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Poesies electroniques

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kroco poco
(@kroco-poco)
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Ah oui Zimmer, j'ai cette "calculatrice" chez moi, elle vient de mon grand père, mais j'ai jamais compris comme la faire fonctionner...


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Pour la machine Hewlett-Packard, je reconnais là l'engin familial, mon père s'était attiré une certaine attention en étant un des premiers, à son boulot, à acheter l'engin.

Du reste il s'en sert toujours, pour ses calculs arithmétiques les plus courants dans son bricolage d'heureux retraîté. Quand il en a eu la possibilité, il m'a refourgué le bidule qu'il avait eu après (le bazar Casio dont j'ai parlé), il a plus ou moins basardé tout le reste, et il est revenu à son vieil outil de travail. Faut dire que son âge importe peu pour faire le genre de choses qu'il fait avec, désormais...

Effectivement, par rapport aux "calculettes" désormais conventionnelles où l'on tape 3+2=, l'utilisation est différente, il faut mettre un terme de l'opération en mémoire et le rappeler à chaque fois.

Au lycée, j'étais allé plusieurs fois en cours avec, aussi, parce que la grosse Casio risquait de m'être interdite aux épreuves du baccalauréat parce qu'à l'époque, ils croyaient éviter les calculatrices assez puissantes pour permettre de la triche en limitant leur taille.

C'était il y a dix ans, et même à l'époque les profs de mathématiques étaient assez étonnés d'en voir une qui servait encore.

L'affichage sur la HP 65 se fait par des bidules lumineux derrière une sorte de vitre fûmée, ce sont des petits traits qui s'éclairent, j'ignore comment ça fonctionne mais j'invite Zimmer à me le révéler. Quand j'étais gosse, c'était un grand mystère pour moi parce que les machines à écran à cristaux liquides existaient déjà. Quand je regardais la chose j'avais l'impression que chaque chiffre était dans une sorte de petite ampoule individuelle et je m'imaginais que les sept petits traits composant les chiffres étaient allumés comme dans une lampe, par incandescence...

Actuellement, j'ai chez moi une autre calculatrice dite scientifique, qui me vient de ma mère cette fois, et qui, pfou, est moderne à côté: elle doit avoir 20 ans ou à peine plus. Bon, c'est ma plus récente, je croissmiley


Opération Sisyphe
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PulkoMandy
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En fait je parlais d'une version de la tortue qui se branchait sur un thomson et se programmait en logo...
On en parle ici: http://mo5.com/articles/lire.php?id=35
Cela dit c'est un gadget pas très répendu... elle se connectait à l'ordinateur par un port parallèle qui lui-même était en option (coûtant la moitié du prix de l'ordinateur lui-même...), donc personne n'en a voulu ...
Et ce n'est ni de l'acier ni du faux aluminium finalement, mais du plexiglas smiley


"Qui a un pied dans la barque et l'autre dans le canoë tobera à l'eau."
proverbe tuscarora


   
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Hallberg
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Diantre, je ne connaissais cette chose que pour en avoir apperçu une photo dans un communiqué triomphant, comme toujours, du ministère...

J'ignorais aussi qu'il existait un rassemblement de passionnés d'ordinateurs Thomson. À vrai-dire, pour quelqu'un comme moi, pour qui l'adjectif "vieux" a une très forte connotation positive, si j'étais un peu plus porté sur l'informatique, j'en serais probablement smiley
Faire de l'informatique sur instrument ancien, ça me rapprocherait de certaines de mes activités musicales... smiley


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Hallberg
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Je te remercie, même si je connaissais les deux principes, ignorant seulement de quand l'affichage par diodes datait, et ignorant aussi qu'on en proposait de ces dimensions-là, car à l'époque je n'avais vu de ces affichages que pour des tailles plus conséquentes. C'est la finesse qui, quand j'étais enfant, me faisait penser à un filament de lampe à incandescence, solution qu'avec le recul j'aurais trouvé beaucoup plus poétique, à l'image des postes de radio qui emploient des triodes au lieu de transistors...

