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A propos d'Halloween

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Hallberg
(@hallberg)
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Début du sujet  

Pour répondre notamment à une interrogation de Cherrydean qui s'interrogeait sur le regard assez dur que nous-autres européens pouvions porter sur cette fête. Je vous invite à exprimer ici vos opinions sur la question.

En Europe, la fête d'Halloween, réputée d'origine celtique, n'appartient à aucune tradition en dehors des îles britanniques. Sur le continent, elle n'était pas apparue avant la fin des années 1990.
Plus exactement, elle vient s'inscrire à une date de fête religieuse assez importante pour que plusieurs états l'aient instituée comme jour férié officiel: dans les régions catholiques, la Toussaint; dans les régions luthériennes, la Reformationsfest commémorant l'affichage des thèses de Wittenberg le 31 octobre 1517.
En Europe continentale, donc, l'arrivée de cette fête est, jusqu'à preuve du contraire, redevable majoritairement à une initiative commerciale. Il s'agissait de combler la période "creuse" séparant les opérations de la rentrée scolaire et celles des fêtes de fin d'année. Le 31 octobre, créer une occasion tombait impeccablement entre la période été et rentrée d'une part, et la période Saint-Nicolas-Noël-Jour de l'an d'autre part.
Le grand public était il faut le dire accoutumé. D'une part, on nous abreuve quotidiennement de séries et téléfilms américains, dont beaucoup comportent un épisode de circonstance parlant de cette fête. Une part du public européen était donc consciemment ou non imprégné d'un élement culturel pourtant totalement exogène.
D'autre-part, la version "sorcières et fantômes" de l'Halloween tombait à point parce qu'au milieu des années 1990, était apparu dans le marketting de la littérature et de la télévision destinée à la jeunesse et à l'adolescence une mode de l'épouvante relativement gentille (souvent d'origine anglaise), qui avait banalisé cette imagerie tout en la rendant sympathique.
Cette conjonction de facteurs, et j'en oublie certainement, ont facilité la tentative d'implantation d'une culture qui, par les médias que j'ai évoqués, ne semblait finalement plus si étrangère aux européens. La chose est principalement venue de "l'invention" commerciale de cette fête sur notre territoire, suivie par une part de la population, et touchant énormément les enfants. Le petit jeu des bonbons a assez peu été suivi, parce que ce n'est vraiment pas une habitude, et pour leur part, les adultes l'ont reçu comme une occasion de festivité se traduisant surtout par des événements créés par les bars, les restaurants, les boîtes de nuit...
Au total, l'arrivée soudaine de quantité de gadgets et de déguisements a consacré le caractère commercial de la chose. Du reste, en raison de la brutalité de cette tentative d'implantation, les sensibilités ont souvent été blessées - notamment les personnes qui s'inquiétaient du relatif oubli des fêtes religieuses, de la signification profonde de cette prise à la rigolade du macabre dans notre culture et dans notre conscience collective, et aussi de la très probable acculturation engendrée par la présence du mode de vie américain dans les médias modernes.
Depuis, la tendance est effectivement fortement retombée. En témoigne le fait que, dans les grandes villes la moitié des vitrines étaient décorées sur le thème Halloween il y a quelques années; cette proportion a fortement baissé. Deux ou trois ans après la première tentative, il devenait fréquent, annuellement, de retrouver des stocks d'invendus de gagdets Halloween bradés un peu partout, et du coup, les commerçants ont pour beaucoup renoncé à en commander autant qu'aux débuts.
Le complexe consistant à dénoncer toute fête comme une opportunité commerciale existe partout en Europe comme ailleurs. Tout le monde a un jour fait la remarque que Saint-Nicolas et Noël servaient à refourguer des jouets dont on fait d'ailleurs déjà massivement la publicité à la mi-octobre; on sait également que la fête des mères française a d'une part la fonction d'enrichir entre autres les fleuristes, et d'autre part des origines troubles, puisque créée par le régime de Vichy pendant la dernière guerre pour encourager sa vision "spéciale" des valeurs familiales. Mais Halloween suscite plus de débats, à l'évidence, que ces fêtes admises par une grande partie de la population, même s'il est de bon ton d'en fustiger l'aspect commercial. Dans cette tentative d'implantation radicale et rapide d'Halloween, se dissimule finalement la question pas si illogique que ça: nous proposera-t-on un jour de faire quelque-chose pour Thanksgiving ou pour le 4 Juillet?

