémoire très courte, Yoko s'était arrangée pour extraire le caramel liquide des tréfonds de la machine et l'histoire avait presque été oubliée de tous... presque puisque Yoko l'avait tout de même sévèrement punie, lui interdisant durant un mois d'aller jouer dans son nouveau scaphandre avec Poky et les autres enfant aux alentours de la 6è cité, même après qu'elle eût essayer d'argumenter que le voyage vers Nivéa, qui avait eu lieu peu après l'épisode de la moto, avait duré deux mois, clôturant donc la punition. Pendant ce temps, Vic se torturait la cervelle pour trouver une explication rationelle à la présence d'Hanneke à Bergen, alors que Yoko et Pol savaient très bien que ce n'est pas une destination de ses vols régulier. Vic invoqua une vieille connaissance que Hanneke aurait eu à voir à Bergen, une vieille tante amoureuse de la musique d'Edvard Grieg, par exemple... Il appela Hanneke sur son portable pour mettre au point une stratégie. Avec un peu de chance, les autres tomberaient dans le panneau. Pol ne présentait que peux de problèmes, après une ou deux boutades, il s'en occuperait plus beaucoups. Pour Yoko par contre, il faudra se la jouer serré, elle était pas tombée de la dernière pluie, mais paradoxalement, c'était la réaction de Rosée que Vic craignait le plus. Cette petite fouineuse avait appris au contact de Poky beaucoups trop de trucs et d'astuces pour surprendre les conversations des "grands". Effectivement, Rosée épiait dans l'ombre et alla tout caphter à Yoko. Vic allait devoir affronter la jalousie d'une Nana qu'il n'avait même pas l'avantage d'avoir invitée dans sa garçonnière !
Mais la réaction de Yoko fut tout autre ! Elle lui demanda très calmemennt qui était Hanneke et depuis combien de temps il la fréquentait. A ces deux questions toutes bêtes, Vic ne sût répondre... après tout il ne savait pas grand chose de Hanneke et ne la connaissait pas depuis bien longtemps. C'est à ce moment qu'il sentit que la situation devenait critique. En effet, Yoko lui reprocha très violement de vouloir embarquer ces amours passagères dans des histoires avec les Nivéens. Il parvient quand même a balbutier que lui aussi avait droit au bonheur. Là-dessus, Yoko sortit je-ne-sais quel proverbe chinois sur le bonheur que Vic n'écouta même pas, occupé à réfléchir le plus vite possible pour trouver une issue à la conversation. Il fini par dire à Yoko que ce coup-ci, il était sur de lui, et que Hanneke est la fille avec qui il voulait continuer sa vie. Peu convaincue, mais ne voulant pas non plus ôter tout espoir à ce pauvre célibataire de quelques printemps déjà, elle accepta de le croire. Soulagé, Vic se remit au travail pour emballer tous le matériel. Vic était tout heureux : il avait crevé l'abcès de ses relations conflictuelles avec Yoko, qui n'était après tout qu'une allumeuse ou une refoulée. Des proverbes chinois ou de la prétendue sagesse zen... Tu parles, cela ne se mangeait pas en salade... Hanneke, Dieu merci, avait des arguments plus convainquants sur bien des côtés ! Ca, il faut dire que la Bardaf savait choisir son personel, rien que des premiers prix de beauté, et que du naturel. On a rien sans rien, et comme la compagnie observait un chiffre d'affaires nettement supérieur aux autres compagnies dotées des mêmes services en gros, elle ne comptait pas renouveler ses hôtesses de si tôt. Mais cependant qu'il revenait vers ses valises, un doute l'assaillit: Comment faire passer la pilule au Nivéens? Déja qu'ils n'étaient pas des plus facils a vivre en temps normal, mais la, avec une passagère de plus, non prevue au depart, ca allait encore faire un barouf pas possible.
Déja qu'ils n'étaient pas des plus faciles à vivre en temps normal, mais là, avec une passagère de plus non prevue au départ, ca allait encore faire un barouf pas possible. En plus, comment Hanneke allait elle expliquer son absence auprès de la Bardaf, et comment allait elle réagire face aux Nivéens? Les Nivéens, la crème de la crème ! Si Hanneke le prenait bien, alors ce serait parti pour 50 ans de vie commune, mais si elle prenait peur à leur vue ? Si elle avait le mal de l'epace ? Quand bien même ce ne sont pas les filles qui manquent sur Terre, ce serait assez dur de se séparer d'elle... Vic s'inquietait quand même aussi de la réaction de Nýkha. Ce glaçon spacial était bien capable de laisser Hanneke sur Terre, après lui avoir fait un lavage de cerveau pour effacer tous souvenir de la présence des Nivéens. Il faudrait jouer serré, mais après tout, n'ont-ils pas accepté Mieke?
Laissant Vic à ses pensées, Yoko attrapat un nouveau paquet de mouchoires et se mis à l'ouvrage pour sélectionner le matériel indispensable à emporter à tout prix et mettre de coté ce qui était peut être pratique, mais pas absolument nécessaire. Sans les conseils de Pol, pour une fois très utile, elle aurait emporté la totalité de la maison en l'entassant tant bien que mal dans des valises déjà impossibles à refermer. L'inconvénient fut qu'à son tour Pol voulut emporter la moitié de la cuisine avec lui. Et puis, il fallait caser les boîtes de cassoulet en promo, les paquets de spaghettis et le poulet pour le waterzooïe! Notre équipe se trouva alors confrontée à un problème : comment faire rentrer tout ça dans deux à trois mètres cubes de valises au plus ? Il faudrait consentir à des sacrifices, assurément, mais lesquels? Yoko affirma qu'il lui fallait au moins une vasile de mouchoirs sur quoi Pol répliqua que dans ce cas il lui faudrait une valise de casseroles (pleines de nourriture, bien sûr). Vic arriva alors bien décider à trancher le débat. Vic dit que Pol ne pensait qu'à manger et que Yoko n'était qu'une hypocondriaque. Elle