Bonjour.
Yuyu a écrit Il semble, en tout cas, que les vinéens ne prennent pas de plaisir à se nourrir comme cela est de tradition dans notre pays.
Je suis parfaitement d'accord avec les deux objections présentées ci-dessus; d'autre-part, ayant défendu récemment un argument contraire sur la base de la variété des goûts (des cubes) et sur le fait que c'est peut-être par illusion rétrospective que nous associons la qualité des repas à la variété des formes et des textures, je pense que ton propos mérite d'être développé et illustré.
Doit-on considérer en effet que "prendre du plaisir à manger" doive forcément relever de comportements et d'exigences comparables aux notres?

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je lis que nos astronautes mangeaient des cubes, de la nourriture déshydratée et des liquides ou pâtes en tube, à l'époque, mais que maintenant leur nourriture est la même que celle que l'on mange dans nos assiettes, mais pré-préparée.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Dites-moi si je me trompe mais quand Pol détraque à grands coups de pieds et de poings la machine à donnner de la nourriture, dans la lumière d'Ixo ou les exilés de Khifa (je ne sais plus !), ne reçoit-il pas en échange de ses caresses une bonne provision de quelque chose qui ressemble fort à de gros biscuits ? Voilà qui changerait quand même un peu des cubes, même si ça reste encore du "vite mangé" (voyez nos cubes apéritifs à toutes les saveurs imaginables, durs, tendres, à la viande, au fromage, aux olives et j'en passe : j'en connais qui ne peuvent plus s'arrêter quand ils commencent...)
frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
Notez aussi que les techniques modernes en matière de réchauffage et de conditionnement, permettent entre-autres d'automatiser une bonne partie de la préparation des plateaux-repas servis dans l'aviation et les chemins de fer. 


Quant à l'amélioration substantielle des aliments proposés aux cosmonautes, j'ai lu ça aussi. Benheu, quand j'étais gosse, je rêvais de devenir cosmonaute. C'est un peu raté, mais en compensation, on peut toujours manger comme un cosmonaute.
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Question de terminologie assez idiote, mais il parait que le terme reconnu par l'Académie, concernant le vocabulaire à employer en Europe, est "spationaute". Personnellement, préférant les justifications historiques aux justifications administratives, je préfère employer "cosmonaute" en raison de l'antériorité de ce terme sur tous les autres... Certains disent "atronaute" quand ladite personne décolle de Cap-Canaveral, et "cosmonaute" quand elle décolle de Baikonour. Notez aussi qu'avec les rotations du personnel de l'ISS qui peuvent se faire de l'une ou de l'autre des bases, on peut très bien décoller cosmonaute et atterrir astronaute, et vice-versa. 