Pour l'histoire de la limitation des calculatrices... Je n'étais pas malin, mais plutôt dépité car sans volonté de ruser. J'ai passé le baccalauréat en 95. À cette époque, il existait des machines de différents constructeurs, d'une taille similaire au dinosaure Casio, mais qui étaient capables, contrairement à celui-ci, de retenir pratiquement l'ensemble des cours de l'année dans une seule matière. Mon engin à moi avait plus de dix ans à ce moment-là, la plupart de mes collègues avaient des machines qui leur traçaient des courbes sur l'écran, et j'en passe. Mes compétences en matière de Basic se limitaient à programmer une opération pour éviter de la refaire à tous les coups si elle était répétitive. Certains avaient la possibilité de rentrer des dizaines de trucs dans des machines bien plus petites, et moi je risquais de me voir interdire une machine plus grosse, mais beaucoup moins capable de triche, car plus ancienne.
Pour un bachelier littéraire, même avec les mathématiques comme spécialité principale comme c'était mon cas, à ce niveau, on n'utilise jamais la puissance de calcul de ces machines à plein régime. Il y en a une des trois, je ne sais plus si c'était la Casio, la HP ou l'autre de chez Sharp, qui mettait une ou deux secondes à sortir un sinus, alors que des machines à l'époque le faisaient instantanément, mais c'est là la seule occasion de se rendre compte d'une différence. La seule chose qui était sensible, était que les engins modernes facilitaient la tâche de certains non seulement en mémorisant des informations en quantité, mais aussi en ayant un affichage plus ergonomique, à plusieurs lignes, admettant des calculs plus longs (avec la HP si l'on se trompe de touche et que l'on appuie sur plus au lieu de moins, on n'a pas trop l'occasion de le vérifier), et d'autre-part avec ce genre de bidule qui traçait des courbes, parfois même avec des couleurs, etc.

Personnellement, par une sorte de plaisir vicieux, je m'obstinais à n'utiliser que de vieux bazars... smiley


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Hallberg
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Rien à voir. Du reste je ne suis pas un inconditionnel de la musique sur instrument d'époque. J'estime que la connaissance et la pratique des instruments d'époque (enfin, de copies conformes le plus souvent) apporte des connaissances et des déblocages salutaires, mais ensuite j'estime qu'au moment de passer à la pratique, il faut avant tout se fier à son instinct, fût-il éduqué à une certaine réflexion historique.

Pour le reste, cette réaction est une réaction paradoxale de goût de la technique et de dégoût de la surconsommation.

Quand j'étais au lycée, même la très digne ( ? ) éducation publique se retrouvait en train de nous mettre en position de consommateurs vulgaires et volages, et par le pire moyen: susciter des envies d'achat chez des mineurs qui ensuite le demandaient à leurs parents. Même dans la publicité, on sait que c'est une méthode diaboliquement efficace.
D'année en année, apparaissaient les calculatrices scientifiques grand public? Vlan, l'année d'après, elle était recommandée aux élèves. Ensuite, les calculatrices programmables devenaient accessibles à tout-un-chacun? Vlan, fallait les acheter. Encore après, apparaissaient celles à grand écran qui traçaient des courbes? Et allez!
À une période, je ne sais pas si ça se fait encore, on allait jusqu'à recommander des modèles et agréer des fabricants... en se permettant d'en changer régulièrement...