avait qu'à se soigner par l'homéopathie. Une belle dispute s'ensuivit. Finalement c'est Rosée qui mit tous le monde d'accord, en déclament que personne ne se comportait en adulte responsable dans cette histoire! Embarassés, nos héros se sentirent tout penaud d'avoir réagit comme des enfants capricieux. Rosée ne comprenait vraiment pas le monde des adultes. Ils se disputaient pour des queues de cerises. On tria les valises et on mit le tout dans un taxi. Le chauffeur fit payer un excédent de bagage, mais les problèmes ne faisaient que commencer. A l'aéroport, l'opération se renouvela : 500 € de taxes ! La dispute repartit de plus belle. Vic dit qu'il en avait ras-le-bol, qu'il n'irait pas plus loin que Bergen dans ces conditions. Sur quoi, Yoko et Pol répondirent en coeur que tous ce qui l'interessait, c'était sa blondasse de la Bardaf, et qu'il se moquait bien des problèmes des Nivéens. Quoi ? Traiter de blondasse sa belle Hanneke ? Vic prit la mouche et partit bouder dans son coin. Ce fut Rosée qui vint le trouver. Elle lui dit qu'en plus, Yoko était indisposée en ce moment, et qu'il fallait que lui, Vic, fasse preuve d'un peu de compréhention. Pol, c'était connu qu'il est un raleur né, et que toutes les occasions lui sont bonnes pour jeter un pavé dans la mare. Vic décida d'être sage et de se réconcilier avec ses amis (après tout, c'était son rôle de chef du trio de l'Etrange) Il revint vers le groupe et leur proposa de prendre un pot à la cafétéria de l'aéroport avant le décollage de l'avion. Il leurs raconta qu'il était désolé de tous ce qui c'est passé ces derniers jours, mais que lui aussi était à cran de ne pas avoir de vie de famille. Yoko avait Rosée, qu'elle avait adoptée, Pol avait Mieke, bien que la main ait été un peu forcée au départ, elle avait plus ou moins sa place dans le groupe. Lui avait la chance de pouvoir commancer quelque chose dans le calme, et non pas dans l'urgence du moment, et il ne voulait pas laisser passer une telle occasion. En fait, tous ce qu'il demandait aux autres, c'est de donner une chance à Hanneke de se joindre à eux. En plus, avec sa position à la Bardaf, cela ne pouvait être qu'avantageux, ne serait-ce que pour les sempiternelles excès de bagages. Yoko répliqua qu'elle espérait qu'il ne sortirait pas avec Hanneke juste pour un "petit" exédent de bagages ! Mais elle et Pol promirent à Vic d'apprendre à connaître Hanneke et peut-être d'envisager une rencontre avec les Nivéens. Peu après arriva le moment de l'embarquement. A ce moment, Vic parut satisfait de ce qu'il avait réussi à faire ces derniers jours : s'éloigner de Yoko pour laisser le champ libre à sa fragile relation avec Hanneke, réussir à ce que Pol ne vienne pas s'immiscer en curieux dans leur couple, et même se réconcilier pour un temps avec le reste du trio. Vraiment, un joli coup ! Cela tiendrait certainement jusqu'à leur retour, où ils auraient de nouveau le temps de se disputer. Car il ressentait plus que jamais ce malaise, qu'il interpréta en se rassurant comme conséquence du voyage en avion - bien qu'il ait voyagé si souvent dans des vaisseaux spatiaux, bien plus loin et plus longtemps que dans aucun engin terrestre, il éprouvait encore une angoisse passagère au moment du décollage de l'avion - mais il se pourrait fort bien que ce soit un nouveau pressentiment concernant la mission dangereuse qu'ils se verraient donner par les Nivéens. D'autre part, il restait aussi à faire accepter non seulement la présence de Hanneke comme passager supplémentaire dans la navette intergalactique, mais aussi à faire accepter l'existence des Nivéens à Hanneke! Dans l'avion, Rosée fut malade... C'est Vic qui fut baptisé. Il entra dans une colère noire puis se dirigea vers les toilettes. Il épongea tant bien que mal les dégâts, mais sa chemise neuve de chez Armani était fichue... Maudite gamine alors! Finalement, la chance ne lui souriait pas excessivement... Il y avait bien des vêtements de rechange, mais dans la soute. Il serait obligé d'attendre la fin du vol pour retrouver une tenue correcte... "Décidément, elle ne sait rien faire d'autre que des bêtises... Et dès qu'elle sera avec Poky, ce sera pire...", maugréait-il en revenant s'asseoir sur son siège. Il décida d'oublier momentanément les Nivéens, car son estomac ne cesait de faire des bonds depuis quelques temps, à chaques fois qu'on les évoquait... En jetant un coup d'oeil par le hublot, désireux de se changer les idées, il eut alors devant ses yeux un spectacle qui le glaça d'effoi. Pol se réveilla de son assoupissement. Il avait encore trop mangé. "Que se passe-t-il ?"
Vic refusait de croire ses yeux : à quelques dizaines de mètres de l'appareil se tenait une navette Nivéenne, qui semblait suivre leur trajectoire! Mieux, elle voguait à leur vitesse. Il pouvait ainsi distinguer l'appareil caractéristique qui les avait débarqués sur Ixo il y a longtemps, et alors que son regard se tournait vers le poste de pilotage, il crut aperçevoir un des pilotes... Non, ce ne peut être... Karpan ! C'est alors que le vaisseau traversa un nuage... et n'en ressortit point ! Il avait simplement disparu. Peronne dans l'appareil, parmi ceux rivés aux hublots, ne semblait avoir remarqué quoi que ce soit. Une simple hallucination, dûe au Soleil... Mais pourquoi une navette Nivéenne ? Sentant son malaise grandir, il dut cependant écarter ces idées pour faire face à Pol qui lui réclamait des explications.
Il lui raconta ce qu’il croyait avoir vu. Pol lui dit que lui aussi avait vu une navette, mais dans son rêve. C’est alors que Yoko leurs dit qu’elle aussi croyait avoir vu Karpan dans la cabine de l’avion. Fesaient-ils une sorte de rêve collectif ?

