Je confirme un Auvergnat est rapiat! Tu ne peux même pas envoyer le bébé au plafond : il est accroché à toi!
Le pire c'est que j'ai mon papy qui est né là-bas (et qui y vit.. enfin en Aveyron mais bon... ils sont tout aussi radin là-bas!) : tu fais un repas gratuit, tous les vieux viennent.. le même payant, y'a tous les vieux qui ont soudainement un rhumatisme.. du porte-feuille! 
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
L'Aveyron ? Oui, je connais, ce sont ceux que l'on appelle les "Auvergnats de Paris". J'ai une tante par alliance (que par ailleurs j'aime beaucoup), elle est de là-bas. Elle est pétée de thunes, mais elle dépense rien pour elle. C'est justement pour cela qu'elle a autant de pognon, tiens, cqfd ! Alors que moi, tu parles... J'ai jamais un sou sur moi et quand je ne dois pas de l'argent j'ai du bol. Alors, tu parles la nénette qui compte tout, avec moi, c'est sûr, elle pète un câble
Bon j'dis pas qu'c'est bien hein, mais l'argent, je m'en fous...
Sans cela ici, tu peux faire un truc culturel gratos (à part un concert de Débiline Fion) ils viennent pas. Z'en ont rien à cirer. Préfèrent se taper les soldes... Tu leur restaures la seule enseigne d'apothicaire du XVIII e siècle qui reste dans tout le royaume, tu as plus de chance d'intéresser des Chinois, tiens ! Sans cela, ils jettent rien, ne donnent rien, ils vendent tout. Même les gamins vendent leurs jouets, c'est dire...
Edité Lundi 29 janvier 2007 :21:22 par Lucterios
ah mais j'ai aussi dans ma famille : mais cette fois c'est du côté Picard ^^ Mes petits cousins vendent tout ce que tu leur offres... du coup, on ne leur offre plus rien! Surtout que lorsqu'on a vu les prix... on avait envie de gerber avec ma tante! Le truc de 200€, vendu à 10€.. tu m'étonnes qu'ils vendent vite!
Dis-toi que y'a au moins les touristes Chinois... pi à quoi ça sert ton truc, hein? c'est que des vieilles briques! 
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Des vieilles briques ? Z'y va c'est en bois dis. Des touristes chinois. Ouais, je viens d'en apercevoir une floppée. Sûr que ceux-là, dès que tu parles d'alchimie, ils radinent aussi sec, tiens. Sont pas cons les Chinois. On est des gros barbares face à eux...X)
Oué brique.. bois.. pareil ^^! Et z'y va, comment tu me causes dis!
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
D'où t'insulte ma mère, ouaich! Tu t'es pris pour ma daronne ou quoi? Hein, hein!
Ce forum s'est vraiment dégradé
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Ma parole qu'ça c'est pas dégradé (oh l'aut' trois syllabes, zy va, la prise de teuté). J'parle d'l'aut' bouffon d'sa race, d'Jean Racine sur mes babouches d'la smala d'Abd el Kader, mais y a personne qui kiffe grave à part Hallberg qu'est trop speede. Faut'qu'j'le fasse en rap pour qu'ça douille, tiens ! 

---
Voilà, c'est un extrait de la Huitième Porte, où j'évoque la légende d'Etain :
Arcturus et le Bouvier apparaissaient distinctement au-dessus de la poupe. Tout proche se trouvait Hercule. Il venait d'apparaître à l'horizon et veillait sur le vieux monde. La nuit prochaine, le Titanic s'aventurerait dans la mer d'Occident, pour ne plus jamais en revenir. Les mythes préhistoriques décrivaient le voyage nocturne du Soleil sur un char tiré par des chevaux ou dans une barque. Loin vers l'Occident était situé le pays des morts, les Hespérides pour les Grecs, les îles d'outre monde pour les Celtes, Tir-na-nog pour les Irlandais médiévaux et Avalon pour les Bretons insulaires... Je me demandai si une terre avait réellement existé, là-bas, loin vers l'Ouest, autrement que dans les mythes. Grâce à l'étrange instrument légué par mon ancêtre, j'y pénétrerai bientôt si tout se passait bien...
Il me restait encore un élément à découvrir. Les mythes faisaient clairement référence à une jeune fille, une fée qui accueillait le héros sur les marches de l'Autre monde. Cette jeune fille mystérieuse était-elle cette Étain/Vindonissa que je recherchais ? Dans ce cas, se trouvait-elle réellement à bord ?