En résumé, je pense qu'au premier degré, on se dit que ça ne fait pas de mal - puisqu'il y a des gens que ça amuse. En y regardant de plus près, c'est en Europe une histoire qui a plus d'implications que le simple fait de divertir et de faire un peu d'affaires par la même occasion. Nous avons totalement adopté, entre-autres, le Père Noël, qui est historiquement issu d'une mythologie américaine, même si on nous renvoie la balle, là-bas, en disant que c'est scandinave. Le Père Noël venait s'ajouter à une mythologie existante et à une fête existante, qui n'en supplantait du reste aucune autre (même si son arrivée en Europe au début du XXe siècle est également liée à un besoin publicitaire). L'Europe s'est parfaitement appropriée le Père Noël, qui n'a pas du reste trop bousculé Saint Nicolas dans les régions où on le fête. Si Halloween avait existé dans la tradition européenne, nous nous serions probablement appropriés l'imagerie et le folklore américains, tout comme nous leur aurions probablement donné une partie du notre. Dans le cas présent, c'est pour ainsi dire une création ex-nihilo. Pour cette raison à moyen terme, la question ne sera jamais neutre, et ne sera jamais à voir de façon neutre pour l'Europe. Après, à très long terme, les mutations culturelles étant une évolution normale, on peut tout imaginer; mais pour l'instant, c'est prématuré d'y penser.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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L'Halloween? Sans vouloir choquer personne, ici la Toussaint, c'est un élément d'histoire qu'on apprend à un moment donné à l'école ou ailleurs par rapport aux origines de l'Halloween. Du moins, je peux affirmer cela à partir de ma génération, mais probablement bien avant. Au Québec, l'Halloween n'est pas apparue dans les dernières années, loin de là. C'est beaucoup la fête des enfants et une bonne occasion de s'amuser.

Les enfants nous parle de leur déguisement d'Halloween des fois un mois à l'avance et plusieurs décorent leur maison pour l'événement. Si beaucoup de gadgets se vendent pour l'occasion, plusieurs se fabriquent eux-mêmes leur déguisements. Souvent, les enfants, pour l'occasion, peuvent aller costumés à l'école (même les enseignants se costument souvent) et le soir de l'Halloween, ils passent de maison en maison pour la collecte de bonbons. La surveillance policière est accrue, à chaque année les règles de tri de bonbons et de sécurité dans les rues sont rappellées pour éviter des problèmes avec d'éventuels fouteurs de trouble. Les bonbons sont souvent également triés pour donner le surplus aux enfants plus défavorisés ou malades.

Les endroits où c'est le plus tranquille le soir de l'Halloween, ce sont les secteurs où il y a moins d'enfants, tout simplement. Les rares enfants qui ne fêtent pas l'Halloween sont ceux qui ne le peuvent pas à cause de leur "religion" bien souvent, les témoins de Jéovah par exemple. Ils se font rares toutefois.

La tirelire Unicef est maintenant également un élément incontournable. Les enfants se la suspende autour du cou et ramassent des sous pour aider les enfants des pays défavorisés. Les gens sont très généreux pour l'occasion.

Si l'événement est hautement commercial, c'est surtout la fête des sourires, des déguisements, des bonbons, du partage et de la générosité.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Merlin
(@merlin)
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Je le redis ici mais c'est tout à fait ce que j'ai vu et ressenti à Holloween l'an dernier.
(Malgré qu'il est plu en soirée.smiley)
Une fête pour les enfants. smiley

J'ai pris pas mal d'enfants en photos. Leur costumes était vraiment bien fait et certains trop cute.^^



   
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koko
 koko
(@koko)
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Halloween c’est avant tout l’occasion de regarder le film homonyme de Carpenter pour juger à quel point toutes les copies, les rejetons et les suite (et ils furent nombreux) sont loin d’atteindre la cheville de leur maître.
Il me semble avoir déjà précisé sur un autre topic parlant d’Halloween que la VF du film était précédé d’un panneau expliquant ce qu’est la fête Halloween (panneau qui semble avoir disparu sur la dernière édition DVD de l’oeuvre).

