Articles
Dans cette catégorie nous rassemblons tous les articles parus dans la presse quotidienne, les magazines, les fanzines ou bien même des interviews et articles exclusivement écrits par les membres de notre site.
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La Mode Yoko
Voici un petit article extrait du Spirou n°2244 du 16 avril 1981. C’est dans ce numéro qu’apparait le première planche de La proie et l’ombre.
La semaine dernière, on vous faisait découvrir les œuvres de nos lecteurs maquettistes. Les Petits Hommes, le Scra-meustache : ils vous inspirent particulièrement !Yoko Tsuno, dont on fête le retour cette semaine et la parution de son dernier album LA SPIRALE DU TEMPS, a elle aussi ses fervents admirateurs. Ils rivalisent d’ingéniosité lorsqu’il s’agit de reproduire les engins des Vinéens. Nous n’avons pas encore eu un modèle réduit de L’ORGUE DU DIABLE, mais on ne désespère pas.Maquettistes, à vos cartons, vos pots de colle !Pour le château que vous allez découvrir dans LA PROIE ET L’OMBRE, c’est trop tard : Roger Leloup, soi-même; l’a réalisé ! Roger Leloup, qui l’ignorait, est un amoureux du détail vrai. Lorsqu’il dessine un château, ce n’est pas n’importe quel château. Il sort
droit de son imagination ! Encore faut-il que Leloup ne se perde ni dans les méandres de son imagination ni dans les couloirs de « son » château… « Le meilleur moyen, dit-il, c’est de construire une maquette. Là au moins, on roule sur le velours. » Le résultat, le voici.Quant à la mode Yoko pour ce printemps et une bonne partie de l’été, Roger Leloup l’a élaborée lui-même. C’est vrai, nous en avions assez de faire appel aux grands couturiers pour habiller nos héroïnes.Le dernier Yoko Tsuno ? Du cousu main !
Demandez au boucher de désosser un kilo de carré de porc, mais de ne pas le ficeler, prenez aussi les os.Faites tremper 175 g de pruneaux, dénoyautez-les. Etalez la viande, salez et poivrez l’intérieur, posez quelques pruneaux dénoyautés, roulez et ficelez. Faites dorer te carré de porc dans du beurra dans une cocotte ; lorsque tous les côtés sont dorés, mettez les os et mouillez d’un demi-verre de bouillon. Laissez cuire doucement pendant 45 minutes environ. -
Yoko à Bali
Voici un article de Spirou, le numéro 2613, qui date de 1988, qui nous a été envoyé par Stéphan.En fait dans ce même numéro il y a un autre article, Les Abeilles de Roger Leloup.Notez aussi que les photos de cet article sont de Roger Leloup.BONS BAISERSDU SOLEIL LEVANT!Réjouissez-vous, honorables lecteurs : la délicieuse Yoko Tsuno est de retour avec Le Matin du monde. Plongez avec elle dans les affres du passé pour y sauver la vie d”une jeune fille. En page 5, une rencontre avec Roger Leloup San, le papa spirituel de Yoko.Dans ce numéro, vous découvrirez également la passion de Leloup pour les abeilles, et vous aurez l”occasion de remporter des ALBUMS de Yoko Tsuno.Sayonara.Spirou -
Yoko à la frontière de la vie (Télé moustique)
Voici un article tiré de l’hebdomadaire Télé Moustique de 1977 ou 1978 (nous n’avons pas la date, ni le numéro). Cet article est signé Alain De Kuyssche, Télé Moustique est un hebdomadaire belge qui a appartenu aux éditions Dupuis et dont, Alain de Kuyssche en a était le directeur à une époque, Alain est aussi scénariste. Cet article nous a été envoyé par Stéphan.

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Ce soir, pour te fermer les yeux
Pour citer Emilia, “Ce texte Roger l’avait écrit pour sa petite Annick lors de son arrivée de Corée… Il l’a donné à Yoko qui l’a offert à Rosée sur une carte de voeux…”
Ce soir, pour te fermer les yeux,
j’ai préparé mille contes bleus.Celui du prince qui se fit mendiant,
pour vivre heureux parmi ses paysans.