Je décidai de m'aventurer jusqu'à la poupe. Je descendis l'échelle de coupée, traversai l'entrepont et grimpai de nouveau pour me retrouver sur le pont-arrière. La musique se faisait plus distincte. Mon cœur battait. Je m'attendais presque à rencontrer Iseult étendue sur de lourds coussins orientalisants, comme dans une de ces productions de Bayreuth, à l'époque où Cosima Wagner régnait en maîtresse sur le théâtre. Le front ceint d'un bandeau d'où s'échappaient des nattes blondes, vêtue d'une robe blanche et enveloppée d'une lourde cape aux motifs spiralés inspirés du livre de Kells, elle m'aurait tendu la coupe fatidique... Mais il n'y avait rien d'autre que les bancs en bois où s'attardaient quelques couples. En me sentant approcher, ils se ravisèrent et disparurent dans l'entrepont. J'eus la désagréable impression d'avoir brisé la magie du lieu. Revenu à ma solitude, je m'accoudai à la poupe et restai un instant à écouter le bouillonnement produit par les trois hélices. La clarté lunaire éclairait le sillage du paquebot qui traçait un sillon argenté dans le sillage séparant les deux Bretagnes. Combien de fois mes ancêtres avaient-ils dû franchir ce passage ? Là-bas, au Sud, en bordure de la forêt de Brocéliande, s'étendait la terre de Kerglas, une lande caillouteuse que mes pères avaient dû parfois labourer eux-mêmes.
Je sentis une présence derrière moi. Je me retournai, et une figure fantomatique enroulée d'un châle sombre sursauta. Je réalisai que de dos, vêtu de noir, j'étais assez peu visible. En me retournant, j'avais laissé mon plastron blanc se refléter dans la lumière lunaire...
"Pardonnez-moi,"m'excusai-je,"je vous ai fait peur!"
La forme s'approcha et je distinguai les contours de son visage. C'était une jeune fille, la même que celle qui m'avait défié tout à l'heure.
"Vous!,"criai-je," promettez-moi de ne pas vous enfuir, cette fois-ci!"
Elle hésita un instant, puis s'approcha. Je vis clairement la Lune se mirer dans ses jolis yeux. Son regard était étrange. Elle semblait voir au-delà du monde des apparences.
"Vous seriez-vous lassé," me demanda-t-elle," de vos amis du pont supérieur ?" Encore une fois, elle me provoquait...
"Je ne suis que de passage", lui dis-je," en réalité, je recherche quelqu'un.
- Vous n'avez pas l'air d'un homme ordinaire, effectivement. Avez-vous jamais entendu parler du roi de Thulé ?
- Thulé était la capitale d'une île mythique située dans les mers nordiques, les Grecs l'appelaient Hyperborée. Hérodote dit que les Hyperboréens envoyèrent des émissaires à Delphes pour offrir des présents à Apollon, mais un jour, ceux-ci furent tués en chemin. Alors, les peuples hyperboréens se servirent des tribus barbares comme intermédiaires et l'on n'entendit plus parler en Grèce de ces Hyperboréens. Beaucoup plus tard, Pythéas de Marseille partit à la recherche de Thulé...
- Il ne la découvrit point, mais Thulé existe réellement au-delà des mers et ce navire s'y précipite. J'entends des cris, je vois des gens qui se noient. C'est affreux, mais le roi de Thulé a décidé de prendre femme. Il veut attirer sa fiancée dans son royaume.
- Etes-vous cette mystérieuse personne ?
- Je suis Anna Wolfram. Je suis née à Riga, en Lettonie et je suis la dernière descendante des princes d'Hyperborée. Mon père, le pasteur Johannes, est le grand maître d'une secte dont le but est de s'emparer du monde par les pouvoirs occultes du swastika : les enfants de Thulé. Il devait m'offrir en sacrifice au roi de Thulé, le dieu Aegir ou Poséidon, si vous préférez. Mais je me suis enfuie... en vain, car mon destin me rattrape et je mourrai noyée comme tous ces malheureux.
- Anna, non, vous ne périrez pas ! J'ai avec moi la magie druidique de saint Brendan. Grâce à lui, nous vaincrons la puissance de Poséidon, et je vous sauverai.
- C'est inutile. Je ne veux pas que vous me sauviez, je ne le mérite pas !
- Anna, qu'arrivera t'il si vous devenez l'épouse du roi de Thulé ?
- Alors, les autres triompheront et le maléfique pouvoir du swastika s'abattra sur la terre..."
Elle me montra son doigt ou brillait un anneau:
"Voyez-vous cet anneau, c'est Draupnir, l'anneau magique perdu par Odin, après Ragnarok. Il confère la puissance absolue sur le monde à celui dont le cœur est rongé par la soif du pouvoir."
