Pour te faire envie rétrospectivement, Thalie, je te révèle que la femme de Roger est occupée à finir une robe de princesse pour sa petite fille Victoria... Et je te jure que cendrillon n'avait pas la pareille pour aller au bal... C'est gai d'offrir aux enfants le rêve qu'ils demandent et l'on mesure la chance à ce moment d'en avoir les possibilités...
En ce moment, la table de Roger est jonchée de croquis pour nos nouvelles tenues qu'il veut simples claires graphiquement et efficaces... C'est que nous partons pour des lieux très particuliers ( pas le moyen-âge) et nous aurons un engin non moins spécial à piloter... Cela ne se fait pas avec une tenue amazonienne et des chaussures Puma... Ici au moins tout est inventé et on ne criera pas "pub"...
C'est motivant de jouer au styliste mais Roger ne peut pas faire ce qu'il veut sans entendre sa femme lui dire "Hé! ton enmanchure là... ça ne va pas"... Ou " la taille est trop haute ou trop basse... La patte est mal placée... cela va gêner ses mouvements"... Voilà pourquoi Yoko est toujours correctement habillée...
Bises, Emilia
"La part de Mme Leloup dans Yoko Tsuno"...
Ça pourrait être intéressant quand même. La contribution des gens dans l'ombre est parfois plus grande que l'on pense.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Victoria a bien de la chance... ma grand mère, également couturière, m'a souvent fait des robes... c'était pour moi les plus belles.
J'adorais qu'elle me fasse des jupes toutes rondes, qui tournaient bien.
Mme Leloup renforce le côté perfectionniste de son mari. La qualité des dessins est pour moi une réelle force de ces albums. Et c'est super de savoir qu'un tenue vestimentaire peur être aussi précise qu'une moto.
Je pense que ça doit être un régal d'inventer de nouvelles tenues pour Yoko et sa bande. C'est sur que les combinaisons vinéennes sont toujours très jolies... c'est toute une culture qui se construit avec les habits.
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
;a difference du pret a porter et du sur mesure est comme la soupe maison avec des legumes frais du jardin et la soupe instantane en sachet.
J'irais meme jusqu'a dire qu'une couturiere ou un tailleur apporte une ame au vetement.
Ca c'est bien vrai! Une robe faite 'maison', et un vêtement du commerce n'ont rien en commun! Et puis c'est telement plus agréable de porter quelque chose d'unique et surtout fait par les soins de quelqu'un qui vous aime... Quand c'est comme ça, le vêtement en lui même a été fait en pensant à vous, et pour personne d'autre.
Une maman qui fait un vêtement pour son enfant met à chaque couture un lot d'amour incroyable... Et quelle fierté quand on voit on bout de chou porter un vêtement qui lui va si bien, et fait avec tout le soin et la tendresse d'une maman...
Hé, tu as aussi de la chance, Emilia, car toi aussi, tu bénéficies de tout ça, petite chanceuse...
Cyann, papillon doré aux ailes nacrées.
Je trouve qu'au niveau vestimentaire les personnages de Yoko Tsuno sont un peu limité. Yoko ça va encore mais je trouve que les personnages devraient porter des vêtements plus aux goûts et à la mode du jour.
Sur ce point, n'étant pas du tout calé sur l'histoire de la mode, j'attends les explications des gens qui s'y connaissent; mais cette question est évidemment à remettre dans son contexte. Les habitudes vestimentaires ont-elle été, au cours de la série, conforme au "dernier cri" de la mode? Et du reste, le cas échéant, quel en serait l'intérêt, à partir du moment où la vraisemblance est respectée? Pour ce qui concerne les albums récents, la question ne se pose plus (albums vinéens et "translateur" imposant de fait des vêtements spécifiques), mais pourrait réapparaitre avec "Le Septième Code". Personnellement, je ne vois pas ce qu'il y a de particulièrement peu en phase avec l'époque dans cet album - de toutes façons, certaines vieilles habitudes, comme le jean et le pull jaune de Pol, sont à peu près "intemporels" pour le contexte des trente dernières années. Je puis hasarder sur ce principe que l'auteur évite ce qui risquerait d'être trop rapidement daté; en même temps, par un souci de réalisme, il semble se concentrer sur les vêtements ordinaires du temps présent, permettant, comme avec les éléments techniques, une lecture historique de trois décennies.
