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Cinéma: vos impressions et critiques

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Thalie
(@thalie)
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Ok je pense alors que c'est une bonne idée pour une future soirée ciné !


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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koko
 koko
(@koko)
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A propos des indestructibles je ne peux résiter à l'envie de vous coller cet extrait du forum allociné :

Les indestructibles, où l'éloge du communisme!

Et voilà, encore un film de propagande nous venant de cette chere voisine outre atlantique, dont l'amibition capitaliste est ici contre balancée par la mini structure pixar, qui dresse dans cette sous oeuvre decerebrée un portrait plus que pitoyable d une amerique d envergure aussi reduite que psychologiquement pitoyable. Ces super héros en costume ROUGE se battent contre une menace imperialiste caracterisant l'ambition demesurée de ce George Bush qui plongera le monde dans une torpeur et un gouffre de douleur et de peine sans fond. Alors oui à l'alter mondialisme, MAIS non à cet eloge du communisme.

C'est fantastique cette volonté de tout politiser....

Je me régale toujours à lire les commentaires sur allociné smiley

-Edité le: Mardi 23 novembre 2004 à 17:39 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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kroco poco
(@kroco-poco)
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Franchement cette critique?

C'est nul.

Comme d'hab. smiley


Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...


   
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Kaldorion
(@kaldorion)
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à force la Ligue paraîtra intelligente par comparaison....

On a atteind des sommets mémorables là

Mais Hallberg nous avait promis une critique. Il pourrait tenir sa promesse...

-Edité le: Mardi 23 novembre 2004 à 17:53 par Kaldorion-


La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.

l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.


   
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Hallberg
(@hallberg)
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réponse à plusieurs sujets, dans l'ordre.

Star-Wars. Je suis un inconditionnel de Star-Wars si l'on parle du thème d'une part, et des films de la première génération d'autre part. Pour les films récents, je suis au contraire un spectateur ordinaire, je ne me considère pas comme un fan. "L'empire contre-attaque" a l'implacable rythme de la destinée tragique. "Le retour du jedi" est ludique, fantasque, il excelle par son bestiaire foutraque et oscille entre l'aventure gentillette des peluches et le génial délire de la cour de jabba. "La guerre des étoiles" dit aussi "un nouvel espoir" représente l'âge d'or du trucage traditionnel et représente un baroud d'honneur de la tradition méliésienne. C'est un film d'un noble classicisme avec tout le charme du cinéma d'aventure traditionnel.
Je m'élève vivement contre la réédition DVD de ces derniers temps pleine de contre-sens esthétiques sinon narratifs.
Pour ce qui concerne le prochain volet, je pense que je vais m'abstenir en raison de la très mauvaise impression que m'ont laissée les deux plus récents. "La menace fantôme" est un film très moyen à mon avis, pesant malgré quelques belles visions; "l'attaque des clones" m'a paru un ratage entaché de graves fautes de style. Il faut dire que l'on ne pouvait en attendre plus de la part d'un réalisateur n'ayant pas tourné lui-même pendant vingt ans.
Pour résumer, "le retour du Jedi" est certainement dans la liste des dix films que je préfère, et dont l'ordre est mouvant en fonction des jours.

Zhang Yimou. J'ai vu plusieurs films de ce réalisateur intéressant, "épouses et concubines", "hero", "vivre", "une femme chinoise". Son dernier film s'inscrivant dans la lignée de "Hero", j'ai très envie d'aller le voir. Quant au rapport avec "Tigre et dragon" d'Ang Lee, le rapprochement est séduisant car ce sont deux réalisateurs phares de la nouvelle vague chinoise. J'ajouterai aussi leur compatriote Wong Kar-Wai, que je trouve tout aussi enthousiasmant ("2046", c'est bluffant de beauté, mais attention faut pas aller le voir un jour où vous avez sommeil). Enfin bref, je sens que je vais pas tarder à aller voir ça.
En plus je trouve totalement intelligent que cette "nouvelle vague", tout en procédant à la reconquète de la liberté d'expression du cinéma en Chine, ait eu l'excellente idée de reprendre le genre traditionnel du film de sabre tout en le renouvellant, et en produisant par ailleurs des films totalement différents et innovants. Tout le monde n'a pas cette attention.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
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les indestructibles.
J'ai déjà vu ce film censé sortir demain, car un cinéma parisien (le Rex pour ne pas le nommer) a eu l'exclusivité et le projette depuis le début du mois.
Tout d'abord, je dois dire que j'étais dans une certaine mesure conquis d'avance. Le studio Pixar a une politique très particulière et assez anti-hollywoodienne, qui réussit le pari de permettre un cinéma véritablement d'auteur tout en faisant travailler une équipe véritable. Les réalisateurs sont parfaitement libres, et cependant ils sont perpétuellement à l'écoute de tous leurs collaborateurs puisque le studio privilégie un échange permanent. De sorte que le réalisateur agit en chef d'orchestre, assurant la coordination de toutes les énergies et leur donnant une direction pour que le travail collectif ait une unité. Cette méthode est admirable. Pour ceux qui ne connaissent pas le studio Pixar, notez seulement que le réalisateur phare de la maison, l'âme du studio, c'est john Lasseter, auteur de Toy Story.
Par ailleurs, le réalisateur des Indestructibles, c'est Brad Bird, qui a fait un film très poétique passé un peu inaperçu, "le géant de fer". Donc, bon, j'avais très envie de le voir.

