Val a écrit Je vais moi aussi répondre à la proposition de Thalie concernant la lecture et les voyages.
Je vais pas non plus faire une grosse démo, mais un petit résumé.
Voilà pour moi, lire et voyager son deux choses bien distinctes.
Personnelement, je voyage rien qu'en lisant de livres (pas tous, il ya ceux qui me font voyager (des fois je me trompe et j'en parle comme si c'etait des films) et ceux qui sont "pour purger mon cerveau" le genre de livre qui est bien mais qui n'a pas besoin d'un grande imagination.)
Je voyage avec les livre,s mais c'est à travers les yeux et le talent de l'auteur.Alors que ayant eu la chance de voyager dans certains pays, là c'est à travers mes yeux que je voyage.. ce sont des souvenirs qui se forment, des paysages...
des fois, en voyageant, on repense à tel ou tel passage d'un livre... preuve que l'auteur est bondonc quelle est la meilleur façon de voyages?, pour moi c'est les deux, une est economique (et pour remprendre le theme ecologique) et l'autre est une experience vécue... rien a voir mais ç se rejoind dans le fond...
bon, là je m'embrouille...Mais j'espere avoir été claire dans l'ensemble...
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Il est tard, je vais me coucher.
Mais vu que Val est partie sur ce sujet, je me suis dit "autant le lancer".
J'espère qu'il ne créera pas de discorde.
Bonne nuit.
"La terre est bleue comme une orange"
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"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Désolé, mais je trouve un peu absurde d'opposer livres et voyages.
Ça ne s'oppose pas, il n'y a pas de clivage comme en politique.
On peut aimer les deux, ou aucun des deux ou l'un des deux.
J'aime lire et voyager.
Mais la lecture ne doit pas être synonyme d'enfermement et de repli sur soi. La lecture doit permettre au lecteur d'ouvrir les yeux sur le monde qui l'entoure.
De même, les voyages doivent être raisonnés. Personnellement, j'ai une conception respectueuse du voyage, qui doit apporter un enrichissement personnel, dans le respect du lieu visité. Pour moi, FRAM et Club Med et consorts ne sont pas synonymes de voyage, mais plutôt de vacances. Je me moque bien des vacances (surtout celles là), seul voyager m'importe, que ce soit par le travail ou par moi-même.

Ce n'est pas une opposition pure et simple que je propose ici.
C'est juste pour rigoler, par rapport à votre discussion avec Koko...
Mais je pense que ça peut être intéressant d'avoir une réflexion sur ces deux modes d'évasion.
Car pour moi, voyages comme lecture, c'est une façon de s'évader du quotidien.
"La terre est bleue comme une orange"
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"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
moi c est clair qu un bon roman me fait voyager
qd on m a offert les Amelie Nothomb que je n avais pas lu à Noel dernier
je filais au lit vite fais pour les dévorer
( et ça ne m empeche pas de faire 3 ( vrais) voyages par an)
Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié
Les livres et les voyages font les deux voyager c'est vrai.
Mais je vois quand même une différence : les livres restent du domaine de l'imaginaire, si un livre ne me plaît pas, je peux le fermer. Je peux moi-même imaginer une fin qui me plaît mieux. Les seules limites sont celles de l'imagination.
Quand on voyage "vraiment" on apprend à se débrouiller (vous rappellez-vous la première fois où vous avez par exemple, pris le train tout seul? quand on est enfant ça peut être assez effrayant), à composer avec des choses qui nous plaisent plus ou moins, on est dans la réalité, alors on ne peut pas "effacer" quelque chose d'un coup, ni décider de changer la fin de l'histoire... on est obligé d'aller de l'avant.
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Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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C'est chouet ce que tu dis là Eli.
C'est vrai qu'un bouquin, on peut repenser à la fin, aux évènements et les modifier.
Dans la "vrai" vie, c'est impossible.
La première fois que j'ai pris le train... c'était avec une amie. On partait en colo. Et ben on avait oublié de poinçonner les tiquets. Le contrôleur a été sympa, il ne nous a rien dit. Il a vu qu'on étaient toutes jeunes.
Ca me plait bien de découvrir le monde.
Voyager à l'étranger, ou faire des randonnées autour de chez moi.
Mais j'aime aussi me construire une sorte de vie parallèle avec les romans.
Comme je l'ai dit ailleur, quand j'ai lu Le seigneur des anneaux, j'ai voyagé avec la communauté de l'anneau pendant des mois. Je m'imaginais être un de leurs compagnons.
"La terre est bleue comme une orange"
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"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
La première fois que j'ai pris le train seule, c'était pour l'Allemagne en plus! La grosse panique : j'arrive, personne sur le quai.. J'étais en pleine angoisse : je me retrouvais seule à Cologne, pas de trace de ma correspondante, je n'avais même pas son numéro (et de toute façon je n'avais pas de carte téléphonique internationale).. Et vu mon niveau d'allemand, je me trouvais assez mal! Mais au final, ça reste des bons souvenirs 
Ce qui me plait dans les voyages, c'est la découverte des pays et des gens. J'aime bien voir de nouveaux horizons. Si les livres permettent aussi de voyager, le côté "contact" est absent, ce que je regrette un peu. Mais ils sont pratiques dans le REr ou métro pour s'évader de la grisaille!!
