C'est marrant parce que dans ce que tu dis, Lucterios, je suis presque d'accord avec toi à 95%. C'est d'ailleurs un discours qui me surprend de ta part, que de déclarer qu'il y ait un catholicisme de façade et un catholicisme impliqué dans ses convictions, comme les Franciscains ou l'Abbé Pierre, ou encore Mère Theresa, Soeur Emmanuelle...
Effectivement, pour ce qui me concerne, et comme je l'ai dit précédemment, j'admire l'engagement de ces personnes dans leurs croyances, ne s'arrêtant pas à des prières, mais en agissant réellement pour améliorer la condition humaine en ce bas Monde.
Pour les 5% qui diffèrent, Je te poserais la même question que Val t'a posé plus haut.
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Oui, Gobol, les jeunes chrétiens s'impliquent dans des associations bénévoles. Mais il n'y a pas qu'eux. Peut-être y en a-t-il plus que des non croyants/non pratiquants. C'est une bonne chose qu'il s'impliquent. C'en est une moins bonne que les autres s'impliquent moins.

Bon, on peut discuter alors ?
Quand je parle de "religion véritable", je simplifie outrancièrement. Il est écrit "Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père". Disons que n'importe quelle sagesse qui recherche véritablement Dieu peut être qualifiée ainsi : certaines chapelles du judaïsme, le soufisme (je suis très réticent à propos de l'islam et j'exclue le salafisme et surtout le wahabisme qui n'engendre que désespérance...), des écoles bouddhiques et hindouïstes, des religions animistes, etc...
En fait, Dieu étant Un se révèle aux homme de diverses manières selon leur sensibilité.
Quand je dis que le néo-platonisme et le druidisme sont "la religion véritable", c'est parce-que qu'ils aboutissent à la Vérité et excluent d'emblée tout fanatisme et tout obscurantisme, sinon vous n'avez affaire qu'à des sophismes...
Edité Lundi 12 février 2007 :11:38 par Lucterios
En fait, Dieu étant Un se révèle aux homme de diverses manières selon leur sensibilité.
ok je suis d'accord et je comprend par contre,
Quand je dis que le néo-platonisme et le druidisme sont "la religion véritable", c'est parce-que qu'ils aboutissent à la Vérité et excluent d'emblée tout fanatisme et tout obscurantisme, sinon vous n'avez affaire qu'à des sophismes...
Tu as surement raison, mais le truc c'est que je ne m'y connais pas en néo-platonisme et non plus en druidisme.
D'ailleur neo-platonisme je voie ce que c'est (pas exactement mais j'en ai une idée générale) mais le druidisme....
Si ça te derrange pas de m'expliquer ce que c'est (par MP si ça fait trop hors sujet)
Faire une explication du druidisme ? Disons que pour simplifier beaucoup, le druidisme est très proche du pythagorisme. Les druides sont des mathématiciens et des philosophes. Ils observent le mouvement des astres et la nature. Ils en déduisent des correspondances, selon la maxime hermétique (ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Cf mon sujet sur l'alchimie...) Du mouvement des astres et de ses rapports avec le cycle naturel, ils ont déduit toute une cosmogonie qui aboutit à la certitude que tout est cyclique et que la mort aboutit à une renaissance. Après l'hiver revient le printemps. Le blé est fauché à l'automne, on sème sa graine et il reverdit. Après leur vision de l'anthropologie est un peu longue à résumer. Je peux juste ajouter qu'ils croient à l'immortalité de l'âme, aux connections intimes entre tous les êtres (c'est une sorte de panthéisme) et à la métempsycose. Ils pensent aussi que le monde matériel n'est qu'une illusion, que celui-ci sera détruit par le feu. En fait, le monde ne se maintient que par la séparation des quatre éléments. Le feu est le moins stable. Il est énergie et finira par tout emporter. Mais il y a aussi huit autres mondes que celui dans lequel nous vivons...
Edité Lundi 12 février 2007 :12:00 par Lucterios
Oresias a écrit
Effectivement, pour ce qui me concerne, et comme je l'ai dit précédemment, j'admire l'engagement de ces personnes dans leurs croyances, ne s'arrêtant pas à des prières, mais en agissant réellement pour améliorer la condition humaine en ce bas Monde.*
---------------------------------* *---------------------------------Oui, Gobol, les jeunes chrétiens s'impliquent dans des associations bénévoles. Mais il n'y a pas qu'eux. Peut-être y en a-t-il plus que des non croyants/non pratiquants. C'est une bonne chose qu'il s'impliquent. C'en est une moins bonne que les autres s'impliquent moins.
