Schtroumpf-fanzine
Yoko dans les médias

Schtroumpf-fanzine

fréquent en littérature.
Le seul mécanisme qui puisse mener à une telle transfor­mation est évidemment l’amour. C’est là que l’on sent tout l’espoir que Leloup place en l’homme, par le truchement de sa créature et que l’on perçoit le lien profond qui les lie.
Portée sur les fonds baptismaux, entre 1968 et 1969, par un Maurice Tillieux de bon conseil et une Yoko Tani, image d’un rêve fugitif, Yoko Tsuno a rapidement, au fil des épisodes, gagné en substance et en caractère.
Curieux mélange, en vérité que celui d’une vitalité chaleureuse, d’une curiosité toujours en éveil, d’un sérieux réflé­chi, d’un gai savoir et d’une science bondissante, d’une agilité confondante, d’une pratique des arts martiaux plutôt contondante, D’autant plus curieux si l’on confronte ces qualités particulières avec le système d’éducation de la société japonaise dont elle est issue. De quoi la rendre plus attachante encore.
Yoko est la vraie fille de son père. Elle a hérité de Leloup une profonde simplicité et une parfaite transparence. Responsa­ble, elle l’est de la façon la plus intelligente et la plus directe. Pas de bons sentiments imbéciles, mais une droiture forgée à l’épreuve de l’adversité.
Un artisanat littéraire.
Dans l’embrouillamini des codifications narratives et picturales dont nous repaissons à plaisir, il est coutume, faute de mieux, d’appeler «récit en bandes dessinées» un genre littéraire définiti­vement ambigu dont les voies et les procédés, bien souvent, sont en contradiction avec les objectifs poursuivis. C’est qu’il est malaisé de pratiquer un art qui tienne à la fois de l’évocation poétique et de la description. Roger Leloup est un sorcier de ces mécaniques bien huilées, et chacune de ses intrigues, d’une parfaite cohérence et d’une rigoureuse complexité, s’articule sur des images et des détails dont aucun n’est jamais superflu. Il se qualifie lui-même de néo-réaliste et son approche du réel est souvent comparable, en ce qui concerne la rigueur, à celle de Jacobs. L’ensemble lui permet de mettre sur pied un système référentiel extrêmement imagé et parfaitement générateur de rêve. Son affection balzacienne pour la mise en place des décors et des êtres s’allie à l’art digne d’un Poe dans la constitution et l’intrication des rets labyrinthiques du suspense. La raison et l’intuition nous disent qu’il doit sûrement se cacher un romancier derrière ce scénariste-là.
Quand à Yoko, tout détour discursif mis à part, qu’est-ce qu’elle est belle !
L'orgue du diable
La forge de Vulcain
La fille du vent

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C'est Moi

Un commentaire

  • Choupette

    C’est un fait, une demi-heure de rêve, comme le dit l’auteur de Yoko. Mais pour beaucoup ce sont des histoires qui marquent ! Elles ont un sens, une morale, un réalisme frappant et absolument GÉNIALES !
    Pourquoi je dis cela ? Simplement que la demi-heure de rêve ne vient pas en lisant la bande-dessinée, mais, plutôt, elle suit la lecture ! En lisant, il est vrai, nous sommes plongés dans le monde fantastique et magique (et réel) de Yoko, mais lorsque nous arrivons à la dernière page et que nous fermons la couverture, le rêve s’installe et là, nous sommes envoûtés par le merveilleux du monde de Yoko ! Alors, j’abonde dans le sens de l’auteur, mais là où je diffère en opinion (tout à fait positive…) c’est le moment de cette demi-heure de rêve !
    Le moment d’évasion de notre esprit est le moment où nous fermons le livre pour laisser le monde magnifique de Yoko nous envahir !
    Je me rappelle quand j’étais un peu plus jeune, Yoko me fascinait. Elle trouvait toujours LA solution. Je peux vous dire que j’en ai rêvé pour toute une vie de ce personnage ! Elle est le rêve et en plus, c’est rêver éveillé, c’est encore plus merveilleux !
    Merci pour ces moments d’évasions magnifiques !

    Choupette

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