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Pearl of Light a écrit Mais ils sont pratiques dans le REr ou métro pour s'évader de la grisaille!!
C'est marrant ça m'est arrivé de m'évader tellement que je loupe mon arret!
et c'est touvent que je leve la tete et je me dit: déjà?
Mais ça me le fait qu'avec certains livres qui arrivent à me faire voyager dans mes pensées...
Se dire déjà quand j'arrive à destination et que je suis en train de lire un bon roman dans les transports en commun... Héhé, ces temps-ci, j'ai eu l'idée folle de me lancer dans Guerre et Paix de Tolstoï, eh bien croyez-le ou non, ça m'arrive plusieurs fois par semaine de me dire: « zut, pourquoi j'habite pas plus loin... »
Je me prends des pauses plus longues le midi pour continuer à lire. Pourtant, Dieu sait que c'est pas le bouquin le plus appétissant qui soit de l'éxtérieur, mais quand on est dedans...
Je ne sais pas pour vous, mais le livre qui arrive à faire ressentir réellement des sensations me donne un respect et une admiration terrible pour son auteur... La première fois que j'ai lu le passage des Mines de la Moria dans le Seigneur des Anneaux (qui m'a foutu la trouille), un passage des Dix Petits Négres qui m'avait fait très peur, des passages d'un roman chinois, « Au Bord de l'eau » qui me font marrer, un passage de Zola qui m'a donné envie de vomir en plein métro, Lovecraft qui arrive à me faire faire des cauchemars... Je trouve ça épatant...
Le passage de Zola, c'était quoi? (par curiosité puisque que je suis une fan de Zola)
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Le passage, c'était celui de l'hopital de campagne dans « La Débâcle ». Les hopitaux militaires en 1870... beurk... Je m'en rappellerai toujours: j'allais à un atelier à l'université (c'était le jour d'anniversaire d'un de mes amis, j'avais pris congé pour aller fêter ça chez lui), j'attendais mon transfert à la station de métro Lionel-Groulx, et alors que j'attendais, je commence à lire l'intérieur de l'hopital, comment ils traitent les blessures, je commence à m'imaginer tout ça, pis tout d'un coup, je sens mon ventre qui se retourne! Sur le coup, je me demande d'où ça sort, je repense à ce que j'ai mangé le midi, mais finalement, je m'aperçois que c'est le bouquin...
Il m'a fallu arrêter de lire et prendre des grandes respirations pendant quelques minutes avant que ça passe... Zola est un véritable sorcier, je l'adore pour ça, mais bon, niveau joie de vivre, je préfère Gogol.
Oui, c'est vrai que c'est vraiment "rough" cette histoire d'hôpital de campagne dans La Débâcle. C'est certain que Zola n'est pas à proprement parlé un auteur très positif. Dans ses romans les plus tardifs qui m'on été donné de lire, soit les trois villes (Lourdes, Rome et Paris), on dirait qu'il y a comme un changement de ton, surtout dans Paris. On voit que l'auteur est rendu ailleurs dans sa vie. Dans Le docteur Pascal aussi, dernier livre de la série des 20 Rougon-Macquart (dont fait partie La débâcle), le ton est tout différent, sauf que celui-là doit probablement moins bien se lire si on n'a pas lu 19 autres avant, contrairement à tous les autres qui se lisent très bien seuls.
Je n'ai pas encore pu lire ses derniers romans, soit les évangiles, où il paraît que le ton a encore évolué. Ces derniers sont en réimpression qu'on m'a dit et en édition spéciale seulement, donc assez chers. Cela dit, pour ne pas être complètement hors-sujet, j'ajouterai que les livres on le privilège de pouvoir nous faire voyager dans le temps (en espérant que personne ne l'avait déjà dit).
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Wah, tu as l'air de connaître super bien Zola! Moi, je l'ai connu en classe de première (en France, c'est la deuxième année du Lycée, équivalente au CÉGEP première année), pis on devait lire et analyser La Curée, le 2ème livre du cyle des Rougon Macquart. J'avais adoré le côté des descriptions, certaines comme des photographies, d'autres comme des peintures impressionnistes... Mais le côté le plus cool, c'est incontestablement le projet global des Rougon-Macquart... Une famille qui recrée toute l'ambiance du Second Empire, j'ai toujours adoré les longs romans. Ils permettent beaucoup mieux de recréer l'ambiance totale d'une époque, de voir l'évolution des personnages sur du long terme, ce qui est beaucoup plus réaliste que dans une nouvelle, par exemple.