Alors après qu’on veuille nous imposer à coup d’euros une fête ne correspondant ni à notre histoire, ni a notre culture (je parle pour les français) c’est un autre problème. Les enfants sont les seuls visés et ils connaissent mieux Harry Potter que les traditions de leur propre pays.


Le cinéphile déviant


   
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Lucterios
(@lucterios)
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A l'origine la fête celtique de Samain commençait dans la nuit du 31 octobre et durait les trois suivantes. Il s'agissait de marquer le début de la saison froide. Le côté nocturne et ténébreux du monde était à l'honneur. Les tombeaux étaient réputés s'ouvrir et les morts pouvaient se mêler aux vivants. Mais il ne s'agissait pas là de ce côté macabre et carnavalesque que la culture américaine nous a resservi. Il s'agissait plutôt de célébrer la poursuite de la vie dans l'Autre monde, voire l'éternel retour. C'est ce côté qui a été christianisé dans la fête chrétienne de la Toussaint et dans la journée consacrée aux morts. Après toutes les bêtises que l'on raconte sur nos ancêtres : que les druides parcouraient la campagne pour choisir des sacrifiés cette nuit là, ce sont des histoires que l'on raconte pour faire peur aux enfants, de même que ces démons de toutes sortes qui sont censés déferler sur le monde... Le 31 octobre est resté une nuit de sabbat dans la religion agraire traditionnelle, qui survit un peu partout en Europe occidentale, notamment à travers la Wicca, mais cela n'a rien à voir avec le culte d'un quelconque démon.
En fait, à travers Halloween, la mort est ridiculisée. L'Au-delà est confondu avec l'Enfer, etc... C'est juste cela qui est plutôt inquiétant !

-Edité le: Dimanche 30 octobre 2005 à 11:47 par Lucterios-


Fortuna audaces juvat !


   
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Hifa
 Hifa
(@hifa)
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Je suis allée le week-end dernier faire une visite guidée et contée de la forêt de Brocéliande. C'est là que j'ai appris l'origine celte d'Halloween : la Samain, le moment où les morts peuvent communiquer avec le monde des vivants ; les vivants mettent un bol de soupe devant chez eux et laissent les portes ouvertes pour s'assurer une bonne année. C'était aussi la nuit où l'Ankou venait annoncer la liste des personnes qui allaient mourir l'année suivante brrrrr c'est morbidesmiley. Le côté "déguisement", je crois que c'était pour faire fuir les mauvais esprits, leur faire peur (mais faudrait approfondir les recherches pour être sûrs!) Toujours est-il que ça m'a donné envie de fêter Halloween cette année! Du coup hier j'ai acheté un gros potiron que j'ai sculpté pour le mettre sur mon balcon! Je pense que la mort est bien plus ridiculisée par les jeux vidéo où si le joueur se fait "tuer", il suffit de faire "replay" et s'est reparti... que par la fête d'Halloween.
Bises


-hifa-


   
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Lotus
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Je trouve que l'on peut tres bien faire la différence entre halloween et la toussaint, et apres tout pourquoi ne pas s'amuser ce jour là ? halloween c'est surtout la fete des enfants avec les déguisements et les bonbons ! Et puis c'est quand même sympa de pouvoir acheter les accessoirs que l'on ne peut pas fabriquer soi-meme! je suis d'accord c'est devenu tres commercial mais tout le monde ne tombe pas dans le piège... Je trouve que fêter halloween c'est une bonne idée, une occasion de se retrouver pour rigoler et en plus c'est pendant les vacances !


L'avantage d'une lettre anonyme, c'est que l'on n'est pas obligé d'y répondre
(Alexandre Dumas, fils)


   
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koko
 koko
(@koko)
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Hifa a écrit Je pense que la mort est bien plus ridiculisée par les jeux vidéo où si le joueur se fait "tuer", il suffit de faire "replay" et s'est reparti...

Je ne suis pas d'accord. D'abord parce que la mort dans un jeu vidéo est clairement une abstraction (comme la prise d'un pion aux échecs ou la perte d’une bille au flipper), ensuite parce qu'elle est quand même toujours accompagné d'une pénalité très lourde par rapport à l'univers du jeu (perte de temps, d'objets, de capacités, d'expérience).

Bon, on pourra me citer des tas de contre-exemples, mais un exemple ne veut rien dire. En cherchant bien on doit pouvoir trouver un exemple de gamin ou d’ado ayant pété les plombs un nuit d’halloween et ayant poignardé des amis.


