J'avais lu, il y a un bon moment Le vieux qui lisait des romans d'amour quelque chose comme ça... et dans ce bouquin, le dentiste est un itinérant, il arrive dans les villages avec son bateau et soigne les gens dans des conditions pas forcément très bonne. Les descriptions d'arrachages de dents sont assez réalister 
Et du coup, il me semble qu'il amène lors de ses passages des romans d'amour au vieux de l'histoire.
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
J'admets que Vic, comme Pol, en tant que personnages pas si secondaire que ça finalement, serait bien sur son 31, ou même juste autrement qu'en rouge. Ça lui va bien le rouge, ça, je n'ai rien à dire, mais moi aussi je crois que j'ai toujours eu un faible pour Vic et que c'est ce qui fait que j'attache de l'importance à ce détail. Faut dire que ce détail-là m'a vraiment frappé, je n'ai pas épluché les BD pour le trouver. Mais ça demeure mon humble avis, du moins en ce qui concerne Vic et Pol. Les autres personnages vraiment plus secondaires, ça ne me dérange pas le moins du monde. On ne les voit pas assez souvent pour ça.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Ah Vic... je constate que je ne suis pas la seule à avoir un petit faible pour lui... Je crois que c'est pour ça que je me suis toujours identifiée à Yoko : pour pouvoir être plus proche de Vic. Et si je me suis posée moi aussi la question de ses vêtements, c'est surtout pour me dire qu'en fin de compte, je m'en fiche royalement (faut dire aussi que je me fiche totalement de la mode, dans la réalité. alors, dans la bd, encore plus !)... On peut aimer le réalisme des bd, et pour autant ne pas s'arrêter à ce genre de détails (comment ça, c'est pas logique ce que je dis ? Et qui a dit d'ailleurs, que je devais être logique ???
)
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Je m'en fiche totalement aussi... pour ce qui est du quotidien et pour moi-même. Pour la BD, je m'en fiche beaucoup moins, parce que c'est un peu comme le costume de scène à l'opéra... D'ailleurs, j'ai horreur de me déguiser, et tout simplement de passer du temps à choisir des vêtements, sauf si c'est pour jouer sur une scène - pour toute autre raison, je déteste ça. Quand un personnage apparait dans un roman, dans une bande dessinée, sur un tableau, dans un film, sur une scène, je m'intéresse à la façon dont il est habillé en tant que ça participe de la façon dont l'auteur veut me le décrire, et que ça sert à l'identifier et à le caractériser dans l'histoire qu'on me raconte. Dans la vie, au contraire, je m'en moque.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Comment dire, c'est un peu de constater que des personnages très importants des BD Yoko Tsuno n'ont pas droit au même traitement que d'autres qui m'a amené à m'interroger. Si seule Yoko avait droit à ce traitement, bon, ça serait probablement tel que tel, mais Rosée et Ingrid, par exemple, se voient aussi ce privilège, alors pourquoi pas Vic et Pol. L'impression que ça m'avait donné au départ, c'était que parce qu'ils étaient des hommes, c'était moins important. Je n'en fait pas un drame, j'aimerais les histoires de Yoko d'une manière ou d'une autre, mais une des choses qui rend pour moi les Yoko un délice pour l'oeil est la variété des costumes. Les costumes sont aussi un peu un élément du décor et, les hommes aussi changent de tenues vestimentaires, qu'elles soient recherchées ou non.
