Bonjour à tous,
En réfléchissant au concept de relativité, autant que je puisse comprendre cette théorie si peu intuitive, j'ai pensé la chose suivante. Plus l'on va vite plus le temps s'écoule lentement. Il doit donc exister un état d'immobilité absolue, où le temps s'écoule le plus rapidement possible. A quoi correspond donc cette immobilité absolue, sachant que nous sommes dans un univers en perpetuel mouvement, sur une terre tournant sur elle même, tournant autour du soleil, lui même se déplaçant autour du centre de notre galaxie, elle même se déplaçant sans doute. Si l'immobilité absolue existe, à quelle vitesse nous déplaçons nous ?
L'expérience suivante a été faite avec des horloges atomiques : une horloge reste immobile sur terre, une autre est placée dans un avion pour un long vol allez-retour. Au retour on constate que l'horloge qui s'est déplacée retarde, conformément à la théorie. Pour elle, le temps s'est écoulé moins vite. Que se passe-t-il si on place une horloge dans un avion qui fait le tour de la terre le long de l'équateur en 24 heures, dans le sens rétrograde et reviens à son point de départ où une horloge de référence attend. L'horloge embarquée a été plus immobile que celle restée à terre et qui se déplace dans l'espace à la vitesse de l'équateur, à près de 1700 km/h, ou je me trompe ? Dans ce cas, l'horloge embarquée avance-t-elle ? Je m'interroge.
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Je trouve ta question très intéressante. Je répondrai selon une perspective, mais il en existe bien d'autres.
Si l'on prend pour référence la Phénoménologie de la perception de Merleau-Ponty, un philosophe, le monde vrai pour un individu serait celui qu'il perçoit. Les connaissances acquises ne sont pas nécessairement ce que l'individu perçoit. Par exemple, je perçois que le soleil se "couche" et se "lève" alors que je sais bien que la Terre est ronde. Mais le fait que la Terre soit ronde est une idée acquise, qu'on m'a enseignée, et cela demeure que ce n'est pas ce que je perçois. Dans ma réalité, je vois (perçois visuellemet) le soleil qui se lève et qui se couche chaque jour.
On pourrait dire ici que la perception du temps qu'a un individu est la réalité du temps pour lui. Le temps me paraîtra long si j'attends impatiemment la venue de quelqu'un qui m'a manqué, mais me paraîtra court si je mesure le temps qu'il reste avant de devoir remettre un travail universitaire dû pour dans quelques jours. De même, quelqu'un qui voyagera en avion vivra le temps selon son propre point de vue, soit selon sa perception qui lui est propre et unique.
N.B. Remarquez que la perception dépasse la simple sensation puisque l'individu transforme ces sensations par des opérations mentales.
Comme je l'ai déjà dit, il s'agit d'une perspective et elle est philosophique. Il en existe bien d'autres et il serait intéressant de voir ces différentes perspectives existantes.
Edité mercredi 03 décembre 2008 : 09:28 par Cherrydean
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
" Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez vous auprès d'une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C'est ça la relativité. "
Albert Einstein
(tiré de Astrophy - Astronomie et Cosmologie)
Edité mercredi 03 décembre 2008 : 10:11 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Sauf que ce que vous citez là est plutôt psychologique. Or, que j'attende un ami avec impatience ou que je m'ennuie pendant un cours, mon corps subit les dommages du temps de la même façon. Donc le facteur psychologique est un peu hors sujet, non ?
L'intéressant est que la personne qui a voyagé rapidement a moins vieilli (physiquement) que celle qui est restée sur place.
Par contre pour ce qui est du voyage le long de l'équateur l'endroit où est effectué le voyage change-t-il quelque chose (à cause des fuseaux horaires)? quand je vais au japon est ce que j'ai moins vieilli pendant le vol que le japonais qui m'attend à l'aéroport ? inversément si je vole dans l'autre sens (vers le Canada) alors je devrais plus vieillir (ou plus moins vieillir)?
En fait j'aurais tendance à penser que la direction du voyage ne change pas grand chose : que l'avion fasse une boucle dans l'espace ou autour de la terre les passagers ressentent la même chose.
La différence sera que si l'avion fait le tour de la terre à l'équateur dans le sens inverse de rotation le vol durera moins longtemps avant qu'il ne revienne à son point de départ que s'il volait dans l'autre sens. Mais le facteur qui fera changer le vieillissement sera la durée du vol et non pas l'endroit où il s'est déroulé.