Le cinéphile déviant


   
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Lucterios
(@lucterios)
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L'Ankou est un personnage spécifique au folklore breton. C'est la figure personnalisée de la mort qui était familière à nos ancêtres. Elle venait chercher les défunts sur sa charrette aux roues grinçantes et il fallait bien se garder de la croiser. Quant à savoir si c'est morbide de savoir qui va mourir dans l'année c'est une question de point de vue. La culture bretonne ancienne était familière de la mort. C'était une réalité qu'elle avait intégré. Aujourd'hui on tente de la gommer et cela revient sous la forme des démons de l'Halloween. Je préfère l'Ankou. Au moins, je sais à qui j'ai affaire ! Les autres ils peuvent bien rester dans les recoins tordus de l'inconscient puritain d'Outre-Atlantique...


Fortuna audaces juvat !


   
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Sopid
(@sopid)
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Pour en arriver là où c'est aujourd'hui, il y a eu évolution... naturellement. Oui, il est difficile de ne pas voir le côté commerciale de la fête de l'Halloween, mais comme le disait Cherrydean, côté costume et décoration, c'est souvent fait maison. Même que, les déguisement vendu en magasin font souvent mauvaise figure face au "dégisement de maman".

Il y a bien cette Toutsaint le 1er novembre, on dit que, la veille, les morts pouvaient sortir des tombes et venir hanter les gens sur les rues. Ainsi, les gens craignaient de sortir le sortir le soir du 31 octobre. Quelques braves et surtout farceurs, sortaient, se déguisaient et s'amusaient à faire peur au gens en se basant sur cette crainte du 31 octobre. L'origine du dégisement de l'Halloween est là. Pour dire comment cela s'est rendu jusqu'au porte à porte des enfant d'aujourd'hui, là, je ne peux le dire.

Mais ce que je peux dire, c'est que pour moi c'est beaucoup de mes plus beaux souvenir d'enfant. Souvent, aussi merveilleux que ceux de noël.

Dans la famille chez-moi, l'Halloween est très gros. Nous voyons cela comme étant une fête beaucoup plus orientée enfant que noël. Souvent, à noël, les adultes se retrouvent ensemble dans une pièce et les enfant dans une autre. Alors que pour l'Halloween, les parent doivent accompagner les enfants ou les attendre à la maison. C'est donc plus familliale que peut l'être noël, enfin plus une fête où les parents sont avec les enfants que noël. Voilà pourquoi dans la famille de Sopid, l'Halloween est LA fête de l'année.


Sopid, encore en vie!


   
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Gobol
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Cette année, première année de maternelle pour Noémi, elle a été invitée à participer à la fête d'Halloween, organisée par "les petites crapules", une association de la ville. Après discussion qui aurait pu être houleuse avec mon mari, nous avons décidé qu'elle n'irait pas, pour la seule raison qu'elle est trop jeune (3 ans), et que je n'avais pas le temps matériel de préparer un déguisement (et en plus, je suis nulle à ce jeu-là...). Pour mon mari, le problème était lié à la confusion qui existe entre Halloween et la Toussaint. Pour moi, le fait de fêter Halloween n'empêche en rien d'aller à la messe pour la Toussaint, le lendemain, et de célébrer la mémoire des morts le 2... Je crois qu'il faut bien faire une distinction entre une fête certes commerciale, mais plutôt bon enfant, en tout cas chez nous, quand elle est organisée pour les enfants de la ville (un peu comme le Carnaval, ou le défilé de St Nicolas et du Père Fouettard), et les célébrations de la Toussaint, fête religieuse, qui trouve ses origines justement dans la fête païenne de Samain, comme l'a expliqué luctérios un peu plus haut. Et puis je me rends compte avec le temps, que beaucoup de nos fêtes dites religieuses sont d'origine païenne, justement. Si je vous disais que chez nous, cette fête d'Halloween, conjuguée aux vacances scolaires, a donné lieu à une émission de la radio locale, animée par des enfants en stage dans ladite radio, où ils ont élaboré un quiz qui nous a permis d'en apprendre plus sur cette fête ? Je trouve ça plutôt positif, en fait, même si je ne sais pas trop quoi penser du côté macabre de la chose. Après tout, la mort fait partie de la vie, et il ne sert à rien de la masquer. Maintenant, pour un enfant de 3 ou 4 ans, la mort a-t-elle vraiment un sens ? Quand je vois les réactions de Noémi, je me dis qu'elle ne comprend vraiment pas ce que c'est et que tout cela lui ferait peur inutilement... parce que je la crois trop jeune pour aller demander des bonbons dans les rues, fût-elle accompagnée d'adultes et d'autres enfants, et d'autre part, elle n'a que trois ans, et les masques, pourtant rieurs, de Carnaval, lui font déjà peur. Que penser alors de sorcières, squelettes et autres monstres ??? En revanche, je crois que je serais encline à l'autoriser à y aller dans un an ou deux... si tant est que la fête existe encore ici !!!