Mais je me tiens beaucoup avec des hommes et j'entends toujours à quel point les femmes sont belles et en contre-partie à quel point les hommes volent bas à leur côté. Ceci vient évidemment influencer mon jugement et c'est peut-être un peu pour ça que j'ai l'impression que Vic et Pol sont négligés au détriment des femmes de la série (toujours juste dans leur tenue au quotidien). Je trouve ça triste que des hommes puissent ne pas se sentir beaux à côté de la beauté des femmes. Cela dit, c'est juste un commentaire de ma part, ça ne se veut même pas une critique. Je suis même un peu lasse d'en discuter à la limite. Je ne voudrais pas qu'on me trouve sévère ou difficile, ce n'est pas du tout ça. Et... bon je crois que j'en rediscuterai une autre fois parce que ce soir, j'ai du brouillard devant les yeux et je sens que je finirais par m'obstiner avec moi-même.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Je disais que je m'en fiche royalement, c'est vrai, même si j'apprécie beaucoup... Je vous disais que je n'étais pas logique du tout ! Contrairement à Hallberg, trouver des vêtements pour jouer sur scène, ça m'a toujours embêtée encore plus que pour aller en ville ou au lycée... J'ai vraiment un rapport tortueux avec les vêtements. Alors, j'admire ceux qui savent s'habiller, mais franchement, ça ne change rien à ma vie par ailleurs... 



On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
En fait je pense que le problème de Vic et Pol vient du fait qu'on ne les voit pas beaucoup.
Je m'explique : Yoko est forcément tout le temps présente, donc change forcément tout le temps de vetements. De meme lorsqu'Ingrid est la, c'est qu'elle joue un role important, donc qu'on va la voir trés souvent, donc il est logique que son habillement soit varié. Il en est de meme pour Rosée et Emilia, ainsi que tous les autres seconds roles important (exemple qui me vient : Eva dans la Frontière de la vie, qu'on voit avec au moins 3 ou 4 habits différents)
En revanche, nos garcons, on les voit relativemment peu ! Si ils sont toujours présents dans les aventures, on ne les voit que deux ou trois fois, donc logique que leurs habits ne soient pas bien différents... Et a partir du moment ou on les voit beaucoup plus (ex : Pol dans l'or du rhin), ils ont des vetements différents !!
Donc pour voir des habits différents, il faut que nos deux héros reviennent au premier plan !
Je suis Tryak, a nouveau gardien de la cité Engloutie et veilleur en l'absence de ma reine Yoko
Je suis présentement à relire ma collection et je ne comprends pas pourquoi vous dites qu'ils (Pol et Vic) ne changent pas de vêteemnt. Je trouve qu'ils ont des "vêtements de base" et des vêtements adaptés à la situation, tout comme Yoko. Seulement, le vêtement de base de Yoko (vêtements noirs avec un pardessus rouge) a changé aucours de la série, pas ceux de Pol et Vic. Les autres événement où Yoko ou d'autres changent de vêtement, il y a toujours une raison pour le justifier (ils sont mouillés par la pluie, ils sont tombés dans l'eau, ils se changent pour s'adapter à la situation (vêtement "de travail")...
Sopid, encore en vie!
et puis c'est vrai que dans la vie réelle les femmes ont beaucoups plus de choix d'habillement mais il faut dire qu'elles sont en général plus attirées par les habits que les hommes!(meme si ca commence a changer!)
ca ne m'a jamais vraiment déranger de voir pol et vic avec les memes habits!c'est une habitude parce que yoko, ca me ferait bizarre si tout d'un coup elle avait le meme "costume" tout le temps!mais ca serait pas du luxe de les voir de temps en temps habillés differement!!
Je me suis mal exprimé. Quand je parlais de paraître sur une scène, le terme "passer du temps à choisir des vêtements" est inexact. C'est le costumier qui les choisit et le temps qu'on passe, est à les essayer, puis à les passer, soi-même ou avec de l'aide en fonction de la complexité de la chose. C'est un temps que j'accepte de passer parce qu'il fait éminemment partie du rituel de la scène, et c'est le lieu où chacun doit être habillé de façon à transmettre au spectateur une information sur le personnage qu'il joue, ou tout bêtement, à lui plaire formellement. Choisir les vêtements, en revanche, effectivement ça ne m'est jamais arrivé. J'ai fait un peu tout sur des productions d'étudiants, mais la fonction de costumier, je ne l'ai jamais faite.