Désolé, c'était ma remarque futile du jour.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Il semble, en tout cas, que les vinéens ne prennent pas de plaisir à se nourrir comme cela est de tradition dans notre pays.
Au fait Yuyu, si on ne peut pas affirmer cela (ce que tu n'as pas fait puisque tu as dit "il me semble"), on peut par contre lancer bien des hypothèses. La tienne est possible. Cela dit, qu'est-ce qui te donne l'impression que les Vinéens ne prennent pas plaisir à se nourrir comme cela est de tradition dans ton pays?
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Objection : j'ai vu au moins une vinéenne prendre (beaucoup) de plaisir à se nourrir... Poky quand elle redemande des spaghettis (ça s'écrit comme ça ?). Preuve qu'ils peuvent apprécier la bonne vieille nourriture "à la terrienne". Peut-être est-ce aussi une preuve qu'ils mangent "normalement" sur Vinéa, hors vaisseaux spatiaux : sinon Poky aurait peut-être tendance à se méfier de ces trucs bizarres, comme des ficelles, franchement différents des cubes ? Mais peut-être est-ce aussi l'attrait du nouveau ?... (finalement, ma remarque fait franchement avancer les choses, non ?)
Je pense aussi qu'il y a au moins un endroit où il n'y a pas trop de doute sur ce qu'ils mangent : dans la cité sous-marine des archanges. J'imagine qu'ils tirent tout de la mer, soit par cueillette, soit par chasse, soit par élevage ou cultures (je pense notamment aux tortues à six pattes : peut-être sont-elles élevées pour les deux usages, transports et nourriture). La présence du Styr, assurément carnassier, indique aussi qu'il y a des poissons et tout le reste.
frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
Il me semblerait utile de préciser dans chaque intervention si l'on parle des vinéens "vinéens" , ceux des cinq cités qui vivent à la surface de la planète, ou des exilés qui n'ont connues que la vie souterraine et l'angoisse constante de trouver un moyen d'échapper à la destruction. J'inclu dans cette catégorie les vinééns de la sixième cité.
D'après ce que nous apprenons dans les Trois Soleils, les survivants des guerres des cités vivent en petite communautés et sont acculés à l'immobilisme technologique par le Guide Suprème. La convivialité et le temps disponible sont deux moteurs nécessaires pour développer un art culinaire. A condition d'avoir les ingrédients... Mais pour ceux vivant près de la mer cela ne doit pas être un problème. Poissons (qui doivent être abondant sinon un carnassier comme le styr n'aurait pas pu survivre), fruit de la mer, algues, etc on peut faire plein de bonnes choses avec celà. A mon avis dans ce contexte ils ont eu tout le temps de se rééduquer les papilles.
Pour les exilés, la question n'était pas à l'ordre du jour. Maintenant en combien de temps peut on retrouver le goût, l'art d'être ensemble, la gratuité du divertissement? Est-ce possible si on ne les a jamais connu? Une personne déprimé peut retrouver le goût de la vie, mais elle l'a déjà connu avant.
Edité Mercredi 22 août 2007 :14:45 par Paul
Acquiers la paix de l'âme et des milliers autour de toi trouverons le salut.
S. de Sarov
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Cherrydean a écrit
Il semble, en tout cas, que les vinéens ne prennent pas de plaisir à se nourrir comme cela est de tradition dans notre pays.
Au fait Yuyu, si on ne peut pas affirmer cela (ce que tu n'as pas fait puisque tu as dit "il me semble"), on peut par contre lancer bien des hypothèses. La tienne est possible. Cela dit, qu'est-ce qui te donne l'impression que les Vinéens ne prennent pas plaisir à se nourrir comme cela est de tradition dans ton pays?
Je suis d'accord avec tous vos commentaires
, simplement on ne trouve pas dans les albums de notion de plaisir et de repas, sauf pour Poky (et sur un plat terrien). Mais je ne connais pas tous les albums...
D'un autre côté, l'aspect "repas" n'a pas forcément d'intérêt dans les histoires, je n'imagine pas plusieurs pages détaillants le menu. Mais on peut quand même noter que l'auteur n'a pas inventé de plat typiquement vinéen type "Gloubi boulga".
Effectivement. J'ajouterais que Poky, étant en contact sur de longues périodes avec des Terriens qui connaissent définitivement le plaisir de manger, qu'elle a pu être influencée par ce comportement et donc qu'on peut difficilement prendre sa réaction en considération pour parler du plaisir de manger chez les Vinéens.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Oui, Cherrydean, surtout que son mentor, baby-sitter, c'est Pol, son copain le grognon, et on ne peut certainement pas dire de lui qu'il soit indifférent aux plaisirs gastronomique (encore que le cassoulet en boîte en promo ne soit que moyennement gastronomique !
). Mais quelque part, même si Poky est certainement (mieux encore que Khâny qui est adulte) la plus "terriennisée" des vinéens, il n'empêche que cette réaction est révélatrice : elle peut prendre plaisir à manger. Partant de là, il doit en être de même pour d'autres, même s'ils ne représentent qu'une petite minorité.
Chez nous aussi il y a des gens qui se moquent totalement de la gastronomie et pour qui manger est "un mal nécessaire", mais ils sont minoritaires. Dans d'autres pays ou la gastronomie est considérée comme une hérésie, voire une imbécilité décadente, il y a quand même quelques fins gourmets qui peuvent donner des leçons à bien d'autres. Tout ça pour dire que je me refuse à penser que tous les vinéens ignorent le plaisir de manger. J'aime mieux penser qu'ils réservent cela pour les "grandes occasions".
Ceci me fait faire une autre remarque : il y a deux plaisirs de la nourriture. Celui, très courant, des gens qui prennent plaisir à manger leur(s) plat(s) préféré(s) et celui, plus rare, de ceux qui prennent plaisir à manger, tout court. Personnellement, je fais partie de cette dernière catégorie je me fais plaisir trois fois par jour en me mettant à table, sans qu'il y ait quoi que ce soit d'extraordinaire au menu
. C'est comme ça (ça ne m'empêche pas de ne pas aimer certaines choses). Je dois être incurablement français !
frac
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...Même si je ne porte pas le béret !!! 
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
Eh bien, je dois dire que je ne m'étais pas vraiment posé la question, à propos de la "gastronomie vinéenne"...
Il est vrai qu'on les voit le plus souvent dans des contextes de voyages stellaires, donc là, oui...nourriture géométrique et liquides nourrissants de rigueur.
D'un autre côté, étant donné comment leur civilisation, de la façon dont elle est montrée, apparaît comme hypertechnologie et au service de la collectivité d'abord, je les imagine mal, en relisant mes albums, se mitonner des petits plats genre "Grenadins de veau aux morilles" ou "Pigeon entier à la broche et étuvée de girolles"...et ce d'autant plus que ces ingrédients ne doivent pas exister sur Vinéa
Ceci dit, nous ne voyons, au travers des albums où les vinéens apparaissent, que de petits aperçus de leurs société, et souvent dans des circonstances particulières: départ de la Terre, catastrophes potentielles, voyages spatiaux...
Il n'est pas interdit de penser que "cuisinier" existe encore comme profession, chez les vinéens.
Remarquez d'ailleurs, comment certains de nos "grands chefs" terriens tendent à se rapprocher vers une nourriture de science-fiction qui ne déparerait pas dans une cuisine de vaisseau vinéen.
Chez Marc Veyrat, par exemple:
Maïs reconstitué, carvi en conserve
Nouilles disparaissante (sans farine ni oeuf),sorbet cardamine
Bar en bulle de plastique, chocolat blanc, dérive de citronnelle
Turbot en bonbon glacé
etC...bon appétit
Wir sind nicht gestorben. Wir haben nie gelebt.
Je pense la même chose que Soleil-Sombre.
Ils ne manges quand même pas de la nourriture d'astronomes!!!
Comment on peut faire des nouilles sans oeufs ni farine???
Un coup de foudre dont je garde des brulures,
telles des blessures qui ne se referment pas...
Mais sais-tu au moins à quel point je t'aime?
S'ils arrivent à voyager à des vitesses si grandes et aussi loin, ca veut dire qu'ils peuvent arriver à fabriquer des nouilles avec trois fois rien... 
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Les nouilles? Ben c'est Mieke qui les avait amenées...

Thanks Emilia... C'est aussi simple que cela... 
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