Pour ce qui est de la variété, et notamment des vêtements presque toujours identiques de Pol et de Vic, ces aspects sont assez largement détaillés dans les interventions précédentes, mais naturellement, tu as toute lattitude de réouvrir le sujet si tu as d'autres éléments - nous ne pensons pas toujours à tout, et les nouveaux venus, en portant un regard neuf sur de vieilles questions, mettent parfois en lumière quelque-chose que nous n'avions pas vu.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Disons que je trouve que les vêtements ne font pas assez fouillés, que ce soit pour Yoko, ses compagnons Pol et Vic ainsi que les autres intervenants. Les couleurs sont un peu simples, unies... Je trouve que Leloup devrait vraiment s'inspirer de ce qu'on voit dans les boutiques de vêtements, pourquoi pas pour Yoko un tailleur avec une ceinture avec des pierres comme on voit de plus en plus. Ca soulignerait sa féminité, ferait plus sensuel sans être vulgaire pour autant.
Voilà j'espère m'être bien exprimé parce que c'était pas évident.
-Edité le: Jeudi 29 juin 2006 à 23:31 par Yurieong-
C'est qu'il faut se rendre à l'évidence: la préoccupation de l'apparence vestimentaire, déjà, si elle est fort répandue, n'est pas générale. Celle de la mode proprement dite ne touche qu'une partie de la population, beaucoup de gens se contentent assez largement d'être corrects en fonction du contexte, et de se mettre modérément en valeur.
Je vois donc une approche de la question possible sous plusieurs angles:
- Du point de vue de la vraisemblance comme rapport à un présent vécu comme réel au moment de l'écriture. La construction des personnages, des personnalités, est suffisamment avancée pour que l'on puisse déduire, au bout de 24 volumes, que l'auteur ne leur a pas donné pour trait de caractère d'être sensibles à ce genre de question. Le surgissement de cette préoccupation, et même d'une relative sophistication vestimentaire, n'ayant pas d'intérêt direct pour la narration ni pour les enjeux intellectuels suscités par l'oeuvre, ne ferait qu'en souligner, en vérité, l'effroyable futilité (dans le sens où si la création de mode est un art parfaitement respectable, l'acte de consommation qui peut en découler n'apporte rien d'autre au récit de fiction s'il ne vient pas interroger à la fois l'art et son contexte).
- Du point de vue de la vraisemblance comme cohérence générale d'une oeuvre, système narratif, reliée à des conventions de genre et des règles stylistiques: comme celà a été montré plusieurs fois, la série s'appuie en grande partie sur un héritage stylistique (Hergé, Martin, Jacobs...) qui fait assez largement du costume un outil de caractérisation et d'identification immédiate des "types". D'où par exemple l'éternel pull jaune de Pol, à l'instar de celui, bleu ciel, de Tintin dans la plupart des volumes en couleur pour ce dernier. D'une autre façon, la relative neutralité des vêtements de Yoko (qui représente pourtant une forme d'émancipation, par assouplissement, de la règle) participe de la chronologie spécifique de ce type de série à personnage récurent - une double chronologie, réaliste pour le contexte et strictement artistique pour les personnages à "âge constant". Il en résulte que pour conserver à Yoko une relative intemporalité dans les trois décennies que couvrent ses aventures, le choix de simplicité, de neutralité et de sobriété semble des plus raisonnables.
- Du point de vue des enjeux narratifs. Il me semble totalement faux de dire que l'auteur se désintéresse du vêtement en tant que vecteur de sens, mais au contraire, il ne s'y intéresse que parce qu'il peut faire sens. Les épisodes "historiques" déploient pour l'occasion une grande sophistication (je ne vois pas ce qui souligne plus la féminité de Yoko que les robes de "L'astrologue", par exemple, sous le regard européen, dans une époque où la tradition vestimentaire présentait une différenciation assez forte du vêtement féminin par rapport au vêtement masculin). A contrario, les épisodes vinéens font porter au costume un sens fort, celui de l'unification et de l'uniformisation, message essentiel sur la fiction sociale vinéenne. Dans le "présent", le costume n'a pas ce pouvoir de suggestion dans le traîtement qu'en proposent les aventures de Yoko. Introduire cette "amélioration cosmétique" consistant à faire un peu plus attention à ce qu'une personne porterait hypothétiquement hic et nunc serait alors un effort assez vain puisque la lisibilité (des rangs sociaux, des caractères) est parfaitement assurée, dans le cadre contemporain, par des codes d'une grande simplicité.
