Il ne faut pas trop chercher à comprendre la signification des rêves. Jadis, ma Dame m'a envoyé un songe dans lequel je devais ramener de Bretagne armoricaine une pierre dans la Bretagne bleue (la grande). Il s'agit d'un signe de souveraineté, puisque la pierre est liée chez les Celtes à la notion de royauté (voir la pierre de Fal et la légende de l'épée fichée dans le rocher) Je devais relier les deux parties celtiques... Mais j'ai un cousin d'origine bretonne comme moi, qui vit en Grande Bretagne, dans le Somerset (pays d'été) et chez qui je me rends cet été pour visiter Glastonbury, l'ancienne île d'Avalon, où le roi Arthur et la reine Guenièvre sont censés avoir été enterrés, donc les rêves sont cohérents quelque-part. Je pense que mon cousin et moi sommes originaires de ce pays d'été que nos ancêtres ont quitté il y a longtemps et que je dois réunir les deux pays celtiques actuellement, ainsi qu'il est précisé dans les rites néo-druidiques... J'ai chez moi, Excalibur, que m'a confiée ma Dame, il y a longtemps, à St Germain-en-Laye, ville qui abrite non seulement le musée des Antiquités nationales (donc de vieux machins celtiques) mais a aussi servi de refuge à la dynastie des Stuarts...
-Edité le: Jeudi 15 juin 2006 à 23:57 par Lucterios-
Bon, puisqu'Eli a retrouvé un vieux sujet sur les rêves, j'en ai aussi deux marrants à raconter au bon Docteur. Ce qui est rigolo est que l'un d'eux fait revenir le restaurant panoramique de mon rêve sur Yoko, et qui est revenu une troisième fois, sans que j'arrive à me souvenir de ce que contenait ce troisième rêve.
Les deux rêves suivants sont d'une même nuit. Entre les deux je m'étais réveillé et j'avais bu mon habituel verre d'eau minérale, et je me suis souvenu des deux. C'est rare.
Leur autre caractéristique, c'est quelque-chose qui m'arrive souvent, à savoir rêver que je ne suis pas moi, mais une autre personne, et parfois alternativement plusieurs personnes dans le rêve.
1. Colombie, restaurant panoramique, bombardement et fuite.
Ce rêve commence dans une sorte de "cité radieuse", énorme construction de béton née d'un délire corbusien. L'ensemble de la construction donne sur la mer, par une immense paroi vitrée soutenue par un squelette métallique comme la pyramide du Louvre. C'est sur la côte colombienne et naturellement, il y a un restaurant panoramique. Je suis donc dans ce fameux restaurant panoramique, quand nous voyons sortir de la brûme un énorme cuirassé soviétique. Au départ nous admirons le navire, mais celui-ci s'approche dangereusement et finalement, heurte la construction, puis ses canons se mettent à tirer. À ce moment du rêve, je suis moi-même. Les vitres du restaurant panoramique ayant volé en éclat, je veux fuir mais le sol est jonché d'éclats de verre dangereux. Je finis par m'en sortir prudemment. Avec un groupe de quelques personnes, nous descendons en courant les escaliers de la cité radieuse, nous nous retrouvons tout en bas dans un immense atrium donnant lui aussi sur la baie vitrée géante par laquelle on voit toujours le cuirassé soviétique. Il y a une voie ferrée qui pénètre dans le bâtiment et nous nous ruons sur une locomotive et deux wagons qui nous permettraient de fuir, mais en fait, ce sont des soldats colombiens qui montent dessus et menacent les civils avec leurs armes - ils veulent fuir et nous laisser dans la galère. Nous réussissons finalement à sortir du bâtiment par une petite porte, et nous nous retrouvons, avec surprise, dans la ville qui entoure notre grosse barre de béton: la ville sale, violente et misérable des "pauvres", où nous comprenons que nous étions les "riches". Nous continuons à fuir parce que nous sentons que le reste de la ville va finir par être bombardé aussi. À ce moment du rêve, l'histoire se focalise autour d'une mère et d'un enfant, mais pendant toute la séquence de la fuite, je me souviens très nettement avoir été tantôt dans la peau de la première, tantôt du second. La dernière séquence du rêve fonctionne comme dans un film où il y aurait eu une ellipse: la fuite à réussi, le petit groupe de fuyards a trouvé une sorte de paradis rural totalement épargné par les actes guerriers, une grande maison de style méditerranéen dans la campagne où tout le monde goûte une vie agréable. Il y a maintenant de jeunes enfants qui jouent dans le jardin. À ce moment du rêve, je suis alternativement la mère du milieu du rêve ou de nouveau moi-même.
