Deja qu'il tombe dans les profondeurs du top 30

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Qu'est-ce qu'il vous faut, pour pas sombrer, ça fait une heure que je floode.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
hélas...tu ne pourrais pas poster un peu moins, aussi 
je blague 
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Qui ca, moi? je pourrais ralentir un peu. Mais pas pour l'instant! 



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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Oui, mon message s'adressait à GM...
Mais je blaguais !
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Si on revenait au debat?

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

quel debat ? ? ?
Sur les films, on en etait reste la, non?

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Ben moi je suis allé voir "Un long dimanche de fiancailles" la semaine dernière et j'ai adoré... je conseille à tous d'aller le voir.
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Je doute fort qu il passe au Pays-Bas, malheureusement.

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Comme dans son opus précédent, Jeunet reconduit le procédé de nous faire de nouveau rentrer dans les réflexions d'une jeune femme qu'on dirait sortie à regret de l'enfance. Le procédé plait ou déplait (avis à ceux qui n'ont pas aimé "Amélie Poulain"). Cette fois, le propos se double d'une dimension tragique. Jeunet nous propose deux visions du passé. La peinture crue et traumatisante de la boucherie des tranchées de la grande guerre: il serait finalement vain de débattre de l'exactitude historique de la chose, tant le ton incisif et théâtral de Jeunet peintre sert avec une belle éloquence de Jeunet conteur. L'autre vision, c'est celle, pleine de charme et de nostalgie, de Paris dans les années folles - dont l'auteur imagine le passé avec la même tendresse qu'il en enchantait le présent. Et quel luxe dans ces visions. Le ciel sombre et l'horizon fantômatique des champs de battaille, l'animation de la Place de l'Opéra, semblent surgis de cartes postales anciennes. Et, merveille des merveilles, en un plan trop court, ce sont les Halles de Baltard, le ventre de Paris, qui revivent en une saisissante référence au cinéma d'antan, quand un Feuillade, un Epstein saisissaient la vie et la poésie de la grande ville. Pour tous ceux qui suivent la carrière de Jeunet, l'on pourra regretter par instant la verve satirique des débuts; il n'en reste pas moins que cet artiste sera certainement, à l'avenir, l'un des plus significatifs de nos cinéastes européens.
Comment ça, je suis un brin partial?



Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Qui a dit partial?
Tu nous montre ta vision ( fort poetique au passage) d'un film que tu as aime. Je vois rien de partial la dedant.

