Qu'écoutez vous ?
 
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Qu'écoutez vous ?

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Hallberg
(@hallberg)
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smiley

Maintenant, la RATP auditionne, sélectionne et accrédite les musiciens autorisés à jouer dans le métro, pour éviter ce désagrément, même s'il y a encore pas mal de fraudeurs à cette règle. Ben oui, la RATP, pour un musicien qu'elle accepte, doit probablement refouler dix roumains qui jouent la valse de Chostakovitch. De temps à autres, les info régionales se font l'écho des deux ou trois "contes de fée" qui se produisent parfois dans ce contexte, découvertes de talents inattendus, des artistes qui passent du métro à la scène. Remarquez aussi que les artistes accrédités sont dans les couloirs où, quand ils convainquent il n'est pas rare que des gens s'arrêtent; alors que les casse-pieds avec leur valse de Chosta, Kalinka et le reste, sont le plus souvent dans les voitures, bref, ce qui au lieu de faire sourire, agace.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Sopid
(@sopid)
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Rassurez-vous, les musiciens de métro ne casse pas seulement les oreilles des Parisiens. Nous les avons aussi à Montréal et ils doivent également être accrédités.

Nous avions il y a quelques années (ils sont peut-être toujours là, mais je n,ai pas pris le métro depuis 3 ans pour les raison que vous savez) un groupe de Péruviens qui nous faisaient de la musique nationale. C'était pas si mal. En tout cas, ce n'était pas les pire!


Sopid, encore en vie!


   
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malko10
(@malko10)
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j'écoute "los fabulous trobadors" , c 'est pas récent mais j'aime bcp


Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié


   
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Lucterios
(@lucterios)
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Ils existent ? Ces humains légendi les conteuri disent avoir ouï ?


Fortuna audaces juvat !


   
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malko10
(@malko10)
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d ailleurs ces toulousains aiment la Bretagne, il suffit d 'ecouter "ça c 'est OUI"


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Alex
 Alex
(@alex)
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Je regarde présentement l'épisode 31 de Monty Python Flying Circus, qui contient une compétition qui vise à résumer "À la recherche du temps perdu" de Proust en trente secondes, une fois en bikini, l'autre en tenue de soirée.



   
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Hallberg
(@hallberg)
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Délectable, délectable. Je ne me lasse pas du match de football entre philosophes grecs et philosophes allemands, ou du Ministère des démarches débiles.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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malko10
(@malko10)
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dans un pub sympa de Morlaix ( la selle) je suis tombé sur "nouvelle vague" une compile ne nos vieux tubes new wave en bossa nova


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malko10
(@malko10)
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en ce moment, j'ecoute "platine 80" radio du net qui passe du son des annees 80, trouvée sur radio fr solo logiciel de radios et tv francophone


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Hallberg
(@hallberg)
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À l'instant, là, je suis en train d'écouter "les fées du Rhin" (die Rheinnixen) d'Offenbach.

C'est un des rares opéras d'Offenbach qui n'ont été donnés qu'en allemand. La plupart de ses autres oeuvres connaissaient une version française, puis une version allemande (avec différentes modifications, notamment dans l'orchestration, du reste). Une version française des Fées du Rhin existe mais elle n'a jamais été jouée, elle le sera peut-être un jour.

C'est une oeuvre commandée par l'opéra impérial de Vienne qui fut créée en 1864, et c'est du très, très grand Offenbach. Elle a été redécouverte récemment et commence tout juste à être rejouée. Ce n'est pas une de ces redécouvertes un peu gratuites pour le plaisir d'exhumer de l'inédit, ça me semble vraiment une oeuvre majeure. Elle avait mauvaise presse pour un faisceau de raisons malheureuses: elle fut tronquée lors de sa création en raison de problèmes de santé d'un des principaux chanteurs, elle fut attaquée par les clans wagneriens et verdiens, et comme ce n'est pas une pièce comique, on l'a souvent considérée comme secondaire dans la production du compositeur.

Elle permet du reste de mieux comprendre la relation entre Wagner et Offenbach. La commande des Fées du Rhin intervient parce que l'opéra de Vienne avait renoncé à monter Tristan et ceci devait nécessairement causer une crise de jalousie entre les deux compositeurs. Si Wagner, mais aussi une partie de la critique, ont attaqué cette incursion d'Offenbach sur le terrain du grand opéra romantique allemand, c'est que cette incursion avait des raisons de faire craindre une rude concurrence. Wagner n'était pas le seul sur son propre terrain, alors même qu'il aurait été incapable de concurrencer Offenbach sur le terrain de l'opéra bouffe de tradition française. Cet épisode fut un des points culminants de la grande bagarre entre les deux compositeurs, qui se critiquaient souvent durement, mais se parodiaient aussi l'un l'autre au travers de certaines de leurs oeuvres. Mais à écouter l'objet de ce paroxysme de tension, il est facile de reconnaître le fond musical de l'affaire, cette raison supérieure qui fait qu'après la mort d'Offenbach, Wagner changea de discours et déclara ouvertement son admiration. Il abonda dans le sens de Rossini en associant Offenbach à Mozart (même génie mélodique, même sens théâtral). La réalité, probablement, c'est que sous la querelle des deux hommes se cachait l'admiration réciproque de deux immenses musiciens. Voilà pourquoi, pour moi, il est des plus naturel de vouer une admiration tant à Wagner qu'à Offenbach.

