Aimez vous la physique?
Etes vous physicien(ne)? Alors comment fait-on pour le devenir, est-ce que le métier de YOKO est un métier qui a encore de l'avenir (ingénieur en électronique) ???
Un coup de foudre dont je garde des brulures,
telles des blessures qui ne se referment pas...
Mais sais-tu au moins à quel point je t'aime?
Bonjour Hiromi
Et félicitations pour ton initiative!
Hiromi a écrit Aimez vous la physique?
Moi? Oui! J'en mange!
Etes vous physicien(ne)?
Euh... je crois que oui.
Alors comment fait-on pour le devenir
Bin... je dirais qu'il y a au moins deux conditions : 1) aimer ça et 2) l'étudier. La première étant beaucoup plus importante que la deuxième.
En effet, on DEVIENT physicien, on ne fait pas qu'apprendre la physique. il ne suffit pas d'apprendre, ni de savoir, ni de comprendre : pour "être" physicien, on doit "connaître".
Quelle est la différence entre ces mots? En les écrivant juste un tout petit peu différemment, ça devient clair.
Apprendre veut dire "aller prendre" : ap-prendre. Comme dans ap-porter : aller porter. Bref, ap-prendre, aller prendre, aller chercher ce qu'on veut savoir. Évidemment, si on "va prendre" quelque chose, c'est qu'on le veut. Donc, la curiosité est un talent nécessaire pour devenir physicien(ne). Évidemment, on n'est pas curieux sur tout : quelqu'un qui est curieux de savoir comment on bâtit une maison ne sera pas nécessairement curieux de savoir pourquoi les étoiles brillent. On est curieux surtout sur ce qui nous fascine et sur ce qu'on aime. Donc, être fasciné par cet aspect de la Nature qu'étudie la physique et l'aimer est un talent très très utile pour devenir physicien(ne). Je ne dis pas ici que "IL FAUT" aimer ces choses : l'amour ne se commande pas et, essayer de commander d'aimer quelque chose est une excellente façon de le faire haïr. Dire que "IL FAUT" aimer la physique serait comme dire qu'il faut devenir physicien, ce qui serait un peu débile! Les talents de chacun sont différents et complémentaires, et c'est tellement bien ainsi! Je dis seulement que, pour "devenir" physicien, là il faut aimer la Nature, l'admirer, vouloir la comprendre autant que notre si petite intelligence le peut. Tout comme, pour devenir un bon musicien, il faut aimer la musique, quoi! Bref, pour devenir physicien, il faut désirer "ap-prendre" la physique : aller la prendre. Bien sûr, si je veux aller chercher du lait, j'irai à l'épicerie ; si je veux aller chercher une compréhension de la Nature, j'irai aux études. Et là (et pas avant) on peut écrire "apprendre" en un mot.
Mais pas besoin d'attendre d'être à l'université pour apprendre : tu peux ap-prendre (aller prendre) des connaissances à la bibliothèque municipale, dans des revues, dans des sociétés d'astronomie (la plupart des villes en ont une), en demandant à des profs à l'école, etc. Bref, quand on désire quelque chose, si on l'aime, t'inquiète pas : on trouve les moyens d'aller le chercher! 
"Savoir" veut dire "avoir à soi" : s'avoir (avec l'apostrophe). Comme dans "s'approprier" (devenir propriétaire de quelque chose). S pour soi, puis avoir : s'avoir : avoir à soi. Donc posséder la physique, la faire sienne. Y tenir comme si elle nous appartenait. Qu'elle soit précieuse pour nous. C'est ce que veut dire s'avoir. Quand on aime quelque chose, on y tient. Comme quelqu'un qui aime la musique est porté à chantonner en faisant autre chose, quelqu'un qui aime la physique est porté à regarder, à se pencher ou s'étirer pour voir pousser un bourgeon, mettre une mitaine froide et recueillir un flocon de neige pour le regarder de près (en prenant soin de ne pas souffler dessus) et ainsi de suite. De sorte que quelqu'un qui a vraiment la vocation de physicien n'est pas quelqu'un qui regarde le trottoir en marchant sur la rue (à moins qu'il y ait quelque chose d'intéressant sur le trottoir) : il ou elle regarde tout autour, toujours à l'affût, trouvant toujours quelque chose qu'il ou elle n'a pas vu sur une rue où il ou elle passe pour la centième fois. Tantôt c'est l'éclairage qui est différent, ou la forme des nuages, ou les feuilles des arbres sont à l'envers aujourd'hui... La physique te rentre graduellement dedans. Bien sûr tu ne comprendra pas tout!!! Et là tu chercheras dans des livres pourquoi les nuages ont cette forme, pourquoi les feuilles sont à l'envers et ainsi de suite. Ce qui te mènera encore à l'étude. Ainsi, ton s'avoir augmentera de jour en jour et, si on en croit des vieux physiciens, même à un âge avancé. Et, comme ça, l'étude ne sera jamais un fardeau : ce sera une passion!
