Y en a-t-il qui ont récemment acheté des albums de Yoko Tsuno ? J'ai regardé cette semaine le Dragon de Hong Kong et le Feu de Wotan chez un libraire... tirage récent, crayonné ajouté à la fin de l'album... mais quand j'ai vu les dessins, j'ai tout de suite reposé ça dans le bac !
Pour le Dragon de Hong Kong, je n'en suis pas sûr, mais on dirait que le trait est tout discontinu. J'en ai un vague souvenir de l'époque où il est paru, et je ne me rappelle pas de tels aplats de couleurs dans la vue de Hong Kong. Il me semble bien que l'impression du noir a complètement foiré !
Le Feu de Wotan c'est très clair, il y a vers la fin un gros décalage entre l'impression du cyan, du magenta, du jaune et du noir ! Le libraire n'était pas dispo pour en discuter, mais j'espère avoir le temps de retourner tirer ça au clair avec lui !
Après l'affaire du tirage à 2 euros vendu en tant qu'édition normale ( /wordpress/community/forum-yoko-tsuno/album-de-la-fille-du-vent-arnaque/ ) j'espère que les choses ne vont pas empirer !
Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes.
j'ai vu en librairie des tirages récents de la maison Dupuis, des Spirou époque Franquin en l'occurence, sur un papier brillant suspect. Suspect parce que d'une part il change visiblement le rendu des couleurs, et d'autre part parce qu'il s'agit probablement, comme c'est le cas pour une grande partie de ce qu'on imprime actuellement, de papier acide. Dont l'instabilité chimique est préjudiciable à la tenue dans le temps. Bon, je ne m'étends pas sur ce problème déjà évoqué ailleurs.
À ceci s'ajoutent les reliures collées, qui tiennent mal dans le temps.
Mais surtout, à la comparaison avec un exemplaire d'un tirage antérieur, trouvé en bibliothèquen le rendu des couleurs est effectivement différent!
Dans le même temps, les séries récentes, du genre les collections Aire Libre, n'ont pas connu un tel traitement. L'éditeur négligerait-il les "classiques" de son catalogue (qu'il est assuré de refourguer quand même puisque les classiques se vendent jusqu'en supermarché)?
J'ai quelques Blake et Mortimer récents, bien plus soignés, à tous points de vue (et bénéficiant d'un fort grammage de papier). Serait-ce trop demander que les séries classiques Dupuis cessent d'avoir une présentation "cheap" et bénéficient d'un peu plus d'attention? Maintenant, il me manque encore deux tomes de Yoko, je les cherche... en occasion!

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Tout à fait d'accord avec vous il y a un problème de qualité dans l'impression des albums tout public en général chez Dupuis... Mais attention, si vous examinez les albums Yoko récents et les comparez avec les anciens titres, vous verrez que les progrès en matière de sélection trait et couleur sont marquants... Le n° 1 si on le compare avec La Pagode n'a pas la même constance du trait et la reproduction des couleurs clichées 30 ans plus tard. Pour y remédier, il faudrait tout recolorier et tout reclicher... Dupuis ne le fera pas!
Pour ce qui est du "petit scandale " du tirage à deux euros, Roger me demande de vous résumer l'historique véritable:
Dupuis a proposé à divers auteurs dont Roger pour Yoko, de réaliser des albums à 2 euros destinés à faire connaître le personnage à ceux qui n'avaient pas les moyens d'investir plus. Il a bien été garanti à Roger que l'album serait identique à lla version standard...
Lorsque Roger reçut cet album, sa réaction fut égale à la vôtre... Papier ondulant trop mince et couleurs criardes et débordantes... Ses remarques auprès de Dupuis furent sans écho...
Vers Noël, un journaliste de passage chez Roger lui demanda de signer cet album de "La Fille du Vent" et Roger en l'ouvrant s'aperçut que c'était la version deux euros... Il le croyait jusqu'au moment ou son interlocuteur lui déclara l'avoir payé 7,6 euros chez Leclerc.
La réalité était évidente et la voici: Dupuis avait profité de cette impression à deux euros pour réapprovisionner la série classique dont le N° 8 était en rupture de stock.
Voilà pourquoi ils ont mis en vente sous la même déplorable qualité des albums à 2 et 8 euros... C'est la pire des fautes professionnelles car elle procède du mépris de la qualité de travail de l'auteur et de l'attente du lecteur.