Pour répondre à la première partie : ce que tu dis me choque en tant que croyante, parce que tu mésestimes totalement le rôle fondamental de la prière. Sais-tu qu'un Abbé Pierre ou une Mère Thérésa ne peut faire ce qu'il/elle fait que grâce à la prière, justement ? Sans cela, ils ne pourraient pas faire la moitié de ce qu'ils font. Alors, pour moi, il n'y a pas opposition entre prière et action, même si certains religieux ne font "que" prier, à mon avis, la prière est première, et donne la force pour l'action. Pas l'inverse...
Quant à la deuxième partie, je n'ai jamais dit que seuls les jeunes chrétiens s'engageaient, et j'espère que ce n'est pas ça que tu as compris. Je répondais seulement à Malko qui parlait, lui, de ces jeunes qui vont à la "pape-pride", comme il appelle ça, et qui donc, sont sans nul doute de jeunes croyants. Mais heureusement que l'engagement associatif n'est pas l'apanage des seuls chrétiens, parce que vu le nombre de chrétiens en Europe, ça n'en ferait pas beaucoup, comparé à l'immensité de la tâche. Maintenant, qu'il n'y en ait pas plus (au fait, tu voulais dire, je suppose, qu'il n'y ait pas plus de jeunes chrétiens à s'engager ?), je me dis que zut, il y en a beaucoup qui s'engagent d'une manière ou d'une autre, et il y a mille et une façon de s'engager. Or, à mon sens, le devoir d'entraide, de solidarité et de fraternité (c'est pas dans notre devise républicaine, ça ?), n'est pas uniquement une vocation chrétienne. Ca en fait partie, certes, mais c'est surtout une vocation humaine. Donc, pourquoi reproche-t-on aux croyants de ne pas s'engager, alors qu'il y a des tas de non-croyants qui pourraient s'engager aussi, avec des options "humanistes" si ce n'est par conviction religieuse, et qui ne le font pas non plus ? Je te retourne donc la question... Je sais qu'on ne peut pas te reprocher de ne pas t'engager, toi, personnellement. Et ce n'est pas ce que je fais. Mais quand je lis tout ça, je me dis que décidément, les croyants ont bon dos : il faudrait presque qu'ils soient sur tous les fronts à la fois : en famille, bons parents, engagés socialement, et aussi religieusement (parce qu'il faut bien avoir le courage de ses convictions, hein ?), altruistes, généreux, compatissants, etc.
Certes. Mais là-dedans, on oublie trop souvent que les croyants sont aussi des hommes et des femmes normaux, avec leurs limites, leurs responsabilités personnelles, leur travail, leurs soucis, de santé, d'argent, de famille, etc., et qu'ils ne peuvent pas tout faire tout le temps. Alors, leurs engagements, beaucoup en prennent de manière individuelle ou collective (au sein d'associations, en communautés, en paroisse, en famille), et ne vont pas forcément le crier sur tous les toits, parce qu'en plus, on leur demande d'être humbles. oui, là, il y a tout ce que fait (ou plutôt devrait faire) tout croyant normal et engagé. Et beaucoup cherchent à leur niveau à répondre à cette vocation de chrétien. Certains y réussissent, d'autres moins. Et je n'irai pas jeter la pierre sur d'autres moins engagés que moi (et d'ailleurs, d'autres sont bien plus engagés que moi...): il y a des moments où on est aussi obligé de mettre ces engagements en veilleuse pour diverses raisons, et nous ne sommes pas dans les confidences des uns et des autres... En résumé, les croyants ne sont pas des surhommes, ils font ce qu'ils peuvent, et ont autant de soucis que les autres dans leur quotidien. Simplement, parce qu'ils sont croyants, ils devraient ne plus exister que pour les autres ? Alors que tu dois savoir comme moi que pour donner aux autres, il faut être en équilibre dans sa vie personnelle, sinon, c'est une fuite en avant et on finit par ne plus pouvoir rien faire du tout. Ce serait dommage, non ?