- Du point de vue des enjeux esthétiques enfin, et sur ce point, plus que sur les trois autres, je vous prie de noter que ceci est subjectif. Mais à ce qu'il me semble, le costume est, historiquement, traité par cette "école" classique de bande dessinée comme l'on traite le costume de théâtre et d'opéra dans une approche "conventionnelle", ou occasionnellement, dans une approche de restitution historiquement informée, façon Eugène Green ou Benjamin Lazar (ce qui est le cas dans Yoko où les recherches historiques sont faites dans un but de précision et non seulement d'évocation). Le costume est un enjeu plastique. Il vise une jouissance esthétique directe (par son chatoiement, par sa sophistication) ou indirecte (par son pouvoir d'évocation et d'évasion). Dans le cas vinéen, c'est l'option inverse: le costume ne fonctionne que par réflexe de lecture (nous sommes culturellement programmés pour associer l'exploration spatiale à des combinaisons aux formes simples, fonctionnelles, et très peu différentiées entre les individus), il participe au pouvoir d'évocation et de rêve par tout ce qui lui est extérieur, et surtout pas par lui-même, parce qu'en dehors du fait d'exprimer sa passion pour la série, personne n'aurait spécifiquement envie d'être habillé en vinéen.
Enjeu graphique, plastique, enjeu narratif, le costume est donc traité avec toutes les attentions dues à un véhicule essentiel du rêve, comme dans les réserves d'un grand théâtre (thème du reste directement abordé dans "L'astrologue", qui nous livre des tas de clefs là dessus). On peut dès lors comprendre pourquoi le vêtement contemporain n'a pas droit à ce genre d'attention. Il ne porte pas de théâtralité. Il n'est pas évocation ni évasion. Dessiné avec plus de soin, il ne serait que transcription sans intention du réel. Or, bon, je sais bien que certains considèrent les mises en scène genre Sellars ou Kupfer, avec Don Giovanni, Orphée ou Siegfried en costar, comme supérieures; mais même sans porter de jugement là-dessus, il semble que la logique de Yoko est quand-même assez claire.
Bon bien-entendu ce n'est que ma lecture des choses.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
pourquoi pas pour Yoko un tailleur avec une ceinture avec des pierres comme on voit de plus en plus.
Et si elle n'aime pas ça? La mode est variée et chacun s'habille selon son style et son goût. La tenue vestimentaire que tu montres en exemple est jolie, mais elle ne m'accorche pas plus que ça et je ne vois pas du tout Yoko là-dedans. Et puis, ton tailleur fait trop femme d'affaire. Finalement, pour ce qui est des couleurs unies, ton exemple pourrait difficilement montrer quelque chose de plus uniforme au point de vue de la couleur.
Je ne vois vraiment pas ce que tu reproches aux vêtements dans Yoko. Des vêtements au goût du jour? Mais il faut se baser sur la mode présentée dans Le septième code pour pouvoir juger étant donné que c'est le seul album proche de la mode d'aujourd'hui même. Et dans cet album, j'ai trouvé les tenues de Yoko, d'Emilia, de la comtesse et de Rosée tout à fait au goût du jour, à savoir que j'ai reconnu le genre de vêtements que j'aime mettre. Diras-tu que mes tenues ne sont pas assez recherchée? Crois-tu que je suis allée chercher ce linge-là ailleurs que dans les boutiques?
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Je pense qu'une prise de position "vestimentaire Yoko" venant de Roger clarifiera ses intentions.
Comme le fait remarquer Hallberg, le choix pour Yoko a toujours été de ne pas se greffer sur une mode trop fugace et trop typée... En un mot de rester au mieux intemporel dans ce choix en ne perdant pas de vue que les albums ne doivent pas dater même après trente ans d'existence...
De plus, Yoko est japonaise et celles-ci adorent les chemisiers à frou-frou (Frontière... Feu de Wotan... Or du Rhin...) Il faut en tenir compte... Ce que présente Yuricong n'est pas (comme le fait remarquer Cherrydean) du goût de Yoko... Si Roger la dessinait habillée ainsi, attablée à un bar un verre à la main, on aurait ici sur le forum des réactions très vives... De plus il faut que vous sachiez ceci:
Roger a toujours habillé Yoko en se basant sur du prêt à porter populaire (Redoute... 3 Suisse etc) Yoko n'est pas BC BG et beaucoup de ses tenues sont les vêtements que les filles de Roger ont ou portent... Vêtements souvent confectionnés par la femme de Roger qui est couturière haute couture et qui ne se prive pas d'élever la voix quand une tenue de Yoko ne lui plaît pas...