En revanche, il est vrai que je ne prends pas du tout la vie réelle comme un opéra, et donc, les questions vestimentaires, bon...
Sur ce que disait Cherrydean, le vêtement masculin, aux XIXe, XXe et XXIe siècle commençant, est effectivement bien moins varié, à commencer par le fait qu'au XXe siècle c'est produit un transfert de certains éléments des hommes vers les femmes, mais rarement l'inverse. Je dirais bien que cette absence de symétrie peut venir en partie de l'épouvantable suffisance masculine voire de l'imbécilité machiste, si je ne risquais de m'attirer les reproches d'une partie de mes congénères. Le contraste est évidemment important avec pas mal d'époques, et d'ailleurs, le costume masculin, plus orné, est plus varié dans ses formes à la fin du moyen-âge (sauf pour les plus pauvres parce que le discount n'existait pas). Je ne dis pas ça avec nostalgie parce que justement, j'imagine le tracas que ça me poserait, tous ces bidules à choisir.
En revanche, moi aussi, je revendique le très gobolien droit de n'être pas très logique, et s'il y a un truc dont je me préoccupe d'échapper le plus souvent possible, c'est le fameux "uniforme" synonyme de travail consciencieux chez l'homme, le costume-cravate. Non que je trouve ça fondamentalement laid, ou pas assez pratique (vous ne me verrez pas plus en baskets), mais c'est que ce code a une telle rigidité, il correspond à une telle codification identitaire, à une volonté si caricaturale d'une apparence "sexuée" dans le travail, que je me trouve ridicule de me prêter à ce jeu-là.
Mais bon. Revenons à nos moutons vinéens bleus sous vinadium (mieux que nos moutons clonés).
Dans le contexte actuel, quelle lattitude aurait-on pour se faire plaisir en "changeant" Pol et Vic? Pas grand chose, à part celle de changer de couleur. On comprend de ce fait que l'auteur se fasse plus plaisir à habiller Yoko. Si l'on raisonne enfin en termes d'école, traditionnellement, tout changement de vêtement d'un personnage a tendance à n'avoir qu'une fonction utilitaire dans la narration (Asterix porte l'uniforme en se faisant engager comme légionnaire, mais sa tenue "civile" qui réapparait de temps à autre dans l'album est toujours la même ; Haddock change de vêtements après avoir hérité du château, en signe de son embourgeoisement, mais reprend son pull bleu comme symbole immédiatement lisible du retour à l'aventure ; Bianca Castafiore change de toilette assez souvent, oui: mais dans un but précis - elle, est effectivement riche et a une haute opinion d'elle-même). Bien peu, dans tout ça, de changements de costume au sens quotidien du terme, pour le seul fait que l'on ne s'habille pas toujours pareil,soit par goût, soit par alternance des lessives... Ce que Yoko apporte, c'est la capacité à s'habiller autrement sans que ça ait nécessairement une fonction narrative - ou alors, cette fonction est secondaire, elle va servir à identifier la saison... Mais avouons que Yoko pourrait ne changer de vêtements que dans les cas "utiles" (quand elle est mouillée, quand elle est chez les vinéens, quand elle voyage dans le temps...). Or ce n'est pas le cas. La convention de genre a été ignorée pour notre plus grand plaisir, du reste.
En y regardant de plus près, à mon sens, la convention de la "tenue unique" ne vole en éclats qu'à la dernière page de l'Orgue. Pourquoi pas avant, me direz-vous, puisqu'elle a changé plein de fois de vêtements dans cet album?
Reprenons au début: dans le Trio, elle porte également, pour des raisons totalement pragmatiques, tenue de plongée et scaphandre vinéen. Retour systématique à la tenue rouge et noire.
Intercalons-y les six épisodes, historiquement proches, des "aventures électroniques". Dans les cinq premiers, dont "du miel pour Yoko" plus tardif, la convention tient toujours. Le kimono final a une fonction pragmatique. Le sixème et dernier, l'araignée, laisons-le de côté, il est également plus tardif. Laissons le temps à la convention de se fragiliser dans l'Orgue.