Ca me rappelle cette association dont nous avons fait partie, mon mari et moi, pendant plusieurs années, et que nous avons fini par lâcher cette année, faute de temps pour nous y consacrer pleinement : bizarrement, les membres de cette association (pourtant une association catholique) sont essentiellement des retraités ! Serait-ce que seuls les retraités s'engagent ??? Idem pour les chorales paroissiales : moyennes d'âges entre 65 et 85 ans ! Et pourtant, il y a un tas de jeunes qui souhaiteraient aider les personnes âgées et malades à aller à Lourdes, ou tout simplement des tas de jeunes qui chantent bien dans nos paroisses ! C'est, je crois, un souci que connaissent toutes les associations, catholiques, ou autres : les bénévoles qui sont les plus nombreux sont les jeunes (étudiants en particulier), et surtout les retraités. Les adultes (après 30 ans en gros, et jusqu'à la retraite) n'ont tout simplement pas le temps : ils ont leurs propres enfants, souvent aussi leurs parents, voire leurs grands parents dont ils s'occupent en partie (et ne me dites pas que ce n'est pas vrai, on a le cas dans ma propre famille et aussi dans celle de mon mari, donc je sais de quoi je parle). Il y a même des retraités qui sont plus occupés depuis qu'ils sont à la retraite, entre leurs enfants, leurs petits enfants et leurs parents, sans compter leurs engagements associaitifs multiples... Simplement, s'ils sont tous croyants, tous n'ont pas les moyens financiers et le temps pour des engagements aussi lourds (je pense en particulier aux pélerinages à Lourdes). Et pour corroborer cette histoire de "y'a pas que les jeunes cathos qui s'engagent", je te dirais qu'au sein de cette même association, j'ai rencontré un jeune de mon âge (j'avais 20 ans à l'époque), totalement athée, qui venait très régulièrement lui aussi à Lourdes, avec les malades et les personnes âgées. Et à ma question du pourquoi, alors qu'en plus, il travaillait déjà avec des malades et des jeunes en difficulté, il m'a répondu qu'il trouvait là quelque chose qu'il ne trouvait pas ailleurs... Ca donne à réfléchir, non ? Donc oui, des jeunes non croyants s'engagent, et heureusement...
(désolée si c'est un peu brouillon...)
Edité Lundi 12 février 2007 :14:05 par Gobol
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
pour Lucterios :
Bon après t'avoir relus mainte et mainte fois, histoire de tout bien comprendre (bin oui je suis pas une experte
)
Mais question druide encore, y a-t-il un présence de Dieu dans leur pensées?
Edité Lundi 12 février 2007 :14:14 par Val
Gobol a écrit [quote=Oresias]
Effectivement, pour ce qui me concerne, et comme je l'ai dit précédemment, j'admire l'engagement de ces personnes dans leurs croyances, ne s'arrêtant pas à des prières, mais en agissant réellement pour améliorer la condition humaine en ce bas Monde.
Pour répondre à la première partie : ce que tu dis me choque en tant que croyante, parce que tu mésestimes totalement le rôle fondamental de la prière. Sais-tu qu'un Abbé Pierre ou une Mère Thérésa ne peut faire ce qu'il/elle fait que grâce à la prière, justement ? Sans cela, ils ne pourraient pas faire la moitié de ce qu'ils font. Alors, pour moi, il n'y a pas opposition entre prière et action, même si certains religieux ne font "que" prier, à mon avis, la prière est première, et donne la force pour l'action. Pas l'inverse...Je ne mésestime pas le rôle de la prière pour ceux qui en ont besoin. Mais eux ne se cantonnent pas au seul rôle de la prière, mais vont bien au delà dans leur action. La prière leur apporte le soutien nécessaire à la tâche à laquelle ils se sont dévoué, et ne font pas de la prière leur seul moyen d'action.
Gobol a écrit [quote=Oresias]Oui, Gobol, les jeunes chrétiens s'impliquent dans des associations bénévoles. Mais il n'y a pas qu'eux. Peut-être y en a-t-il plus que des non croyants/non pratiquants. C'est une bonne chose qu'il s'impliquent. C'en est une moins bonne que les autres s'impliquent moins.
Quant à la deuxième partie, je n'ai jamais dit que seuls les jeunes chrétiens s'engageaient, et j'espère que ce n'est pas ça que tu as compris.Bin en même temps tu disais qu'ils en font bien plus que leur part... Enfin c'est pas grave, on a du mal se comprendre.
C'est intéressant ce que tu dis, sur le fait que les Catholiques pratiquants ne sont pas des "surhommes", exempts de défauts, et qui doivent avoir un comportement exemplaire, aux yeux des Païens.
A l'inverse, j'ai trop souvent l'impression (pas de ta part), d'être considéré comme un moins que rien sous prétexte de mes croyances.