2- Château et passage secret.
Dans le second rêve, la scène se passe dans un "château" de type demeure de famille d'industriels XIXe siècle, dans un grand parc. Je fais de nouveau partie d'un groupe dont j'ai le souvenir d'avoir incarné successivement plusieurs membres, mais tout le monde est habillé façon début du XXe siècle, je me souviens d'avoir mis un chapeau melon... C'est une sorte d'histoire policière: il y a une comtesse, femme élégante d'une quarantaine d'années, la police (policiers moustachus façon Dupont et Dupond) la soupçonne de quelque-chose dont je ne me souviens absolument pas. Nous, le groupe, nous sommes des amis proches de la comtesse. Or nous savons que dans la chambre de cette dernière, il y a un passage secret qui permettrait de s'échapper. Malencontreusement, comme dans "La proie et l'ombre", il y a deux chambres identiques, et c'est dans la "fausse" que les policiers nous ont enfermés. Comme au début nous n'avons pas fait attention, nous nous mettons à chercher nos commandes de passage secret, qui, naturellement, n'y sont pas. Puis nous réalisons qu'il faut aller dans la "vraie" chambre, nous nous avisons du fait que celle-ci est dans un pavillon séparé du corps de logis. Heureusement, après avoir fermé la porte de la pièce où nous sommes, les policiers se contentent de garder les limites du parc. Ils ignorent donc tout du passage secret. À la faveur du crépuscule, nous sortons par la fenêtre (toutes ces pièces sont au rez-de-chaussée) et nous glissons dans le petit pavillon. Parvenus dans la "vraie" chambre, nous nous remettons à chercher les commandes du passage secret, pendant que les policiers, qui ont surpris notre petit déplacement de groupe, commencent à se douter que quelque-chose de particulier nous attire dans cette pièce-ci, et donc, commencent à encercler le pavillon. In fine, nous ouvrons le passage secret sous le lit, et nous engouffrons dans le passage avec notre comtesse.
À vous, Docteur.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Hallberg a écrit
Leur autre caractéristique, c'est quelque-chose qui m'arrive souvent, à savoir rêver que je ne suis pas moi, mais une autre personne, et parfois alternativement plusieurs personnes dans le rêve.
Sans commentaires : cas totalement irrécupérable : traitement C : douches froides et lithium à haute dose !
Cela fera 550 CHF !
alterius non sit qui suus esse potest
Finalement, je crois que je préfère le docteur Kokovič. Ses honoraires sont comparables, mais ses diagnostics sont plus longs, on en a plus pour son argent.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
C'est moi, ou le caractère accentué que j'ai mis sur le "c" a été remplacé par un numéro débile?

Opération Sisyphe
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ça m'arrive aussi quelque fois pour les é è à ç
il m'a semblé que c'était quand je cliquais sur désactiver les smiley...
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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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Là je pense plutôt que c'était parce que j'utilisais un caractère de langues slaves, on dirait. Le problème ne se présente pas avec les caractères accentués français...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Alors cette nuit, j'ai fait un rêve carrément bizarre. J'étais sur la plage de Dieppe (enfin, cela y ressemblait) avec Vindi et même Magda et soudain, j'ai vu un hélico des Marines. Puis une armada américaine de la 2nde guerre mondiale a débarqué, et moi je buvais mon café, imperturbable. Après, je me suis réveillé...