"Comprendre" n'est pas "savoir". La plupart des inventeurs et découvreurs ont inventé et découvert des choses qu'ils ont compris souvent en un éclair, un moment délicieux où, tout à coup, ce qu'on sait fait sens, s'unifie, devient un tout vivant au lieu d'être un tas de connaissances accumulées. Bien sûr, avant que ces connaissances soient comprises, il faut des connaissances! Com-prendre, du latin "cum" qui veut dire "ensemble", et "prendre" : "prendre ensemble". "Savoir", c'est avoir "DES" connaissances sur un sujet ; "comprendre" c'est avoir "UNE" connaissance sur un sujet. Quand, dans "L'ange de Noël" (dans l'album "Aventures électroniques"), Yoko répare un amplificateur électronique, elle "sait", bien sûr, ce qu'est un transistor, une résistance, un fil etc. ; mais elle "comprend" que ces pièces forment un tout et c'est seulement dans ce tout qu'elle "comprend" à quoi chaque pièce sert. Et ainsi, elle peut le réparer facilement. Ceci est vrai peu importe que la branche de la physique qui t'intéresse soit l'électronique, l'aérodynamique (l'aviation), la fluidique (l'étude des fluides comme l'eau), la Relativité (l'étude des relations entre les choses, l'espace et le temps), la physique quantique (l'étude des quantité élémentaires d'énergie, de matière, d'espace et de temps), l'astronomie etc. etc. etc. C'est vaste, la physique!
Et, pour comprendre, savoir ne suffit JAMAIS!!! La compréhension nous vient souvent en un dixième de seconde, en un flash, mais ce flash est l'enfant d'heures et d'heures, et parfois de mois de méditation interne, de ressasser dans sa tête nos connaissances à la recherche de ce qui les unifie, de ce qui les com-prend (les fait prendre ensemble). Mais aussi, la voie royale pour que nos connaissances com-prennent est de TOUCHER, REGARDER les choses. Jouer avec. Agir, les combiner, tester... Ne pas se limiter aux livres mais voir, regarder attentivement, la vraie chose quoi! On comprend autant avec notre corps (nos mains, nos yeux, nos oreilles, notre fatigue, nos élans) qu'avec notre tête, et on n'y apprend pas les même choses. Si tu regardes des "petites fleurs" (hihihi) dans un livre, ce n'est pas du tout la même compréhension que si tu sors et tu vas voir et toucher et sentir des petites fleurs. Et, ce qui est merveilleux, c'est que ces deux façons de comprendre se complètent merveilleusement.
Alors là, quand tu as ap-pris, que tu as du s'avoir, et que tes connaissances ont com-pris, alors tu conais. Euh... j'ai fait une faute d'orthographe? Ce n'est pas comme ça que "conais" s'écrit? Bien regarde ceci : co-naître : de "co" : avec, et de "naître". Cet amour de la Nature nous fait renaître. Graduellement, tu n'es plus la même Hiromi : tu changes, une nouvelle Hiromi "naît avec" la physique. Graduellement, tu n'es plus Française (ou Suisse, ou Belge, ou Canadienne) mais citoyenne du monde, tu ne demeures plus à Paris (ou à Berne, ou Bruxelles ou Montréal) mais tu sens vraiment que tu habites un grand Univers fantastique! Et tu ne parles plus de la même façon. Écoute parler, à la télévison, un chanteur populaire, une actrice célèbre, un prêtre, un sportif, puis écoute une conférence de Hubert Reeves : tu verras tout de suite que chacun a son langage et qu'on reconnaît qu'il vient bien de son domaine d'activités. C'est ça, Hiromi, vraiment connaître. Co-naître. Et là, là, tu est vraiment devenue physicienne! Est-ce que ça répond à ta question?
est-ce que le métier de YOKO est un métier qui a encore de l'avenir (ingénieur en électronique) ???