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Hallberg a écrit : il serait finalement vain de débattre de l'exactitude historique de la chose, tant le ton incisif et théâtral de Jeunet peintre sert avec une belle éloquence de Jeunet conteur.
Je crois que ça vaut mieux, en effet. J'aimes beaucoup Dumas malgrès les libertés qu'il prends avec l'histoire (et Vernes malgrès les libertés qu'il prends avec la science, du genre pile Bunsen qui produit plus d'énergie qu'une massé équivalente d'hydrocarbures)
Mais pour en revenir à ton propos : L'animation de la Place de l'Opéra, semblent surgis de cartes postales anciennes. Et, merveille des merveilles, en un plan trop court, ce sont les Halles de Baltard, le ventre de Paris, qui revivent en une saisissante référence au cinéma d'antan, quand un Feuillade, un Epstein saisissaient la vie et la poésie de la grande ville.
Je vois tous les bons souvenirs que ça réveille en toi ! Je n'ai pas vu le film, mais finalement, est-ce que ce qu'as réussi Jeunet (d'après ce que j'entends) ce n'est pas essentiellement d'avoir fait revivre cette époque ? S'il a réussi ne seraît-ce que ça, c'est déja très bien...
Au fait, une précision, le terme de carte postale n'est pas adapté si il a vraiment fait revivre les choses...
-Edité le: Lundi 8 novembre 2004 à 11:22 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Au début du XXe siècle, il était extrèment fréquent que les cartes postales proposant des vues genre place de l'Opéra ou autres comportent toute l'animation quotidienne. Elles sont d'ailleurs unde documentation intéressante, car on y voit les véhicules, les costumes, l'aménagement urbain de l'époque... Il y avait pas mal de cartes postales qui représentaient la gare de tel ou tel village, avec les gens qui attendaient le train, les cheminots et les vieilles locomotives; la place avec le marché, l'église avec la procession... D'autre-part il n'était pas rare que des cartes postales représentent un métier, un lieu de travail, une fête, ou n'importe quelle autre activité. On saisissait alors, parfois dans une pose préparée à l'avance mais parfois aussi sur le vif, des tranches de vie. Ce qui fait que les cartes postales d'antan étaient, au contraire de celles d'aujourd'hui, très réalistes et très représentatives de la vie. C'est évidemment à celles ci que je fais allusion et non à celles que l'on fait actuellement, parfois jolies sur le plan photographiques, mais souvent exemptes de traces de vie quotidienne.
Oui, Jeunet me semble avoir bien reconstitué l'époque au sens où il commet sans doute peu d'anachronismes (il y a forcément une petite erreur mineure par ci par là, personne n'est infaillible. Par exemple, il y a des erreurs ferroviaires
)
Quand tu dis "bons souvenirs", je n'étais pas né! Je veux simplement dire, ça évoque l'image nostalgique qu'on se fait de cette époque. Il est évident que cette époque, comme aucune période historique, n'est pas parfaite et qu'il n'y a pas lieu d'en faire l'apologie, mais simplement, on s'y replonge comme on se replonge dans le XVIIe siècle de Dumas ou dans la Belle Époque des aventures d'Arsène Lupin.
D'ailleurs, comme Loulou et Oresias en ont parlé ailleurs, moi, pour vous dire mon avis personnel qui n'engage que moi, je ne l'ai pas aimé, l'Arsène Lupin de J.P.Salomé... Je me préoccupe peu, comme à mon habitude, de savoir s'il est conforme à l'histoire des bouquins, mais je trouve qu'il fait un contre-sens. D'une part le côté tragique, composante parmi d'autres du personnage, est ici poussé en avant au détriment du côté gentleman cambrioleur un peu brillant et ludique, et d'autre-part, on en fait un héros de film d'action avec de la bagarre, des explosions, etc... Or, si Lupin ne tue jamais, il semble que la violence assez fréquente dans ce film tourne au raccolage en direction d'un public formaté hollywoodien.
Ensuite et surtout, j'ai trouvé que le style était moche. Salomé a essayé de faire un peu du Jeunet avec son intérieur de péniche, sa brute masquée, etc, mais comme il n'a pas le côté grinçant du Jeunet époque Delikatessen ou Cité des Enfants perdus, ça fait du coup franchement toc. Les acteurs jouent bien, mais Duris arbore fréquemment un sourire benet peu en rapport avec le personnage. Les séquences du rêve retraçant la mort du père sont moches à souhait. Le tout me laisse une impression de cinéma pour djeunz genre Pacte des Loups, français regardant du côté de la clientèle des nanars américains, formaté et finalement très conventionnel. En somme, on fait du cinéma qui bouge dans tous les sens, de la même façon qu'on compose le tube de l'été, et donc, c'est très oubliable.
Pour tout dire, et pour en rester à Salomé, Belphégor m'avait fait une bien meilleure impression, alors qu'il s'était fait éreinter par les critiques.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
P.S.
Dites, je sais bien que Vicrab vient très rarement, et donc que pour lui demander, c'est un peu dur, mais j'ai franchement envie de changer le titre de ce sujet, pour qu'on comprenne qu'il s'agit d'un sujet cinéma. Parce que je voi par exemple pourquoi Loulou et Oresias ont parlé d' Arsène Lupin dans le sujet "question idiote", la confusion entre les deux titres est facile... Qu'en pensez-vous?

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