Mais bon, peut être n'est-ce qu'une impression.

Val a écrit
Mais question druide encore, y a-t-il un présence de Dieu dans leur pensées?
Je ne comprends pas bien ta question... Bien sûr que Dieu existe dans leur pensée, tu veux parler de la prétendue opposition entre Révélation judéo-chrétienne et paganisme, c'est cela ? C'est un faux problème, d'une part parce que l'histoire de Moïse a toutes les chances d'être plus ou moins mythique, d'autre part parce que je ne vois pas comment Dieu pourrait laisser dans l'ignorance de Sa Présence la grande majorité de l'humanité...
Trop compliqué à répondre comme cela... J'essaierai de faire un petit topo plus tard si j'ai le temps. La question de la différence entre monothéisme et polythéisme n'est qu'une simplification outrancière de toutes façons, datant au moins de la période positiviste. Je sais bien que c'est le genre d'imbécillités que l'on enseigne à l'école, hélas...
Edité Samedi 31 mars 2007 :16:45 par Lucterios
Gobol a écrit ... Et là, elle (l'église ndlr) se heurte à pas mal de problèmes : elle doit d'une part accueillir chacun, et d'autre part etre la garante du respect des "dogmes" (j'ai du mal avec ce mot). Je prends un exemple : comment accueillir dans l'Eglise, avec amour, une personne divorcée, remariée, active dans la paroisse, et lui refuser par ailleurs la communion, alors qu'elle donne du temps et de ses compétences pour la catéchèse des enfants (exemple connu personnellement) ? Quel peut être le discours du prêtre de la paroisse face à cette personne qui se trouve en position de lui demander pourquoi elle ne peut pas communier, alors que par ailleurs, elle est très active ?
Le problème de base à mon avis, tient dans le type de relation de la personne avec le christianisme (Prêtre compris). Si on perçoit le christianisme comme une philosophie de vie et l'Eglise comme une simple organisation de groupe avec des règles, des positions honorifiques, etc. La question de Gobol est sans réponse. Dieu est absent du présent. Il s'est contenté de nous créer, de nous avoir transmis sa volonté par les paroles de Jésus et maintenant il attend. (position extrème, mais tenue par beaucoup de chrétiens)
Mais si l'on croit que Dieu a une capacité d'agir dans le monde ( Cela s'appelle avoir la Foi.), comme nous le dit l'église, des réponses a ce type de problématique commencent à être possibles.
Dans le cas de l'eucharistie, que cela change t-il? On sort d'une vision de la distribution du pain comme simple signe d'une appartenance au groupe. L'eucharistie redevient sacrement, signe terrestre d'une action divine. Il a maintenant deux réalités.Laquelle est la plus important? le signe terrestre ou l'action divine?
Il devient alors possible d'offrir à la personne l'action divine, ici l'union mystique au christ, tout en lui expliquant pourquoi elle ne peut pas participer à une partie du signe de celle-ci. La commuinion (manger le pain et le vin), n'est qu'une partie de l'eucharistie, cette grande prière de l'église pour la réconciliation de l'homme et de Dieu.
Toute personne qui comprend celà et le désir en son coeur y participe, même si elle n'a pas accès à la communion proprement dit. On appelle celà la "communion de désir" et son action peut être bien plus profonde que certaine communions automatiques. Il ne s'agit pas de magie, il n'y a pas de résultats automatiques à la prise du pain, même s'il est corps du Christ. Dieu ne peut agir qu'avec notre participation pleine et entière.
Gobol a écrit J'avoue que c'est un problème qui me touche, parce qu'il peut toucher tout le monde : les décalages entre le vécu des gens et les préceptes religieux sont immenses de nos jours, et en même temps, je comprends tout à fait l'exigence de l'Eglise : Si on autorise tout, alors il n'y a plus aucune cohérence en rien... Par exemple, mettre sur un même pied d'égalité une femme mariée devant Dieu et une femme divorcée et remariée (mais toujours mariée devant Dieu à son premier époux), c'est nier l'indissolubilité du mariage. Et pourtant, cette personne en elle-même est tout aussi humaine et aimable que l'autre, et quand on se place du point de vue humain, cette "discrimination" peut sembler inhumaine... Cruel dilemme pour nos prêtres, qui se doivent malgré tout d'accueillir tout le monde, et qui n'ont pas à juger de la vie des personnes qu'ils reçoivent, mais à les accueillir avec amour...