Celui du dragon qui se fit fleur,
pour mieux séduire la rose de tendre couleur.
Celui du gentil cormoran,
qui épargna le poisson d’argent.Mais je me perds dans mon récit et toi,
mon ange tu t’es endormie.
Je reste seul avec la vérité…
Car jamais je n’oserais t’avouer…Que le prince mendiant
fut chassé par ses paysans.
Que le dragon jaloux,
brûla la fleur par courroux.
Que le cormoran gourmand,
avala le poisson d’argentMais tes lèvres roses ont frémit.
et sur ton oreiller de rêves tu m’as souri
Tu grandiras… Je vieillirai…
Et le plus beau conte, je le vivrai…Yoko Tsuno

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L’Histoire de Gobol
L’histoire de Gobol écrite par Amélie dont nous laissons la parole :J’ai écrit cette petite histoire parce que Gobol n’est présent en tout et pour tout que sur 6 pages des « Exilés de Kifa », en comptant celle où il apparaît de dos, et celle où il est réduit à l’état de squelette. Or, c’est un personnage on ne peut plus important, si on considère qu’il est à l’origine des archanges, des « mynalycos », de la Reine Hégora , de Tryak et sans doute d’autres robots plus obscurs, moins connus…J’aime bien mon avatar, je lui ai « inventé » un passé. J’ai soumis ce récit à Emilia, pour avoir l’avis de Roger Leloup.Voici sa réponse :Merci Amélie pour ce beau texte… Il lit entre les images et comme le dit Roger quand le texte remplace l’image pourquoi la dessiner. (…)Tu peux mettre ton texte en lecture pour tous… Ils aimeront.Et ensuite, par message personnel :J’espère que tu as bien reçu ma réponse par ton mail… Comme je te l’ai dit je trouve ton histoire de Gobol très bien faite… Tu lui donnes un passé fabuleux et une notoriété que les Exilés de Kifa n’ont pas su rendre. Tu dois en faire profiter tout le monde.C’est ce que je m’emploie à faire ici. Bonne lecture à tous (vous verrez, ce n’est pas très long…) !Gobol (celui du site, pas le « vrai » !)L’Histoire de Gobol
Je vais vous raconter une histoire.
Celle d’un homme exceptionnel, aux
capacités, au savoir immense.
Sa vie aurait pu être différente.
A-t-il eu tort ? A-t-il eu raison ?
A vous de juger… quand vous saurez…I

Vinéa, il y a plus de deux millions d’années. Deux soleils, une petite planète en orbite. Six cités, regroupant la totalité de la population de la planète. Une population qui, telle une société d’insectes, donne une fonction particulière à chacun. Et chacun a sa place, importante, pour que la société dans son ensemble fonctionne. Un grain de sable dans ces rouages bien huilés, et la machine peut avoir du mal à tourner…
L’un des deux soleils a commencé à grossir. Le Cataclysme qui forcera la population vinéenne à l’exil est en marche. Mais il est encore loin, et peu en ont réellement conscience, à l’exception des quelques astrophysiciens que compte la planète, et qui étudient sans relâche leur univers. Même s’il est lointain, ce cataclysme leur semble inévitable. Il est temps de commencer à chercher une solution… -
YOKO TSUNO, MYTHE OU REALITE ?
