Je viens tout juste de finir Ensemble, c'est tout, roman d'Anna Gavalda, et il n'est pas possible pour moi de ne pas ouvrir un sujet sur ce bouquin !
J'en ai beaucoup entendu parler, j'ai souvent remarqué dans les rayons sa couverture étrange... mais je n'arrivais pas à sauter le pas.
Pourtant, France Loisir oblige, j'ai acheté ce gros livre très coloré !
Et là, plus moyen de m'en passer.
J'avais l'impression de partager la vie des personnages.
L'histoire est tellement bien écrite, que les images se construisaient toutes seules dans ma tête.
Les personnages étaient tellement attachants, que j'en parlait à mon copain, comme si ils étaient mes amis.
Bref, c'est plein d'espoir, de joie... un vrai plaisir !
... et j'ai enfin compris ce que représentait la couverture 
RÉSUMÉ DU LIVRE
Une année à Paris. Une rencontre improbable, les frictions, la tendresse, l'amitié, les coups de gueule, les réconciliations... de quatre personnes vivant sous un même toit, celui d'un immense appartement haussmannien aussi vide et désolé que leur vie respective. Quatre personnes qui n'avaient rien en commun et qui n'auraient jamais dû s'entendre, jamais dû se comprendre. Un aristocrate bègue, une jeune femme pas plus lourde qu'un moineau, une vieille mémé têtue et un cuisinier grossier. Tous sont pleins de bleus, pleins de trous et de bosses et tous ont un coeur gros comme ça (non, plus gros encore !)...
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Je t'avoue que je ne connais cet auteur que de nom et d'ailleurs je ne sais pas pourquoi. Je vais essayer de le lire
"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde
Je ne connais pas non plus, mais j'ai déjà vu la couverture!! Je pense que je vais l'emprunter en bibliotèque si je le trouve 
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Avec des amis, nous faisons du cinéma en amateur (bien modestement s'entend quant aux moyens, et avec de grandes ambitions néanmoins du point de vue de l'investissement personnel!), et en tant que co-réalisateur-monteur, on m'a proposé une nouvelle issue du recueil Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque-part, de Gavalada, datant de 1999.
Je me suis procuré l'ouvrage, et j'ai été absolument incapable d'aller au delà de quelques pages sans me forcer vraiment. Je me suis un peu forcé et ça n'a rien amélioré.
D'une part, alors qu'on vantait cet ouvrage comme un recueil des bonheurs simples, je l'ai pourtant trouvé vaguement sociologisant et capable d'être pompeux dans le genre intello branché par endroits.
D'autre-part, l'écriture de ce recueil est tout simplement impossible. Ce n'est pas de l'écrit, c'est le niveau de langue oral d'une personne relativement instruite. Moi qui me trouve maladroit quand je fais des alexandrins, là je me dis vraiment que n'importe-qui maîtrisant correctement l'orthographe, la synthaxe et le vocabulaire pourrait en faire autant.
Ce fut donc mon unique et bref contact avec cet auteur.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
hello!!
ce Anna Galvada, Ensemble, c'est tout, et le 1er que j'ai lu d'elle!
j'avoue que à la fin, j'avais la p'tite larme, il m'a plus emue...
je l'ai lu d'une traite, car comment s'arreter???
Mais je n'ai pas encore lu les autres.
J'ai je l'aimais, en attente dans ma pile de bouquin à lire, mais je l'ai pas encore entamé!
j'avais cru entendre qu'ils allaient le faire un film, mais j'ai pas eut plus d'echo que ça... Pour moi, les meilleurs film se passent dans nos tetes quand nous lisons des romans...
Je l'ai conseillé à une copine, qui a eut beaucoup de mal au début....
elle comprenait pas tout, et elle a fallit abandonner...
Mais comme je lui en parlais beaucoup, elle a continuer, et elle a adoré aussi!