Et comment!!! Bien sûr, ce métier change. Comme celui de pilote d'avion quoi : les avions modernes, supersoniques et équipés de tout plein de bidules électroniques, ne se pilotent plus comme les premiers biplans de toile avec un cockpit ouvert! Semblablement, réparer un amplificateur comme Yoko le fait dans "L'ange de Noël" ne se fait plus comme ça aujourd'hui (mais se faisait comme ça quand Roger l'a écrit). Le métier change mais, crois-moi, ce n'est pas demain la veille qu'on n'aura plus besoin d'ingénieurs en électronique!!!
Voilou voili voilà. J'espère avoir un peu répondu à tes questions Hiromi. Tu auras probablement remarqué que je n'ai pas parlé d'université ni d'intelligence. Ce n'est pas parce que j'ai oublié (comme tu vois!).
L'université d'abord. Oui, pour faire profession en physique, un diplôme universitaire est presque toujours requis (mais pas toujours). Mais, si on s'est bien suivis jusqu'ici, c'est inutile d'en parler. Quand tu as faim, est-il nécessaire qu'on t'explique où est le frigo? T'inquiète : tu finiras bien par le trouver!
Semblablement, quand tu auras faim d'apprendre, et de savoir, et de comprendre pour co-naître, l'univ, tu finiras bien par la trouver!!!
L'intelligence? Pour tout dire, on a un peu gonflé la chose! Oui, il faut une certaine intelligence pour comprendre la physique. Sans vouloir médire d'eux, je serais très surpris si un des chats de Cherrydean recevait un prix Nobel en physique... Mais je dirais plutôt "une intelligence certaine". Et ce n'est pas la même chose. Je sais que mon post est déjà très long, mais permets-moi de le terminer en te racontant une histoire amusante à ce sujet, d'autant plus amusante que c'est une histoire vécue!
Il était une fois (puisque les histoires doivent commencer ainsi paraît-il) un jeune homme. Très jeune, de fait : il avait six ans. Six ans juste : c'était son sixième anniversaire. Un oncle lui a fait un cadeau : une boussole. Ce jouet le fascina tellement qu'il s'en souviendra toute sa vie. Il écrivait, cinquante ans plus tard
Je fus fasciné de voir que la petite aiguille revenait toujours à la même direction! Si je la tournais, elle tournait aussi, mais revenait et pointait à nouveau vers le Nord. Pendant des mois j'ai joué avec ce jouet, cherchant à comprendre. Et ce jouet m'a appris une chose qui devait marquer toute ma vie. C'est qu'il existe, tout autour de nous, des forces, des entités, des "choses" de la Nature qu'on ne voit pas. Et que c'est justement ces "choses" et ces "forces" qui relient les êtres et les choses ensemble, comme elles reliaient cette petite aiguille au champ magnétique de la Terre. C'était fascinant! Quand je jouais avec ma boussole, je ne me sentais plus dans notre maison, mais relié, par ces forces invisibles, à tout l'Univers."
Comme tu vois, il était déjà en train de devenir physicien, de co-naître.
Puis il alla à l'école, comme nous tous. Et là, une autre chose le fascina : la géométrie (l'étude des surfaces et des solides). Dans l'étude de la géométrie, on part de quelque chose de très simple, comme "Qu'est-ce qu'un point?". Puis, à partir de ce qu'on comprend, on pousse les choses un peu plus loin : "Qu'est-ce qu'une ligne? C'est le chemin que trace un point qui se déplace". Et ainsi de suite et ainsi de suite loooongtemps. De petit pas en petit pas, on finit par en trouver des choses! Et c'est toujours de petit pas en petit pas : on part toujours de quelque chose qu'on connaît et on en déduit (on trouve par raisonnement) une chose évidente. Puis une autre. Et ainsi de suite. Pour éviter de se tromper, on doit prouver l'évidence de chaque pas qu'on fait. Cette preuve s'appelle un "théorème". Et c'est ça, ce cheminement de l'évident à l'inconnu, du simple au très complexe, la deuxième chose qui fascina notre jeune homme. Il écrivit à ce sujet
L'étude des théorèmes fut pour moi une révélation. À partir des idées les plus simples, et toujours par des pas évidents, un pas à la fois, on parvient à expliquer de façon claire ce qui ne l'était pas, le plus compliqué devient simple.
Ces deux points : la boussole et les théorèmes, seront les piliers de sa vie. À partir de ces deux découvertes si simples, il développa une CERTITUDE qu'une nature commune, qu'un lien, lie tout ce qui existe. Que des lois simples, unifiées (com-prises quoi ; prises ensemble) régissent, dirigent tout ce qui existe.