Voici un article signé par Pierre BRUYLANDT, intitulé “Yoko Tsuno : Mythe ou Réalité ?”. Cet article nous a été transmis par Stephan. Malheureusement, nous ne disposons pas de la date de publication ni de la source précise d’où il provient. Cependant, il est raisonnable de supposer qu’il a été rédigé entre 1984 et 1985, après la parution de “Feu de Wotan“. Il est possible qu’il ait été extrait de l’hebdomadaire belge “Vlan“, dont Pierre BRUYLANDT a occupé le poste de rédacteur en chef à une époque.Rencontré Roger LeloupYOKO TSUNO, MYTHE OU REALITE ?Les véritables héroïnes féminines, celles qui tiennent réellement le premier rôle, sont rares dans la bande dessinée où les mâles régnent en maîtres dans un monde presque exclusivement réservé aux hommes, composé d’hommes. Et ce ne sont pas Tintin, Spirou, Lucky Luke, Buck Danny et Astérix qui nous contrediront. Dans cette B.D. du sexe fort, Yoko Tsuno fait figure d’exception. Cette jeune et jolie Japonaise, informaticienne et électronicienne, rompue aux arts. martiaux, s’est affirmée au fil de son histoire déjà longue de quatorze albums. Mais saviez-vous que Yoko habitait dans le Brabant wallon, à un rayon laser de Wavre ? Nous le savions et lorsque nous nous sommes trouvé devant la maison, la Fiat X19 était là, signe que Yoko Leloup — à moins que ce ne soit Roger Tsuno — nous attendait. Bref, vous avez compris que Roger Leloup allait nous recevoir pour parler de sa fille. Le doute n’est plus permis, Yoko est bien la fille de Roger Leloup tant ce dernier nous en parle avec passion, amour, tendresse comme un père qui aurait aidé sa fille à « vivre sa vie ». A vivre des aventures extraordinaires qui commencent la veille de Noël 1969.— Ce jour-là, raconte Roger Leloup, je jouais gros en proposant à Dupuis une histoire originale. En effet, j’avais quitté les studios de Hergé après quinze années de bons et loyaux services passés à dessiner avions, fusées et châteaux. Cette « cassure » avait été encouragée par Tillieux et Peyo qui m’ont persuadé de créer mon personnage.— pourquoi Yoko Tsuno?— Yoko est née dans mon imagination mais je dois reconnaître que j’ai peut-être été influencé par une actrice asiatique du nom de Yoko Tani, Mais j’insiste très fort pour rappeler que « ma » Yoko est une Japonaise qui vit en Europe. Et voilà la première héroïne de B.D. qui ne soit ni policier ni journaliste. Yoko est une forte en math puisqu’elle fut, dès la première histoire, ingénieur en électronique. Ses aventures, un album par an, elle les vit alternativement sur notre bonne vieille terre et dans l’univers des Vinéens. Une tribu dont l’origine mérite d’être racontée.— Quand j’étais petit, nous confie Roger Leloup, j’étais dyslexique. Je voyais souvent, chez nous, à la maison, un pot de crème Nivea que je lisais Vinéa et, je m’imaginais qu’en se mettant de la crème sur te visage, on devenait bleu comme l’emballage. Et voilà comment, au moment de créer mon scénario de science-fiction, tes Vinéens bleus de mon enfance me sont revenus à la mémoire.A LA TETE DU « TRIO DE L’ETRANGE »Le personnage de Yoko est né presque par hasard. C’est dans la série Jacky et Célestin qu’elle est apparue pour la première fois. Elle ne jouait qu’au second plan, la vedette étant tenue par son frère.(Propos recueillis par Pierre BRUYLANDT.)
(SUITE EN PAGE 4) -
La Chine du XIe siècle
Je vous prie de garder en mémoire que j’ai écrit ce texte en n’ayant comme référence que des sites internet. Mes livres spécialisés sur ces sujets sont à environ 15 000 km de moi! Alors certains passages sont écrits de mémoire. Aussi, je n’ai que l’album La Jonque Céleste avec moi, ce qui explique que je ne fais pas de référence à La Pagode des Brumes.La Chine au XIe Siècle

Avec les albums 21 et 22, nous retrouvons Yoko dans le Sud de la Chine au tournant du 11e siècle. À cette époque, la Chine est sous la gouverne de la dynastie Song du Nord ( 北宋 , Bei Song ou PeiSung selon l’ancienne écriture romanisée du Chinois.) Cette dynastie a gardé le contrôle du pays de 960 à 1127 et jusqu’en 1279 sous le nom de Song du Sud. À noter que cette dynastie est chinoise (à l’opposé des Yuans, des Mongoles, et des Qings, des Manchous.) Les dynasties chinoises sont caractérisées par un fort développement culturel et économique du pays. L’empereur au moment où se déroule notre aventure est Zhen Zong ( 真宗 ou Tchen Tsong.) Celui-ci fut empereur de 998 à 1023. 1021, l’année où se déroule La Jonque Céleste, est donc vers la fin de son règne. Puisque peu d’informations sont disponibles sur sa vie, il semble n’avoir été qu’un empereur mineur, ne faisant que poursuivre les réformes de ses prédécesseurs. Celles-ci portant sur la centralisation du pouvoir vers la capitale de l’époque, Bianjing (aujourd’hui Kaifeng), et le développement des villes non plus seulement en centres administratifs, mais également en centres économiques et culturels1. Contrairement à ce qui est dit dans l’album, il ne semble pas avoir eu le désir de déplacer la capitale vers le sud. Ce n’est que 100 ans plus tard, alors que les barbares du Nord ont envahi le pays que la cour Song se vit forcer de déplacer la capitale vers le sud, à Hangzhou.

