Le bouddhisme peut se présenter comme un progressif détachement des pulsions mauvaises dont celle (la plus importante) de puissance 630 ans avant le Christ. L'islamisme, au contraire est visible comme un progressif glissement d'une volonté de paix universelle vers un prosélytisme fanatique qui a conduit, du vivant même de Mahomet à la Djîhad. Le christianisme, au contraire aurait atteint l'équilibre dans sa pureté originelle. Jésus aurait été en permanence été relié à son aggelos (le Père ?), grâce à L'Esprit Saint, ce qui prouverait qu'il serait le seul, parmi les prophètes antiques à être Dieu... Mais combien de traditions ignorées ? : zoroastrisme, pythagorisme, confucianisme... La liste ne manque pas de ceux qui ont tenté de tirer l'homme du piège mortel dans lequel il s'est engagé. Cependant, je crois que seul le Christ peut le tirer de ce mauvais pas. Dieu nous avait voulu "Fils du Ciel", Il nous a envoyé le "Fils de l'Homme" pour nous faire participer à Sa divinité de laquelle nous nous sommes volontairement coupés...
Dans le passé, le christiannisme a conduit aux croisades, et à l'inquisition, ce n'est guère mieux que le Jihad.
"Le visage que les hommes donnent à Dieu a moins d'importance que ce qu'ils font en son nom !..."
Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes.
Peut-être, mais le christianisme est le seul à reconnaître les erreurs qui ont été commises en son nom, et puis son fondateur n'a jamais parlé d'une quelconque "guerre sainte", mais au contraire d'aimer ses ennemis. Ce n'est que plus tard que le message d'origine a été perverti...
Pour le reste, il ne faut pas juger les faits passés à l'aune d'aujourd'hui : c'est une grave erreur historique ! Au XIe siècle, la croisade apparaissait comme légitime, alors que les Sarrazins interdisaient la libre circulation des chrétiens et leur pélerinage sur le tombeau du Christ. Quant à l'Inquisition, elle fait frémir aujourd'hui, mais dans une société obsédée par le salut de ses ouailles, la fin justifiait les moyens. Il faut savoir que l'on pensait que les hérétiques allaient tout droit en Enfer et qu'il était préférable d'en brûler quelques-uns, plutôt que voir des milliers d'âmes se perdre...
Lucterios a écrit Peut-être, mais le christianisme est le seul à reconnaître les erreurs qui ont été commises en son nom
Certaines, oui, mais toutes?
Lucterios a écrit Pour le reste, il ne faut pas juger les faits passés à l'aune d'aujourd'hui : c'est une grave erreur historique ! Au XIe siècle, la croisade apparaissait comme légitime, alors que les Sarrazins interdisaient la libre circulation des chrétiens et leur pélerinage sur le tombeau du Christ.
Le problème subsiste aujourd'hui, mais actuellement, ce sont les Juifs Israëliens qui interdisent l'accès aux lieux sacrés aux Musulmans. C'est un problème insoluble et qui perdurera aussi longtemps que la religion existera, ce territoire étant le berceau des 3 religions, juive, musulmane et christianique. Persuadé que leur religion (Judaisme, Islam ou Christianisme) détient l'unique vérité, les gens se sont entretués pour défendre leur foi, dans le passé, et continueront dans le futur.
XI -XII siècle :
La surpopulation de l'Occident aidant, l'Église appelle aux croisades. Le premier appel est lancé en 1095. En 1099 Jérusalem est "libérée" : Lorsque les troupes croisées entrent dans la ville, le gouverneur musulman se rend contre la promesse que la population civile sera épargnée. L'ensemble de la population (qui comprend essentiellement des juifs et des musulmans) est passé par les armes dans les heures qui suivent, les croisés violent femmes et enfants avant de les égorger ou de leur ouvrir le ventre. On estime à 70 000 le nombre de civils massacrés. "Tout ce qui respire" dans la ville a été tué, reportent avec fierté les commandants des croisés.
Drôle de vision de Paix et d'Amour
Lucterios a écrit Quant à l'Inquisition, elle fait frémir aujourd'hui, mais dans une société obsédée par le salut de ses ouailles, la fin justifiait les moyens.
C'est bien là pour moi le danger d'une religion dans un peuple fanatisé et maintenu dans l'obscurantisme. Avec le recul qui nous est permis aujourd'hui, pourrait-on accepter de telles pratiques pour préserver la Foi?