Par rapport à ce qu'a dit Hallberg, si je devais analyser ce livre en classe je dirais simplement que le style est oral. On peut aimer ou pas mais de là à dire que le style est "impossible" je ne comprends pas très bien.
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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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Ben peut-on envisager que la littérature soit la transcription de l'oralité, en dehors du théâtre réaliste? D'autre-part, la littérature a-t-elle encore une identité et une indépendance en tant que forme d'art, si elle se contente de prendre acte du réel? Qu'est-ce qui relève de la créativité, de l'imagination, de l'esthétique, du plaisir des mots, dans ce genre d'écriture qui se contente de refleter ce qu'on dit et comme on le dit? Pour moi, celà remet fondamentalement en cause l'intérêt d'écrire, au sens de faire de l'art. C'est une banalisation. C'est proche d'une non-littérature. Il y a des choses qui ne m'intéressent pas beaucoup (Oulipo, Nouveau Roman...) mais qui restent dans le champ exploratoire de la langue, de l'écrit. Ceci me semble au contraire être un refus, le signe d'un blocage, la tentative d'une littérature non littéraire. Fuite en avant effroyable.
Et en dehors de cette considération, mon goût personnel qui n'a rien à voir avec un aspect théorique, c'est aussi que je lis pour le plaisir, donc lire une langue quotidienne que je peux parfaitement parler moi-même si j'en ai envie ne me procure aucune forme de plaisir. Autant écouter la radio, à ce moment-là.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Ne peut-on pas utiliser des mots courants pour raconter une belle histoire, dire des choses poétiques ? Je comprends que tu ressentes une certaine perte en lisant un roman dans le style oral, mais le style n’est pas tout dans la littérature, le contenu aussi est important. Pour moi, l’intérêt d’écrire réside dans les réactions qu’un livre suscite en moi. Si un livre a un style atroce mais qu’il m’a fait réfléchir, rire ou pleurer et qu’il m’apprend quelque chose, alors je lui reconnais une valeur littéraire, même si le style n’a rien de particulier.
Maintenant je n’ai pas lu de livre d’Anna Ganalda et je ne sais pas ce qu’il vaut au niveau contenu. Si le contenu est banal et le style banal aussi, alors je peux aller écouter ma grand-mère raconter sa vie. Je ne peux donc pas juger du livre en question, mais s’arrêter au style uniquement pour classer un livre dans de la non-littérature ça me paraît un peu rapide.
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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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Ben justement, bon, si on estime que l'esthétique, c'est l'union de la forme et du fond, qu'ils sont tous deux aussi indispensables l'un que l'autre, il est difficile de dire que l'intérêt du fond peut compenser absolument l'absence de mise en forme. L'inverse est tout aussi vrai, un ouvrage bien rédigé qui n'appellerait pas d'émotion serait vain. Simplement, je trouve dommage de s'en remettre à la littérature pour renoncer aussitôt à la forme littéraire, quelque touchants que puissent être les récits. Si je m'étais retrouvé dans une telle situation, je me serais tourné vers d'autres modes d'expression où la langue joue différemment. La façon dont c'est rédigé, je trouverais ça formidable si on me le lisait et que je l'écoutais, justement parce que c'est une langue orale bien sentie. À l'écrit, ça m'ennuie. Je n'ai pas la capacité d'abstraction et de concentration nécessaire pour me concentrer sur ce qui est dit, strictement. Je ressens le besoin de cette alchimie entre le verbe et le signifié. Si l'émotion n'est que dans ce qui est raconté, c'est qu'elle peut se trouver dans la vie telle qu'elle est. Alors on n'a pas besoin de l'art pour être ému, on est ému tous les jours par la vie (quand on a un minimum de sensibilité). Si un livre est uniquement le récit de quelque-chose qui se passe et qui émeut, alors il est un récit mais pas une mise en forme. Dans ma propre définition, je vais dire que ce n'est pas de l'art, mais ce n'est pas pour autant à rabaisser, puisque c'est l'émotion de la vie...