Ma venue va accentuer les choses dans le style relax... Avant le 7ème code, Yoko n'avait jamais montré son nombril et ici si elle le fait, c'est que nous sommes en Amazonie où il fait très chaud... Ses tenues sont donc adaptées au lieu où elle évolue... En un mot, j'ai forcé Roger, pour m'habiller, à regarder d'un peu plus près ce que ses petites filles portent... et celles de l'âge de Yoko... Nous sommes dans une série populaire et Roger tient à ce que les vêtements de Yoko restent à la portée de toutes les bourses... Si Yoko, comme moi, est chaussée de "Puma" c'estque Roger y a trouvé de la couleur pour nous diversifier et de la souplesse pour nous faire agir... Personne dans la famille n'en a au pied.
La mode est un éternel recommencement, le tout est de suivre ses tendances sans excès qui feraient date... Yoko est intemporelle (du moins on essaye) et Roger essaye au mieux de varier le menu. Celui qui vit dans un château trouvera la chaumière de l'autre bien misérable, mais celui qui met la joie en sa chaumière la transforme, en son coeur, en palais...
La petite fille de Roger a demandé à sa grand mère couturière de lui faire une robe de princesse... C'est fait et Cendrillon en pâlirait d'envie... Mais sa marraine qui a quinze ans a fait tout le tour de Bruxelles en secret pour dénicher les vêtements que je porte dans le 7ème code... Chaque enfant bâtit son rêve à sa mesureet selon son âge... et Roger trouve les ados bien plus vivantes dans leurs "liquettes" que dans des tenues vieillissantes de femmes d'affaire...
En un mot la mode est une question de goût perso et c'est bien ainsi... Maintenant, que cela n'empêche personne d'émettre son avis! Cela n'engage pas l'avenir de la planète.
Moi je me sens bien dans ce que Roger me met sur le dos...
Bises à tout le monde y compris celui de la couture.
Emilia
-Edité le: Vendredi 30 juin 2006 à 11:18 par petrushka-
C'est vrai, que je trouve les tenues de Yoko plutôt recherchées.
J'aime beaucoup les robes qu'elle porte. Déjà dans Message pour l'éternité, je trouvais sa robe verte très jolie. Dans la proie et l'ombre, elle se change souvent, et porte des tenues très diversifiées. Même si il faut oser porter la combinaison rose, mais Yoko peut se le permettre... Dans l'astrologue, son pull rose et jupette, sont très chouet et bien à la mode. Dans le 7ème code, elle porte une tenue qui convient parfaitement pour le cadre dans lequel elle évolue. Il n'y a rien de plus à la mode que le débardeur et les tennis pumas !
Non, je trouve les tenues de Yoko réussies...
Quand au tailleur, effectivement, il ne collerait pas au personnage. Yoko n'est pas une femme d'affaire ou ne travaille pas dans des bureaux.
En ce qui concerne les autres personnages, les filles sont généralement bien habillées. Que ce soit Ingrid, Monya, Rosée, Cécilia... elles ont toujours de très jolies tenues, et ce ne sont pas toujours les même.
Pour moi, seuls les hommes restent sur le banc de touche. Mais la mode vestimentaire des hommes est moins vairée. Même si ce serait amusant de voir Pol en baggy... Et cela dit, le polo Lacoste de Vic se fait toujours (mon chéri porte beaucoup de polos).
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Oula ! j'ai mis plus d'une heure à écrire mon message et Emilia a déjà répondu 
Je dois dire, que moi, j'ai fais le tour des magasins de chaussures pour trouver les bottes rouges de Yoko, mais je n'y suis pas arrivée 
-Edité le: Vendredi 30 juin 2006 à 11:20 par Thalie-
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"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
J'ai pas dit que Yoko devrait être habillée comme mon exemple qui n'est justement qu'un exemple. Effectivement ce n'est peut être pas à son goût comme vêtements mais je voulais dire par là que il y'a moyen de varier les styles de vêtements. ceci dit dans le dernier album elle porte quand même de belles baskets et sa tenue dans l'ensembel est très réussie. C'est surtout pour ses compagnions qu'il devrait y avoir une évolution.
Je pense que les commentaires ne s'en prennent pas spécifiquement à l'exemple. Au risque de me répéter, comment envisager ton idée au regard des problèmes narratifs, esthétiques, stylistiques que j'ai tenté de détailler? Au stade où nous en sommes, cette question ne peut plus être abordée de façon simpliste et binaire sur le mode "faut-il" ou "ne faut-il pas". Aussi, varier, peut-être, mais pour quel intérêt spécifique? Comment en faire autre-chose qu'un changement franchement futile? Enfin je ne vais pas reprendre toutes mes thématiques, voir ci-dessus...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
J'aime bien voir Vic et Pol avec autre chose que leurs éternels gilets jaune et rouge. Mais bon, cela n'entrave en rien les histoires et ce n'est qu'un commentaire personnel.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...

