La Fille du Vent : ...
 
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La Fille du Vent : quand les hommes touchent au cl

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Thalie
(@thalie)
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Début du sujet  

Je suis entrain de relire La Fille du Vent, et je me rend compte que cet album parle d'un sujet d'actualité. Celui du climat ! Certes, Roger Leloup n'aborde pas la question du réchauffement climatique, fortement médiatisée, mais celle de l'impact de l'activité humaine sur le climat et les éléments naturels.

Ici, la volonté humaine part d'une bonne intention, puisque le père de Yoko cherche à comprendre le fonctionnement des typhons, pour les anéantir. Mais des personnes malveillantes s'emparent de ces recherches à leur profit.

Les hommes ont souvent cherché à modifier le climat, ou certains "grands" élément terrestres. N'est-ce pas ce qui se produit lorsque nous construisons un barrage sur un fleuve. L'objectif d'une telle construction est en général d'améliorer notre cadre de vie, mais bien souvent, il engendre des résultats non prévus.

De plus, je trouve que cet album "remet" l'homme à sa place, montrant sa faiblesse à côté des éléments naturels, Aoki en étant la triste victime.


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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Lucterios
(@lucterios)
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Disons que c'est l'éternel thème de l'apprenti sorcier, de l'homme dépassé par la technologie, récurrent dans l'oeuvre de Roger. Mais, ici, le fait que l'histoire se passe au Japon et que Yoko soit très intimement impliquée dans l'histoire est particulièrement émouvant. En fait, le neuvième album est un véritable chef-d'oeuvre. C'est grâce à cette histoire d'ailleurs que j'ai fait la connaissance de Yoko. Je crois que finalement, plus qu'une simple héroïne de bande dessinée, j'ai découvert une véritable amie.


Fortuna audaces juvat !


   
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Gobol
(@gobol-2)
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La question de l'homme "apprenti-sorcier" n'est d'ailleurs pas visible uniquement sur notre environnement (climat, mais aussi exploitation du sol, du sous-sol, etc.), mais aussi dans tous les domaines liés à l'homme en lui-même (biologiquement parlant j'entends), avec tout ce qu'on cherche à faire aujourd'hui (je pense en particulier à cette femme de 67 ans qui vient d'avoir un bébé...).

Je me demande jusqu'où l'homme devra aller dans ses délires avant de se rendre compte de la catastrophe vers laquelle il va allègrement, dans certains domaines, en tout cas ! Est-ce parce que c'est possible techniquement qu'on doit le faire ? Quelles sont les conséquences de tous ces actes "contre nature" parfois ? Le fait que telle ou telle chose soit possible ne la rend pas bonne ou souhaitable pour autant...


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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Lucterios
(@lucterios)
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Honnêtement, dans mon dernier bouquin, dont j'ai placé un extrait sur mon site, j'imagine un monde totalement utopique où tout est possible, mais je ne développe pas trop les conséquences...


Fortuna audaces juvat !


   
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Thalie
(@thalie)
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Début du sujet  

Si tout est utopique, il se pourrait que le travail des "apprenti-sorcier" n'ait pas d'effet sur l'environnement.

Mais même dans un monde parfait, je ne suis pas sure que ce soit possible. Si on prélève de la matière, si on modifie un tracé... n'importe quoi à une répercussion ailleurs.

Mais l'homme n'est pas toujours responsable des chamboulements. J'ai lu un article intéressant qui montre que des éruptions volcaniques dans les zones de haute latitude ont une influence importante sur les conditions climatiques et sur les courants des fleuves lointains, dont le Nil.

Par exemple, une éruption volcanique en Islande à modifié les circulations atmosphériques de l'hémisphère nord. Ca a modifié les précipitations et les températures. On constate une baisse importante du niveau des précipitations au-dessus du Nil ainsi que le plus bas niveau du fleuve jamais enregistré.

Du coup, cet article, dédramatise en quelque sorte le rôle de l'homme.

