désolé je ne resiste pas a la tentation de créer un sujet à propos d'un album génialissime : la frontière de la vie. Pour moi le meilleure de toute la collection ( mais je dois avouer que je n'ai pas encore lu ni la lumière d'ixo ni l'or du rhin donc je me base evidemment sur les autres ).
Je trouve l'idée de la possibilité d'être plongé en sommeil très profond pendant de nombreuses années avant d'être soigné merveillleuse, et malgré que de nos jours ce genre de procédé soit impossible ( je vous recommande l'article scientifique très interessant d'un des membres du site. excusez mon manque de précision mais je n'ai retenu que le fait d'avoir lu l'article et ce qu'il contenait bien sur, sans me soucier de son emplacement et de son auteur
).
Magda est donc un personnage fascinant ( c'est donc pour cela que mon pseudo est rosée du matin 
), cet album est passionant ( la représentation de la ville très pittoresque, le geste d'ingrid pour sauver magda, l'histoire de la famille du docteur, la blessure de yoko et le sommeil de magda sont, je trouve, des éléments qui rendent cet album éblouissant et rempli d'émotion
)et je le recommande à tous ( novices, confirmés, ou experts )
Après cet album magnifique, vous n'aurez plus qu'une envie : vous jetez sur toute la collection.
"Qu'un ami véritable est une chose douce !
Il cherche vos besoins au fond de votre coeur ;
Il vous épargne la pudeur
De les lui découvrir vous-même."
Jean de La Fontaine
Une chose est certaine, cet album est le préféré de beaucoup d'entre nous!!!!
j'abonde dans ce sens, et un petit sondage interne, ici même, avait montré que ce volume était globalement le plus souvent cité comme étant le préféré.
Maintenant, puisqu'on en parle, je ne sais pas s'il est si facile de dire ce qui nous touche tant dans cet ouvrage!
Moi, tout bêtement je dirais qu'il y a le fait de toucher à l'essentiel, qui n'est pas tant la vie et la mort en elles mêmes mais la façon dont des personnes sensibles les appréhendent. Simplement, l'acte de préserver et de sauver, ça crée l'émotion. Il y a aussi ce ton résolument philanthrope culminant avec la "conversion" du supposé mauvais à l'instant où le récit manque de basculer.
Leloup ne refuse pas la faiblesse (Ingrid malade, Yoko blessée, Magda dépendante des autres) et propose une histoire où, sans cesse, la faiblesse appelle une compassion intelligente plutôt que larmoyante.
Bon, et puis il y a cette façon de faire si particulière. Il y a des auteurs qui amènent leur personnage à frôler la mort, mais traditionnellement, pas de cette façon: le héros conventionnel frôle la mort dans des situations rocambolesques d'où il se sort par lui même ou par un coup de bol. Ici, la tension n'est pas dans l'action (on ne voit pas la scène du coup de feu) mais d'une part dans la re-création éprouvante de la tension du bloc, et d'autre-part dans la situation parfaitement anti-héroïque de Yoko, impuissante à se sauver par elle-même et donc sauvée par l'héroïsme collectif et sans fioriture de tous les autres. Il me semble que ce volume, à lui seul, est un événement remarquable au sein de la série, et peut-être même plus largement dans l'art européen.
Et enfin, il y a la maturité stylistique de l'auteur, en plein dans sa période où les visages étaient ronds, tendres. Voir les transformations de Yoko et d'Ingrid en particulier.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Au fait, je pense que je ne serai pas seul à te recommander chaudement La lumière d'Ixo, qui est un volume fabuleux également. Pour l'Or du Rhin, j'ai une tendresse particulière pour cet album et donc je laisserai les autres en parler plus objectivement.
Tu n'as pas tort non-plus, de temps en temps, il faut créer des sujets sur les albums que nous n'avons pas encore évoqué ici. Tu verras qu'il y a quelque-part un sujet sur les Exilés de Kifa, sur la Pagode, sur l'Astrologue, mais d'autres n'ont pas été abordés.
Et pour finir:



Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
C'est vrai que la frontière de la vies est particulièrement émouvant... sûrement à cause de se que nous a dit Hallberg...
Mais il est vrai que la lumière d'Ixo est pas mal du tout !! Pour l'or du Rhin, j'ai eu du mal à comprendre l'histoire... mais Kaldorion me l'a expliquer... c'est une sort de roman policier...
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut
il me tarde donc de lire la lumière d'ixo et l'or du rhin...j'ai en ma possession la lumière d'ixo mais malheureusement pas l'or du rhin, il me faudra donc user de patience
bisous à tous
"Qu'un ami véritable est une chose douce !
Il cherche vos besoins au fond de votre coeur ;
Il vous épargne la pudeur
De les lui découvrir vous-même."
Jean de La Fontaine
la façon dont j'aborde La frontière de la vie n'est probablement pas la seule, je vous invite à donner votre vision. Voire à critiquer cet album, parce qu'il doit bien y avoir des gens qui ne partagent pas l'enthousiasme assez répandu ici à son sujet.
Remarquez, en plus, c'est un album qui met totalement en échec ma perspective d'analyse habituelle, le tragique: ici je trouve plutôt que la volonté joue un rôle largement supérieur à la fatalité.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Pour Rosee, l'attachement d'Hallberg a l'or du rhin est du a sa passion pour les trains. Chose qu'il n'aurait jamais dit lui meme dans ce sujet.
Autrement, bienvenu chez nous!

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

A par dans l'Or du Rhin et un peu dans le canon de Kra, il n'y a pas de train dans les Yoko, non ?
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut
nan, par contre, il y beaucoup de moyen de transport aérien!!!
Et de voiture! Ne pas oublier aussi les motos dans les premiers albums.

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Il y a un train dans L'Orgue du Diable, et presque un train dans Le Feu de Wotan.
Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes.
Ben si vous allez dans la rubrique engins, en bas à gauche, puis trains, vous trouverez les articles que j'ai déjà faits sur les trains qu'on voit dans la série. Il en manque encore, je les mettrai quand j'aurai moins la flemme (eh oui, c'est un aveu...).
Et vous La Frontière de la vie ça vous inspire quoi?

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je crois que je l'ai déjà dit dans le sujet consacré à nos albums préférés, mais si j'aime autant que ça la frontière de la vie, c'est parce que c'est un des premiers que j'ai lu (je ne sais plus si c'était les archanges ou la frontière de la vie). Toujours est-il que petite fille, quand j'ai ouvert cet album, j'avais l'âge de Magda... D'ailleurs, je voulais appeler ma fille Magda, ou Madeleine, mais mon mari trouvait ça vieillot... S'il avait lu "La frontière de la vie"...
Bref. Autres raisons qui me font particulièrement aimer cet album, c'est que le héros, les héros, font des bêtises. Yoko "rate" la vampire, perd la petite maison, n'arrive pas à sauver le vieux monsieur, et surtout, il y a le passage dans le caveau Schultz, où ils profanent une tombe. Vide, certes, mais la profanation est là. Ensuite, en plus, elle se fait avoir un peu bêtement par Kurt, manque de se faire tuer, est très près de la mort... Une sorte d'anti-héros, quoi...Et ce qui permet de sauver la situation, c'est cet altruisme dont parle Hallberg, qui redonne aussi confiance en l'homme, même en l'homme "mauvais" a priori. C'est aussi une bd qui pour moi en dépasse beaucoup d'autres, dans le sens où en réalité, ce qui est mis en avant, discrètement, c'est la valeur de la vie. Et le fait que tout n'est jamais tout noir ou tout blanc. Les héros font des choses répréhensibles, les "méchants" (ceux du début, qui provoquent la maladie d'Ingrid, et donc considérés comme des personnes qu'il faut rechercher, et arrêter) ne sont pas si méchants que ça, et poursuivent un but qui est louable : sauver la vie d'une petite fille. Ils mettent leur coeur, leur compétence en oeuvre pour cela, même si pour Kurt, c'était aussi une question d'argent. Les autres sont désintéressés, apparemment. Et tout cela sans mièvrerie, sans trop de bons sentiments guimauves et collants... Un bd bien écrite, et qui serait réaliste si le procédé de "conservation" de Magda pouvait exister.
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
C'est vrai que c'est le seul album de Yoko ou elle rate coups sur coups ses actions. La seule action reussi est involontaire de sa part, le revirement de Kurt.

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"