Alors, quand je dis que c'est une non-littérature, je me place hors de tout jugement qui ferait de la littérature l'alpha et l'oméga du monde. Méliès disait de Pagnol que ça n'était pas du cinéma, pour dire juste après qu'il pensait que Pagnol était un immense artiste... de théâtre filmé.
Un travail de romancier au sens étroit du terme, un récit mis en forme où l'émotion est suscitée et soutenue tant par la forme que par le contenu, est d'ailleurs plus délicat à adapter dans l'usage que je comptais en faire. S'il avait fallu adapter les nouvelles de Gavalda, à l'évidence je me serais forcé à tout lire et j'aurais trouvé matière à adapter... puisque la forme est peu contraignante. Mais pour dire le fin mot de l'histoire, nous avons abandonné cette idée en particulier parce que ce projet donnait lieu à trop de scènes dialoguées, et dans le groupe, nous savons pertinemment que notre force n'est absolument pas dans la capacité à écrire et à jouer des dialogues importants. Nous nous sommes donc rabattus sur une nouvelle proposant un sujet beaucoup moins "verbal".
Je précise d'ailleurs que nous avançons extrèmement lentement du fait de la difficulté à nous retrouver, mais nous avons deux sujets sur le feu en même temps... dont l'un est tiré d'un sujet fourni par Kaldorion ("le" Kaldorion, celui du forum).

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Hallberg a écrit Si un livre est uniquement le récit de quelque-chose qui se passe et qui émeut, alors il est un récit mais pas une mise en forme. Dans ma propre définition, je vais dire que ce n'est pas de l'art, mais ce n'est pas pour autant à rabaisser, puisque c'est l'émotion de la vie...
Alors, quand je dis que c'est une non-littérature, je me place hors de tout jugement qui ferait de la littérature l'alpha et l'oméga du monde.
Comme ça c'est clair... nous sommes d'accord.
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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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Merci à Thalie qui m'a fait découvrir cet auteur ! Je viens de lire "Je l'aimais".. qui n'est pas mal du tout ! J'ai vu le film "ensemble c'est tout", un film magnifique ! 
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
J'ai lu les trois livres d'Anna Gavalda, sortis en poche, et je ne regrette pas.
Dans son recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, elles nous plonge en quelques phrases dans des univers si différents. J'ai adoré!
Ensuite Ensemble c'est tout qui pour moi est le meilleur! J'ai eu du malpour les premiers chapitres puis sans m'en rendre compte j'ai avalé les chapitres avec un plaisir certain. Une fin simple mais faisant son charme. Une oeuvre que je conseille vivement.
Par contre, je n'ai pas vu le film car j'ai peur qu'il modifie l'image que je me suis faite en lisant le bouquin^^
Je l'aimais est je trouve un livre plus psychologique qu'autre chose mais intéressant.
Mon simple avis sur Anna Gavalda une fois lue
"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde
J'ai lu "Ensemble c'est tout" et vu le film éponyme... Je n'ai pas été destabilisé par l'adaptation cinématographique... Mais c'est mon avis...
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
J'ai aussi lu "Ensemble c'est tout" pendant les vacs, conseil de mon libraire...
Je n'ai pas détesté, mais je ne le relirais pas. Il se lit assez facilement selon moi, très oral comme qui dirait, c'est le style des personnages aussi. Mais un roman qui ne fait ni rire, ni pleurer, ni rever, ni réflechir, bref, aucun effet, a quoi bon ?
je retourne à la fantasy...
Je suis tombé sur ce sujet par curiosité. Puis, toujours par curiosité, je me suis procuré "Ensemble c'est tout" à la biblio municipale. Je l'ai commencé, je ne suis pas encore très avancé.