Le Hall de la Mère Sacrée, construit entre 1023 et 1032.
Côté architecture, c’est le début du retour vers la sobriété après les excès de l’époque des Tang ( 唐 , 618-907). Ce retour s’étendra jusqu’à la dernière dynastie, les Qing ( 清 , 1644-1911). Sous les Song, les extrémités des toits continuent de se relever2,mais les fioritures colorées de la charpente des toits se font plus modestes.Les structures se font aussi moins massives. Les couvertures sont faites de tuiles arrondies en céramique, afin de reproduire les branches de bambou comme cela se faisait plusieurs siècles plus tôt. Naturellement, les corps des bâtiments sont peints en rouge, couleur de l’espoir en Chine, et ce, quelle que soit la dynastie. Ces deux derniers points, les toitures de tuiles et lacouleur rouge, ne sont pas, cependant, des innovations de l’époque Song.

Entrée d’un temple bouddhiste de l’époque Song.
En regardant les constructions de la Cité Interdite qui fut construite sous les Yuan ( 元 1276-1368), on peut constater que les coins des toits ne remontent plus du tout et s’étendent beaucoup moins au-delà de la charpente. Les pagodes et les pavillons Song sont habituellement à base carrée, quelques-unes, toutefois, sont à base octogonale. Bien que les Song soient une dynastie chinoise, donc tournée vers la culture, leur architecture n’apporte que peu d’innovations. C’est, au mieux, le bon goût de la modestie qui prend le dessus sur les extravagances des Tang.
Pour l’analyse de l’album, le pavillon des pages 24 à 26 serait peut-être un peu sobre pour l’époque. La structure sous le toit devrait être un peu plus lourde et probable-

La Pagode de Fer, fin des Tang, début des Song.
ment plus colorée. Pour ce qui est de la pagode des pages 27, 36 et 42, celle-ci semble être pleinement dans sont temps. Effectivement, les toits de pagode ont toujours été moins exubérants que ceux d’autres constructions. Quant aux maisons de la première vignette de la page 36 (ainsi qu’en 2ème et 3ème couverture), avec leurs pans droits et aucune fioriture, elles semblent être bien en avance sur leur temps. Pour ce dernier point, à la défense de M. Leloup, c’est un détail probablement trop fin pour pouvoir être visible dans une page de bande dessinée, d’où l’omission. En matière vestimentaire, la mode est aux vêtements longs et aux manches très amples, tant pour les hommes que pour les femmes. Les manches sont légèrement amples au niveau des épaules et s’ouvrent perpendiculairement à la ligne des épaules avant de s’allonger. Ces manches sont généralement trop longues et viennent cacher les mains. Naturellement, il s’agit ici des vêtements de la noblesse et de ceux qui les entourent. Ai-je besoin de préciser que la matière première est déjà la soie? Ces vêtements sont ceinturés à la taille pour les hommes et sous la poitrine pour les femmes. L’empereur est généralement en jaune (bien que l’exemple ci-dessous soit rouge), couleur qu’il est le seul à avoir le droit de porter.