Cette affaire empoisonne en ce moment les relations entre Roger et Dupuis et croyez-bien que pour l'album à venir des garanties seront demandées... Si elles n'étaient pas respectées, il resterait à Yoko à se trouver un autre éditeur... Ce n'est pas dans la volonté de Roger mais le respect du lecteur passera toujours avant le mercantilisme non professionnel d'un éditeur...
Dupuis, fin a été racheté par Dargaud... Des responsables ont été remerciées... D'autres sont partis ...Mais certains, toujours en poste étaient là lorsque cela c'est passé... Il reste à espérer que les bonnes intentions qu'ils affichent seront appliquées... Mais le mal est fait et lorsqu'on en parle c'est bien vrai " Si l'on prête l'oreille à un sourd, il n'entend pas mieux pour la cause"... i
Pour Roger le débat est clos, c'est une affaire personnelle entre lui et son éditeur... De votre côté ouvrez les albums jugez et achetez ou rejetez...
Si vous comparez le visage de Yoko d'il y a trente ans et celui d'aujourd'hui, lui aussi a évolué. Moi je suis heureuse d'être née aujourd'hui...
Bises Emilia
C'est vrai que notre Yoko a embellie avec le temps, même sur mauvais papier 
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Bin, j'aimais bien aussi la représentation de Yoko d'il y a 30 ans.
Espérons que ces pratiques peu honnêtes de Dupuis ne vont pas durer...

Réponse à Pio 2001
Tu ouvres un débat sur le thème: "Attention les nouvelles versions des albums ne sont plus ce qu'elles étaient" et tu prends en exemple "Le Dragon de Hong Kong" sur la lancée de l'album à 2 euros
Navré Pio mais Roger et moi on a sorti toutes les impressions et réimpressions du Dragon et la dervière n'a rien à envier à la première... Roger reçoit toutes les réimpressions et crois-moi, il les épluche...
Quant à l'avis du libraire, crois moi, il ne sait rien te dire sinon une réponse personnelle.
Ouvrez les albums et n'achetez que ce que vous aimez dans la version qui vous plaît.. Et si vous n'aimez pas, laissez dans le rayon. Ceci ne vous empêche pas d'en parlez entre-vous ici même...
Je vous ai éclairé sur les albums à 2 euros... Si l'on doit faire le tour de toutes les versions on n'est pas sortis de l'auberge et Roger ne répondra plus à ce genre de problème, il a une 25ème histoire en tête...
Moi ça marrange bien de ne plus intervenir sur ce sujet... Ca m'embête! Et on toune en rond.
Amitiés Emilia
Merci de tes précisions, Emilia. Cela fait plaisir de savoir que M Leloup se soucie de la qualité des tirages de ses albums. Mais ce n'est pas nécessaire d'aller le déranger à chaque fois qu'on parle de ses albums
Si j'ai un souci d'impression avec un album en rayon, je peux demander au libraire de se procurer si possible un exemplaire de meilleure qualité. Ainsi, je contribuerai à faire savoir mon mécontentement. Et il était bien d'accord avec moi quand je lui ai fait renvoyer La Fille du Vent à 8 € tout gondolé à son fournisseur !
Hallberg, c'est intéressant ce que tu dis sur les Spirou. Comme je le disais dans l'autre sujet, j'ai vu des Yoko Tsuno il y a bien longtemps (1987) et tout récemment (2004), et j'ai été soulagé de voir qu'ils échappaient à ce syndrome du "papier brillant", qui a saccagé les premiers Thorgal chez Lombard et les premiers Percevan chez Glénat (pour citer ceux que je connais).
Chez Dupuis, j'ai acheté tout Gaston en 2004, papier mat, aucun problème. Si on regarde Spoon et White dans la collection Dupuis Humour Libre, 2002, le papier est brillant, mais les couleurs sont adaptées. Le dessin ressort très bien.
Si j'ai bien compris ce que disait Emilia sur le "cliché" (flashage des films photographiques pour fabriquer les plaques destinées aux rotatives ?) ce serait le type de papier ou d'encre utilisés qui, ayant évolué, empècherait de toutes façons, même sur un tirage de grande qualité, de retrouver exactement la même chose que sur les premiers tirages.
