Ce qui est sympa avec les nouveaux membres, c'est qu'ils font ressortir des sujets un peu enterrés...
Moi j'aime cette saison, quand il fait beau mais pas encore trop chaud.
On peut mettre des jupes sans colants,
marcher pieds nus sans avoir frois,
se prélasser au soleil avec un bon livre à lire... et même se laisser emporter par la sieste.
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Se promener à Paris dans la fraîcheur printanière. S'arrêter sur le pont des arts et penser à Venise en contemplant le Louvre, la coupole de l'Institut et les bateaux-mouches. Ecrire tout cela dans son carnet. Aller rêver sur la fresque de Botticelli représentant les époux Tornabuoni. Avoir la certitude que la Florence des merveilles, la ville idéale de Dante et des humanistes vit encore quelque-part. Se moquer de tous ces gens qui prennent Paris pour une machine à fric, qui font semblant de rechercher la fraîcheur existentialiste de St-Germain des Prés en allant payer 4 € un café au café de Flore. Oublier le jazz, oublier la nuit, ne penser qu'à la représentation de la version de Paris du Vaisseau Fantôme, rue Le Peletier en 1841. Ne penser qu'à cette ville avant les destructions d'Haussmann, appeler de ses voeux la révolution de 1848, les barricades à Dresde et ailleurs, languir pour une avancée sociale qui ne viendra jamais et en même temps se complaire dans le confort d'une voiture de chemin de fer sur la ligne impériale entre Paris et Lyon. Oublier les conflits qui ont déchiré l'Europe en voyant ces Hongrois qui viennent de nouveau dans notre capitale, même s'ils ne prennent plus l'Orient-Express. Se dire que l'on votera "Oui" à la constitution européenne, même si c'est une connerie, mais qu'on s'en moque. L'histoire est en marche : il ne faut pas manquer le train. La France de Papa, celle d'Amélie Poulain, celle de la défaite de 40 et du traumatisme des guerres coloniales est morte depuis longtemps...
Se dire tout cela et penser en même temps que Paris est devenu invivable sauf pour les "bobos". Rentrer en province et méditer sur tout cela, sur l'impermanence qui change tout, qui fait qu'au bout de 15 ans, on n'a plus le droit de rentrer à la Sorbonne à cause d'un fichu barbu payé par un abruti au large chapeau...
-Edité le: Mercredi 4 mai 2005 à 15:01 par Lucterios-
Lucterios a écrit : Ne penser qu'à cette ville avant les destructions d'Haussmann
"destructions"... J'aimerais entendre la réaction d'Hallberg, haha 
-Edité le: Mercredi 25 mai 2005 à 10:41 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Manger avec la fourchette d'Adam une boule d'igname pilée avec des fromages Peulh fris, une sauce légume et un peu de piment, le tout arrosé d'une énorme bouteille de C--a-C--a la boisson d'Atlanta...
Grandir avec Yoko...
En ce moment je me régale de travailler dans ma chambre en robe légère et fenêtre grande ouverte...
Le must étant de tirer le cable internet et de me mettre sur mon lit avec le portable (ordi) 
"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard![]()
"Le chat est entré dans la cage aux lutins"
Comprendre... Savoir... Connaître... ETRE.
Grandir avec Yoko...
Quand la canadienne (qui n'est pas une tente) se taît et qu'on retrouve le silence... du climatiseur!
Grandir avec Yoko...
Eteindre son ordinateur en rêvant de Yoko...
Grandir avec Yoko...
Rentrer chez soi après une journée au loin et au travail, et trouver les enfants souriants et contents de revoir leur maman, la table prête et le dîner dans l'assiette ! (y'aura plus que la vaisselle plus tard...).
On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.
...avoir eu l'honneur de te croiser et d'organiser un mini-congrès forumiste à quatre, ce matin...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Avoir l'eau courante et qu'elle ne soit pas coupée...
Avoir l'électricité et qu'elle ne soit pas coupée...
Grandir avec Yoko...
Découvrir la couverture du dernier Yoko et savoir qu'on l'aura entre ses mains dans ...quelques mois.
Grandir avec Yoko...
Aimer et pouvoir aimer...
Grandir avec Yoko...
prendre un pinceau et ne penser plus qu'à lui et à la feuille qui ne sera bientôt plus aussi blanche...
entendre les premières cigales qui annoncent l'été...
les gens passionnés et dans leur bulle...
voilà, c'étaient trois petites choses qui viennent de me traverser l'esprit
Les grands bonheurs viennent du ciel, les petits bonheurs viennent de l'effort.
Proverbe chinois.