Fantasmagorique et non exempte de facilités, l'histoire est néanmoins sensible et pacifiste.
Une guerre déchire les provinces allemandes. À la tête d'une armée de soudards brutaux, Conrad sème la terreur.
Hedwig habite une ferme où il fait bon vivre avec sa fille Armgard, et un ami fidèle, Gottfried. Armgard est fêtée par tous pour la beauté de son chant, mais sa mère s'inquiète d'une légende qui veut que des jeunes filles douées pour le chant meurent d'épuisement et s'en vont rejoindre les rangs des fées et des esprits du Rhin. Armgard cache aussi une blessure: elle aimait Franz, un homme qui a disparu mystérieusement. Hedwig, pour sa part, révèle qu'elle veut se venger du père d'Armgard, un homme qui lui promit le mariage mais s'éclipsa après la première nuit. Gottfried fait fi de ses propres sentiments et, faisant passer son amitié pour les deux femmes avant tout, jure d'aider à retrouver Franz.

Les soldats arrivent, pillent, brutalisent les villageois, se répandent en une obscène beuverie devant les paysans en larmes. Parmi eux, Franz, amnésique. Après un accident, son amnésie le tourmente jusqu'à la folie furieuse et il ne trouve l'apaisement de son esprit que dans la guerre et le massacre. Les soldats amènent les femmes du village avec l'intention d'abuser d'elles. Ils veulent aussi obliger Armgard à chanter, mais celle-ci, reconnaissant Franz et apprenant sa folie, accepte - elle chante une chanson qu'il aimait autrefois, pour tenter de lui faire retrouver la raison. ça ne marche qu'à moitié, et elle ne peut continuer: les soldats la forcent à chanter autre-chose. Elle tombe, inanimée (en réalité, Offenbach a très probablement voulu symboliser, et dénoncer, le viol par les soldats). Tandis que les soldats continuent leurs sordides festivités, Gottfried et Hedwig la croient morte, victime de la légende.

Tous deux pleurent Armgard, étendue dans sa chambre - mais celle-ci n'est qu'inconsciente (bon, d'accord, c'est une facilité fréquente en théâtre, en réalité la différence entre mort et évanouissement se vérifie sérieusement...). Hedwig, folle de chagrin, décide de se rendre auprès des fées dans l'espoir de retrouver, parmi elles, sa fille. Pendant ce temps, Conrad et Franz (toujours fou) obligent Gottfried à les guider, eux et leurs soldats, vers le château du souverain local. Gottfried décide de se venger en les emmenant droit vers le rocher des fées, lesquelles, par leur chant, les troubleront et les conduiront à leur perte. Armgard s'éveille et ne perçoit que la fin de la conversation. Elle décide de se rendre également auprès des fées. Mélant son chant aux leur, elle espère toujours sauver Franz en le ramenant à la raison. Avantage: passant pour morte, tous la prendront pour un esprit, et elle pourra également contribuer à égarer les soldats pour faire cesser la violence.

Au rocher des fées, Armgard se joint aux chants. Hedwig arrive et, croyant sa fille morte et désormais condamnée à errer parmi les esprits de la forêt, découvre la scène et pense avoir confirmation de ses craintes. Dans un appel déchirant, elle implore la mort de l'emporter et de l'unir au destin de sa fille. Faisant tout pour dissimuler son émotion, Armgard fait semblant de ne pas la voir: pour que son plan fonctionne, elle doit rester aux yeux de tous un esprit. Arrivent les soldats. Hedwig, qui a compris la manoeuvre de Gottfried, se cache. Conrad se vante d'une aventure de sa jeunesse: il abusa d'une femme en lui promettant le mariage. De sa cachette, Hedwig enrage: elle a reconnu celui qui, jadis, trompa sa confiance, et se réjouit d'avance, car les esprits ne vont pas tarder à le conduire à sa perte.
Armgard met son plan à exécution, et son chant, melé à celui des fées, rend finalement la mémoire à Franz, mais pas son bon sens ni son calme: en effet, la voyant parmi les esprits, il la croit morte et son désespoir s'accroit en même temps que son désir d'oublier ses tourments dans la folie de la guerre.