Edité mercredi 03 décembre 2008 : 18:17 par Eli
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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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En fait, il y aurait bien une différence et je ne me suis pas trompé. J'ai fini par trouver confirmation sur le net. Il y a bien une différence entre un vol Paris-Tokyo et un vol Tokyo-Paris. Ce n'est pas directement une question de décalage horaire mais simplement de vitesse absolue. En étant immobile à la surface de la terre nous nous déplaçons en raison de la rotation de celle-ci. Si nous allons dans le sens Paris-Tokyo, d'ouest en est, nous allons dans le même sens que la rotation de la terre et les vitesses s'ajoutent. Nous vieillissons donc moins vite dans se sens là. Moins vite que les personnes restées immobiles, mais pour le voyageur, le temps semble s'écouler à une vitesse normale, il n'en profite donc pas. Le mieux ensuite est donc de revenir à Paris en passant par Vancouver. Malheureusement, la différence, en volant quelques heures à 1000 km/h se mesure en nanosecondes. Même les crèmes antirides sont plus efficaces
.
Voyage en avion ou à bicyclette, ça ne change pas grand chose, nous nous déplaçons à une vitesse fantastique sans nous en rendre compte. La rotation de la terre sur elle-même en une journée dnne une vitesse à l'équateur de 1666 km/h. La rotation de la terre autour du soleil en 1 an donne une vitesse de 30 km/s. C'est déjà nettement plus rapide. La rotation du soleil autour du centre de la galaxie en 250 millions d'années donne une vitesse de 220 km/s. Nous nous déplaçons tous au moins à cette vitesse. Pas de quoi fantasmer ensuite pour une ferrari qui atteint péniblement les 0,1 km/s
.
Ma remarque de départ était que, dans tout cet univers en mouvement, alors que tous les objets se déplacent les uns par rapports aux autres, l'immobilité existe. Un objet est immobile quand son temps s'écoule le plus vite. Mais y a-t-il seulement un objet celeste immobile ?
Avec la relativité, tout ce qui existe se déplace à la même vitesse dans l'espace-temps. Vous, moi, le soleil, Vinéa, les photons. Plus on se déplace vite dans les trois dimentions de l'espace, moins on va vite dans le temps, et réciproquement. Les photons ne se déplace pas dans le temps. Un objet immobile dans l'espace se déplace, si l'on peut dire, à la vitesse de la lumière, mais uniquement dans le temps. Malgré notre grande vitesse de déplacement autour du centre de notre galaxie, nous nous déplaçons presque uniquement dans le temps. Nous de gagnons que quelques secondes chaque année dans notre course folle.
Mais ce voyage dans le temps est notre plus belle aventure, le temps d'une vie.
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Sauf que ce que vous citez là est plutôt psychologique. Or, que j'attende un ami avec impatience ou que je m'ennuie pendant un cours, mon corps subit les dommages du temps de la même façon. Donc le facteur psychologique est un peu hors sujet, non ?
La Phénoménologie de la perception de Merleau-Ponty n'est pas de la psychologie, mais de la philosophie. Par contre, Merleau-Ponty est près de la psychologie, j'en conviens. Le mot le plus important ici est "perception". Mais dire que c'est hors-sujet? Non, du tout.
Vous avez peut-être déjà entendu la question "Quel bruit fait un arbre qui tombe dans la forêt?" et la réponse "Mais si personne n'est là pour l'entendre?" Un arbre qui tombe entraîne un phénomène acoustique. Mais si personne n'est là pour percevoir le phénomène? On est un peu dans le même sens ici.
Du point de vue de la physique, on aborde le temps d'une certaine manière. Or, dans d'autres disciplines on l'aborde différemment. Pourquoi la physique aurait-elle plus raison que les autres disciplines?
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Pardon, ne le prends pas mal, je ne voulais pas te vexer, c'était juste une façon de parler... (la prochaine fois je mets 3 smileys sourire puisque telle est la loi d'internet sous peine de se faire mal comprendre...)
Je re-précise donc : il me semble que Donnalee avait posé le problème d'une mesure du temps physique et "objective" (utilisation des horloges atomiques).
Ceci dit je n'ai pas dit non plus que le hors-sujet n'était pas intéressant (j'attends qu'on développe plus que de dire qu'on voit le soleil se coucher alors qu'il tourne autour de la terre ou que le temps sembler passer plus vite quand on est heureux ou occupé que quand on s'ennuie...). Si les opérations mentales dont des effets plus "réels" ça peut devenir intéressant...