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Mais non !! Les halutinations collectives de ce genre ça n'existe pas !! De toute manière, s'ils voulaient une explication ils n'auraient qu'à demander aux Vinéens eux-mêmes puisqu'ils les voyaient bientôt. Yoko se replongea soucieuse dans son magazine, Pol se rendormit mais Vic ne pouvait s'enlever de la tête la vision de la navette.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut
Il regarda derechef par le hublot
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Mais rien ne se produisit, comme il s'en doutait. A présent, les problèmes venaient de Rosée, qui commençait à s'ennuyer et sembler montrer à nouveau des signes du mal de l'air...
Lord of the Seven Towers, Lord of the Lakes, crownless King of the Malkieri.

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"Ceux qui y sont arrivés les deux fois sans attendre la seconde page"


Vive TITAN - Konsum

Rapidement, il demanda à l'hotesse qui passait par la de lui apporter quelques sachets pour la gamine, trops tard comme d'habitude. Heureusement pour lui, ce coup-ci, ce fut Yoko qui recu la douche.

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Yoko avec son humeur "zen" prit le parti de ne pas gronder Rosée et de se précipiter au toilette laver les dégâts. Et de laisser Pol et Vic s'occuper de la petite. Malgrè le passage au toilette son nouveau pull était bon pour la machine à laver.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut
Que de réjoussances ! Il tardait à tout le monde d'arriver, ce vol commençait à s'éterniser. Et comme par hasard, tout le matériel prévu pour enrayer une récidive de Rosée, celle-ci ne se produisit pas... Vic se surprit à penser qu'elle le fisait exprès.
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Et ceci à tort..La pauvre Rosée, recroquevillée dans son siège, sentait bien que Vic et Yoko étaient fachés contre elle, d'ailleurs ils ne le cachaient pas. Or lc'était bien elle la plus à plaindre dans cette affaire. Décidément, la petite comprenait bien mal les adultes, comment pouvaient-ils être aussi egoïstes ?
Fort heureusement, la voix du pilote annoncant l'atterrissage retentit enfin, et ce au grand soulagement de tout le monde...
"Qu'un ami véritable est une chose douce !
Il cherche vos besoins au fond de votre coeur ;
Il vous épargne la pudeur
De les lui découvrir vous-même."
Jean de La Fontaine