Il y a chez moi un profond dégoût de cette consommation volage, de cette perte de l'idée du durable, de cette marche forcée de la technologie grand public créant une incitation constante à balancer ce qu'on a pour acheter un "tout dernier cri" qui change trop vite. Surtout quand, simultanément et peut-être en lien direct avec ça, les qualités matérielles d'un objet vont de plus en plus vers un jetable, vers une gadgetisation.
Un nouveau truc sort, dépéchez vous de l'acheter, vous serez ringard si vous ne l'avez pas... Rapidement, vos cassettes, vos cartes-mémoire, vos disques, ne seront plus compatibles avec les nouveaux appareils... J'ai environ 200 films en VHS dont je tiens à conserver les trois quarts parce qu'il s'agit de choses qui passent tous les vingt ans à la télé et qui n'ont que très peu de chances de se vendre en DVD ou autre support commercial... D'accord j'envisage de les copier sur DVD parce que les enregistrements sur cassette se dégradent plus vite, et même si le soin à apporter au DVD est supérieur (le DVD une fois abîmé, par grosse rayure ou dégradation chimique, devient pratiquement irrécupérable). Et après? Le jour où les appareils pour VHS et DVD seront introuvables, que faire réparer les miens sera dispendieux, il faudra que je repasse encore tout sur le nouveau "support miracle"? Ben dites-donc, j'espère que d'ici là j'aurai un pote ministre qui m'aura nommé conservateur en chef du Gosfilmofond de Moscou ou de la cinémathèque française, je pourrai regarder des films sans me soucier de ce qui est accessible ou inaccessible à un simple particulier...

Or paradoxalement, je suis attaché à l'idée généreuse de faire progresser les techniques pour en apporter les bénéfices aux gens, tant qu'elle est sous-tendue par la conscience du rôle social de la technique et de l'industrie dans la société.
Dans une machine comme celles dont on parle, j'ai envie de respecter l'effort de celles et ceux qui ont donné d'eux-mêmes pour que je puisse en bénéficier; et le cas échéant, aussi, les sentiments de mes parents qui ont ressenti une sorte d'exaltation en découvrant, puis en faisant l'acquisition de ces appareils qui allaient leur faciliter la vie. ça me ferait mal au coeur de me dire que de toutes façons, si c'est dépassé, il suffit que j'aille au magasin, que je demande le dernier cri et que je reparte avec, content jusqu'à ce que quelque-chose d'autre ne le dépasse. Quand j'ai changé d'ordinateur, après la panne définitive du premier que j'aie jamais possédé et qui m'a duré sept ans avant de rendre l'âme (en dépit des soins du Docteur Kaldosmiley), en découvrant le nouveau, je me suis extasié devant ses qualités et devant les progrès réalisés entre-temps. Hé bien, il y a toute probabilité pour que je le mène "jusqu'à sa mort naturelle" parce que je me vois mal céder aux sollicitations trop souvent principalement publicitaires qui me disent de jeter ce que j'ai pour acheter ce qui est au goût du jour.

Comme vous le savez peut-être, j'aime beaucoup l'histoire des transports collectifs, notamment les trains, l'aviation de ligne et les grands navires. Ce sont des domaines où l'on laisse le temps faire son office. Je suis allé voir partir le dernier Concorde, et je suis allé aussi à la démonstration de l'A-380 au Bourget. On sentait une même émotion dans l'hommage à ceux qui avaient donné le meilleur d'eux-mêmes pour créer le plus bel avion du monde il y a des décennies de celà, et qui avait représenté longtemps le sommet de la technique européenne, et pour ceux qui s'activent aujourd'hui dans les ateliers d'Airbus et qui, différemment, cherchent quelque-part aussi de l'émotion où, apparemment, il n'y a que savoir et justification économique. Je suis allé à Rouen il y a quelques années, où l'on perpétuait la mémoire des grands voiliers sans que celà empèche d'entrevoir les promesses que représentent le navire ultra-moderne que la marine nationale présentait juste à côté. Cette année, la SNCF fêtait les 25 ans du TGV, et dans une expo, on montrait côte à côte les plus anciens et les plus récents modèles, tous porteurs d'une part variable mais réelle d'investissement affectif de ceux qui les construisent, les conçoivent et les exploitent. L'hommage au passé, la mémoire et le patrimoine, se trouvaient à proximité immédiate, logique, naturelle, des promesses d'expansion et des prodiges de l'avenir proche.

La civilisation européenne est une civilisation de l'objet et du fabriqué, et elle est une civilisation du temps (elle est évolutive tout en regardant constamment vers le passé, tout en s'interrogeant sur ce qu'elle doit conserver et ce qu'elle doit créer de nouveau). Je l'accepte et je suis intimement convaincu qu'en respectant l'objet, en respectant la technique en ce qu'elle représente d'investissement des gens du passé et du présent et en ce qu'elle porte d'espoirs parfois réalisés, parfois déçus, pour le commun des mortels, j'honore d'une certaine façon ma propre culture et ma propre civilisation; et même quand il me semble que tout se perd, qu'il y a des dégradations, j'ai le sentiment en ne cédant pas à la frénésie du jetable et de la sur-consommation, en respectant l'objet (ce que d'autres peuples de la terre ont le droit légitime de trouver futile et vain), je rends quelque-chose à ma culture et aux choses que j'aime en elle, sans rien devoir aux aspects que je n'aime pas.


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koko
 koko
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Hallberg a écrit J'ai environ 200 films en VHS dont je tiens à conserver les trois quarts parce qu'il s'agit de choses qui passent tous les vingt ans à la télé et qui n'ont que très peu de chances de se vendre en DVD ou autre support commercial... D'accord j'envisage de les copier sur DVD parce que les enregistrements sur cassette se dégradent plus vite, et même si le soin à apporter au DVD est supérieur (le DVD une fois abîmé, par grosse rayure ou dégradation chimique, devient pratiquement irrécupérable). Et après? Le jour où les appareils pour VHS et DVD seront introuvables, que faire réparer les miens sera dispendieux, il faudra que je repasse encore tout sur le nouveau "support miracle"? Ben dites-donc, j'espère que d'ici là j'aurai un pote ministre qui m'aura nommé conservateur en chef du Gosfilmofond de Moscou ou de la cinémathèque française, je pourrai regarder des films sans me soucier de ce qui est accessible ou inaccessible à un simple particulier...

Les lecteurs DVD de bécanes lisent les CD et les VCD. Les DVD-HD seront également rétro-compatibles (faire une tête de lecture capable de lire CD, DVD et DVD-HD n'est pas vraiment plus dur que d'en faire une lisant juste les DVD-HD).

A priori, on va pouvoir lire nos CD et DVD avec du matériel neuf pendant encore au moins 20 ans (vu le faible progrès en terme de quantité de données entre le DVD et le DVD-HD, il faudra au moins 10-12 ans avant qu'on ai le support optique suivant, surtout que le passage au DVD-HD est loin d'être effectué). Comme ce type de matériel à une très bonne durée de vie (un lecteur CD peut tenir plus de 20 ans sans faiblir, il suffit de nettoyer l'ensemble tout les 5 ou 6 ans) on va pouvoir lire les DVD vidéo pendant au moins 40 ans sans forcer.

Après le support suivant sera tellement volumineux que l'ensemble de ta filmothèque tiendra sur un unique disque, donc le transfert sera assez confortable.

Et pour ce qui est de la comptabilité logiciel aucun problème. Les codecs ne se perdent pas.


Le cinéphile déviant


   
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Hallberg
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Au fait, sais-tu où on en est dans les connaissances sur la durabilité des supports CD et DVD, et en particulier sur deux points:
- Le risque d'illisibilité à long terme en cas de perte des connaissances en matière de codage,
- Les problèmes de stabilité du matériau et le fait que certains dommages subis par le support peuvent empécher la lecture de tout le disque ou de tout ce qu'il y a au delà de la partie endommagée, contrairement à une lecture analogique où on peut toujours sauter la difficulté?


