Au début de "la spirale du temps" nous comprenons que Stanford, une des rares personnes dont Yoko ait provoqué "involontairement" la mort a trahi la mission confiée par le père de Monya, mais nous ne savons pas ce qu'il a fait, et quel est son but. Comment est mort Leyton ? est-il impliqué dans cette affaire ou veut-il simplement échapper à une dangereuse mission en partant à une autre époque où il mènerait une vie de "pacha" ?
Edité Dimanche 25 mars 2007 :01:37 par Cherrydean
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Leyton a ete tue par la creature qui se cache dans la montagne (dixit le Pr. Web
. Maias c'est vrai que les motifs de Stanford apres la mort de son mentor sont plus que troubles. Voler le translateur pour vivre a une autre epoque et un autre lieu ou ses connaissances en ferait un dieu (ou presque), ou l'utiliser a mauvais escients pour s'enrichire, ce qui cadrerait bien avec la moralite du personnage!

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

oui, tu as raison, Leyton a été tué par la créature. ça ne nous donne pas le rôle de Stanford. en est-il responsable ? as-t-il agi comme il devrait au début ? est-ce seulement au moment de l'arrivée de Monya qu'il révèle sa mauvaise personnalité ou as-t-il laissé Leyton dans les ennuis sans l'aider ?
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Je ne crois pas que Stanford soit responsable de la mort de Leyton. Yoko aussi a failli estre tuee par la creature. Par contre pour ce qui est de ses motifs apres, toutes les options restent ouvertes!

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

euh..je disais ça parceque Monya semble penser qu'il a sa part de responsabilité. je cite de mémoire "Webb vivant, Leyton mort, alors mon père avait raison, vous êtes un traître". Il faudra que je vérifie dans la BD.
-Edité le: Mardi 22 juin 2004 à 14:50 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
C'est avant de connaitre les circonstances de la morts de Leyton. Quand a la mission de tuer Webb, je trouve plutot humain que Stanford ne l'ai pas assassine de sang-froid.

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

tout dépend ou était son intérêt...
mais ça ne réponds pas à ma question, quel role à joué Stanford ? un rôle passif (lacheté) ou actif ?
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Moi, cette histoire de méchant qui vole un translateur pour aller vivre dans une autre époque passée, ça me fait penser au premier des Valérian: "La Cité des eaux mouvantes".
Le méchant Xombul avait également volé un vaisseau spatio-temporel pour aller s'installer dans le passé (notre présent) avec des idées mégalomaniaques...
Je me demande laquelle des deux BD ("la cité" ou "la spirale") est sortie la première...
Bon en fait, c'est le seul point commun entre les deux, et le rôle de Valérian est ici plus proche de Monya que de Yoko, puisqu'il vient de la même époque que le méchant dans le but de neutraliser celui-ci (qui a dit Terminator ?).
A noter quand même que dans Valérian, la "fin du monde" que décrit Monya (ou son équivalent) est située en 1984... Leloup a pris moins de risques d'être contredit. 
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Si mes souvenirs sont bons (mais je n'ai pas relu "la Spirale" depuis un bout de temps, Stanford est un criminel utilisé par le père de Monya pour modifier le passé. Sans doute que son rôle était justement d'éliminer Webbs, ce que Leyton, honnete savant, ne voulait sans doute pas faire. Si Monya pense que Stanford a trahi, c'est peut-être justement pour cela : Cela voulait dire que Stanford avait fait cavalier seul, en éliminant la seule personne connaissant son futur passé. Mais devant les "dégâts" occasionnés par la "créature", peut-être tout simplement que Stanford s'est dégonflé, et qu'il s'est enfui pour ne pas risquer de mourir également ? Dans ce cas, il aurait alors changé ses plans en cours de route, et je crois qu'il n'a donc rien fait, tout simplement parce qu'il ne s'attendait pas à ce qu'il allait trouver au sein de la Montagne ? Il aurait donc été passif, et heureusement pour lui, sans quoi, il serait sans doute mort également, non ? Remarquez, vu qu'il meurt juste après ...
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
Que Stanford soit un lache, ca ne fait aucun doute pour moi. Mais de la a dire qu'il n'a rien fait pour eviter la mort de Leyton...
Il n'a probablement rien put faire, meme si il l'avait voulu!