Tu auras compris que ce jeune homme était épris de physique! Alors il voulut aller à l'université. Plus exactement, à une école polytechnique. Là, on lui fit passer des tests d'intelligence car, comme tout le monde le sait, il faut être "très très intelligent" pour comprendre la physique, n'est-ce pas? Puis, ayant analysé les résultats de ses tests, l'institut lui déclara
Nous regrettons, mais vos tests montrent sans l'ombre d'un doute que vous n'avez pas l'intelligence nécessaire pour pouvoir comprendre la physique moderne.
Il fut donc refusé. Il se chercha un travail dans un bureau pour vivre. Il fut embauché dans un bureau de brevets où son travail consistait à voir si une demande de brevet ne ressemblait pas trop à une autre qui avait déjà été acceptée. Ceci lui laissait beaucoup de temps libres. Et, quand une passion nous habite, elle nous dévore! Il passait donc ses temps libres à apprendre et à essayer d'unifier les connaissances qu'il avait apprises. À les com-prendre, quoi! Et sur quelle base cherchait-il à les unifier? Sur cette CERTITUDE qu'il avait depuis l'enfance que TOUT est unifié, régi par les mêmes lois, que dans la Nature règne un intelligence, une unité et que tous les êtres y sont reliés et que tout ce que nous percevons doit être compris relativement à ça. Là-dessus, il n'était même pas capable d'avoir le moindre doute! Certitude : tu commences peut-être à comprendre ce que je veux dire par "une intelligence certaine"...
Pour corriger ses possibles erreurs de raisonnements, pour apprendre ce qu'on lui avait interdit en lui refusant l'entrée à l'université, il écrivait à des savants reconnus de son temps. Et il mettait des heures à essayer de comprendre leurs réponses. De sorte que, lorsqu'il se présenta à nouveau à l'université, il fut accepté.
Tu l'auras peut-être deviné, cet homme qui "n'avait pas l'intelligence nécessaire pour comprendre la physique", c'est...
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(Copyrights : cette photo est du domaine public, tel que spécifié sur cette page.)
Edité Vendredi 9 mai 2008 :09:10 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Ouh ! Petite Fleur dis moi, tu es en forme ! Quelle science ! Quel esprit de synthèse ! Quelle démonstration ! Je suis admiratif ! Tu expliques bien ! On sent dans ton discours une longue expérience et un grand goût pour l'éducation et la vulgarisation ; tu dois être proche des enfants, je me trompe ?!
Pour répondre à ta question Hiromi, oui ingénieur en électronique est une profession qui a encore beaucoup d'avenir ! Il faut bien des gens pour fabriquer les ordinateurs, écrans plats, téléphones portables et autres appareils électroniques modernes !
Le métier a beaucoup changé depuis l'époque où Yoko l'a appris (dans les années 70) du fait de la généralisation de l'informatique : l'électronique analogique (domaine que je trouve personnellement le plus passionnant) perd du terrain par rapport à l'électronique numérique, mais c'est dans les deux cas un ingénieur en électronique qui se charge du boulot ! Les ingénieurs en électronique sont même désormais de plus en plus souvent également informaticien : autrefois l'électronicien se chargeait de concevoir les systèmes avec des résistances, des transistors etc, et l'informaticien de programmer les systèmes qui pouvaient l'être. Désormais la majorité des systèmes un tant soit peu évolués doit être programmée (est-ce réellement un bienfait? la question peut être posée...) et il est au fil du temps devenu indispensable à l'électronicien de savoir lui aussi programmer (au moins les bases) pour ne pas être confronté au problème récurent : j'ai fait mon schéma, j'ai monté mes composants, mais je peux pas tester si ca marche et corriger mes erreurs puisque tel ou tel composant doit etre programmé avec un logiciel que je ne sais pas écrire... Je suis jeune diplômé d'électronique depuis l'année dernière mais j'ai également le droit de porter le titre d'informaticien (même si ce domaine ne me passionne pas beaucoup !), et je ne connais pas d'école d'ingénieur en électronique qui n'offre plus cette double compétence...
On peut d'ailleurs s'appercevoir que Yoko a suivi la même évolution : dans le trio de l'étrange elle est jeune ingénieur en électronique et répare un amplificateur dans Aventures électroniques, tandis qu'elle a rangé son fer a souder dans le 7ème code pour programmer un logiciel d'échecs !
Pour la petite histoire, il existe souvent (en France en tout cas) une certaine fierté de "corporation" bon enfant entre les étudiants électroniciens spécialisés en électronique et ceux spécialisés en informatique (on a toujours une prédominance !) : on ne mélange pas les "torchons" et les "serviettes", et les étudiants spécialisés en électronique (surtout analogique) sont, vous en conviendrez, bien évidemment les meilleurs !
Edité Vendredi 9 mai 2008 :01:25 par Rom
Le moral, c'est comme les chaussettes : ça se remonte!
Ce que tu as écrit, Petite Fleur, c'est génialement limpide ! Tant pour les grands que pour les enfants qui te seront reconnaissants, soit en certain ! Tu as pu rendre compréhensible par tous ce qui est normalement abscons pour les non initiés ! C'est là, vraiment la patte d'un grand pédagogue ! Merci au nom de tous ... 

"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Un grand merci à petite fleur pour cette réponse si claire et complète!!!
J'ai vraiment tout compris et facilemtn en plus de ça!
; )
Respect!
^_^
Merci aussi à Rom pour cette confrmation positive de la continuation du métier de Yoko!
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Je trouve dommage que les prof du collège nous présente la physique sous une forme aussi ennuiante!!!
Tu m'a redonné le goût!
Mais mon père m'a toujours dis que ce serait plus interressant au lycée.
Alors si c'est comme ça je ferait un bac S!!!
Je sais, vous allez dire que je parle toujours du bahut mais vous savez; quand on a mon âge et que l'on est assis 7 h de suite à écouter du blablatage de prof souvent lassant mais parfois si interressant, quand même!!! ^_^
On ne connaît pas, pour expliquer, d'autre mots que ceux qui vinnet du collège!
Edité Vendredi 9 mai 2008 :17:42 par Hiromi
Un coup de foudre dont je garde des brulures,
telles des blessures qui ne se referment pas...
Mais sais-tu au moins à quel point je t'aime?
Alors à mon tour de te poser des questions Hiromi.
Aimes-tu la physique?
Envisages-tu devenir physicienne?
Si oui, y a t-il un branche qui t'intéresse plus que les autres?

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
En fait, j'ai complété mon message pendant que tu écrivais le tiens; mais on ne pouvais bien sûr pas le deviner!!!
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Bien sûr que j'aime la physique, sinon je n'aurais pas mis ce sujet ^_^ !
J'envisage effectivement de devenir physicienne ou bien encore chirugienne.
Edité Vendredi 9 mai 2008 :17:51 par Hiromi
Un coup de foudre dont je garde des brulures,
telles des blessures qui ne se referment pas...
Mais sais-tu au moins à quel point je t'aime?
Effectivement, nos posts se sont croisés.
Merci de répondre à ma première question Hiromi. Mais les deux autres?

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Ce qui m'interresse le plus ce sont les atomes, les molécules...J'ai demandeé à mon père comment ça s'appelait exactement et il m'a répondu que ça s'appellais la physique de la matière, il m' aussi parlé de physique quantique mais je n'y ai rien compris car il est quand même loin d'expliquer aussi bien que toi!!!
Hiromi
Edité Vendredi 9 mai 2008 :17:57 par Hiromi
Un coup de foudre dont je garde des brulures,
telles des blessures qui ne se referment pas...
Mais sais-tu au moins à quel point je t'aime?
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Ici, Hiromi, tu touches à plusieurs domaines sans le savoir. En effet, la physique est un sujet tellement vaste que les spécialisations ont des sous-spécialisations qui...
Ce qui me rappelle une blague au sujet des grandes entreprises de recherche. Pour faire de la recherche, elles doivent forcément employer des savants et pour demeurer concurrentielles, ces savants doivent être à la pointe des connaissances actuelles. Alors ces savants doivent connaître leur sujet de plus en plus en profondeur, et donc, par manque de temps, doivent se spécialiser dans un domaine de plus en plus étroit, sachant de plus en plus sur de moins en moins. Jusqu'à ce qu'ils en viennent à savoir absolument tout sur absolument rien.
Par contre, les vendeurs ne peuvent pas se spécialiser comme ça, ayant à présenter des produits très variés aux clients. Ils doivent donc apprendre de moins en moins sur de plus en plus de choses, jusqu'à ce qu'ils sachent absolument rien sur absolument tout.
Bon, pour revenir aux atomes, molécules et physique quantique. Concernant les atomes, c'est la physique... mais tu l'auras deviné : atomique! lol. Les atomes comprennent un noyau et des électrons qui tournent autour.
Là déjà, on se spécialise en physique nucléaire (pour le noyau) et électronique. Avant d'aller plus profondément dans l'atome, pour les molécules, il y a la fluidique pour les fluides comme l'air et autres gaz (l'aérodynamique en fait partie) et les liquides, la mécanique (enfin, une partie de la mécanique), la physique des solides et la thermodynamique (la chaleur). Quand les molécules commencent à se combiner entre elles, ça devient la chimie. À la frontière, il y a la chimie physique.
Pour revenir aux atomes (la physique atomique quoi), le noyau, à son tour, est fait de particules (neutrons et protons) et d'une force qui les relie ensemble, appelée "force faible". Cette "force faible" s'exprime à son tour en particules (les bosons W).
Ici, on entre dans la physique des particules. La physique des particules nous enseigne qu'à leur tour, les protons et les neutrons sont faits de particules encore plus petites appelées quarks. Et que les quarks sont reliés par la "force forte" qui s'exprime par les "gluons".
Les électrons, eux, ne semblent pas contenir de paticules plus petites, mais interagissent entre eux par la force électromagnétique qui, elle aussi, s'exprime par une particule, les photons. (Bin oui : la lumière!)
Euh... t'as pas à apprendre tout ça par coeur! 
Bon. Ça a l'air terriblement compliqué tout ça, non? Bien des gens le pensent et c'est pour ça qu'ils croient qu'il faut être "très très intelligent" pour apprendre la physique. Pour seulement l'apprendre, oui. Mais la comprendre est beaucoup plus facile : n'être pas plus intelligent qu'Einstein suffit 1
(si tu le veux ,je te parlerai une autre fois de ce qui a fait le véritable génie d'Einstein.)
Mais je dois quitter. Je vais te revenir sur la physique quantique et là, tu verras qu'au fond, c'est beaucoup moins compliqué qu'il n'y paraît.
A+
Edité Vendredi 9 mai 2008 :18:43 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
A propos des cours ennuyeux au collège...
C'est un peu normal, en fait, il faut commencer par poser les bases de ce que tu feras au lycée. On apprend d'abord des choses simples, et ça évitera de tout faire exploser en entrant dans les laboratoires de travaux pratique du lycée 
Comme en mathématique, on commence par apprendre les tables d'additions, puis de multiplications (et je peux te dire qu'on a eu beaucoup de mal à me les faire avaler, celles-là), c'est ennuyeux, tous ces chiffres, mais ça permet de faire des mathématiques plus compliquées après, et ça devient peut-être intéressant (j'ai crulire que tu n'aimais pas trop les mathématiques). Sans mathématiques, par contre, on ne peut pas faire de physique. Il ne faut pas voir les maths pour ce qu'ils sont eux-même (un tas de chiffres, en gros), mais comme un outil qui permet de faire plein d'autres choses, comprendre les atomes, construire des maisons avec des murs droits et qui tiennent debout, et tout ça.
Si tu t'ennuies en cours de physique, je pense que ça veut dire que ça t'intéresse déjà, que tu as envie de voir plus loin que ce que le prof raconte
Mais ce n'est pas grave, d'abord il y a plein d'autres solutions pour apprendre et découvrir, ce n'est peut-être pas la peine d'attendre d'arriver au lycée pour s'y mettre.
Tu ne t'en rend peut-être pas compte (ce n'est pas facie de prendre du recul), mais ce qu'on t'apprend au collège sera très important pour la suite. D'abord, il y a la façon de réfléchir. On t'apprend qu'en mathématiques, pour prouver quelque chose en géométrie, il ne suffit pas de dire que "ça se voit sur le dessin", il y a des règles à respecter, ça a l'air compliqué, mais c'est ça qui permet d'être (presque) sur de ne pas se tromper. En physique, il y a aussi une méthode de travail, une façon de procéder. On commence par avoir une idée ("Et si ..."), ensuite on cherche une expérience pour vérifier, et enfin, on regarde les résultats, et on décide si l'idée de départ était la bonne ou pas. Et on peut avoir d'autres idées, et recommencer
.
Si on fait le contraire (les expériences avant d'avoir les idées), on risque de se tromper, parce que quand on pense avoir la bonne idée, on ne fait plus rien pour vérifier.
Voilà, ce qu'il faut retirer des cours du collège en physique, je pense, en plus des quelques notions à connaitre, un peu d'électricité, un peu de mécanique (les forces, le poids), et je crois que c'est tout (mais ça fait déjà... ouah, déjà 5 ans que je suis sorti du collège !).
A partir de tout ça, tu pourras au lycée enfiler ta blouse blanche de physicien et faire plein d'expériences 
J'essaierai de passer régulièrement ici, au moins pendant les vacances... je ne sais pas si j'aurais beaucoup de temps... mais je pense que d'autres seront là pour répondre à tes questions, si tu ne as 
Tu as peut être mieux à faire que de la physique pendant l'été aussi :p
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Maintenant, à propos du métier d'ingénieur électronicien :
Comme on l'a déjà dit, le métier change beaucoup. Moi, je suis sorti du lycée et j'ai fait une formation en informatique, pendant 2 ans. Maintenant, je suis informaticien (c'est logique). Bon, l'informaticien programme des ordinateurs (jusque là tout le monde suit). Mais ce qu'il faut savoir, c'est qu'il y a beaucoup d'autres machines à part les ordinateurs, qui ont besoin d'être programmées. Par exemple, un vaisseau spatial, un lecteur de dvd, en fait, tous ces engins qu'on essaie de rendre un peu "intelligents" et dont finalement les gens pensent qu'ils sont complètement stupides et n'en font qu'à leur tête.
Et bien, tant que es gens penseront ça, il y aura du travail pour les informaticiens et les électroniciens.
En gros, là dedans, il y a du matériel, des uces électroniques et divers autres composants branchés ensembles pour faire quelque chose de bien précis. LA connexion entre ces composants, c'est l'électronicien qui s'en occupe. Depuis 20 ans, on fait des composants qui sont de plus en plus compliqués, avec plein de choses dedans et qui peuvent servir à plein d'endroits différents (un grille pain, ou un vaisseau spatial). Mais, il faut programmer ces puces pour leur dire ce qu'elles doivent faire. Et là, c'est de l'informaticien qu'on a besoin. Alors, ça fait des puces plus compliquées, pas forcément aussi efficaces que si un électronicien avait tout fait lui-mêmen, mais, comme elles sont toutes pareilles, elles coûtent moins cher à fabriquer.
Alors, l'électronicien doit comprendre ce que veut faire l'informaticien avec sa puce, et l'informaticien doit comprendre comment l'électronicien a branché la puce pour écrire le programme qui va avec. Il me semble qu'après s'être séparées il y a plus de 30 ans lors de l'apparition des premières puces intelligentes, l'informatique et l'électronique vont se rapprocher de plus en plus, et bientot les électroniciens seront tous aussi informaticiens, et inversement.
Ah oui, pour construire un ordinateur, il faut un électronicien pour relier les puces... c'est un travail à part entière, l'informaticien est incapable de le faire, et donc on a besoin des électroniciens, même dans les ordinateurs les plus modernes et les plus compliqués.
Pour construire une maison, tu as beau avoir le meilleur électricien du monde, si tu n'as pas de murs pour mettre ses fils dedans, ça va pas aller loin. Et bien si tu n'as pas de circuit électronique, l'informaticien ne programmera pas grand chose non plus 
Voilà, j'espère ne pas trop avoir embrouillé tout le monde avec mes histoires ... 
"Qui a un pied dans la barque et l'autre dans le canoë tobera à l'eau."
proverbe tuscarora
Bonjour PulkoMandi
On ne la voit plus Hiromi...
Oui tu as raison, les métiers d'électronicien et d'informaticien s'interpénètrent de plus en plus.
Cela me donne quelques difficultés car, étant plus physicien qu'électronicien, j'ai limité ma connaissance de la programmation à ce qu'il y a de plus "basique" : Basic, Assembler, C++ et mon préféré : Forth (que je ne connais même pas bien hélas!). Et il m'arrive de programmer en binaire...!
Cependant, cela ne me nuit pas beaucoup parce que je ne me situe pas à la limite entre l'électronique et l'informatique, mais surtout à la limite entre la physique et l'électronique. Pour moi, l'électronique est encore surtout la connaissance de l'électron. Car le métier d'électronicien n'est pas seulement comme tu décris "de faire les connexions entre les puces", mais il faut bien les concevoir ces puces, non?
À la limite de la performance, les puces ne sont pas encore programmables. Pour plusieurs raisons. D'abord, essaie de programmer des circuits analogiques... Puis, les circuits programmables sont nécessairement lents en comparaison des circuits logiques. Le plus rapide des microprocesseurs ou des circuits de traitement numérique doit, pour faire une simple multiplication, lire des instructions, les décoder, effectuer des additions avec décalage, puis stocker ces résultats dans des mémoires tampon. Avant même qu'un processeur ait le temps de lire ses instructions, un multiplicateur "hardware" a terminé sa multiplication! C'est pourquoi, dans les grands "number crunchers" (des ordinateurs dédiés aux calculs), quand le processeur voit qu'il doit multiplier deux nombres, il les envoie à un multiplicateur logique et, la prochaine instruction qu'il décode, c'est d'aller chercher le résultat à la sortie!
Puis il y a l'optronique qui avance. Ce n'est pas encore une réalité à la portée du marché domestique, mais déjà on a des amplificateurs qui amplifient des signaux lumineux ou séparent des signaux multiplexés sans passer par un intermédiaire électronique, grâce à l'optique non linéaire, aux EDFA (Erbyum-Doped Fiber Amplifiers), et autres fibres pompées et cristaux non linéaires. Ces applications sont déjà courantes pour la transmission des données comme dans l'Internet par exemple.
C'est intéressant de mettre ensemble ton point de vue et le mien : moi à un bout de l'électronique (l'interface physique-électronique) et toi à l'autre bout (l'interface électronique-informatique).
Question de goûts personnels : moi je me régale de l'infinie subtilité des phénomènes qu'on observe autour de l'électron. Ses propriétés quantiques nous forcent à entrevoir une "logique" tellement différente de celle qu'avaient développée les philosophes antiques et les physiciens classiques. Des phénomènes comme la dualité corpuscule-onde, des mouvements de groupe sans qu'aucune force ne soit mise en jeu ("l'illusion" de force donnée par les mouvements probabilistes), les particules intriquées si clairement définies dans les modèles mathématiques et pourtant hors de notre appréhension... C'est tout un monde mystérieux et fascinant qui s'offre à nous. On croirait être aux tout débuts d'une physique nouvelle! Et on l'est probablement.

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Tiens,un fil de discussions sur la physique !
Je ressors du CERN, plus précisément du centre de contrôle du Grand collisionneur de Hadrons, et autres expériences fort sympathiques, alors autant vous dire que je suis enchanté, même si ce n'est pas mon métier et que je m'y intéresse en simple amateur. J'ai eu la chance d'y participer à une réunion de travail, j'en ai plein les yeux et la tête.
...et forcément, cela m'a fait penser à toi, Yoko, et aux Vinéens. Rendez-vous compte, des engins de folie que seuls les Vinéens auraient pu imaginer prennent vie devant (sous) vous, créant des micro-univers instantanés, dans des conditions extrêmes. Le Cern, c'est l'endroit le plus froid de l'univers (le collisionneur est refroidi à 0.1 degrés Kelvin... même le vide insterstellaire est plus chaud,à 3°K), la machine la plus grande du monde (circonférence de 28km, tout de même), plus de 1000 aimants supraconducteurs dont chacun fait passer 10000 ampères (vous avez bien lu !), etc etc etc... Bref, pour quelqu'un qui aime la science (pas que fiction), c'est le must du must ! J'ai été enchanté de cette incursion dans le monde de l'infiniment grand et petit à la fois.
A mon avis, il doit y avoir quelques Vinéens qui travaillent au CERN, ne serait-ce que pour y avoir inventé tout cela. N'oublions pas que le Grand collisionneur de hadrons est enterré, c'est un signe (!) Peut-être s'agit-il d'un moyen de communication et de transport entre la Terre et Vinéa...
La personne qui nous a invité à cette réunion nous a promis que la prochaine fois on descendrait voir les installations et les systèmes de détection... que j'ai hâte !
Et entre temps, je finis de lire un livre sur l'informatique quantique, très intéressant... mais passez votre chemin si vous n'aimez pas les maths, il y en a plus de 100 pages bien denses
J'ai eu un moment de révulsion au début, mais après avoir resorti tous mes cours et mes vieux livres de maths, j'ai pu m'y plonger et apprendre tout plein de choses !
La physique... c'est passionnant !
Heuuu,oui.
Pour la visite du CERN c'est vrai que cela doit être passionnant.
Mais pour ton bouquin...dur dur.
Pour les Vinéens,tu as raison.
Cette plateforme pétrolière qui brûlait en mer du nord au large de l'Ecosse ( tiens tiens )
n'est pas un hasard.
Ils sont bien parmi nous
Que la force soit avec vous.....à jamais.
"Quand au bout de la nuit,j'entrevois la flamme d'une amitié,je vole m'y brûler les ailes"
(Yoko)
Pour l'incident sur la plateforme pétrolière, je ne sais pas, mais il est vrai que cela nous rappelle La Forge de Vulcain, que je viens de relire 
Et puisque l'on évoque le CERN et cette aventure, la méthode utilisée par les Vinéens pour véhiculer la lave dans des tuyaux à confinement magnétique est identique à celle utilisée par le CERN pour faire transiter les particules dans leur accélérateur !
Que de coïncidences, n'est-ce pas Mich ?!