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Contes, fables et autres belles histoires

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Onago
(@onago)
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Début du sujet  

Comme j'ai récemment découvert Iz (Izrael Kamakwiwo'ole), en googlant (youtubant ?) un peu à son propos, j'ai découvert ce conte hawaien et j'ai eu envie de vous le partager... (c'est en anglais, je vais essayer de le traduire sans le trahir)

The Starfish
Ka Hôkû Kai
[kah HOH' KOO' kai]

Once upon a time, there was a wise kupuna (elder),
who went to the sea to contemplate.
One day, while walking along the shore,
the kupuna looked down the beach,
and saw a gracefully dancing
human figure.

The kupuna wondered out loud,
"Who would so joyfully greet this day with hula?"
and began to walk faster to catch up.

Getting closer,
the kupuna saw that the dancer was a keiki (child),
who was not dancing at all.
The keiki was reaching down to the sand to pick up something,
and was very gently throwing it into the sea.

The kupuna called out to the keiki,
"Aloha! What are you doing?"

The keiki paused, looked up and replied,
"Throwing starfish into the sea."

Surprised, the kupuna sputtered,
"I...I guess I should have asked,
WHY are you throwing starfish into the sea?"

The keiki smiled brightly, pointed upward and,
with exquisite simplicity, replied,
"The sun is up, the tide is going out.
If I don't throw them in, they will die."

"But, don't you realize, " asked the kupuna,
"that there are miles and miles of beach
and starfish all along it?
You can't possibly make a difference!"

The keiki listened politely.
Then bent down, picked up another starfish,
threw it gently into the sea, just beyond the breaking waves,
and exuberantly declared,
"It made a difference for that one."

---
Il était une fois, un sage kupuna (ancètre)
qui s'en allait à la mer pour comtempler.
Un jour, alors qu'il marchait le long de la côte,
le kupuna regarda vers la plage
et vit une silhouette humaine qui dansait gracieusement.

Le kupuna se demanda tout haut,
"qui peut bien célébrer ce jour par cette danse?"
et il se mit à marcher plus vite pour le rattraper.

S'approchant,
le kupuna vit que le danseur était un keiki (enfant)
qui n'était pas du tout en train de danser.
Le keiki se penchait pour ramasser quelque chose sur le sable
et le lançait gentiment à la mer.

Le kupuna hèla le keiku,
"Aloha! que fais-tu donc?"

Le keiki s'arreta, regarda et répondit
"Je lance des étoiles de mer à la mer."

Surpris, le kupuna, bredouilla,
"Je suppose que j'aurais du te demander,
POURQUOI tu jettes des étoiles de mer à la mer?"

Le keiki eut un sourire radieux, et montrant le ciel,
avec une simplicité exquise répondit,
"Le soleil est déjà haut, la marée se retire.
Si je ne les rejette pas à la mer, elles mourront."

"Mais tu ne te rends pas compte, " demanda le kupuna,
"qu'il y a des kilomètres et des kilomètres de plage
et des étoiles de mer éparpillées partout sur celle-ci?
Tu ne peux vraiment pas faire la différence!"

Le keiki écouta poliment.
Puis se pencha, pris une autre étoile de mer,
la jetta gentiment à la mer, juste au dela des vagues,
et déclara avec exhubérance,
"Cela a fait une différence pour celle-ci."


I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”


   
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ELECTRON190
(@electron190)
Estimable Member
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Il est très beau ce poème Onago

Si chacun de nous sur ce monde faisait juste une différence pour au moins un être vivant , peut-être pourrions-nous faire de grandes choses


Je vis dans une soucoupe volante piloté par des chats


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Très joli conte. Je n'ai pas lu la traduction par contre.

C'est ce que je me suis dit à chaque fois que j'ai sauvé un ver de terre qui allait sécher dans la rue...