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

justement, Monya le traite de "traitre" si je me souviens bien...remarquez qu'elle dit peut-être ça à la légère
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
En effet, il faut voir dans quel état de fatigue nerveuse et dans quelle détresse affective Monya arrive sur les lieux. Elle n'a probablement pas eu le loisir de se faire analyser la situation en détaillant les bonnes et mauvaises intentions de chacun. Alors, l'antipathie suscitée spontanément par Stanford en raison de son passé a fait le reste, et ce cher Stanford se fait traîter de tous les noms.
À propos de Stanford. D'une part, il semble que chez lui, la fin justifie les moyens. Ainsi il tente d'abattre Monya au moment où elle remonte dans le translateur. Dans ces conditions, je doute qu'il aurait eu plus de difficulté à attenter à la vie de Webbs si l'occasion s'était présenté. Il y a donc fort à penser qu'il se fichait pas mal de cette mission.
Ceci-dit, s'il préfère se le couler douce en se servant du translateur pour faire fortune, il n'est pas forcément très conséquent. Un peu plus tôt, il associe Monya à ses plans ("nous tenons, toi et moi, la fortune entre nos mains"), sans doute dans le but de s'en faire une complice et de s'assurer sa coopération. De deux choses l'une: soit Stanford ne sait pas piloter l'engin, et il a absolument besoin de Monya, il est donc paradoxal (mais certainement irréfléchi) qu'il lui tire dessus, puisqu'à l'évidence la tuer ne l'avancera pas plus loin. Soit il sait s'en servir, et dans ce cas, on peut penser qu'il répugne quand-même un peu à se débarrasser de Monya. Parce que sinon, il aurait eu tout intérêt à l'éliminer aussitôt sans même lui faire de proposition pour une "association de malfaiteurs".
Le plus probable me semble être que Stanford se fiche pas mal de la mission d'origine. Il veut se faire des sous grâce au translateur, et donc il a laissé Leyton courir à sa perte sans se soucier du reste. En revanche, il attendait le père de Monya dont il se serait assuré la collaboration de gré ou de force, puisqu'il est probable qu'il ne sait pas piloter le translateur. D'où sa réaction de dépit en constatant que le père est mort, avant de se raviser et de réaliser que Monya, si elle est venue seule, sait piloter. Alors, il essaye de s'assurer ses services en l'associant à sa fortune - et pensant, comme tout méchant qui se respecte, s'en débarrasser quand il n'en aura plus besoin, niark niark niark. Mais seulement ça ne marche pas, et là, le Stanford, il s'emporte et il tire. Comme je le disais, ce n'est pas très conséquent, car s'il descend Monya, adieu la poule aux œufs d'or. Cette inconséquence me semble caractériser le personnage, et dans ce sens il est probable qu'il ne souhaitait pas forcément plus que ça la mort de Leyton, mais que c'est arrivé et qu'il ne s'en formalise pas. Je suis donc tenté, en conclusion de cette longue stanfordologie, de le décrire comme un égoïste relativement peu scrupuleux, pas démoniaque mais pas net non plus, assez ordinaire somme toute dans le rôle d'un repris de justice.
Dernière fadaise et je vous laisse tranquille:
Leyton est un personnage tragique "classique". Totalement investi de la conscience de sa mission, il perd la vie terrassé par une puissance qui le dépasse, dans un acte sacrificiel. Il rejoint l'héroïsme classique: l'héroïsme dans ce sens, c'est n'être absolument rien face au destin et redevenir poussière, tout en étant tout, puisque dépositaire de la volonté individuelle, seule et opiniatre, qui par son sacrifice change le cours des choses.
Stanford est un personnage tragique "romantique". Poussé par ses pulsions et les zones d'ombre de sa personnalité (égoïsme, panique), il traverse une histoire fondée sur des destinées grandioses (toile de fond: le sacrifice de Leyton, la douleur de Monya, le sauvetage de la planète) qui lui échappent totalement parce qu'il est incapable d'en saisir l'ampleur. Sa mort n'est en rien sacrificielle, et en ce sens pas du tout le fait d'une fatalité "haute" (recherche du salut pour soi ou pour les autres), mais d'une fatalité "ordinaire", les passions du personnage le conduisant irrémédiablement à une mort vaine.
Pardon, pardon, pardon, c'est une maladie que d'analyser tout au travers de la notion de tragédie. Kaldorion va bien rigoler et me trouver définitivement irrécupérable, mais... "Cé ton destain" comme disaient les Inconnus.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Mince, je dois être irrécupérable aussi (en fait, je suis irrécupérable, c'est une certitude). C'est ce genre de remarques que j'appelais en créant ce sujet ! donc, tu réponds en disant que Stanford est inconséquent... bon, je suis plutot d'accord là dessus.
P.S. passe sur le chat, s'il te plaît.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
A ce tarif la, on est tous irrecuperables d'une facon ou d'une autre!

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