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Immatriculation des véhicules de Yoko

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scho-scho
(@scho-scho)
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Début du sujet  

Bonjour,
j'ai remarqué que les véhicules de Yoko était tous immatriculés en Suisse - pays où j'habite. Sa voiture, immatriculée dans le canton de lucerne (LU plus un numéro), et son avion, HB.
Quelqu'un aurait-il une réponse à ça ?

Il y a dans la BD une autre petite erreur. Dans un album, je ne sais plus quel numéro, Yoko dit qu'elle élève sa fille pour l'an 2000. Et dans 23, il est écrit dans la bulle retour vers le 21e siècle. C'est-à-dire que plusieurs année ont passé, et Rosée n'a pas pris le moindre centimètre...



   
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Pol
 Pol
(@pol-3)
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Pour l'immatriculation, on peut te renvoyer à l'album 5 ("Message pour l'éternité"). C'est depuis cette aventure qui se passe partiellement en Suisse, dans le canton de Lucerne (une usine d'aviation proche de Sandweil) que tout semble commencer. Comme si Yoko avait emménagé en Suisse (en effet, je ne me rappelle pas l'avoir vu domiciliée en France depuis cet album). Au contraire, au début de l'album 15 ("Le canon de Kra") c'est à nouveau près de Sandweil qu'elle essaye son avion personnel,le "Colibri". Ce n'est pas une erreur, puisque Leloup semble agir intentionnellement ainsi.

Tu as effectivement raison pour les dates : dans l'album 18 ("Les éxilés de Kifa")Yoko parle de l'an 2000, alors que dans "La pagode des brumes" (album 23), les personnages reviennent au XXI° siècle. Mais ce n'est pas forcément une erreur non plus : "Les éxilés de Kifa" est paru en album en 1991, alors que "La pagode des brumes" est paru en 2001. Si Rosée ne grandit pas, ce n'est pas étonnant : les héros de BD vieillissent rarement. Tintin, en quelques 45 ans, semble toujours avoir le même âge et n'a pas pris une ride. 😉


Ce n'est point la valeur des choses qui a de l'importance, mais celle que le coeur leur attribue.


   
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anonyme
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Je dois admettre que je suis d'accord, un peu, avec Scho-Scho. Bien qu'il est vrai que les héros de bd ne vieillissent pas, il est également vrai qu'il n'y a pas de référence au temps qui passe dans les bd.

Cependant, ici nous avons une référence au temps et les personnages se doivent donc de la suivre. "...pour l'an 2000...", nous sommes donc avant cette année, donc au plus tard 1999. "...vers le 21e sciècle..." nous sommes au plus tôt en 2001 (début officiel du 21e sciècle). Nous savons qu'il y a un minimum de 2 ans qui sont passées (1999-2001). Il y a ainsi une référence temporelle.

Il est possible de concidérer cela comme une erreur. Mais l'erreur est peut-être plus du côté de la référence temporelle qui ne devrait pas être là, que du côté des personnages qui ne vieillissent pas.



   
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Pol
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(@pol-3)
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Là, oui. On peut considérer que Leloup (ou celui qui dessine pour lui depuis plusieurs albums, la question peut être posée) a commis une erreur en faisant allusion à une référence temporelle.
Ceci dit, je me permets de reprendre l'exemple de Tintin. Là aussi, tu y trouveras des références temporelles : Dans "Le lotus bleu", l'album est bien marqué par les années 30 en raison de son contexte historique (la Chine menacée par les Japonais). En revanche, dans "Tintin et les Picaros", par ses allusions à Pinochet ou Castro, on se retrouve quelques décennies plus tard. Or Tintin ne vieillit jamais malgré cet écart, et il semble que cela n'ait jamais choqué personne.

Mais il y a une anomalie, c'est exact.


Ce n'est point la valeur des choses qui a de l'importance, mais celle que le coeur leur attribue.


   
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anonyme
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Le système temporel de Yko est un peu particulier en effet, mais ce n'est pas une erreur.

Leloup utilise un système anachronique référencé, donc les dates passent, mais pas le temps. C'est pareil pour les simpsons aussi, ils y a des références très modernes dans les derniers épisodes (ben laden...) mais maggi ne grandi pas d'un pouce. C'est parfois flagrant, dans l'épisode des octuplés, 10 mois passent en un épisode sans que le bébé grandisse.

Pour Yoko c'est un peu la même chose. Perso, je n'aime pas trop ce système, parce que déjà dans Yoko il y a beaucoup de références techniques qui se veulent exactes, sauf celles clairement SF, et en plus ils gèrent le voyage dans le temps. Si yoko prenait maintenant la machine a remonter le temps et faisait le même bond que dans "la spirale du temps" (1981 -> 1943 elle reviendrait presque à l'époque de "le trio de l'étrange".
Si j'avais été R.Leloup, j'aurais une bonne fois pour toute fixé la date fin 70 et je m'en serait tenu, surtout qu'à l'époque, Yoko était très hi-tech. Ne voit-on pas dans l'album 2 un fusil à visée infrarouge, dans le 3 une mini-télé portable ? Ce niveau technilogique est suffisant pour les aventures, d'autant que certains concepts encore expérimentaux comme l'intelligence artificielle sont déjà exploités dès le premier album.