Il n'y a pas que le prêtre qui accueille, il y a la communauté toute entière. Bien souvent la discrimination provient surtout de l'assemblé et de préjugés sociaux tenacent. Quant aux "discriminations" il n'y a pas que les divorcés-remariés... Visiblement dans certaine paroisse l'église est réservé aux "sourd": "Laissez venir à moi les petits enfants" "Ca va pas non?! Je ne pourrais plus entendre le sermon." "Faites vous équiper, Madame." "POURQUOI JE NE SUIS PAS SOURDE?"
Rq: il y a deux sortes de paroissiennes agées: celles qui aiment tellement les enfants que vous ne voyez pas les votres de la messe et celle qui passent leurs temps à les fusiller du regard et à faire des messes bases avec leurs voisines.
Ps: les hommes sont au bistro bien sûr!
Toutes ressemblances avec une paroisse réelle sont le fruit de pures coincidences.
Edité Samedi 31 mars 2007 :16:16 par Paul
Acquiers la paix de l'âme et des milliers autour de toi trouverons le salut.
S. de Sarov
Mes dernières lectures sur le site:
Bon alors zut, ma réponse a sauté.
Donc, pour ce qui est de la communion, et de la communion en général, je crois que c'est en réalité une rencontre d'amour entre le croyant et Dieu, à travers le pain consacré, devenu le corps du Christ. Alors je n'ai pas cherché plus loin ce que ça sous-entend quand on est croyant et qu'on n'a pas le droit de communier (cas des divorcés-remariés), mais ça doit être très difficile... D'ailleurs, je me demande quel peut bien être le rapport entre le fait d'être remarié après un divorce et le droit de communier, mais bon... Si quelqu'un le sait et peut me l'expliquer, je veux bien : je ne demande qu'à comprendre (parce qu'après tout, ce n'est pas parce que l'Eglise a dit que, qu'on doit forcément tout accepter sans broncher, on peut au moins se demander d'où vient une telle "règle"...).
D'autre part, pour répondre à Oresias et clarifier une fois de plus mon propos (visiblement, on a beaucoup de mal à se comprendre), je précise que je pense qu'il n'y a pas que les jeunes cathos qui s'engagent. Ce qui veut dire que d'autres jeunes s'engagent, croyants ou non. Et si je dis par ailleurs que je pense que les jeunes cathos engagés en font souvent plus que leur part, je veux dire que ceux qui s'engagent s'engagent souvent sur tous les fronts (auprès des malades, des paroisses, des personnes âgées, des enfants...) : ce sont effectivement les mêmes que l'on retrouve souvent dans de nombreux mouvements : par exemple, un de mes copains était à la fois engagé auprès des malades, mais aussi dans l'animation liturgique diocésaine, ainsi qu'aux scouts et dans des chantiers de jeunes auprès d'handicapés mentaux. Si ça ce n'est pas en faire plus que sa part... Vous m'expliquez où on peut trouver le temps de faire tout ça ? Et comme il n'est pas un exemple unique, loin de là, je me dis que oui, les jeunes croyants engagés le sont souvent sur plusieurs fronts à la fois, et en font bien plus que leur part. Maintenant, je précise que les jeunes que je connais sont surtout des jeunes cathos. Donc, si je ne connais pas les autres, je ne peux préjuger de leurs engagements : donc, je dis cela sans jugement aucun : je dis que les jeunes cathos sont très engagés. Mais les jeunes non cathos sont peut-être aussi très engagés : j'en connais très peu, donc je ne peux pas savoir. C'est plus clair, là ????
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Gobol a écrit Bon alors zut, ma réponse a sauté.
Donc, pour ce qui est de la communion, et de la communion en général, je crois que c'est en réalité une rencontre d'amour entre le croyant et Dieu, à travers le pain consacré, devenu le corps du Christ. Alors je n'ai pas cherché plus loin ce que ça sous-entend quand on est croyant et qu'on n'a pas le droit de communier (cas des divorcés-remariés), mais ça doit être très difficile... D'ailleurs, je me demande quel peut bien être le rapport entre le fait d'être remarié après un divorce et le droit de communier, mais bon... Si quelqu'un le sait et peut me l'expliquer, je veux bien : je ne demande qu'à comprendre (parce qu'après tout, ce n'est pas parce que l'Eglise a dit que, qu'on doit forcément tout accepter sans broncher, on peut au moins se demander d'où vient une telle "règle"...).