Conrad, Franz et une partie des soldats ont réussi a échapper aux esprits, mais une autre partie de la troupe a disparu, ce qui augmente la rage belliqueuse de ceux qui restent... Ces derniers veulent tuer Gottfried. Pendant que les souvenirs lui reviennent, Franz s'isole et ceci permet à Armgard de le retrouver - et de le guérir tout-à-fait. Ils projettent de s'enfuir ensemble. Hedwig, capturée par les soldats, est conduite devant Conrad. D'un ton rageur, elle s'en prend à lui - celui qui l'a trompée, qui a vraisemblablement laissé mourir Armgard et s'apprête à liquider Gottfried. Mais en apprenant qu'Armgard, qu'il croit effectivement morte et qu'il a également vue parmi les fées, est sa fille, Conrad change du tout au tout: il implore le pardon et fond en larmes. L'arrivée fortuite de la jeune femme avec Franz achève de le transformer tout-à-fait, père et fille se retrouvent enfin. Mais tous sont désormais considérés comme des traitres par le reste des militaires, qui réclament leur tête. Pour prix de son ancienne trahison, Conrad propose d'affronter seul la troupe pour permettre aux autres de s'enfuir. Mais tous refusent et préfèrent mourir ensemble, martyrs de l'absurdité de la guerre. Fort heureusement, les fées interviennent en leur faveur et égarent les soldats. Ceux qui constituent désormais une famille peuvent désormais s'étreindre.

Armgard est une héroïne touchante dont l'humanité radieuse écarte d'elle tout désir de vengeance. Yoko a un peu de ça aussi smiley. Comme Orphée, c'est aussi son chant qui a la vertu d'apaiser, finalement, non le royaume de Pluton, mais l'enfer terrestre de la guerre. La pièce contient un vibrant hommage à la terre allemande, mais Offenbach, pacifiste et européen, est contre l'unification forcée sous la houlette de la prusse de Bismarck (nous sommes quelques années avant la première des trois grandes guerres fratricides entre la France et l'Allemagne). On comprend aussitôt que l'Allemagne qu'il chante, c'est celle qui inspire les poètes, Leloup en tête, la terre des légendes, celle qui appartient à tout le monde. Une façon de penser qui, pour de longues années va devenir indésirable.
Le style est extraordinaire. On peut presque dire qu'Offenbach réussit à être un intermédiaire crédible entre Wagner et Verdi tout en apportant la science théâtrale de la tradition française. Certains passages d'une extraordinaire modernité semblent anticiper sur le langage lyrique du début du XXe siècle. Comme à son habitude, le compositeur y déploie une orchestration d'une finesse inouïe (et trop longtemps maquillée par des légendes débiles supposant que les orchestrations n'étaient pas de lui) et son sens de la mélodie fait tout paraître une évidence. Comme d'habitude, c'est un musicien généreux, tendre. Offenbach touche au coeur par le simple miracle du théâtre, dans la tragédie comme dans la comédie.


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lele
 lele
(@lele)
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Vous connaisser BjÖrk!!!!smileysmileysmileysmiley

lele-sherpa p:


Je n'avait pas dit à Raspou, qu'il était mon ami...
Sherpa


   
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Hallberg
(@hallberg)
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J'ai adoré sa prestation et son travail sur la comédie musicale classique dans le beau film de Lars von Trier, "Dancer in the dark". Je le dis avec d'autant moins de retenue que j'étais sceptique, au départ, sur l'adéquation de son style vocal avec ce genre d'exercice. Non seulement l'expérience tourne bien, mais surtout, son investissement emporte tout.


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malko10
(@malko10)
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vous Devriez allez faire un tour ici...

Je vous laisse vous "promener" dans cet endroit
Ce qui est impressionnant c est que chaque artiste à des "amis " qui sont autant de liens vers d autres univers musicaux:
L'on peut ainsi se "perdre" au grès des balades et des rencontres

http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=70414474
---
je cherche


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Alf
 Alf
(@alf)
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avis aux membres de chorale ou melomanes

je cherche de la musique sacrée
disons des choeurs plutot sans "parole"
à base de la la la ou hou hou hou
si vous voyez ce que je veux dire

le genre de morceau meditatif
( pas de requiem ou chose triste svp)
à interpréter dans une eglise et qui crée une ambiance

je cherche nom du morceau et du compositeur svp
et si possible partition

Edité Mardi 21 novembre 2006 :23:31 par Alf


bien le bonjour de la planète Melmac !


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Mon ami, la musique sacrée, en général, comme son nom l'indique, ça a des paroles à fondement religieux... Après, des trucs sans paroles qui ne détonneraient pas dans une église, aucune idée. Je ne vois pas, de tête, en tout cas pas dans le répertoire classique.


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