Mais finalement, ce dont tu parles Gobol se retrouve assez dans l'oeuvre de Leloup. Dans La Frontière de la Vie, l'homme joue avec la nature puisque Magda est maintenue en vie, alors que la nature ne l'aurais pas permis. Après, est ce toujours mal ou pas. Tous les actes contre la nature ne sont surement pas toujours répréhensibles !


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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Pearl of Light
(@pearl-of-light)
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J'avais lu aussi un article qui tentait de montrer en quoi l'Homme était en cause, mais aussi que d'autres facteurs entraient en jeu.. Il y avait notamment un passage sur les éruptions volcaniques (l'exemple que tu donnes et aussi une érupton volcanique en Indonésie je crois qui avat eu des répercutions plus loin, au Pakistant par exemple).. On parlait aussi des vaches (ce passage était assez drôle) : lorsqu'une vache pète, le gaz est bien plus nocif qu'une voiture qui roule pendant 100km à une vitesse normale.. (les chiffres ont évolué entre temps).. Il y avait d'autres causes aussi..

Même si l'Homme n'est pas responsable à 100% des modifications de climat, ça serait quand même bien de changer...

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Ce que j'aime dans les albums de Yoko, c'est de voir le "progrès" (est-ce réellement un progrès ou non après tout) de la science : l'exemple de Magda est le meilleur probablement.. A la fin de l'album, le père de Magda dit justement quelques phrases sur le risque de débordement des progrès médicaux (J'ai peur qu'elle ne suscite des expériences sur des êtres non viables)..
Après tout si on a pu sauver Magda, on pourrait peut-être essayer sur d'autres personnes, voire même sur des morts (je pense aux arrêts cardiaques, pas aux morts violentes)..
Ce que je trouve interessant, c'est que le progrès technique est montré en tant que progrès mais aussi en tant que nuisance : par exemple, le feu de wotan est un progrès en soi, puisqu'on a construit une machine qui est fascinante par sa construction... mais c'est loin d'être un progrès quand il est utilisé!
La fille du vent va aussi dans ce sens : le fait que le père de Yoko souhaite supprimer les typhons est quelque chose de louable et que beaucoup de personnes aimeraient pouvoir faire.. mais il influence le climat..
Au moins, les deux aspects de l'évolution de la science sont traîtés!

Edité Mercredi 7 février 2007 :21:13 par Pearl of Light


Mama Pearl : la maman fantôme officielle!

Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)


   
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minako
(@minako)
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J'ai une question : où est la frontière alors entre ces deux aspects ? Qui peut être ,dans le cas de l'avancée scientifique de La Frontière de la vie, jugé comme bénéficiaire potentiel ou non?

Edité Mercredi 7 février 2007 :21:44 par minako


"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde


   
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Pearl of Light
(@pearl-of-light)
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entre quels deux aspects? (désolée, je ne suis pas sure de comprendre.. smiley)

Edité Mercredi 7 février 2007 :21:51 par Pearl of Light


Mama Pearl : la maman fantôme officielle!

Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)


   
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minako
(@minako)
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Les avancées techniques en tant que progrès et les avancées en tant que nuisance


"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde


   
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Pearl of Light
(@pearl-of-light)
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Ah ok =) (excuse moi)

Les termes que j'ai utilisé sont pas géniaux par ailleurs, donc n'hésitez pas à les modifier!
La frontière est dure à placer.. je dirai que c'est une frontière éthique.. prenons le cas donné par Gobol : une femme enceinte à 67ans!
- Sur le plan purement médical et technique, c'est une avancée : on a réussi à contrer la nature.. sans compter qu'on apprend plein de choses suite à cette "expérience"
- Maintenant, sur le plan éthique, est-ce vraiment une avancée? Est-ce qu'une femme peut être mère a 67ans? Pour certains, ça ne pose pas de problèmes, c'est un progrès.. mais pour d'autres, dont je fais partie, contrer la nature sur ce point-là n'est pas une bonne chose.. A 67ans, on n'a pas les mêmes réflexes qu'à 30 ou même 40ans.. Mais c'est un autre débat!