De plus, un autre défaut de ce système temporel, c'est quand deux références se contredisent. 1er album : 1972, Yoko est une jeune japonnaise d'une trentaine d'année. Supposont donc qu'elle est née en 1942. Dans le n°11, elle revient en 1943 et sa mère n'est encore qu'une fillette...

Je pense qu'il faut faire une croix sur la logique temporelle, comme dans toutes les histoire de voyage dans le temps, qui de toute façon aboutissent TOUJOURS à une contradiction. Mais que Leloup n'en fasse pas trop. Citer le XXIe sicle dans le n°23, j'ai trouvé ça moyen, surtout que c'est inutile. Dans le prochain à paraitre, il parle du world trade center...

Pourvu qu'il ne sombre pas dans le modernisme exagéré, les albums récents accumulant les petits défauts, ça commence à faire beaucoup, et les petits ruisseaux...



   
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Pol
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D'accord avec toi. Des références temporelles dans une BD peuvent souvent occasionner des anachronismes : les dates, des références à l'actualité, la mode vestimentaire, la coiffure, les voitures utilisées... Mais ces anachronismes choquent surtout si l'on se référe constamment comme échelle de comparaison l'âge des protagonistes de la série, ce qui à mon avis est une erreur (ou alors, on peut aussi bien dire que Yoko, théoriquement, aurait aujourd'hui entre 50 et 60 ans, et qu'elle devrait prendre sa retraite).
Ceci dit, il serait plus sage d'éviter ces repères temporels, surtout les références à l'actualité. Je n'aurais pas envie de voir Yoko rencontrer Georges Bush Jr ou Sadam Hussein ! Je le répète, Hergé, lui, n'hésitait pas, et l'un des intérêts principaux de "Tintin" est que l'on peut entrevoir l'évolution du monde durant une bonne partie du XX° siècle. Mais dans le cas de "Yoko", qui est avant tout une série de science-fiction, Leloup n'a pas besoin de ça. S'il veut accrocher à son époque, qu'il le fasse plutôt en exploitant des thèmes scientifiques qui n'étaient pas encore une réalité en 1972 : je pense au clonage, l'une des révolutions du XX° siècle les plus lourdes de conséquences pour l'humanité (avec la fusion de l'atome et la recherche spatiale).


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anonyme
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Leloup obéït très exactement aux traditions de l'école franco-belge qui veut que les personnages ne vieillissent pas, bien qu'ils évoluent dans un décor réaliste et sans cesse réactualisé (autre exemple : l'évolution du matériel de bureau dans Gaston...). Mais je ne me souviens pas que Leloup ait eu la moindre tendance à coller l'actualité politique, à l'inverse d'Hergé. Rappelons aussi qu'à partir de l'Oreille Cassée, Hergé s'est réfugié dans l'allusion. Aucun danger, donc, quand bien même Leloup se risquerait sur ce terrain, qu'il tombe dans la trivialité.



   
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Pol
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(@pol-3)
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Je te crois volontiers pour la tradition franco-belge. On peut alors se demander la pertinence de mélanger des éléments anciens et la volonté de "réactualiser", comme tu dis, la série. C'est un détail, évidemment, mais on peut remarquer que Yoko ne change jamais de coiffure ! Ce que j'essaye de dire, c'est que si on se soucie vraiment trop de savoir à quelle époque se déroule telle histoire de Yoko, on pourrait être gêné par ce mélange de conservatisme et de modernité. Mais en ce qui me concerne, c'est une question qui ne me préoccupe pas trop, donc je ne suis pas gêné (cool, non ?)
S'agissant de l'actualité politique ou autre, je suis d'accord : Leloup n'a jamais cherché dans cette direction là. Je formulai juste une crainte pour l'avenir, en réaction aux propos de "JC" comme quoi Leloup ferait allusion aux Twin Towers et donc à l'attentat du 11 septembre dans le prochain album à paraître.


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Pol
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(@pol-3)
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Juste cet rajout pour le plaisir de la discussion, même si c'est un détail : Hergé ne se référait pas à des dates, oui, et il faisait plutôt des "allusions" que des références plus explicites à l'actualité du moment. Mais ces "allusions" suffisent à situer, grosso-modo, l'époque de l'histoire de l'album. Le royaume de Syldavie dans "Le sceptre d'Ottokar" renvoit à ces monarchies balkaniques de l'entre-deux-guerres. Mais quant on lit "L'affaire Tournesol" (où il est question de la Bordurie, pré-citée dans le sceptre d'Ottokar) on a plutôt affaire à un pays totalitaire de type stalinien, comme l'était l'Europe de l'Est après 1945. Ces références indiquent donc qu'un saut dans le temps a été effectué entre les deux histoires, et que la série (fictive) évolue bien dans l'univers historique du XX° siècle (réel).
Bon, je chipote, là, et je suis hors sujet, je sais...