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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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Il n'y a pas que la physique qui peut expliquer tout ce qu'on ne comprend pas... Toutes les disciplines sont les bienvenues !
Edité jeudi 04 décembre 2008 : 10:41 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Je ne le prends pas mal Éli, mais effectivement, ta première intervention est maintenant plus claire suite à ces précisions. Mais le titre de ce sujet est La relativité du temps, je me permets donc de prendre cette expression dans son sens le plus large : je discutais justement que la perception du temps était toute relative
.
Maintenant, je trouve très intéressant que Donnalee nous présente l'angle de la physique. Je ne m'y prononce pas, car ce n'est pas du tout mon champ d'expertise, mais j'ai lu avec întérêt ce qu'il a écrit.
J'invite tout le monde à discuter des différentes façon de concevoir le temps.
Edité vendredi 05 décembre 2008 : 04:37 par Cherrydean
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Le temps est un phénomène fascinant, qui nous échappe à bien des égards. Il file entre nos mains quand on voudrait le retenir. Il échape encore au discernement des phisiciens. Pas facile de saisir quelque chose qui n'en fini pas de naitre et de mourir. Pour nous, le temps est la dimention principale de la vie. Son unité élémentaire, la seconde, correspond à un battement de notre coeur. La vie, c'est le changement perpétuel et le changement s'inscrit par essence même dans le temps. Pas de vie sans le temps qui pourtant nous semble l'ennemi même de la vie. Que serait la musique sans le temps ? La musique, c'est mettre des couleurs au temps qui passe.
Parfois nous aimerions arrêter le temps, sur un moment de bonheur, pour prolonger ces quelques instants d'éternité. Mais le bonheur figé fini par s'ennuyer. La vie appelle le temps, avide qu'elle est de mouvement, de découverte, de changement, d'autres bonheurs qui l'attendent. Le temps est le battement de la vie et le temps sans la vie est une musique sans oreille pour l'écouter (comme un arbre tombant dans une forêt inhabitée).
Euh, quand je dis nous, je pense à l'être humain en général, mais je peux me tromper. Je n'oblige personne à partager ce lyrisme délirant.
J'aime trop la vie pour ne pas aimer le temps qui passe et qui déjà me fait des cheveux blancs (juste un peu sur les cotés
).
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Pour reprendre la piste de Cherrydean :
On dit que le temps passe lentement quand on s'ennuie, ce qui est une observation banale et peu intéressante en soi puisque ça n'est que psychologique et n'a pas vraiment d'incidence réelle sur nous. Par contre, il arrive que lorsque les émotions négatives sont très intenses cela ait une incidence plus marqué tant sur le psychisme que sur le physique (par exemple quelqu'un qui a les cheveux blanchis prématurément)... là je serais vraiment curieuse de comprendre comment l'effet physique a été produit (la cause serait plutôt émotionnelle que dû au passage du temps).
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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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Ce n'est pas seulement l'aspect physique d'une personne qui change brutalement quand suite à une émotion violente et douloureuse, ses cheveux deviennent blancs. Il semblerait que la personne vieillisse brutalement réellement. La durée de la vie humaine semble relative à l'intensité de nos émotions. C'est en étudiant la vie des centenaires, comme Jeanne Calment en est un cas extrême, que l'on a remarqué que ces personnes avaient su, tout au long de leur vie, se protéger des émotions douloureuses, garder un certain détachement en toute circonstance et conserver une attitude très positive. Peut-être le bouddhisme zen aide-i-il à se forger une telle attitude ? Cela expliquerait-il le nombre conséquent de centenaires au Japon ? (C'est certainement une conjonction de facteurs dont l'alimentation joue également un rôle important). Ce n'est pas toujours facile de dominer ses émotions et de garder une attitude positive en cas de malheur, comme un deuil par exemple, même si la pensée que l'être aimé aurait certainement souhaité nous voir sécher nos larmes et poursuivre notre vie avec bonheur peut aider. Je laisse la parole à tonton Georges pour conclure :
Dieu veuille que ma veuve s'alarme
En enterrant son compagnon
Et que pour lui faire verser des larmes
Il n'y ait pas besoin d'oignons.
Qu'elle prenne en seconde noce,
Un type de mon acabit.