Hors sujet : Les témoignages sur la parution de Little Nemo in Slumberland dans le New York Herald Tribune en 1905, extraordinaire BD jamais égalée depuis, nous font bien regretter cela. Pierre Couperie explique dans la préface de l'édition Horay que "L'impression couleur du Herald était d'une qualité telle, employant une extraordinaire varieté de tons, de nuances, de densités, de dégradés, qu'il est malheureusement impossible ajourd'hui, en particulier à la suite de changements de technique, de reproduire les véritables couleurs, l'irisation, de Little Nemo."
Je me suis toujours demandé quelle pouvait bien être cette "technique". Une biographie de McCay, l'auteur, parle de "gravure sur plaque de cuivre". Je n'y connais rien en imprimerie, mais ce qu'on appelle la "taille-douce" utilise des plaques de cuivre. L'IGN édite des cartes géographiques de collection en Taille-Douce.
L'édition Milan, ou Zenda, de Little Nemo clame une reproduction fidèle des couleurs d'origine... bof ! C'est surtout une reproduction fidèle du papier journal jauni et maculé ! Les couleurs y apparaissent sous forme de points un peu désordonnés. Comme une trame aléatoire.
Ajourd'hui, une page du New York Herald Tribune d'époque se vend environ 1000 francs.
Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes.
Je me permet quand meme de revenir sur le sujet pour donner raison a Pio. J'avais acheter Le dragon lors de sa sortie en album a l'origine, puis je l'ai rachete dernierement pour pouvoir profiter du crayonne a la fin (comme tous les autres albums d'ailleurs).
Force m'est de constater que si pour les autres albums, je n'ai pas constate une difference notable dans la qualite ou les couleurs, les couleurs du Dragon de Hong Kong sont nettement plus claire.

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Ce qui m'a frappé, c'est, vers le début, un tracé incomplet du noir. Les traits dessinant le visage de yoko sont incomplets, morcelés, en pointillés. Mais je n'ai pas le tirage d'époque pour comparer.
Dans un espace vectoriel discret, les boules fermées sont ouvertes.
De toutes façons, un éditeur n'est pas un industriel comme les autres: il diffuse un bien culturel et il est dépositaire d'un patrimoine. Malheureusement, cette prise de conscience n'est pas faite chez tout le monde.
D'ailleurs, les séries "classiques" chez Dupuis sont dans présentation actuelle, papier brillant ou mat, et impression déficiente ou non, dotés d'un papier de grammage inférieur et de couvertures cartonnées plus minces que par exemple les séries récentes des collections Aire Libre ou Repérages, bénéficiant allez savoir pourquoi, d'une présentation plus soignée. Or donc, si la série Aire Libre regroupe les ouvrages isolés et non les séries, on pourrait très bien passer Leloup en Repérages (collection définie par l'éditeur ainsi : suspense, aventure, action; aventure, je crois que c'est bon, non?À moins qu'il faille remplir les trois critères... Ils ont bien passé Aria dans cette collection...) et on aurait droit à des présentations plus soignées... C'est fou, non? Et encore n'est-on pas si mal loti qu'avec les reliures collées de certaines collections Dargaud...
Remarquez aussi, bon, c'est moins chic dans une bibliothèque, mais les "édition pirate" ont un papier de grammage convenable, une reliure collée mais apparemment solide, et une couverture dans une sorte de carton glacé assez indestructible. Finalement ce n'est pas mal pour une série économique!
Pio, sur tes remarques: vu qu'il existe encore actuellement des artisans qui pratiquent des techniques d'impression anciennes (typographie au plomb, phototypie, lithographie), il sera toujours possible, à moyen terme, de se faire plaisir à tirer des ouvrages en haute qualité... pour un prix conséquent, naturellement, qui fait que ce genre de chose est réservé à des tirages limités de luxe. Donc dans l'absolu le patrimoine ne se perd pas, mais globalement il est réservé aux institutions et aux collectionneurs prêts à investir...
Sur McCay, rien à dire si ce n'est que ça me fait bien plaisir que tu en parles! Je n'ai évidemment pas connu les tirages d'origine, j'ai feuilleté la réédition qui effectivement ne donne pas l'impression d'une qualité répondant à la légendaire maniaquerie de l'auteur. Mais bon. Quel immense artiste... je m'y suis intéressé principalement à cause de son rôle dans le développement du dessin animé (le "cartoon", mot qui désigne à l'origine le dessin de presse, justement...)

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler