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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ELECTRON190
(@electron190)
Estimable Member
Inscription: Il y a 16 ans
Posts: 114
 

C'est comme pour cet escargot que je n'ai pas eu le courage de remettre dehors quand il c'est endormi à la fin de l'automne sur le mur de ma chambre
Il a mangé un peu de papier peint , mais ce n'est pas grave

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Je vis dans une soucoupe volante piloté par des chats


   
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AIKIDO
(@aikido)
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Merci Onago c'est vraiment un beau conte! Je l'aime bien!
Moi aussi j'ai écrit quelque conte, mais en italien bien sûr.
Cehel m'a dit que le premier qu'il a lu (Rosée)c'est joli et
lui veut traduire en français.


L'homme qui a perdu la joie de rêver, a perdu la joie de vivre!


   
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cehel2
(@cehel2)
Famed Member
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Très joli conte, Onago. Merci pour la traduction...

A Aïkido : je traduirai ce week-end le conte que tu as écrit et qui mérite d'être posté !


"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)


   
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AIKIDO
(@aikido)
Reputable Member
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J'ai écouté Cehel2 et je me lance. Voilà mon petit conte que s'appelle:
Rosée Rugiada en italien. Je l'ai écrit en 1989 pour donner une explication de fantaisie de la Rosée.

Rosée
(Rugiada)
------

Rosée était une créature délicieuse à la grâce toute féminine et que nous autres, mortels, nous appelons fée. Elle habitait dans le Monde Enchanté qui se trouvait au-delà du seuil du temps. Dans le Jardin de la Joie, le soleil de l’Eternelle Jeunesse resplendissait si ardemment qu'il donnait aux fées l'Immortalité. Et là, dans ce jardin, s’épanouissaient les Fleurs des Vertus. Chacune de ces fleurs en possédait une et celle qui la portait avait la capacité de donner cette vertu à son acquéreur.

Les fées recueillaient ces fleurs et en faisaient des tresses pour former des couronnes. Elles les épinglaient aussi sur des fermoirs pour encadrer leurs beaux cheveux couleur du soleil qui contrastait avec la couleur du ciel. Rosée, contrairement à ses amies, avait de splendides cheveux noirs avec des reflets bleue nuit. De véritables cheveux de jais qui donnaient une expression pleine de vie à ses yeux noirs.

Par son aspect extérieur, elle n'était pas différente de ses amies. Celles-ci vivaient leur condition de fées sans incident. Elles étaient suspendues dans leur monde ; dans une espèce de limbe sans temps où les émotions et les sensations humaines se rejoignaient de façon ouatées et dont les accents plus forts étaient comme émoussés. Cette condition les rendait sereines et toujours en harmonie avec le monde, mais les privait du plaisir de connaître des émotions vraies et spontanées.

Elles ne connaissaient pas la douleur, la joie ou l'amour. Rosée, fatiguée et déçue de cette perfection monotone, décida qu’elle allait se transformer pour une journée en une jeune fille mortelle et partager ainsi toutes ses peurs mais aussi tous ses rêves.

En un battement de cils, Rosée se retrouva dans une clairière verdoyante. Pendant de longs moments, elle y demeura immobile. Elle devait mettre de l’ordre dans les nouvelles et différentes sensations qui déferlaient en elle comme un torrent de ce nouvel environnement.

Un peu étourdie et effrayée par tout ceci, mais décidée à vivre l’aventure jusqu’au bout, elle emprunta le premier sentier qu’elle rencontra menant vers le village le plus proche. Le soleil se levait et elle suivit de sa propre initiative ses premiers rayons qui perçaient à l’horizon. Quand le soleil atteignit le zénith, Rosée s'arrêta sous un chêne majestueux ; elle était épuisée et affamée. A cet instant, elle fut prise de désespoir car elle s’aperçut que toute seule elle ne pouvait ni se nourrir ni rejoindre un lieu habité.

C’est alors qu’un jeune homme apparut. Surprise et confuse de rencontrer pour la première fois un mortel, elle lui dit la première chose qui lui vint à l’esprit : c'est-à-dire qu’elle avait faim...

Bien qu'il fût lui aussi affamé et pauvre, le voyageur partagea volontiers avec elle sa misérable miche de pain : il avait bon cœur. Après ce maigre repas, il lui proposa de faire route avec elle et empruntèrent le chemin qui les mena vers le village le plus proche. Pendant qu’ils marchaient, il lui raconta la vie vagabonde et libre qui avait mené jusqu’à présent ; là où le vent le guidait. Il lui narra toutes les aventures qu’il avait vécues ; lui racontant toutes les histoires merveilleuses de la Nature qu’il contait aux gens dans les villages en échange d’un peu de nourriture. Fascinée par ses récits Rosée s’attendrit et sa gorge se noua d’émotion. Elle était éprise de lui.

A la tombée de la nuit, ils s'arrêtèrent aux bords d'une clairière. Pour elle le jour était terminé et elle allait devoir revenir dans son monde. Elle réfléchit en silence en observant la danse des flammes du petit feu. Sa décision était prise. Même si elle savait qu’elle allait se perdre elle-même en côtoyant un mortel, elle resta auprès de lui. Elle sacrifia tout pour une nuit de vrai Bonheur au cours de laquelle elle connut des sentiments et des sensations réelles et merveilleuses.

La nuit passa vite et l'aube déjà se levait annonçant la fin de sa transformation. Rosée, triste et consciente de ce qui était arrivé, se leva silencieusement et elle fit un signe d'adieu au jeune homme. Mais avant de disparaître, elle voulut lui laisser un cadeau pour le bonheur qu’il lui avait offert. Un cadeau pour lui rappeler à jamais son amour. Elle déposa son châle délicatement sur les épaules du jeune homme et au premier rayon de soleil s'évanouit dans le néant d’où elle était venue.

Dès son réveil, le jeune homme se retrouva recouvert par un voile de fines gouttelettes qui brillaient comme des diamants au soleil levant. Il fut très triste lorsqu’il se rendit compte que la jeune fille avait disparu. C’est alors qu’avec le cœur serré il comprit qu'elle était une fée et, connaissant sa destinée, il se rendit compte qu'elle avait sacrifié son existence pour lui.

Quelque temps après, en chemin, il rencontra une très jolie jeune fille. Elle avait les cheveux noirs, couleur de jais et elle portait un châle qui resplendissait au soleil comme une cascade de diamants. L'amour, ce sentiment si humain avait encore une fois triomphé de tout.

Depuis lors, en souvenir de cette très belle histoire d'amour, un voile de fines gouttelettes se pose doucement chaque nuit et recouvre comme un manteau le monde endormi.

Mille fois merci a Cehel2 que l'a traduite pour moi!

Edité samedi 05 mars 2011 : 16:12 par AIKIDO

Edité samedi 05 mars 2011 : 16:14 par AIKIDO


L'homme qui a perdu la joie de rêver, a perdu la joie de vivre!


   
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Onago
(@onago)
Noble Member
Inscription: Il y a 16 ans
Posts: 1128
Début du sujet  

C'est vraiment très joli!

Merci au conteur et au traducteur. Bravo à tous deux.


I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”


   
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ELECTRON190
(@electron190)
Estimable Member
Inscription: Il y a 16 ans
Posts: 114
 

Merci AIKIDO pour l'avoir écrit
Et merci Cehel2 pour l'avoir traduit
C'est très beau


Je vis dans une soucoupe volante piloté par des chats


   
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JXF
 JXF
(@jxf)
Honorable Member
Inscription: Il y a 21 ans
Posts: 551
 

Merveilleux conte que celui-là AIKIDO,
bravo à cehel2 pour son adaptation poétique en français.
Beau tandem,
Merci.



   
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Cherrydean
(@cherrydean)
Membre Moderator
Inscription: Il y a 21 ans
Posts: 4090
 

C'est joli. J'aime bien les contes.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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AIKIDO
(@aikido)
Reputable Member
Inscription: Il y a 18 ans
Posts: 396
 

Merci à tous avec le coeur!smiley smiley smiley
Je suis heureux de l'avoir pu partager avec vous!
J'en posterai une autre plus avant si vous voulez.

                                                                                    

    Un cadeau original 
 
- Je ne fêterai pas mon anniversaire, plus jamais !
C’est ce que dit la Princesse Blanche un après-midi en se tournant
vers sa mère pendant que tous les serviteurs du royaume préparaient les festivités.
Blanche était une fille menue et jolie avec de longs cheveux lisses et doux.
Sa voix était douce et calme et elle enchantait tous ceux qui l’écoutait.
D’un caractère sensible et rêveur, elle ne supportait pas les personnes manquant d’idées et de distinction.
Elle ne supportait pas non plus les flatteurs et ceux qui se vantaient de posséder plus de richesses
que les autres tout en les méprisant. Comme chaque année, elle devait
accepter les présents intéressés qu’on lui remettait pour son anniversaire.
Ces présents la submergeait, pire l’étouffait. A ses yeux, ils ne représentaient que des boîtes vides sans intérêt.
La Reine préoccupée par ce que venait de lui dire sa fille, en parla au Roi.
Celui-ci aurait tout fait pour rendre Blanche heureuse.
Sur-le-champ, il promulga un édit qui stipulait qu’à l'occasion de l’anniversaire de sa fille
quiconque serait capable d'offrir à la Princesse un cadeau qui pourrait l’émerveiller
et la rendre heureuse recevrait alors en échange un vaste domaine.
Les courtisans rivalisèrent d’originalité : des bijoux somptueux, des vêtements de soies rares
incrustés de pierres précieuses, de magnifiques chevaux pur-sang...
Le roi souriait et demeurait bienveillant avec les invités et, de temps à autre,
il regardait Blanche dans l'espoir de la voir heureuse. Mais en vain...
Le dernier invité, un duc, s’avança. Il apportait avec lui un cadeau vraiment splendide.
C'était une fantastique machine, un paon en or pur avec des plumes incrustées de pierres précieuses multicolores
qui s'ouvraient d’un geste et formaient une roue majestueuse. L'effet de lumière qu'il créait était fabuleux !
Ce cadeau émerveilla tout le monde. Le Roi demeura la bouche ouverte et acquiesça d'un signe de tête satisfait.
Un tel cadeau ne peut  laisser indifférente ma fille, pensa t-il. Mais quand il se tourna vers elle et la regarda,
son sourire se figea. Blanche demeurait impassible, le regard absent. Le duc sortit déçu, convaincu pourtant que
son présent aurait étonné la jeune fille.
Le jour déclinait et le roi désolé allait congédier tous ses invités quand du fond de la salle une voix s’éleva :
-  Majesté avec votre permission, j’aurais aussi un cadeau à faire à la Princesse !
Toutes les têtes se tournèrent pour voir celui qui venait de parler. Alors, le roi lui demanda d’avancer.
Un jeune garde-forestier s’approcha dans un murmure général. Bon nombre de courtisans ironisèrent
sur la valeur du cadeau qu’il pouvait lui offrir. Surpris, ils remarquèrent qu'il avait les mains vides.
Blanche se tourna vers lui et l’observa avec curiosité.
Qu’est-ce qu’’une personne d’origine aussi modeste pourrait bien m’offrir ? se demanda t-elle.
Elle attendit avec impatience qu’il acheva de rendre les hommages qui convenaient au souverain.
- Dis-moi garçon quel cadeau apportes-tu car je vois que tu n'as rien avec toi, lui dit le roi sans ironie.
- Je me nomme Augustin et pour voir mon cadeau la Princesse doit me suivre jusqu'à cette fenêtre,
avec votre permission naturellement, lui répondit le jeune homme.
Le souverain approuva d’un geste. Blanche se leva et le suivit intriguée.
Le jeune homme ouvrit grand la fenêtre. Un splendide soleil d’automne se couchait.
- Ouvrez vos yeux Princesse et observez ce spectacle qui s’offre à vous chaque jour !
La Princesse le regarda un peu étonnée et lui dit:
- Mais je les ai déjà grand ouvert pour regarder !