Il pourra profiter de mes bottes
Et de mes pantoufles et de mes habits.
(Georges Brassens, Le testament)
Quelques larmes, d'accord, mais pas de cheveux blancs pour moi. Amusez vous bien, ceux qui restent. C'est le plus bel hommage que vous puissiez faire. Un hommage à la vie.
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Espérons que ceux qui ont vécu des émotions intenses ne soient pas nécessairement condamnés à mourir plus jeune. D'ailleurs, cela a-t-il été prouvé scientifiquement?
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Pour l'espèce humaine, le corps est "programmé" pour vivre environ 120 ans (C'est approximatif et celà dépent sans doute de facteurs héréditaires). Quoi que nous fassions, il est théoriquement impossible de largement dépasser cette limite, à moins que la recherche ne découvre le principe de cette dégénérescence programmée et sache y remédier en partie, ce qui est probable, la science progresse beaucoup en biologie. Il y a ensuite de très nombreux facteurs qui raccourcissent cette espérence de vie maximale. D'une certaine manière, on ne peut que raccourcir notre vie. Au mieux, en prenant soin de sa santé, en mangeant équilibré, en évitant les excès, en faisant un peu de sport mais pas trop, etc... on raccourcis moins la vie qui nous est donnée. Nous sommes bien condamnés à mourrir plus jeune que notre vie programmée.
Il est difficile de chiffrer le cout en durée de vie de nos actes non conformes à une vie parfaitement équilibrée. Celà dépent des individus et c'est difficile d'isoler chaque facteur car ils sont très nombreux. Il est donc très difficile de savoir pourquoi une personne est morte de vieillesse à 80 ans (40 ans trop tôt, donc). Dans quelle mesure une période stressante de notre vie a joué un certain rôle ? Peut-être une mauvaise grippe, finalement guérie, a-t-elle laissée des séquelles pour notre vieillissement ? Comment savoir ? Ce qui est possible, en revanche, c'est d'analyser la vie des super-centenaires (110 ans et plus). Eux n'ont à priori rien vécu de néfaste. On sait ainsi que l'alimentation est essentielle. On sait aussi que ces personnes n'ont en général pas connu beaucoup de stress ni de chagrins prolongés (à ce que j'ai cru entendre). Ils parvenaient à conserver un certain détachement en toutes circonstances.
Heureusement que l'on ne sache pas précisément combien cela coûte de vivre. Imaginez que l'on puisse chiffrer précisément cela. Tomber follement amoureux ? 2 ans en moins ! Même si je n'aurais pas hésiter pour autant, j'aime mieux ne pas le savoir. Et c'est un cercle vicieux, : c'est pas bon de se stresser pour sa santé, cela nuit à la santé. Et autant profiter pleinement de notre vie émotionnelle, tout peut arriver demain. Un facteur assez déterminant pour le raccourcissement de la vie, c'est de tomber du dixième étage, Par exemple. Tout peut arriver, alors cueillons dès aujourd'hui les roses de la vie.
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
J'ai connu une dame qui a vécu jusqu'à 103 ans je crois. Elle a survécu à la grippe espagnole. Ça doit tout de même affecter le système un tel truc.
Par ailleurs, à prime abord il me semble logique de dire que plus l'on vit vieux, plus l'on voit ses proches mourir, donc davantage de chagrin et de stress en perspective. Il me semble donc que quelque chose cloche ici par rapport à ce que tu dis. De plus, nos aînés ont vécu une guerre mondiale et même deux pour les plus âgés. Encore quelque chose qui a entraîné un stress considérable et la perte d'êtres chers ou la peur de perdre un être cher, donc encore de vives émotions...
Finalement, 120 ans, on peut voir ça aujourd'hui. Parler que l'humain est programmé pour vivre jusqu'à cet âge me semble un peu exagéré comme affirmation. Il y a eu un temps où vivre jusqu'à 60 ans était remarquable. C'est encore le cas dans certains pays. Oui, on peut dire que l'amélioration de la salubrité, de l'hygiène, de l'alimentation et de l'éducation a contribué à augmenter l'âge moyen, mais rien ne dit qu'on ne trouvera pas encore quelque chose à améliorer qui contribuera à augmenter encore l'âge de vie. Si on met 120 ans comme un maximum, c'est parce que c'est ce que nous vivons actuellement. On t'aurait ri au nez si tu avais donné ce maximum aux gens il y a 200 ans.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...