Vêtement de l’empereur

La robe de l’impératrice
Notez la multitude de phénix sur l’image de la robe de l’impératrice. Il s’agit du 2e animal en importance en Chine; le dragon est le premier, il représente l’empereur. Encore une fois, ce n’est pas nouveau sous les Song, mais un peu culture générale ne fait de mal à personne!
Pour les mandarins (fonctionnaires impériaux, classe de lettrés riches et influents), les vêtements sont longs aussi, mais les manches amples à l’épaule s’ouvrent droites. Ils sont généralement d’une couleur sobre et unie. Sous celui-ci, ils portent un pantalon. Chacun des rangs mandarinaux s’accompagne d’une sorte de chapeau et d’une ceinture que les plus connaisseurs peuvent reconnaître.
Les militaires portent des vêtements particulièrement colorés et un pantalon ample. Un plastron, des cuissards et des épaulettes de métal (d’acier ou de cuivre) les protègent des lames et des flèches, mais aussi des nouvelles armes de leurs adversaires, armes dont je parlerai rapidement plus loin.
Je dois donc avouer que je suis un peu déçu par les vêtements dans l’album 22. Tous ces personnages autour d’une épouse de l’empereur portent des vêtements à manches courtes par-dessus d‘autres vêtements à manches étroites. Je crois que c’est vraiment improbable. Le vêtement du prince Wang n’a que de très étroites manches et est plutôt sobre pour une personne de son rang. Cependant, sa coiffe est très réussie ! Les militaires que l’on voit en page 36 portent des vêtements beaucoup trop légers. Ceux-ci devraient être plus longs et le matelassé devrait descendre au moins jusqu’au genoux. Il reste le conseillé Tch’ou ( 周 ou Zhou selon l’écriture latinisée actuelle) qui, lui, est très bien. Comme je le mentionne sous le



Vêtement militaire
Autre superbe exemple. Notez la hauteur de la taille.
Voici une image d’un mandarin qui devrait vous rappeler un certain conseillé Tch’ou.
dessin un peu plus haut, on dirait presque que celui-ci a servit d’inspiration, tant pour la forme des vêtements que la barbe, les favoris et la forme du visage du personnage.
La Chine est la mère de plusieurs grandes inventions telles le papier, la soie, la porcelaine, la poudre à canon, l’imprimerie à caractères mobiles (et non, ce n’est pas Gutenberg), le sismomètre3 et la boussole4 pour ne nommer que celles-là. Cependant, celles-ci étaient en grande majorité déjà connues à l’époque des Song. Ceux-ci ont quand même aidé ou ont profité du développement de ces inventions. Par exemple, la porcelaine translucide faite à base d’os était déjà connue sous la dynastie Tang.5 Mais il semble que c’est sous la dynastie Song que les grandes manufactures se créent.6 Celles-ci se construisent autour de différents centres, comme le fameux JingDezhen (King-te-tching), encore une référence de nos jours.
La poudre à canon fut également développée sous les Tang, mais c’est à l’époque des Song que pour la première fois des écrits font mention de cette invention.7 L’utilisation militaire de la poudre au début de cette dynastie n’était qu’à des fins explosives (le principe de la grenade.) Avec le temps, l’idée de l’utiliser pour la propulsion d’un projectile fait son chemin. Mais, on se trouve alors au début du 12e siècle. Puisque l’armée Song utilisait la poudre, elle en connaissait les effets. Les militaires portaient donc des vêtements en conséquence.