Alors il lui pris la main et lui demanda d'ouvrir les yeux de son âme
et d’observer en silence ce coucher de soleil magnifique.
Ils tournèrent leurs yeux vers l'horizon et ils virent un disque aux couleurs incandescentes ;
un soleil qui formait une couronne de rayons  effleurant la terre comme une dernière caresse.
Puis lentement l'astre descendit sur  l'horizon et des nuages minces et tranchants comme des lames d’épées
apparurent et le transpercèrent. Il semblait saigner en colorant le ciel alentour d’un rouge feu.
Les animaux se turent pour ne pas déranger ce spectacle grandiose et émouvant.
La nature était en train de se montrer sous son meilleur aspect, comme pour rendre hommage à la Princesse.
Elle allait parler mais Augustin porta un doigt sur ses lèvres et secoua la tête.
-  Ne dites pas un mot ! Ecoutez la voix silencieuse de votre coeur et de votre âme et laissez s’exprimer en vous
les sensations que vous éprouvez... La main de Blanche se mit à trembler légèrement.
Le jeune garde-forestier s’en rendit compte mais ne dit rien. Il ne voulait pas rompre ce moment enchanté.
Dans le salon, un silence pesant s’installa. Les courtisans étaient absorbés par cette atmosphère et n'osaient presque pas respirer.
Le soleil descendit derrière l'horizon et le ciel se teinta en un jaune mélancolique. Dernier salut du soleil mourant...
Une larme glissa sur le visage de la princesse.
Combien de fois j'ai regardé sans “voir” vraiment, pensa Blanche tandis qu'un tourbillon de sensations bouleversait son âme.
Et elle entendit distinctement le battement de son coeur qui résonnait en elle.
A présent, une étoile solitaire perçait le ciel devenu bleu nuit. Promesse étincelante d'une autre merveille qui apparut peu à peu :
des myriades d'astres luisants perlèrent sur le manteau noir de la nuit.
Augustin la regarda un instant puis il dit:
- Princesse, ceci est mon cadeau. Je voulais vous offrir un présent singulier que vous porterez toujours avec vous.
Une voix secrète et douce qui vous accompagnera toujours, une chaleur légère, un vol libre et sage.
Je voulais vous offrir cette émotion...
Il lacha sa main et à ce moment-là Blanche se rendit compte qu'elle était en train de vivre un rêve
et qu’elle ne voulait plus se réveiller.
Un sourire éclatant illumina son visage. Elle regarda Augustin avec des yeux innondés de larmes de joie et, d’un élan, l'étreignit.
Les visiteurs étaient abassourdis par ce qu’ils venaient de vivre et se retirèrent dans des applaudissements sincères et enthousiastes.
Le Roi comblé appela Augustin et lui dit qu'il pouvait alors lui demander n’importe quel domaine...
Le jeune homme baissa la tête et répondit:
- Majesté, je ne mérite pas cela. J'ai déjà tout ce qu'il me faut pour être satisfait.
Tant que je pourrai jouir des couchers du soleil ou rêver avec les nuages et que je pourrai le partager avec quelqu'un
je serai serein et mon coeur n'arrêtera jamais de voler.
 
Il regarda une dernière fois Blanche et il prit congé d’elle en souriant, heureux de la lumière qu’il avait vue dans ses yeux.


Merci avec tout le coeur a cehel2 pour l'avoir traduite ainsi bien!
smiley
 
Luciano


L'homme qui a perdu la joie de rêver, a perdu la joie de vivre!


   
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Atlas
(@atlas)
Reputable Member
Inscription: Il y a 15 ans
Posts: 365
 

Woah !



   
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JXF
 JXF
(@jxf)
Honorable Member
Inscription: Il y a 21 ans
Posts: 551
 

C'est admirable AIKIDO, j'ai le souffle coupé par l'émotion qui se dégage de ton conte.
Merci à cehel2 pour sa traduction.



   
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