Bon, je viens de me relire, c'est assez brouillon, mais bon... (et hop, comme on dit chez nous, j'arrête ici, sinon on va dire que je commence à faire aussi des Kaldoposts...smiley)


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Il ressort de vos réponses, comme je le pensais, que la chose attire fondamentalement des commentaires différents chez nos amis quebecois (chez lesquels j'ignorais d'ailleurs que cette fête existait avant ces derniers jours). Nous ne pouvons pas avoir le même regard vis-à-vis de ce qui n'est pas une tradition mais une mode, dans notre cas. C'est passé en grande partie par la publicité destinée aux enfants, cibles privilégiées du fait de leur absence de recul, de leur très forte sensibilité aux phénomènes de masse, aux modes et aux engouements collectifs (par le fonctionnement de la micro-société de la cour d'école). C'est du reste de cette façon qu'on nous vend tout et n'importe-quoi, par exemple, des voitures: on vante le confort des places passagers, on joue sur la fierté de l'enfant qui se fait conduire à l'école dans une belle voiture, et on compte ensuite sur la capacité de l'enfant à attirer l'attention de ses parents sur le modèle en question...
L'imprégnation télévisuelle est vraiment manifeste. D'ailleurs, elle restera le dernier bastion quand la chose aura disparu en Europe (si la tendance actuelle se confirme) puisqu'on entendait déjà parler d'halloween par la télévision avant qu'on tente de l'implanter. C'est d'ailleurs pour cette raison que je disais qu'il ne serait pas plus difficile, au fond, de trouver une part "manipulable" de la population pour accepter de se mettre à fêter thanksgiving (dont la présence télévisuelle est importante aussi par voie de séries américaines, et dont l'absurdité en Europe serait encore plus grande).

Pour faire référence au message de Koko, nos amis québecois pourront mesurer efficacement le fait que ça n'est pas du tout un fait culturel chez nous en considérant qu'il existe nombre d'oeuvres cinématographiques du continent nord-américain sur ce thème, qu'il y en a aussi des îles britanniques, mais qu'il n'en existe pas d'exemples significatifs dans le cinéma d'Europe continentale.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Hifa
 Hifa
(@hifa)
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Quoi qu'on en pense, j'ai quand même l'impression que cette année, l'élan s'est vraiment refroidi : ma filleule de 9 ans est déjà en train de réfléchir à ses cadeaux de Noël avant même d'avoir fêter Halloween... Je me demande vraiment si cette fête mise au goût du jour par intérêt commercial (en France) arrivera à perdurer smileyuest: ?
Sur ce je vous souhaite tout de même un bon Halloween !


-hifa-


   
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Lucterios
(@lucterios)
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Rigolez vous autres avec votre Halloween ! Vous n'avez pas chez vous toute une bande de lutins et de korrigans qui font la sarabande chaque nuit de sabbat sur l'air de la "Symphonie fantastique"...


Fortuna audaces juvat !


   
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Sopid
(@sopid)
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Pour ce qui est de la Thanksgiving, je crois que je peux vous rassurer un peu en vous disant qu'au Québec ça passe completement innaperçu. D'ailleur la Thanksgiving au Canada est environ 2 semaines plus tôt qu'au sud de la frontière. Donc je ne crois pas que cela gagnera le vieux continent.

Pour l'Halloween, je vois très bien le côté commerciale de la chose, mais c'est vraiment mineur en comparaison à Noël. C'est surtout les confiseries qui s'en font plein les poches... mais je ne m'en plein pas! smiley


Sopid, encore en vie!


   
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