donnalee a écrit Ce qui est possible, en revanche, c'est d'analyser la vie des super-centenaires (110 ans et plus). Eux n'ont à priori rien vécu de néfaste. On sait ainsi que l'alimentation est essentielle. On sait aussi que ces personnes n'ont en général pas connu beaucoup de stress ni de chagrins prolongés (à ce que j'ai cru entendre). Ils parvenaient à conserver un certain détachement en toutes circonstances.
Comme tu l'écris : ces super-centenaires n'ont à priori rien vécu de néfaste... Permet-moi d'en douter ! Beaucoup de personnes que je connais en gériatrie atteignent des âges aussi avancés et ont connu bien des misères dans leur vie.
Edité jeudi 18 décembre 2008 : 07:26 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
En plus je ne suis pas sure que de vivre vieux soit forcément le plus positif... autant avoir une vie bien remplie et bien utilisée et qu'elle soit plus courte. Améliorer la qualité de vie, oui, et s'il se trouve que cela a peut être comme conséquence une vie plus longue pourquoi pas, mais chercher à tout prix à rallonger l'espérance de vie me semble un but assez vain.
***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***
Je suis d'accord... Améliorer la qualité de la vie c'est primordial.
En médecine psychosomatique, il est démontré que la santé est aussi liée aux émotions. La maladie apparaît comme le langage d'un manque d'amour. Et plus un individu se libère du fardeau que représentent les regrets et les ressentiments, plus il favorise ses objectifs de santé.
Un être dans l'amour de lui-même n'accepte pas le laisser-aller physique. Laisser-aller auquel risquent de succomber les êtres qui se déprécient.
Pour conserver un corps jeune et en parfait état - et là je rejoins ce qu'a écrit donnalee - il convient de maintenir un état d'esprit harmonieux. Savoir lacher prise...
Mais ce n'est pas facile...
Edité samedi 20 décembre 2008 : 12:30 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Chaque être vivant à une longévité maximale. Cette longévité dépend des espèces. Pour certaines tortues, cela dépasse 200 ans. Pour une éphémère, quelques heures à l'état adulte. Même si les centenaires étaient beaucoup plus rares il y a 200 ans, il y en avait. Et s'ils sont plus nombreux aujourd'hui, ce n'est certainement pas dû à une évolution de l'espèce humaine. C'est bien que c'est simplement que plus de personnes ont une vie moins raccourcie qu'auparavant. Les condtions de vie s'améliorent, du moins en occident.
Là où je me suis avancé fort imprudemment, c'est sur l'importance d'une vie avec peu de stress. Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup d'études sur le sujet. Je me rappelle surtout d'un reportage sur Jeanne Calment. Ceux qui l'on connu étaint assez d'accord pour dire qu'elle a vécu les évenements douloureux avec un réel détachement. Il est possible pour certaines personnes de vivre des deuils sans trop de souffrance. Mais est-ce tellement déterminant pour la longévité ?
Je suis bien d'accord qu'il serait dommage d'avoir pour but la longévité et de s'empêcher de vivre pour cela. Cependant, prendre soins de santé, et éviter certains excès, ne serait-ce que pour éviter des désagréments dès le lendemain, c'est déjà faire quelque chose pour son futur, à court et à long terme.
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Sûr qu'apprendre à ne pas vivre de stress pour rien ne peut pas nuir. Comme tu le dis, il semble que chaque espèce vive en moyenne un certain nombre d'années et donc l'humain ne doit pas échapper à cette règle. Par contre, l'évolution de l'espèce est tout de même possible, mais il est difficile de mesurer l'évolution ainsi.
Edité mercredi 07 janvier 2009 : 00:36 par Cherrydean
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Je crois effectivement qu'aujourd'hui, la seule chose que fait la médecine est de supprimer une par une les causes de "décès prématurés" comme le dit donnalee, guérir les maladies, soigner les traumatismes, corriger les dérèglements du corps dûs à la vieillesse, mais tout cela n'allonge pas la durée de vie biologique dans l'absolue, cela ne nous permet que d'atteindre cette limite que tout un tas d'incidents nous empêchaient d'atteindre. J'ai vu dans je ne sais quelle revue pseudo-médicale ou scientifique (du style Sciences et Vie sans doute) que la durée théorique imaginée (terme important parce qu'on n'en a aucune preuve) devait être de l'ordre de 150 ans, si on soignait toutes les maladies, mais que pour aller au-delà il faudrait "trouver autre chose".
Je suis bien d'accord que rien ne sert de vivre vieux si c'est pour être un quasi-légume pendant les 20 dernières années de sa vie. Mieux vaut chercher à vivre bien 80 ans plutôt que "vivre à tout prix" 120 ans.
Quant à ne pas avoir d'émotions pour vivre vieux... qui voudrait d'une telle vie ? Remarque, une telle vie doit être si monotone que tu as l'impression de vivre vieux, c'est la relativité...