Je suis d'accord que le style est très oral. Relisant les commentaires de Hallberg, je me suis souvenu d'une amie avec qui nous avions fait de la photographie. Moi, j'avais une 35mm reflex, lentilles de haute qualité interchangeables, possibilités de choisir un grand angulaire, un télé, un zoom... de surexposer, de sous-exposer, d'ajouter des filtres et tout le tralala. Elle avait un petit Instamatic de Kodak, lentille 40mm fixe en plastique...
Elle faisait de meilleures photos que moi!
Pourtant ses photos montraient la réalité telle quelle. Ce qui frappait était le point de vue. Voici deux exemples :
1) Une fois on se promenait sur l'île Sainte-Hélène près de Montréal. C'est le site où a eu lieu l'expo universelle de 1967. Il y reste encore plusieurs pavillons. Une de ses photos montre de près une sphère de cuivre décorative sur l'ex-pavillon de la Thaïlande, le pavillon étasunnien qui est une grande sphère construite par Buckminster-Fuller, et le soleil couchant. Les trois sphères étaient allignées de façon telle que la boule décorative du pavillon thaïlandais étant au premier plan était la plus visible. Ça faisait un jeu entre un art tout simple (une décoration orientale), un orgueilleux exhibit d'architecture d'avant-garde et, loin derrière tout ça, tout petit, perdu presque, l'immense mais humble puissance de la nature : le Soleil. Leur allignement proposait, sans un mot, une réflexion sur la petitesse de l'Homme et sa créativité, sur son humilité et son orgueil à la fois, le tout prenant le premier plan devant une puissance pourtant gigantesque de la Nature...
Deuxième exemple. Nous étions rue Saint-Jacques à Montréal où il y a beaucoup d'édifices à bureaux (la rue St-Jacques est le centre financier, la "Wall Street" de Montréal). Mon amie se penche mettant sa caméra presqu'à terre et prend une photo. Je n'avais rien remarqué de spécial sauf un petit chat errant, assez jeune, presqu'un chaton. Elle vise le chaton. "Bon" me dis-je "elle aime les chats". Sur la photo on voit au premier plan le petit chat, au deuxième plan un gros et orgueilleux lion de pierre décorant l'entrée d'un édifice et, en arrière plan, le nom d'un immeuble : Power Corporation. Ici encore la photo nous invite à une réflexion : le petit chat tout faible, le fier et solide gros lion, symbole de puissance mais figé dans une immobilité morte, et le nom "Power"...
Il y avait à la fois, dans ces photos, une ironie de la puissance orgueilleuse et un rappel à la simplicité. Aucune retouche, aucune distorsion de l'image par effet de grand angulaire ou télé-objectif ; la simple réalité toute nue, banale. Avec un Instamatic. La qualité technique des image était médiocre évidemment avec cette lentille fixe en plastique... Comme le style sans prétention littéraire de Gavalda. Et pourtant moi j'y vois un art. Un art qui nous fait voir, dans la simple réalité toute nue et banalement quotidienne, un sens qui nous échappe 90% du temps.
Je vois un art semblable dans le style "oral" d'Anna Gavalda. Des personnages sans intérêt particulier, pas des héros ni des zéros, dans une situation banale... Et, comme ces photos sans retouches prises avec une lentille médiocre, le style de Gavalda, sans retouches également et dans un français sans ambition de forme, nous révèle une réalité profonde et touchante dans un quotidien que tous nous pouvons voir... Tout comme mon amie avait vu ce que je n'avais pas vu et que j'avais pourtant devant les yeux, Gavalda nous fait voir ce que nous ne voyons souvent pas chez des gens et des circonstances pourtant banals...
Autant les photos de mon amie que le style de Gavalda me rappellent cette parole d'Hubert Reeves dans "Poussières d'étoiles":
Le poète et le scientifique ont en commun ont en commun qu'ils nous font voir ce que nous n'avons jamais vu dans ce que nous voyons tous les jours.
Edité dimanche 24 août 2008 : 15:43 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses