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koko
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Au fait, sais-tu où on en est dans les connaissances sur la durabilité des supports CD et DVD, et en particulier sur deux points:
- Le risque d'illisibilité à long terme en cas de perte des connaissances en matière de codage,
- Les problèmes de stabilité du matériau et le fait que certains dommages subis par le support peuvent empêcher la lecture de tout le disque ou de tout ce qu'il y a au delà de la partie endommagée, contrairement à une lecture analogique où on peut toujours sauter la difficulté?

Au niveau des connaissances, le format MPEG2 est parfaitement défini (d'ailleurs j'ai un descriptif de la norme dans un coin de mon disque, et ça se trouve dans tout bon bouquin sur le sujet). C'est un standard simple à implémenter, utilisé un peu partout et impossible à perdre (a moins de perdre la quasi-intégralité des connaissances humaines). Une cinquantaine de pages suffisent à décrire sans aucune ambiguïté possible le format.

En fait depuis que l'informatique est apparue, à part les programmes (qui sont très liés à une machine précise, et encore) tout les fichiers un peux vieux sont lisible sur les PC. En fait plus le temps s'écoule plus le support des vieux formats de fichiers est large (windows 95 n'était pas livré en standard avec des outils correctes pour lire les faxes au format CCITT3, défini en 1984, alors que windows 98 est bien fourni de ce coté).
Après tout un programme deviens rapidement négligeable en taille. Un programme qui prenait 1 Mo en 1990 était énorme et donc ne pouvait pas être mis partout, alors que de nos jours ça représente moins d'un pour cent mille de l'espace disque disponible sur un PC de base.

Les formats numériques sont souvent assez peux sensibles aux dégradations physiques car :
1) Il existe des codes correcteurs (plusieurs bits peuvent être défectueux sans que ça cause de problème, à cause d'une légère redondance de l'information)
2) Même si une zone est endommagée on peux toujours sauter les frames abîmées (rarement plus d'une). En fait on peut s'amuser à dégrader artificiellement un fichier mpeg2, les données seront encore lisibles. Même chose (raye un CD avec un cutter pour voir).
3) Si tu es paranoïaque, utilises des codes correcteurs supplémentaires (évidemment ton DVD ne pourra être lu que sur un ordinateur), il existe des codes prévus pour que 10% des données puissent êtres dégradées sans pertes (mais au quel cas il faut prévoire beaucoup plus d'espace).

En revanche les DVD peuvent très bien avoir une courte durée de vie si la couche réflexive ou la couche des données réagit avec le temps. Si c'est le cas on peut imaginer qu'elle soit dégradée de manière intégrale, et les codes correcteurs ne permettrons plus de sauver la mise. Là on sort de l'informatique pour tomber dans la chimie...

Edité Lundi 20 novembre 2006 :21:13 par koko


Le cinéphile déviant


   
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Hallberg
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Merci de ces informations.

En fait ça n'est rassurant qu'à moyen terme, j'entends pour nos vieux jours, pour nos enfants et petits enfants. À l'échelle archéologique, on peut raisonnablement estimer, il me semble, que ceux qui passeront derrière nous auront quelques difficultés à accéder à nos connaissances, la perte des informations étant quand-même possible à long terme. Il y a bien des langues qu'on ne peut pas déchiffrer jusqu'à ce qu'une intelligence supérieure dotée d'une pierre de Rosette utilisable s'en sorte miraculeusement...

J'avais surtout lu quelque-part qu'à plus court terme, on connaissait déjà de nombreux cas d'instabilité chimique des supports, qu'il s'agisse des plastiques ou des vernis. Entre l'impression sur papiers acides, l'instabilité de certaines encres, l'instabilité chimique de la pellicule photographique et cinématographique, la fragilité des enregistrements magnétiques, il est difficile de ne pas en revenir à cette idée répandue, selon laquelle les XIXe, XXe et XXI siècles, pour avoir beaucoup enregistré, risquent de perdre également beaucoup... Que l'on songe qu'on sait, dès à présent, que le temps nécessaire dans les conditions actuelles pour transcrire tout le patrimoine imprimé et le patrimoine sur bande magnétique ne permettra pas d'éviter des pertes importantes si celà n'accélère pas radicalement... Enfin bon, c'est peut-être un combat d'arrière-garde en rapport aux urgences environnementales, car quand la planète devient moins vivable, on n'a moins l'occasion de s'inquiéter du patrimoine...