Un trouble désagréable m'envahit à la vue du mystérieux objet. Machinalement, je détournai les yeux. Elle dissimula sa main gauche sous son châle.
"Je me suis jurée que jamais ils n'auront ce bijou, mais je ne suis pas sûre de pouvoir résister à la puissance d'Aegir...
- Je vous aiderai, ayez confiance. Nous passerons tous les deux dans l'Autre monde et nous trouverons un moyen pour que l'anneau ne tombe pas entre leurs mains.
- Certainement, les liens entre nous sont très forts. Vous seul pourriez me sauver d'Aegir, rappelez-vous cette histoire que vous aimez, tant, celle du dieu Midir et de la belle Étain!”
Je me mis à réciter presque machinalement :
” Midir de Brí Leith épousa Étain, la plus jolie fille d’Irlande. Il la ramena chez lui, dans son tertre, car il faisait partie du peuple de la déesse Dana, les Tuatha Dé qui vivaient sous terre depuis que les Gaëls avaient conquis l’île. Leur amour était grand et beau, mais Fuamnach, la première femme de Midir, suscita par jalousie un sort sur Étain. Elle fut transformée en le plus bel insecte qui soit, mais Midir savait que c’était Étain et il n’aimait personne d’autre que le bel insecte qui voletait autour de Midir. Alors Fuamnach suscita un vent druidique et Étain fut entraînée dans les nuées... Un jour, une jeune fille m’a récité cette histoire sous une forme légèrement différente dans un tertre de la vallée de l’Epte. Elle m’a fait comprendre que j’étais Midir et que je devais retrouver Étain...
- Et, pendant des années, vous n’avez jamais aimé personne d’autre ?
- Non, j’avoue cependant que j’ai été plusieurs fois tenté, notamment avec Wilhemina...
Oh, Anna, pourquoi m’avez-vous humilié tout à l’heure ?
- J’étais désemparée. Quand je vous ai aperçu du quai où j’étais en train d’embarquer, j’ai failli croire que j’échappais à mon destin... et puis je vous ai aperçu avec cette femme.
- Je suis désolé. La comtesse m’a fait des avances assez précises, mais il n’y a rien entre nous, croyez-moi !”
Elle me donna rendez-vous pour le naufrage et me conseilla de me défier de la comtesse. Je lui dis de ne rien craindre. Elle se blottit dans mes bras pour me dire adieu. Elle s'était abandonnée à ma confiance. Je fus très touché par cette preuve d'amour et, comprenant que je n'avais jamais aimé personne d'autre, je l'embrassai avec passion. Elle me rendit mon baiser, puis s'arracha à mes bras en me disant qu'elle m'aimait depuis toujours, mais que les temps n'étaient pas encore venus. Elle s’éloigna pour rejoindre sa cabine dans les entrailles du navire. Je me retrouvai seul, un peu chahuté par toutes ces émotions. Je regagnai mes quartiers. La nuit que je passai fut agitée.
Edité Mardi 30 janvier 2007 :03:46 par Lucterios
Mais ... Mais... la suite
couper au moment où j'étais captivée.. pff!
Je comprends plus de choses maintenant sur Thulé =) Quand as tu commencé à avoir cette "passion" pour le monde Celtique dis?
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
La suite en vente dans toutes les bonnes crémeries, puisqu'il paraît que je veux le beurre, l'argent du beurre et le... ahem... Les enfants sont couchés ? Tonton Hal regarde pas ?
Le monde celtique ? Ben c'est dans les gènes et puis je passais toutes mes vacances en Bretagne, enfin en Normandie aussi, mais pas ici, dans le pays d'Ouche. Alors, oui, je me suis plus passionnés pour les origines de mon pays que pour l'Egypte ou les Incas...
Edité Mardi 30 janvier 2007 :22:29 par Lucterios
Y'a-t-il une crèmière ici? 
Ton récit me donne envie d'en apprendre plus sur le monde Celtique en tout cas =) Pi tant qu'on y est, j'aime beaucoup ton style d'écriture.. (pitié pas de fromage)
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Maieuh.. on peut plus rien dire
(sans risquer un fromage ou une tête coupée ^^) Chante, mais s'il pleut, je te tape!
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
J'avais cru "flagelle moi"
(Cette petite a trop d'imagination)
Heu ! ô bonjour, Monsieur Luctérious.
Que vous chantez admirablement bien! que votre voix est douce!
Sans mentir, vous devriez aller chanter à la Star Cacademy
Ah non votre talent mérite mieux que ceci
Vous êtes le Phénix de ces dames 
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)