Dans un style similaire : les recherches médicales.
- On recherche un médicament pour soigner des patients : on le trouve et on guérit plusieurs personnes (pas toutes malheureusement).. C'est quand même un progrès : on a avancé, même si ce n'est pas encore parfait, puisqu'on a réussi à faire un vaccin ou trouver des remèdes.
- En même temps, on joue à l'apprenti sorcier : on essaye de contrer la nature.. Pourtant, on s'opposera moins à cette version qu'à la précédente.. (du moins, il me semble)

Cette frontière est pratiquement subjective.. c'est pour ça que je dirai qu'elle relève de l'éthique...

(Je puis totalement me tromper et d'ailleurs, j'attends d'autres "solutions" =) Suis ouverte et prête à ce qu'on me montre que j'ai tort.. je ne suis pas trop sure de ce que j'avance)


Mama Pearl : la maman fantôme officielle!

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(Emilia)


   
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Thalie
(@thalie)
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C'est vrai que tous les problèmes liés à la vie (je dirais) font beaucoup plus référence à l'éthique. La question des interruptions de grossesses en étant au coeur !

J'ai l'impression qu'en ce qui concerne la nature, l'environnement, la question de l'éthique est un peu moins présente. Peut être qu'on se rend moins compte des effets sur l'homme quand on modifie l'ordre "naturel" de l'environnement.


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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Gobol
(@gobol-2)
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Je suis assez d'accord avec toi sur le fait que cette "frontière" est plus celle de l'éthique qu'autre chose.
Je m'explique.

Dans le cas de cette femme de 67 ans, certes, on peut voir cela comme un "progrès", dans le sens où l'homme a pu mener une grossesse à terme, alors qu'elle n'aurait jamais dû avoir lieu (une femme de 67 ans est ménopausée, et donc ne peut pas avoir d'enfant).
Après, je vois plusieurs problèmes, vus tant du point de vue de la mère que de celui de l'enfant.
Pour la mère, par exemple, je me dis qu'elle a soit eu beaucoup de chance d'avoir une grossesse "normale" (j'entends par là qu'elle s'est bien passée, et qu'elle s'est bien terminée aussi), soit que sa grossesse a été extrêmement surveillée, et je ne vous raconte pas la galère dans ce cas-là pour elle, et les sacrifices qu'elle a dû faire pour mener à bien cette grossesse (examens quotidiens, ingérence permanente des médecins dans sa vie quotidienne, surveillance permanente, etc.). Mais je me pose des questions pour la suite : je suis bien placée pour savoir qu'on ne se remet pas comme ça d'une naissance. Or, si la femme ne peut plus avoir d'enfant après un certain âge, c'est peut-être un bien, dans le sens où peut-être qu'après un certain âge, elle ne se remet pas aussi bien justement...

Pour l'enfant, maintenant, je me pose des questions aussi : premièrement, le pauvre aura une "vieille" bien plus vieille que les autres enfants de son âge, en gros, une maman qui pourrait être sa grand-mère. Ca me pose problème au niveau de l'éducation de cet enfant. Et puis, si on calcule bien, sa mère aura 87 ans quand il en aura 20... Ce qui veut dire que dans 20 ans, sauf progrès faramineux de la science, sa mère sera sans doute dépendante... à un âge où l'enfant est en passe de devenir adulte, et peut avoir besoin du soutien de sa mère (et de son père, mais bizarrement, de lui, on n'en parle pas...). Qui aura le plus besoin de l'autre ?
Qu'est-ce que ça veut dire ? Cette femme a-t-elle voulu avoir un enfant pour lui ? Pour elle ? Pour être sûre qu'un être humain s'occupera d'elle quand elle sera vieille ? Pour faire la "une" des tabloïds ???? Vous ne trouvez pas ça radicalement égoïste ?
Bien sûr qu'on fait des enfants pour soi. Ce serait totalement injuste et faux, hypocrite, même, de dire le contraire, puisqu'ils n'ont rien demandé, eux. Et justement, ils n'ont rien demandé. De quel droit lui impose-t-on de naître d'une personne âgée qui ne pourra peut-être pas s'occuper de lui ? C'est déjà compliqué à 30 ans, de devenir maman. Alors à 67 ans...