Du reste, cette histoire de DVD n'était qu'une illutration à l'attention de Zimmer pour lui expliquer mon attitude... Je continue à penser que la panacée serait un support d'information analogique de grande capacité dans un matériau notoirement stable et solide... Ou un support mixte, globalement numérique mais portant sur lui une clef de déchiffrement écrite de façon analogique... Il faut bien des solutions d'attente, néanmoins...

Edité Lundi 20 novembre 2006 :23:32 par Hallberg


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PulkoMandy
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Un CD-R gravé sur un ordinateur normal dure environ 10 ans dans le pire des cas... c'est peu, mais les données sont toujours récupérables et facilement transférables sur un nouveau support.
L'avantage du numérique sur l'analogique, c'est qu'une copie ne dégrade jamais la qualité. Le problème, c'est qu'à partir du moment où les données sont abîmées (de façon visible), il est déjà trop tard pour penser à les récupérer...

Pour un stockage à plus long terme et plus archéologique, il existe un support utilisant à peu près la même technologie que nos CDs et DVDs mais avec du verre à la place du plastique et de l'or pour la couche réfléchissante. Ce support est moins sensible aux rayures et aux rayons du soleil (qui sont la principale cause de dégradation des supports) et ont une durée de vie plus longue. En utilisant ces supports physiques résistants et en utilisant un format de données redondant, on peut obtenir un support qui ne disparaîtra pas trop vite. Le problème reste toujours de s'assurer qu'il sera lisible dans quelques siècles, donc effectivement de prévoir une pierre de rosette.


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Eli
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Puisqu'on parle des supports anciens et nouveaux, y a-t-il une façon de récupérer ce qui était enregistré sur cassettes pour en faire des CDs ou simplement les avoir sur l'ordi comme fichiers mp3 par exemple?


***
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koko
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Eli a écrit Puisqu'on parle des supports anciens et nouveaux, y a-t-il une façon de récupérer ce qui était enregistré sur cassettes pour en faire des CDs ou simplement les avoir sur l'ordi comme fichiers mp3 par exemple?

C'est facile.
Il faut une carte son (tout les PC ont ça) et une chaîne hi-fi avec une sortie type prise jack (au pire le branchement du casque, sinon il doit y avoir une prise avec marqué "line-out"). Tu branche le PC à la chaîne et tu enregistre à partir de n'importe quel logiciel de traitement des sons (soud forge, audacity etc...).

Prévoir 44 Khz 16 bit comme qualité d'enregistrement.


Le cinéphile déviant


   
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Eli
 Eli
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ok merci pour la réponse mais encore des ptites question pratiques...

donc si je comprends bien :

1)je dois avoir ma chaîne et mon pc reliés ensembles
aux deux bouts par la prise jack/casque?
et puis faudrait juste trouver le cable, j'imagine que ça s'achète? ça s'appelle comment?

2) ces logiciels de traitement de sons dont tu parles je suis censée en avoir d'office ou faut que j'en achète? le cas échéant... ça coute cher?

désolée si c'est des questions débiles mais tout ce qui est informatique et branchements c'est du chinois pour moi...


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koko
 koko
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1) Oui, il faut acheter ce câble. Je ne connais pas le nom mais c'est assez facile à se procurer. Faut juste une prise jack des deux cotés.
2) Audacity est gratuit et peut se télécharger ici :
http://audacity.sourceforge.net/
Sinon dans les accessoires livrés avec windows il y a un programme appelée magnétophone qui permet de faire ça (mais qui est un peu limité).


Le cinéphile déviant


   
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