Peut-être... Je crois savoir que Roger Leloup a une fille, qui serait à peu près âgée de 30 ans actuellement. Ca colle à peu près à l'époque de l'écriture du livre (elle aurait eu environ 20 ans au moment où le livre est sorti).
"L'océan se noie dans une goutte de tendresse", Yoko Tsuno.
Désolé d'interrompre le concert de louanges mais je trouve le livre un peu "Gnangnan". Le style est faible, l'auteur se répéte et à trop forcer sur l'humanité des personnages cela tourne à la miévrerie. Dommage car il y a de trés bonnes idées et l'enfance de Yoko nous permet de d'explorer certains pans du personnage. Ainsi son histoire de premier amour déçu rend Yoko très humaine et crédible. Dommage aussi que l'auteur parle de ses 3 années d'études à Tokyo si briévement alors qu'il y avait peut-etre matière à développement.
Ce monde est froid et cruel. Nous n'y trouverons que l'amour que nous y mettrons.
Pour YokoMac
Il s'est peut être inspiré de sa fille mais je pensait à autre chose. J'écrit un peu et je croit vraiment aux personnages et aux lieux que j'imagine, comme Leloup doit croire à Yoko, au bout d'un moment je n'ai plus l'impression d'inventer ce qu'il vivent mais de le voir réelement.
Sinon je ne trouve pas ça niais, pour une fois qu'une héroïne a un tel degré d'humanité...
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
En effet, Roger Leloup parle de Yoko comme si c'était sa fille. Il y a un réel lien entre elle et lui, il n'arrive pas à définir précisément s'il se sent comme son père ou comme un ami. Il m'avait dit qu'il était "seulement la main qui tenait le crayon, mettant sur papier ce que Yoko lui dictait.". Il croit donc en son personnage en l'existence, même virtuelle, d'une vie en son personnage, et je partage cette croyance (non, je ne suis pas fou...).
"L'océan se noie dans une goutte de tendresse", Yoko Tsuno.
Si on ne croit pas , ne serai-ce qu'un peu, en ce qu'on lit, ça ne vaut pas la peine de lire.
Sans ça, les histoires n'ont aucune essence, elle deviennent de simples feuilles tachées d'encre.
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Ma prof de français nous répete souvent que pour qu'un récit soit crédible, qu'il soit intéressant, il faut d'abord qu'on y croiye. ( je veux dire: que le personnage "puisse" exister dans la réaliter, qu'on "puiss" le rencontrer dans la vie de tous les jours)
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut
Pour renaud, j'ai lu le livre il y a quelques jours, et, non ce n'est pas Gnan-Gnan, quoiqu'il ne soit pas facile de définir exactement ce qualificatif. Je crois que les histoires de terroristes, de complots interplanétaires et autres joyeusetés ont tendance à nous faire oublier que pour éprouver la souffrance ou la joie il n'est pas besoin de voir tout ses amis mourrir ou de sauver le monde, L'histoire de la montre du grand père est plus vraisemblable et même réelle que 99% de ce qu'on peut voir d'habitude dans le histoires de fiction (expérience personnelle, j'ai des petits frères et des petites seurs) Est-ce que le vrai est Gnan-Gnan ?
Quand-au style de l'ouvrage, je l'ai trouvé bon, fluide et poetique, supérieur au style du "Pic de Ténèbres" par exemple, bien que très simple. Et parmi les livres s'interessant à l'enfance il est probablement de ceux que j'ai vu le plus proche de la réalité. Un reproche qu'on pourrait peut-être lui faire c'est que Yoko apparait dès sa plus tendre enfance comme un peu trop occidentale, sans qu'on en voie la raison. Mais, bon, tous les enfants du monde sont les mêmes... 
-Edité le: Mercredi 25 février 2004 à 10:11 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
tu veux dire quoi par "Yoko apparait dès sa plus tendre enfance comme un peu trop occidentale"
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut
Je veux dire qu'elle ne possède pas beaucoup de sagesse Zen, qu'elle se distancie peu de ce qu'elle vit, et que la quête de la perle, quête de l'inutile pour elle, est une quête typiquement occidentale, ceux qui ont vu l'excellent film "7 ans au Tibet" savent par exemple que pour les Boudhistes, gravir une montagne "pour le plaisir" est inimaginable.