Autre point qui me chiffonne : le père, justement. Si je calcule bien, et si j'ai bien tout compris, une femme à 67 ans est ménopausée, et n'a donc plus d'ovules (elle n'est plus féconde). Il s'agit donc là d'un don d'ovule, au minimum. Si cette femme est mariée, au mieux, c'est un don d'ovule seul. Dans le cas contraire (et tout est possible, ce n'était pas en France), cet enfant a-t-il même un père ? J'ai cru comprendre qu'il s'agissait là d'un don d'embryon. Vous me corrigerez si je fais erreur. Si c'est bien le cas, cet enfant, même en ayant une mère qui l'a porté, et éventuellement un "père" si elle est mariée ou vit en couple, cet enfant n'a aucun lien biologique avec aucun de ses deux "parents". Se posera donc fatalement un jour la question de ses origines. Et la place du père dans tout ça ? Est-ce qu'il était d'accord, lui, pour se retrouver sur ses vieux jours père ? Est-il prêt à assumer ce rôle ? J'espère pour tous (la mère, l'enfant et lui) que c'est une décision qui a été mûrement réfléchie, et qu'ils étaient partants tous les deux. Parce qu'assumer la charge d'un enfant, c'est un sacré boulot...
Dans ce cas-là (si les parents sont solidaires là-dedans), ça peut être positif (en fait, pas plus négatif que dans n'importe quel autre cas de don d'ovule, de sperme ou d'embryon). Mais si les motivations étaient liées à la volonté de battre un "record", de la part du médecin, mais peut-être aussi de la part de la femme ?, alors je plains l'enfant...

Bon, je vais me prendre une volée de coups, parce que je ne suis pas assez documentée là-dessus et qu'en plus, je suis hors-sujet. Mais ce que je crois, c'est que l'homme ne peut pas faire n'importe quoi impunément. Il y a des "règles" naturelles qui existent, et elles ne sont pas là par hasard ou pour des prunes. Rien n'est dû au hasard. C'est comme ces permis de construire qui sont délivrés à tort et à travers. Après, les habitants découvrent qu'ils habitent dans des zones inondables et vont se plaindre à leur mairie, et demander que soit déclarer l'état de catastrophe naturelle... Vous m'expliquez ce qu'il y a de problématique là-dedans ? La zone inondable est inondée. Fort bien. Quoi de plus normal ? Ce qui n'est pas normal, c'est que l'homme s'y soit installé de manière permanente et y ait construit des maisons ! Si elles sont inondées, ben oui, c'est logique, puisque c'est une zone inondable au départ ! Faut bien qu'elle aille quelque part, cette eau ! Alors, bien sûr, on peut faire des travaux ! Mais une zone inondable restera fragile...

Edité Jeudi 8 février 2007 :00:13 par Gobol


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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PulkoMandy
(@pulkomandy)
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Pour revenir un peu sur le sujet...

