C'était il y a longtemps... J'étais un geek préhistorique. Avec des copains on programmait des dessins animés en basic sur des machines antédiluviennes. On ne regardait pas les filles. On préférait les ordinateurs, ils étaient tellement plus faciles à maîtriser ! On ne vivait pas dans le réel. Enfin si... Eux plus que moi. J'imagine qu'il sont tous devenus ingénieurs ou d'autres métiers bien concrets. Moi non... Moi, je rêvais à d'autres planètes visitées en compagnie d'une héroïne aux yeux en amande. Je rêvais à des jeunes filles de papier qui me semblaient tellement plus faciles à atteindre que les vraies. Et puis, c'est vrai aussi, je vivais à la campagne et à 16 ou 17 ans, cela ne facilitait pas les choses... A présent, à quarante ans, je sais que je me suis trompé, mais tant pis ! Il ne me reste plus qu'un "cercle de geeks disparus" dans ma mémoire, un chapitre de mon dernier bouquin... Il n'y a plus qu'une jeune fille qui ne me reconnait pas, parce que je ne suis plus un jeune homme... Tant pis !... Il y a une jeune femme, presque une jeune fille, née à Florence 500 ans avant moi qui hante ma mémoire et que je cherche désespérément... Je ne peux la retrouver que dans mes rêves, parce que j'ai tout perdu, tout ce qui faisait la saveur de la vie : aimer réellement quelqu'un, la toucher et le reste... Qu'importe ! Tout ceci passera. Les jeunes ne suivront pas mon exemple de toutes façons, parce qu'on leur dira qu'il ne faut aimer que le concret. Et pourtant, tant que l'un d'eux se laissera émouvoir par Yoko, je n'aurai pas tout perdu et ma beauté florentine ne sera pas morte en vain ! Elle attendra encore une fois que je vienne la ressusciter et le reste n'aura aucune importance...
Edité Lundi 12 mars 2007 :14:56 par Lucterios
Il ne faut pas perdre le concret de vue, d'accord, mais n'aimer que le concret, quelle horreur !
Mais bon, moi aussi je suis un vieux schnock de 40 balais...
frac
(d'un autre côté, aujourd'hui ils perdent le concret pour le remplacer par le virtuel)
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
Ca fait meme beaucoup de bien, de ne pas vivre qu'avec du concret!
La science, c'est ce qu'un père apprends à son fils.
La technologie, c'est ce qu'un fils apprends à son père...
L'homme mène la guerre contre la nature. S'il gagne, il est perdu...
Pourquoi j'aime Yoko ? C'est le titre de ce sujet... Au cours de mes lectures, je suis tombé sur ce petit poème que je vous livre ici :
" Accueillir le monde comme un don
Qu'on reçoit tous ensemble
et non comme une proie qu'on s'arrache.
Accueillir la vie avec un coeur d'enfant,
une confiance spontanée,
une capacité inlassable de toujours recommencer,
une foi paisible en l'avenir."
Hervé de Bellefon
C'est ce que je ressens quand je lis un Yoko Tsuno... C'est pour cela que je l'aime !
Edité samedi 03 janvier 2009 : 09:30 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
M'arracher d'ici-bas,
de ce bourbier infâme
pour trouver le bonheur
au plus haut d'une créte...
là où nait la pudeur
d'une beauté secrète !
Pierre Grand'Eury
dans sa ballade poétique : A l'ébène de la nuit brille une étoile
la musique se fait avec 7 notes,la poésie avec 26
lettres,le bonheur avec rien
ou avec yoko...
Pourquoi j'aime Yoko ?
En tout premier lieu pour la beauté et la précision du dessin.
Aussi parce que les scénarios sont bien ficellés et ne présentent pas d'incohérence.
Et puis les personnages sont dignes d'intérêts, ils ont leurs histoires, leurs vécus, leurs sentiments.
Mais surtout parce que dans chaque histoire de Yoko, tout est positif, constructif, il n'y a pas de place pour la haine, la méchanceté. Avec Yoko, je crois sincérement qu'un monde meilleur est réalisable, qu'il est à la portée de tous.
Elle me fait revivre mes rèves d'enfant.
Pouqui j'aime Yoko:
Par le scénario manifiquement manifique, les dessins qui dépassent nos attentes, l'amour et l'attention que son "papa" lui donne elle nous fait rêver d'un bout à l'autre de l'histoire.
Parce qu'elle et ses amis ont des sentiments claires et précis, un passé, un préset et un futur. Qui sort de l'ordinaire et parce que nous avons un autre chef d'ouvre en tournant chaque page.
Et sourtout parce qu'elle nous fait rêver et voyager dans chaque album.
Edité dimanche 08 mars 2009 : 22:13 par ats yoko
«Les anges existent, mais parfois, ils n'ont pas d'ailes nous les appelons alors les amis.»
Laura G.
Longue vie à Yoko, ses amis et Roger Leloup.
C'est vraiment ça Ats !
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Dire vraiment pourquoi j'aime Yoko est bien difficile. En fait, c'est un peu comme dire pourquoi on aime quelqu'un. Je me sens une affinité avec elle, je partage ses valeurs, mais au-delà de tout ça, il y a une partie non qualifiable, bien que tangible.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Parce-que elle est différente des autres héroïnes... elle se démarque de par sa détermination et son envie de vivre pleinement tout un tas d'aventure. Elle ne fait pas attention aux différences (les vinéens, le grand migrateur...). Dès la première page on a envie d'être ami avec elle. Son côté têtue est marrant et on ne se lasse jamais de ces histoires dont l'intrigue est si bien montée. Mais je suis d'accord avec Cherrydean, ce n'est pas tâche aisée que de dire pourquoi on aime Yoko. On l'aime et pui c'est tout, il n'y a pas de mots, c'est plus fort que nous. Cependant je n'aurais pas penser à ce sujet et je le trouve très interressant.
Un coup de foudre dont je garde des brulures,
telles des blessures qui ne se referment pas...
Mais sais-tu au moins à quel point je t'aime?