L'avidité de gloire est aussi assez occidentale, se mettre en avant, battre les records pour le plaisir, voila l'occident, avec tout ce que cela comporte de débordement. Evidemment il faut relativiser tout cela. Les empereurs boudhistes connaissent aussi la soif de pouvoir. La nature humaine est la même dans les différents pays d'asie, même si leur culture est différente. (ils tendent d'ailleurs à s'occidentaliser, le foot-ball de compétition en est un exemple). Une enfant qui naît au Japon est la même qu'un enfant qui naît à Paris, mais l'environnement est différent. Je ne sais pas précisemment pour le Japon, mais pour certains asiatiques les repas sont séparés pour les différentes générations (J'ai une tante vietnamienne, et quand elle organise une fête ou sont présentes 3 générations, ca nous change des repas occidentaux). Ill y a forcément beaucoup de différences de ce type, et je ne les retrouve pas dans Leloup. On dirait presque qu'il a décrit l'enfance d'une française, en accordant ensuite les détails au pays.
Cela ne nuit absolument pas à la qualité de l'oeuvre, mais j'espérais être plus immergé dans le Japon.
Cela dit je répètes que tous les enfants du monde sont les mêmes, ont la même soif d'amour, les mêmes espérances, les mêmes craintes et les mêmes déceptions, c'est pourquoi le livre de Leloup est "vrai" car la notion qu'il aborde-l'enfance-est de tous temps et de tous lieux. Désolé d'être si pompeux, Kro, et en espérant avoir répondu à ta quetion. 
-Edité le: Mercredi 25 février 2004 à 14:20 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
S'il m'est permis de parler de ma petite personne, disons que je suis né en Corée et adopté à l'âge de 6 mois, donc aucun souvenir coréen.
Ma mère est passionnée par les cultures du continent asiatique. Elle m'a avoué, à la suite d'une dispute carabinée qui s'était terminée pour le mieux dans un énorme éclat de rire, qu'elle avait un temps espéré naïvement que j'aurais hérité de quelques traits de caractères moins européens : réfléchi, maîtrisant ses émotions, porté sur l'introspection et la méditation. Pour ça, je dois dire, c'est parfaitement raté
Pour moi ça prouve au moins le poids de l'éducation et l'absence de déterminisme...
Bref, le côté européen de Yoko m'a au contraire permis rentrer parfaitement dans le jeu du personnage. Je me demande si un caractère trop japonais aurait été aussi immédiatement sympathique à un très large public francophone...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Pour les traîts de caractères, entièrement d'accord avec toi, ça n'a rien de génétique, c'est l'éducation, la culture, la religion. tu est donc bien "occidental". En effet, si Yoko avait été trop "Japonaise" dans son enfance nous aurions du mal à accrocher. Simplement Leloup m'avait habitué à ne pas trop gommer les différences civilisationnelles, tout en favorisant la compréhension de l'autre. Le Japon de Yoko n'est pas autre, ça pourrait être une côte francaise, avec des temples au lieu des églises, et de la pierre au lieu du bois-papier des maisons. Finalement, d'accord, c'est aussi bien comme ça, et puis qu'importe le flâcon, pourvu qu'on aît l'ivresse...
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Je ne croit pas qu'il y ai d'occidentaux ou de Joponais type tout le monde se ressamble en étant différent.:
o)
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Salut tout le monde!!!
Et bien pour ma part, j'ai découvert ce livre à huit ans, et je crois bien que ce jours là j'ai trouvé un trésor de rêve et de poésie...
C'est un récit très humain, qui nous attache très vite aux personnages et nous fait vibrer avec eux... et c'est telement facile a lire... 
Néanmoins aujourd'hui, je suis assez d'accord avec Kaldorion, Le japon de Yoko dans cet album me semble trop occidentalisé.
Alors c'est vrai morgane, il n'y a pas d'occidentaux ni de japonais ty pe, mais il il existe quand même un culture... Et j'ai trouvé dommage que son récit ne soit pas plus imprégné d'une culture japonaise si riche et complexe...
Maintenant, peut etre qu'on Japon effectivement on vit "à l'heure occidentale", mais je ne suis pas resté au Japon suffisamment longtemps pour l'attester...
Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
Je suis en Chine depuis maintenant 2 ans. La Chine, avec son passé communiste (il n'en reste que le nom du partie au pouvoir), n'est surement pas un pays où l'on penserait à l'occidentalisation trop facilement. C'est une de mes grandes surprise.
D'abord, les cultures ont des différence (mets de base, architecture, préférence de couleur, histoire,...) mais les personnes sont les même. D'ailleur, je trouve souvent plus de différences de caractère entre 2 Chinois que de différences de culture entre les Chinois et moi. Donc, il ne faut pas trop poussé sur cette différence de culture.
En 1980, la Chine à ouvert un tout petit peu ses portes à l'occident et les ouvre encore de plus en plus. Mais ce n'est pas encore tout à fait ouvert. Du côté du Japon, la culture américaine leur a simplement été imposée en 1945. Bien que je ne suis passé que quelques heures par le Japon, je n'ai aucun doute sur le niveau d'occidentalisation de ce peuple.
Je crois qu'il est concevable d'avoir une enfance très occidentale au Japon.
Pour ce qui est de la compétivité, je suis gérant de magasin de plein air. Pour moi, grimper une montagne ce n'est que pour le plaisir d'avoir un vue imprenable du sommet. Mais pour mes clients (naturellement, des Chinois), c'est maintenant une nouvelle forme de compétition. Le premier à passer de l'eutre côté de la montagne, des compétition d'orienteering (trouver des point avec une boussole) et autre. Alors pour la croyance de la non-compétivité, il faudra repasser.
Ma conclusion, notre vision de l'Asie est trop occidentale! 
Sopid, encore en vie!
Je suis d'accord avec vous pour dire que les hommes sont tous les mêmes, que les caractères se rencontrent dans toutes les cultures, je l'avais d'ailleurs précisé dans mon précédent post. Néanmoins ce sont les occidentaux qui ont gravi les plus haut sommets asiatiques en premier, alors que les populations qui étaient proche auraient pu le faire depuis longtemps. Sinon, oui, c'est en train de changer, et le fait que ça change montre justement que c'était différent.
Pour la chîne il faut se rendre compte qu'un changement considérable est en train de se produire. Elle s'ouvre au monde comme elle ne l'avais jamais fait. Le mur était le meilleur exemple de cette chine qui se suffisait à elle même. Maintenant la chine s'élance économiquement vers l'occident, et le goût de la compétition y est aussi présent. Quand je parlais de la quête de l'inutile je pensais aussi au plaisir. Grimper une montagne pour le plaisir, ça aussi c'est très occidental. Les tibétains auraient pris autant de plaisir à contempler la vue des plus sommets que les occidentaux, et c'était à deux pas de chez eux. Mais, bon, tu as raison, il ne faut pas avoir une vision trop "occidentale" de l'asie. Simplement je n'ai pas la sensation qu'il s'agit du même pays quand je lis un compte traditionnel japonais et quand je lis "L'écume de l'Aube". ça se justifie par l'occidentalisation du Japon depuis 1945, mais j'imaginais que, dans le domaine de la vie privée, ça avait bien plus lent. Pour ce que tu vois, Sopid, je te fais confiance, puisque je ne suis jamais allé en chine, mais ton foyer est-t-il chinois ? Je veux dire connais-tu la vie privée Chinoise ? Enfin, pour le Japon, tout va beaucoup plus vite dans les villes, et 1980 n'est pas 1960.
Si Yoko avait grandi à Tokyo en 1980 mon raisonnement ne serait pas le même que là, car elle a grandi dans les années 60 dans une maison traditionnelle. Je vous pose seulement la question suivante : si l'écume de l'aube vous avait été présenté comme un récit Japonais l'auriez vous cru ? Je crois que ma remarque se résume à cela, car en effet, si l'on regarde les choses en profondeur il n'y a pas de Chinois, de Japonais ou de français, mais que des hommes, avec un désir d'amour, de réalisation personnelle, de vérité et de bonheur, et ces hommes choisiront eux mêmes leurs moyens de parvenir à ce but quel que soit leur culture, et ce sont ces choix qui sont primordiaux, pas les différences culturelles, mais ne tombons pas dans l'erreur opposée de plaquer un "universel" un peu trop occidental lui aussi sur l'asie.
-Edité le: Jeudi 26 février 2004 à 08:43 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