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anonyme
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Il faut dire qu'Hergé comme Leloup font évoluer leurs séries respectives dans cet espace mouvant qu'on appelle "le présent". Dès lors, il est logique que le lecteur retrouve non seulement le mode de vie de l'époque de chaque album, mais aussi, au choix de l'auteur, le contexte technique, politique, artistique. En ce sens, si ces éléments peuvent être abordés de façon allusive, ils appartiennent à un "instantané" pris par l'auteur. De ce point de vue, avoir "le présent" pour époque de référence amène nécessairement une référence à une actualité, à laquelle une minorité de sujets échappent (parmi ces sujets, remarquer la coiffure des personnages principaux, qui se modernise rarement pour des raisons bien évidentes de conservation d'une identité facilement reconnaissable...). Ceci peut très bien ne pas prêter le flanc à la critique tant que la justesse du goût de l'auteur garantit la pertinence des thèmes abordés. En ce sens, on peut sans doute faire confiance à Leloup pour aborder le monde actuel sans donner dans la facilité des sujets "à la mode", et pour ne nous infliger ni Ben Laden, ni l'Irak, ni encore Loft Story, la frénésie des téléphones portables ou autres... Dans ce cas, la qualité se jauge à l'aptitude à suivre l'évolution du monde sans tomber dans les clichés.

Le choix des continuateurs actuels de l'oeuvre de Jacobs (qui ont repris les années 1950 au lieu de poursuivre la logique de l'auteur, et cette tradition des personnages qui ne vieillissent jamais) peut constituer un aveu d'impuissance ou une muséïfication d'un des grands mythes de l'école franco-belge.



   
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Pol
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(@pol-3)
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Pas grand chose à dire, Coppélius, tu as tout résumé 🙂
La série n'a encore jamais céder à la mode, donc pas de risques apparents de ce coté là. Il ne faut jamais perdre de vue que la réalité abordée dans une BD est virtuelle, et prétend imiter celle de notre monde mais en étant condamnée à ne jamais y parvenir (ainsi, rares sont les lecteurs qui s'étonnent de ne jamais voir leur héros ou héroïne vieillir). Il ne faut donc pas se braquer sur les références temporelles d'une série, sans quoi, en entendant Yoko parler du XXI° siècle, quelqu'un demandera bientôt : "Pourquoi alors Yoko n'a pas de portable ?" Or la série peut capter l'attention des nouveaux arrivants autrement que par des gadgets, par l'intelligence de ses scénarios ou l'humanisme inhérent à ses personnages.

C'est pour cette raison que replacer les nouvelles aventures de Blake et Mortimer dans les années 50 ne me perturbe pas (la BD peut, je crois, se permettre ce genre de retour en arrière, comme une sorte d' album inédit de Jacobs) Mais c'est vrai que la série actuelle de Van Hamme et Ted Benoit se perd dans une espèce de vénération frileuse de ce qu'a fait le "maître" sans oser la faire évoluer. Là, la difficulté est celle de toutes série célèbre reprise par d'autres, avec sans doute des impératifs commerciaux à la clé pour ce qui concerne B&M.


Ce n'est point la valeur des choses qui a de l'importance, mais celle que le coeur leur attribue.


   
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anonyme
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Euh... aurions-nous un peu épuisé le sujet ? Si personne n'a rien d'autre à ajouter, on peut parler d'autre-chose... Rendez-vous dans un autre sujet...



   
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poky
 poky
(@poky)
Honorable Member Admin
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Nous pouvons parler d'autre chose, même si en ce moment je suis très pris....



   
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pnumekin
(@pnumekin)
Famed Member
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Je ressors un vieux post (ben oui, je suis nouveau sur le site...) et j'en reviens aux immatriculations (qui était l'idée de départ).
Tout ça parceque la lecture de ce topic m'a fait pensé à un autre site dédié aux immatriculations dans la BD.
Voici le lien vers la partie qui nous intéresse.

On y lit par exemple que dans "la frontière de la vie" les immatriculations sont fausses...
En effet, toutes les voitures ont des plaques ROT alors que Rothenburg devrait être en ROW (Rotenburg/Wümme).


La violence est le dernier refuge de l'incompétence.


   
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Lucterios
(@lucterios)
Illustrious Member
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Oui, sauf que moi je lis que les plaques ROT ont existé dans le passé, et que ROW est consacré à Rotenburg/Wümme situé près de Brême... Attention à bien lire un texte avant d'écrire n'importe quoi, ce forum déjà bien confus parfois n'en sera que plus clair !smiley


Fortuna audaces juvat !


   
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