Mais on peut parler de l'actualité récente:
1994 - Assistance aux génocidaires du Rwanda
On estime à 800 000 le nombre de Tutsi et Hutus modérés massacrés par les partisans du parti Hutu Power dès avril 1994. Certains religieux participent aux massacres. En juillet, les troupes du FRP Front Populaire pour le Rwanda (Tutsi) entrent à Kigali et mettent fin au massacre. Les génocidaires fuient en masse vers les pays voisins.
L'Église catholique met en place un vaste réseau pour permettre à ses membres qui ont participé au génocide de retrouver des cieux plus cléments et d'échapper à la justice internationale. L'affaire ne deviendra publique qu'en avril 2001, lorsque l'Europe, stupéfiée, découvre sur ses écrans de télévision deux religieuses Rwandaises accusées de participation à un génocide devant un tribunal belge. Sœur Gertrude (Consolata Mukangango) et sœur Kisito (Julienne Mukabutera) étaient en avril 1994 respectivement Mère supérieure et Intendante lorsque des centaines de réfugiés sont massacrés et en partie brûlés vifs. Les deux sœurs ont livré les réfugiés cachés dans leur couvent de Sovu, et apporté elles-mêmes des bidons d'essence puis enflammé le hangar plein de réfugiés. Dès août 1994, l'Église catholique donne refuge aux deux sœurs dans un couvent au Sud de la Belgique. Le public européen découvre avec stupéfaction que le cas des deux sœurs n'est pas isolé. En Belgique, mais aussi dans d'autres pays européens, l'on trouve maints prêtres et religieux accusés de participation au génocide qui coulent des jours paisibles loin des tribunaux Rwandais et internationaux, grâce à l'aide de Église catholique. Par exemple, l'abbé Emmanuel Rukondo, prêtre officiant dans la paisible paroisse de Granges-Canal à Genève, l'abbé Martin Kabalira qui officie aujourd'hui à Saint-Béa près de Luchon (Haute-Garonne). Source : "Le Point" 20 Avril 2001
Ou ça:
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-637985,0.html

Tout cela tient à la nature humaine, Orésias, pas à ce que tu appelles si triomphalement "l'obscurantisme", comme si tu bataillais tel un nouveau Voltaire... Les Lumières n'ont rien fait de mieux pour l'homme sinon que d'aboutir aux horreurs du colonialisme et à l'apocalypse nucléaire d'Hiroshima. Je ne peux pas croire qu'une vision coupée de la transcendance soit bonne. Il existe certes une morale sans Dieu, mais c'est une morale bâtarde, un peu comme la philosophie de Michel Onfray...
Pour le reste, Orésias détourne mes propos. Je n'ai jamais défendu ni nié les horreurs des croisades ou de l'Inquisition, j'ai essayé de les replacer dans leur contexte historique, mais je crois que cette notion, à une époque où la culture est journalistique et superficielle, est imperméable à la mentalité contemporaine. On imagine comment on aurait réagi il y a 1000 ans avec nos yeux actuels. C'est complètement absurde ! Déjà pour ce qui s'est passé il y a 60 ans, on se plante, mais pour tout ce qui concerne le Moyen-Age...
Quant au Rwanda, je sais que l'attitude de certains prêtres ou religieux a été douteuse dans l'affaire, mais doit-on condamner l'église catholique en entier, sous prétexte qu'il y a des brebis galeuse ? Pourquoi ne pas parler des prêtres pédophiles tant que tu y es ?
Non, je dois l'avouer, je suis un peu déçu. J'essaie de lancer un sujet de théologie abstraite et je suis obligé de toujours faire des cours sur des vieilles lunes style "Inquisition", "croisades", au lieu de m'interroger sur le mystère de la relation entre le Fils et le Père... C'est démoralisant. On sait que l'Eglise a fait des erreurs. Mais je parlais du christianisme, les gens qui suivent le Christ, pas de l'Eglise en tant qu'institution. Pour cela il y a tous les sujets sur le Pape qui ont proliféré ces derniers temps !
-Edité le: Samedi 14 mai 2005 à 17:17 par Lucterios-
Le mystère de la relation entre le Fils et le Père ???
Un des jeunes prêtres que je connais parlait, juste avant son ordination sacerdotale, de la Trinité, et la décrivait (en simplifiant de ma part) comme ceci : L'Esprit, c'est le Baiser entre le Père et le Fils.
Joli, non ? (je laisse sans autre commentaire, histoire de voir vos réactions, s'il y en a ! 
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
tres poetique en tous cas!

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