C’est bien à Bi Sheng ( 毕升 , ?-1051) quel’on doit l’imprimerie à caractères mobiles. L’imprimerie en Chine avait déjà une longue histoire à l’époque des Song. Déjà sous les Han ( 汉, 207 av. J.C.- 221 de notre ère) le principe de reproduction d’un document par frottis était courant. On gravait dans une stèle le document, puis on appliquait un papier sur la stèle. En frottant, probablement à l’aide d’un fusain, sur le papier, on obtenait la reproduction du document (comme le fait Indiana Jones alors qu’il est à la recherche du saint Graal.) Certaines de ces stèles sont encore visibles dans l’ancienne capitale de l’Empire du Centre, Xi’an. Chez les Song, le principe avait évolué, mais une étape manquait toujours. Bi Sheng,ayant appris les difficultés du métier de graveur pour imprimerie où il devait passer de longues heures à graver chacune des pages dans son intégralité, mit au point le système d’imprimerie à caractères mobiles. Pour former ses caractères, il utilisa la terre cuite.8
En philosophie/théologie, les 3 grandes lignes de pensée (confucianisme, bouddhisme et taoïsme) sont déjà bien établies depuis longtemps. Je mets ensemble philo et théologie puisqu’il en est ainsi en Chine. Effectivement, les Chinois ont élevé des temples pour KongFu Zi ( 孔夫子 ou Confucius, de son nom latin, le philosophe bien connu,551-479 avant JC9), où il est prié comme un dieu. De plus, il y a quelques années, à la question : «De quelle religion êtes-vous? », plusieurs Chinois répondaient : «Communiste! » Ce qui vous montre bien la conception qu’ont les Chinois de la religion… ou de la philosophie.
Chez les Song, le confucianisme, un système social en vigueur depuis plus de 1000 ans10, reçoit quelques modifications, on parle désormais du néo-confucianisme11. Ce nouveau système survivra jusqu’au XXe siècle. C’est un philosophe du nom de Zhu Xi ( 朱熹 , Chu Hsi, 1130-1200) qui vient remettre cette philosophie au goût du jour. Il y intégrera des influences taoïstes et bouddhistes.Également à cette époque, des modifications sont faites afin de rendre les postes mandarinaux accessibles au plus grand nombre. La philosophie originale se voulant très hiérarchique, cette nouvelle approche ouvre la porte à un certain mélange des classes. Les postes s’obtenant par concours (basé sur la connaissance et la capacité à réciter par cœur les grands classiques, tel Confucius), seule la classe aristocratique avait accès à une éducation suffisante pour pouvoir réussir ces examens. Suite à ces modifications, des collèges et universités sont créés, rendant cet enseignement accessible à d’autres classes.
De son côté, le bouddhisme reprend vie. Chez les Tang, et plus précisément en 845, le bouddhisme est fortement persécuté12. Les riches marchands voulant éviter une trop grande taxation de leurs richesses, préfèrent en faire don aux temples locaux qui, eux, sont exempts de taxes. Pour cela, les temples et leurs moines seront accusés d’insoumission à l’empereur. Ils seront chassés et défroqués. Mais une branche du bouddhisme parvient à survivre et s’impose aux XIe siècle, les Chan (qui deviendra le Zen au Japon.) Cette branche préconise le détachement du corps et de l’esprit. Elle met l’emphase sur la méditation13.
Les taoïstes, eux, jouissent de la protection impériale. C’est une époque de grand développement. Le clergé taoïste, tant du côté des hommes que des femmes, se hiérarchise. Il s’approprie les dieux locaux à qui il attribue également une hiérarchie14.
En art, la période Song est des plus riches de l’histoire de la Chine. Cependant, comme dans tous les autres domaines, fort peu innovatrice. Je voulais surtout attirer l’attention sur la QingMingShangHeTu ( 清明上河图 ) une peinture dont l’originale date de l’époque Song. Peinte par Zhang Zeduan, ( 张择端 , actif15 de 1111-1126 env.)16 un peintre à la cour impériale, elle représente la capitale, Bianjing (aujourd’hui Kaifeng), à cette époque. L’original fait 25,5cm par 525 cm. Elle fut reprise plusieurs fois. La plus célèbre d’entre-elles est probablement celle qui fut faite à l’époque des Qing (1644-1911), sous QianLong ( 乾隆 , 1711-1799, empereur de 1736 à 1796), l’empereur qui dirigea la Chine alors qu’elle était la nation la plus développée au monde. L’original, conservé à la Cité Interdite, est fort endommagé, alors que la reproduction de l’époque Qing, conservée à Taiwan, est en excellent état. Cette toile à plusieurs centaines de personnages qui ont tous un visage différent, d’où la réputation de l’œuvre. La section du pont qui apparaît aux environs du ¾ de la peinture vers la droite, est particulièrement célèbre. Je me permets de croire qu’elle a servi d’inspiration pour la Pagode des Brumes. Cette peinture est également merveilleuse pour voir et comprendre l’architecture et les habitudes de vie de l’époque.