Dans l'Orgue, donc, il y a des changements fréquents, mais tous sont liés à l'intrigue, étroitement. Premier emprunt à Ingrid, après un premier bain forcé. Deuxième bain forcé et, la tenue "de combat" rouge et noire n'étant manifestement pas sèche, deuxième emprunt, peut-être à Ingrid, encore. Puis Kimono, mais pas gratuit non-plus, puisque l'auteur lui consacre deux images ("le Katz vaut bien un kimono" puis "Une japonaise en kimono au katz! ... L'événement est historique!") au titre de l'attention portée à son hôte. D'ailleurs, regardez ce que Yoko nous sort de ses valises un peu plus tard... Retour en force de la tenue de base. Certes, tant d'insistance sur les changements ne peuvent qu'ébranler la convention, mais celle-ci tient encore, Yoko aurait pu sortir de ses bagages d'autres vêtements que ceux-ci, comme elle le ferait probablement maintenant. Du reste, Ingrid s'est changée une fois en tout et pour tout parce qu'elle a pris un bain forcé, et Pol... pas du tout (malgré le bain forcé, pour lui aussi).
Reste la dernière page... ce "une semaine plus tard", où nous retrouvons Ingrid, Pol et Vic dans la même tenue qu'à la fin de l'histoire au Katz... Oui, mais Yoko a retrouvé les vêtements du milieu de l'album, qui ne sont pas à elle (ceux du premier emprunt à Ingrid). Peu importe la vraisemblance de ce dernier détail, ce qui importe, c'est qu'on assiste au premier changement "non dramatiquement motivé". On pourrait donc dire que c'est à cette dernière page que la convention voulant que les héros finissent tout le temps par retrouver leurs vêtements tutélaires quand aucun autre ne s'impose par le scénario se trouve pour la première fois formellement transgressée. Les multiples changements de l'album peuvent être considérés comme les prémices de cette transgression.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
N'empêche que pour ce qui est des bains forcés, Pol a une santé de fer. C'est beau qu'il n'ait pas encore attrappé un pneumonie à garder ses vêtements mouillés (sans compter que c'est affreusement désagréable). D'abord dans L'orgue du Diable, puis il remet ça cette fois-ci dans Le septième code. Laissez-moi vous dire que des jeans mouillés, c'est long à sécher (on parle de plusieurs heures), c'est pesant à porter et très désagréable (je parle d'expérience). Il ne faut pas garder ça sur le corps si on ne veut pas tomber malade. Une chance que Pol gardait Rosée, dans Le septième code, et donc qu'il n'est pas allé dans la fameuse chambre froide...
Évidemment, tout ça, c'est des détails et j'en suis bien consciente. Ça n'altère en rien l'histoire. Pas de reproche s'il-vous-plaît, je crois que j'ai été un peu trop entraînée depuis sept ans à analyser des textes littéraires et des oeuvres musicales tout le temps. J'ai tendance à analyser tout ce que je vois.
-Edité le: Samedi 3 décembre 2005 à 03:42 par Cherrydean-
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Intéressant.
Ce que j'ai remarqué à la première lecture du Septième code, c'est que les trois personnages féminins portent exactement le même genre de vêtement: camisole et pentalon, avec ou sans veste.
Djof | "Je me souviens"
Remarque que c'est très courant comme habillement ces temps-ci. L'été du moins. Le genre de truc que j'aime bien mettre.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
J'ajouterai a ce remarquable expose de l'ami Hallberg que Yoko n'etait au depart qu'un element du Trio, au meme titre que Vic ou Pol. Ce n'est effectivement qu'a partire du milieu de L'Orgue que Yoko prend sa dimention d'heroine, avec Vic et Pol comme compagnons (je n'ose pas employer le terme de "faire valoir" ), ce qui explique peut etre ce changement dans la convention vestimentaire du Trio et des aventures electroniques.

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