Tu l'expliques très bien toi même. Du point de vue de l'église catholique elle a reçu mission de transmettre la cohérence du plan d'amour de Dieu sur l'humanité, révélé pleinement en Jésus Christ. Dans ce plan, la volonté de Dieu est que le mariage soit indissoluble "Ce que Dieu a uni, ce n'est pas à l'homme de le séparer."
Gobol a écrit ... Si on autorise tout, alors il n'y a plus aucune cohérence en rien... Par exemple, mettre sur un même pied d'égalité une femme mariée devant Dieu et une femme divorcée et remariée (mais toujours mariée devant Dieu à son premier époux), c'est nier l'indissolubilité du mariage. Et pourtant, cette personne en elle-même est tout aussi humaine et aimable que l'autre, et quand on se place du point de vue humain, cette "discrimination" peut sembler inhumaine...
Effectivement, surtout si ce n'est pas la personne concernée qui a ronpu le mariage. Mais il ne faut pas oublier que l'hostie est Dieu et que la manger nous place dans la situation de Marie recevant et concevant Jésus. Dieu perfection d'amour, prend chair.
Or l'Eglise nous dit que pour que cela ai été rendu possible, il a fallu que Marie soit toute pure d'où sont immaculé conception.
Une personne qui se remarie après un divorce, non seulement est en état de péché grave (elle compromet gravement la possibilité humaine de recréer sont couple), mais elle met également son nouveau conjoint dans la même situation. C'est cette état qui empèche l'église de les admettre à la communion proprement dite.
Pensons aussi pour nous aider dans cette reflexion à la premère réaction de Joseph: en apprenant la conception miraculeuse de Jésus, il ne se sent pas digne de participer à ce mystère et songe à répudier son épouse.
Pour ces couples c'est effectivement très dure à accepter, mais ceux qui y arrivent témoignent qu'alors ils ont une vie spirituelles aussi riche et bien souvent plus riche que beaucoup de chrétiens. La démarche spirituelle leur permettant de passer de la révolte à l'acceptation approfondissant également leur connaissance de Dieu d'une manière toute spéciale.
Tout cela est d'autant plus dure que l'église en tant que communauté des fidèles a une grande part de responsabilité dans cet état de fait. La perte du sens sacré des sacrements, le prima de l'intellectualisme pendant l'après Vatican II ont banalisé ces rites et engendré beaucoup de ces situations bancale. Des personnes ayant vécu le catholisisme que comme doctrine philosophique et sociale sont effectivement choqués lorsqu'ils se retrouvent confronté à la réalité mystique de celui-ci.
Juste pour revenir au mariage, mais la seulement d'un point de vue strictement social: chaque divorce non seulement crée bien souvent un autre couple au détriment du premier, mais lache aussi un électron libre (la personne rejettée) qui a va avec une probabilité très grande dans la mentalité ambiante, casser un autre couple... C'est ainsi que notre société est entrain de subir une forme d'atomisation qui ne peut que mener à des désordres plus grand.
Edité Vendredi 6 avril 2007 :15:11 par Paul
Acquiers la paix de l'âme et des milliers autour de toi trouverons le salut.
S. de Sarov
Mes dernières lectures sur le site:
"Dieu, c'est cette chose qui n'est rien, que l'on peut nier sans aucune conséquence, dont le croyant même perd cent fois par jour la trace et qui, lorsque le moment est donné, remplit tout, éclaire tout, semble suffire à tout.
Croire que, loin de le ronger, Dieu aime notre vouloir-vivre, luttant si difficilement contre des forces de mort. N'est-ce pas aussi le seul fondement d'une présence bienfaisante à autrui ?
Je veux penser pourtant que nous ne sommes plus accordés à Dieu qu'aux moments où le souci de l'autre, accepté, comble notre contentement solitaire."
Un Dominicain ami...
Edité Dimanche 8 juin 2008 :07:37 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
L'abbé Pierre est mort après avoir mis en place une oeuvre pleine d'amour et ses disciples la continuent... Amen!...Mais si l'on veut rester dans l'esprit de Yoko et son respect total en la foi de chacun, il convient de ne pas s'attarder sur les mérites de la sienne... Il y a des sites spécialisés pour cela et dans un vaste choix de religions... et des MP privés sur ce site pour dialoguer du sujet avec Dieu seul comme témoin...
On a déjà débattu de ce sujet sur ce site et cela a toujours mal fini... Vaut mieux ne pas recommencer ... On prie mieux en silence qu'à voix haute...
Emilia au nom des siens...
Edité Samedi 7 juin 2008 :22:49 par petrushka