La « section du pont »
Ce qui me semble être très ressemblant. Notez la forme des parasols, la structure du pont et le nombre de montant de celui-ci, même les ânes qui portent des sacs étaient sur la toile originale.Un dernier point, Marco Polo est venu en Chine au temps des Yuan ( 元 , 1276-1368). Il rencontra le Grand Khan, Kublai Khan pour la première fois en mai 127517. Certes, il n’était pas le premier blanc à mettre les pieds en Chine. Déjà au temps des Tang, leur capitale, Chang’an (aujourd’hui Xi’an, là où sont les soldats de terre cuite) était fréquentée par des gens de tous les coins d’Europe, d’Asie et probablement aussi d’Afrique. Mais il s’agit là de la capitale, bien au centre de cet Empire du Milieu. Guilin, cependant, est dans le Sud-Ouest de la Chine. À l’époque des Song, elle ne devait sûrement pas être très fréquentée par les gens à la peau blanche. Aujourd’hui encore, à moins de 200 km de la capitale, dans une grande ville comme Tianjin, les gens à la peau blanche provoquent la surprise. J’image la situation il y a de cela 1000 ans! Je suis surpris du peu d’attention qu’ont Pol et Vic dans La Jonque Céleste. Pol, comme on le connaît, devrait être aux anges de voir toute l’attention dont il peut faire l’objet. Mais là, je fais vraiment dans le détail…
Si vous avez des questions, n’hésitez pas. Il me fera plaisir d’essayer d’y répondre.
Par Sopid avec la précieuse aide de Jasmine (surtout pour la lecture des sites web en Chinois!)
Gros merci à Gobol pour la précieuse correction!
Source des images :
Autres sources :
http://www.orientalarchitecture.com/suzhou/mysteryindex.htm
http://www.farworldart.com/html/chinese-history.htm
http://www.memo.fr/article.asp?ID=MOY_CHI_004#Som0
Sur le Bouddhisme au Japon :
http://www.zen-occidental.net/articles2/dogen1.html
Notes :
[1]http://www-chaos.umd.edu/history/imperial2.html#song
[2]http://www.memo.fr/Som0
[3]http://www.ac-nice.fr/svt/aster/reso/bull/bulletin/2001.04.bull08.sdtf/2001.04.SDTFBULL.htm
[4]http://www.chez.com/scoutmestre/techniques/orientation/boussole_1.html et http://www.gcbbw.org/Carto/cretnord.htm
[5]http://www.maisonporcelaine.com/us/history/
[6] http://www.oldandsold.com/articles15/oriental-art-5.shtml
[7] http://www.basicrps.com/chine/histoire/armes_feu-sino.html
[8] http://www.hb.xinhuanet.com/people/2004-03/25/content_1848424.htm
[9] http://pythacli.chez.tiscali.fr/civilisations/chine.htm
[10] http://fr.wikipedia.org/wiki/Confucianisme
[11] voir note 2
[12] http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/Le_bouddhisme_en_Chine.asp
[13] Idem.
[14] http://www.onelittleangel.com/sagesse/art/religieux.asp?mc=30
[15] Les seules informations que nous avons sur lui, sont les inscriptions à l’extrémité de la toile.
[16] http://www.paris.fr/musees/cernuschi/collections/chine/peinture_chinoise/oeuvre_4.htm
[17] http://www.silk-road.com/artl/marcopolo.shtml -
Carnet de voyages
Voilà, lorsque j’étais en seconde ( 2000-2001) , la prof d’arts plastiques nous a donné le sujet suivant : ‘ Mon Héros/ Mon Héroïne ‘ .Evidemment, j’ai choisi Yoko ( ^ ^), et j’ai réalisé son carnet de voyages. J’ai scanné les pages le plus intéressantes ( à peu près).