Pour en revenir aux horloges atomiques : qu'est-ce qui nous prouve que la vitesse ne fait pas "que" perturber les mouvements atomiques ? dans ce cas ce n'est pas le temps qui ralentit mais simplement les atomes, électrons et tout le reste qui change d'activité. Parce que, ne l'oublions pas, nous ne savons pas mesurer le temps, nous savons juste faire des systèmes qui donnent une idée (parfois très précise) du temps qui passe, comme une aiguille qui se déplace sur un cadran : elle ne mesure pas le temps, elle ne fait que bouger, suivre son petit bonhomme de chemin sans s'occuper du temps qui passe, justement. Elle est poussée par un ressort à une certaine vitesse, ce qui nous donne, par un déplacement physique, une idée du temps qui passe, sans plus. Bref, c'est tout relatif comme dirait l'autre !
frac
La vie ne vaut d'être vécu, sans amour (S. Gainsbourg)
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
Bonne remarque. Effectivement, nous ne pouvons pas mesurer le temps directement mais uniquement des phénomènes qui s'inscrivent dans le temps. Mais pourquoi donc des mouvements d'atomes seraient-ils perturbés par la vitesse. Par une accélération, je ne dis pas, mais par une simple vitesse uniforme que nous sommes nous même incapable de ressentir. N'oublions pas que nous fonçons à quelque 220 kms à la seconde autour du centre de la galaxie et que ça ne nous empêche de tenir en équilibre sur un vélo. Et chose vraiment extraordinaire, ces perturbations atomiques créeraient un retard des horloges exactement conforme à la théorie de la relativité imaginée pour expliquer la constance de la vitesse de la lumière prévue par les équations de Maxwell concernant l'électromagnétisme. Dieu est bien farceur avec ce cher Einstein. Déjà qu'Il aime peut-être bien jouer au dés.
Edité lundi 05 janvier 2009 : 22:54 par donnalee
J'aimerais poursuivre sur le temps avec une question métaphysique. Comment ressentez-vous le paradoxe des voyages dans le temps ?
Si je peux remonter dans le temps, je peux empécher mes parents de se rencontrer. Si mes parents ne se rencontrent pas je n'existe pas et ne peux donc pas remonter dans le temps et empêcher mes parents de se rencontrer.
En mathématique on appelle cela une démonstration par l'absurde. Pour démontrer quelque chose, on fait l'hypothèse du contraire et si cela nous conduit à une contradiction, c'est que l'hypothèse contraire est fausse et donc ce que l'on voulait démontrer est vrai. C'est ainsi que l'on démontre l'infinitude des nombres premiers par exemple.
Pour démontrer que l'on ne peux pas remonter dans le temps, on suppose le contraire, on aboutit à la contradiction expliquée plus haut et c'est terminé. Seulement voilà, quand on arrive à une conclusion qui nous empêche de rêver, ou plus exactement qui nous empêche de penser que nos rêves puissent devenir réalité, on nomme la contradiction paradoxe et sans trop d'explication, on maintient que bien qu'il y ait une contradiction apparente, la réalité peut être conforme à nos rêves. Et qui n'a pas rêvé de remonter le temps ? Qui n'a pas rêvé d'être un pharaon, un guerrier gaulois, un chevalier, une princesse ou autre.
Bien sûr, et je le proclame à longueur de signature, on ne peut être sûr de rien et la nature, en particulier la mécanique quantique n'est pas à un paradoxe près, elle échappe souvent à la logique du monde macroscopique. Difficile d'être sûr que la démonstration exposée si dessus concernant l'irréversibilité du temps est sans faille. Il peut y avoir des univers parelleles qui s'entrecroisent. Mais il faut aussi se méfier de nos désirs qui faussent notre jugement. La réalité est ce qu'elle est et ne changera pas pour nous faire plaisir. Comme le dit Charpak, n’oublions jamais que le droit au rêve ne prend toute sa valeur qu’accompagné du droit à la lucidité.
Alors qu'en pensez-vous ? Les paradoxes du temps sont-ils plus probablement d'infranchissables contradictions où de simples paradoxes que la technologie pourra rendre réels ? Quoi qu'il en soit, les rêves sont fait pour être révés et j'adore les aventures du temps de Yoko. En particulier l'Astrologue de Bruges. Yoko y doit aller dans le passé pour pouvoir figurer dans le tableau qu'elle a pourtant sous les yeux. Contradiction ou paradoxe ?
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.
Je t'invite à faire une petite recherche, il existe déjà un sujet traitant des voyages dans le passé. Je crois que tu le trouverais bien intéressant.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Merci Cherrydean. Effectivement le sujet a déjà été largement débattu.
Donnalee
Notre seule certitude, c'est qu'il n'y a pas de certitude.