On peut comparer l'histoire de la Fille du Vent, où l'homme joue avec le climat et finit par déclencher une catastrophe, et la barrière climatique de Vinéa, qui permet quand à elle de maintenir une zone viable sur la planète après une catastrophe naturelle. On retrouve là aussi les deux aspects de la science, qui peut apporter beaucoup, mais aussi devenir dangereuse...
La limite n'existe pas vraiment, je pense, toute expérience qui permet de trouver de nouveaux résultats est dangereuse, au moins un peu. Il est impossible de prévoir tous les effets secondaires de ce que l'on fait, et ils peuvent d'ailleurs eux-mêmes être aussi bien néfastes que bénéfiques. Si on ne prend aucun risque, on peut toujours refaire des expériences déjà parfaitement maîtrisées mais ça n'apportera pas grand chose de nouveau.
Il faut par contre essayer de rester dans la limite du raisonnable, ne pas vouloir faire des choses trop grandes, trop vite, mais plusieurs expériences à petite échelle, en essayant de prévoir les résultats.

Enfin, une dérive de n'importe quelle invention est toujurs possible. On retrouve la même idée dans la spirale du temps, avec l'antimatière, très pratiquedans les applications qu'y voyait son créateur, mais qui a fini par détruire la planète.


"Qui a un pied dans la barque et l'autre dans le canoë tobera à l'eau."
proverbe tuscarora


   
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Gobol
(@gobol-2)
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Certes, je suis d'accord sur le point que tu soulignes, à savoir qu'il faut quand même avancer, et que si on est trop frileux, on fait du sur-place.
Cependant, je crois quand même qu'il y a des limites que l'homme doit s'imposer. Notamment quand il touche au vivant. A-t-il le droit de créer des choses ou des êtres ? Et si oui, quelle sera la vie de cet être ? On n'en est plus très loin, avec le clonage (je sais bien que ce n'est pas pour demain quand même, la technique n'est pas au point, mais...). Ce qui me fait peur, dans cette histoire, c'est qu'à force de vouloir être plus fort que la nature, l'homme ne finisse par se détruire lui-même, d'une manière ou d'une autre... Il devrait y avoir des bornes à l'ambition et à l'orgueil humain...


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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PulkoMandy
(@pulkomandy)
Honorable Member
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C'est bien là tout le problème... Le clonage n'est pas tout à fait une création en réalité, puisqu'on utilise en fait des bouts de cellules déjà existantes que l'on rassemble pour essayer de créer un être vivant.
Il me semble me souvenir, d'ailleurs, que la technique que l'on a déjà appliqué aux animaux ne soit pas réalisable pour les humains, à cause de petites différences chimiques dans les ovules. Comme quoi, la nature a prévu des protections smiley
On trouve aussi des choses qui y ressemblent, dans une affaire où des chercheurs ont réussi à ralentir le vieillissement de souris ou quelque chose comme ça, mais ils se sont apperçu que cela les rendaient stériles.

On peut regarder aussi ce qui se passe du côté des OGM: la méthode utilisée relève du bricolage (on envoie des bouts de gènes dans les chromosomes collés sur des microbilles métalliques, et on recommence jusqu'à ce qu'ils atterrissent au bon endroit, c'est à dire pas en plein milieu d'un autre gène). Ça peut paraître dangereux, mais en fait c'est aussi ce qui se passe dans l'évolution naturelle, qui n'est faite que d'erreurs de copie. Les OGM peuvent avoir des applications très intéressantes puisqu'on peut les utiliser sur des bactéries, par exemple, pour leur faire produire des médicaments. Il y a aussi des applications "dangereuses", par exemple les marchands de céréales OGM s'arrangent pour les rendre stériles afin que les gens qui veulent en cultiver soient obligés de leur en racheter tous les ans et ne puisse pas replanter leur récolte.

Chaque expérience qui entraîne une découverte intéressante peut toujours trouver une application dangereuse. Et finalement, c'est plus dans le but que l'on poursuit que la distinction se fait. Ce qui est dangereux c'est bien de faire de la science pour la science, pour prouver que c'est possible. Mais il me semble que la plupart des expériences ont quand même pour but d'appuyer une théorie ou de la contredire, et pas juste de pousser la barre plus loin.


"Qui a un pied dans la barque et l'autre dans le canoë tobera à l'eau."
proverbe tuscarora


   
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