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Le Monde selon Roger
Voici un article paru dans le Spirou n°3138 du 3 juin 1998, dont vous pouvez voir la couverture en cliquant ici. Merci à Renaud pour cet envoi.
N
é à Verviers
(Belgique), Roger Leloup a mis son immense talent au service de la Bande
Dessinée, d’abord en collaborant avec d’autres grands noms comme Hergé,
Jacques Martin, Peyo, Tillieux ; puis en créant son personnage fétiche : Yoko
Tsuno.Depuis près de trente ans, Roger Leloup anime
les aventures de l’électronicienne japonaise la plus célèbre, en lui
construisant un univers d’une exceptionnelle richesse, dont la genèse ne
peut s’expliquer que par la personnalité de Monsieur Roger. Spirou lève un
coin du voile sur les multiples facettes de ce touche-à-tout de
génie.
ASIE j’ai toujours été fasciné
par l’Asie. Quand j’étais jeune, il y avait cette actrice… Yoko Tani, je
l’aimais beaucoup. Elle avait ce côté un peuMes
rêveries m’ont toujours porté vers le Tibet, l’Asie
Centrale…réservé et, déjà, s’appelait Yoko. Ma
fille adoptive est coréenne… Bref, mes rêveries m’ont toujours porté vers le
Tibet, l’Asie Centrale… Mais Yoko n’est pas née directement de cette
fascination. En fait, quand j’ai créé la série, je voulais un trio, une
équipe de télévision. C’était l’époque de l’avènement des transistors
au Japon et j’ai tout naturellement pensé à une Japonaise pour le rôle de la
script.
AMITIÉ L’amitié a un rôle essentiel dans la
série. De mon temps, il n’y avait pas d’amitié crédible entre une fille et un
garçon. L’amitié, pour moi, ça se déclinait uniquement au masculin.
jusqu’au jour où, tardivement,
je me suis lié d’amitié avec une jeune fille.
Attention, hein : une vraie amitié ! J’ai alors découvert qu’il y avait
autre chose que la camaraderie franche et virile car l’amitié au féminin
est toujours nimbée de tendresse
AUTEUR C’est une mention sur un
contrat, en général. Pour moi, en BD, ii y a trois catégories d’auteurs : les
auteurs complets, qui font tout en solitaire, les spécialistes (dessinateur ou
scénariste… et ceux qui font travailler les autres et signent les planches.
Cette dernière catégorie n’a rien à voir avec les studios.
Moi, par exemple, j’ai travaillé
pour le studio Hergé où je gagnais très bien ma vie… Non, je pense à ceux qui
utilisent des “nègres” à des conditions douteuses et accaparent ainsi des
qualités qu’ils n’ont pas. C’est de l’exploitation pure et simple.
BRUGES Superbe ville. La
première fois que j’y suis allé, en 1954-55, j’ai trouvé la ville grise et
terne. Puis, tout à coup, il s’est mis à neiger et tout est
devenu féerique. On se serait cru dans
un Bruegel. S’il y a une ville où j’aimerais habiter, c’est Bruges. Pour
L’Astrologue, j’avais imaginé une histoire qui se déroulerait à Venise,
puis j’ai décidé de la transposer à Bruges, qui est bien plus
mystérieuse.
CARREIDAS 160 Ma plus
célèbre maquette reste sans doute l’avion du milliardaire de Vol 747
pour Sydney. Hergé voulait faire une histoire avec un avion et il savait que
c’était une
Le partrouilleur de la
Porte des âmes.de mes passions… je faisais de
l’aéromodélisme depuis l’âge de 14 ans… J’ai donc réalisé une maquette en
bois, un “éclaté”, le pendant en dessin technique de l'”écorché” de nos cours de
biologie. Le reste appartient à l’Histoire de Tintin…Le “Colibri” de Yoko

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Album n°24
Suite à de nombreux courriers sur la date de sortie de l”album n°24, j”ai décidé de faire un point en postant cet interview que l”on peut retrouver ici . Les éditions Dupuis changent parfois leurs liens alors désormais, il se trouve sur notre site. (J”ai gardé la même charte graphique)




