Il faut le dire, car c'est là le point le plus évident - mais aussi finalement celui qui se fait le plus discret dès qu'on est emporté par le cours du récit - le film est encore une fois bluffant sur le plan technique, et pas forcément par la performance informatique, mais plutôt par le fait justement que la technique se fait totalement oublier. En somme, rien de plus cinématographique que tout ça, un réalisateur aurait fait la même chose avec sa caméra. Ce qui est incroyable - et pourtant évident aussi dans les "Toy Story", "1001 pattes", ou encore "Final Fantasy" ou "Shrek" de la concurrence - c'est que ces "non-cinéastes" qui n'ont ni caméra ni pellicule connaissent toute la grammaire d'un art dans lequel ils rentraient a priori par la petite porte. Or réussir un tel naturel, alors qu'on part d'une abstraction totale, c'est tout simplement grandiose. Aux adversaires de la chose, qui craignent que l'animation par ordinateur ne soit qu'une attraction technique, disons-le, c'est du cinéma.
"Les indestructibles", pour moi, c'est du plaisir. Au delà de la parodie (finalement facile) du genre "super héros", dont il suffit de réciter les passages obligés en les tournant en dérision, c'est le régal permanent de l'oeil et de l'esprit. Songez seulement que Brad Bird agit en poète classique: il assemble des éléments existants pour composer (au sens propre du terme). La base secrète réunit en un clin d'oeil tout le charme des films de James Bond. La scène du test des costumes de super héros joue avec les codes de l'architecture moderne et du langage de la mode. Les séquences du travail de bureau font parfois la même impression que "Playtime" de Jacques Tati. Et le dialogue sautillant, pétillant... Et le délire qui peut surgir à tout instant (voyez la démonstration de l'inutilité d'avoir une cape quand on est un super héros, si ce n'est pas une suite de beaux exercices de style super-héroïques). Bref, c'est un gâteau avec des ingrédients connus que l'on se réjouit de déguster, c'est une pièce classique qu'on savourerait avec la curiosité de savoir comment le nouveau comédien va déclamer les moments de bravoure, et qui vous arracherait des tonnerres d'applaudissements avant même le baisser de rideau. Voilà ce que l'on pourrait dire, avec ma mauvaise foi habituelle, pour vous attirer vers ce cinéaste gourmand et gourmet qui, s'il ne croque pas la vie à pleines dents (mais c'est peut-être vrai aussi), crée avec un plaisir communicatif.
Ah oui, et également, comme je le disais du dernier Burton, finalement, c'est une mise en abyme du cinéma lui-même, un art qui se met en scène, qui fait référence à lui même, qui interroge notre connaissance des classiques et nous enchante à chaque nouveau tableau pour nous dire combien il est heureux de nous épater. C'est encore un film qui donne envie d'aimer le cinéma.

Pour finir, je rebondis sur la tirade aberrante rapportée par Koko, qui illustre bien, effectivement, la maladie de politiser n'importe comment. À ce point c'est absolument tiré par les cheveux. On est toutefois en droit de faire ce raisonnement, mais rigoureusement, quand l'intention de l'auteur est explicite (le Corbeau de Clouzot, d'accord, en pleine occupation, c'est effectivement une référence à la délation réelle). Or là, le gars pense ce qu'il veut, certes, mais qu'il nous donne autre-chose que des costumes rouges à nous mettre sous la dent. Il y a au moins une interprétation que j'ai faite de mon côté, et qui s'appuie sur un fait un peu moins sujet à divagations: l'histoire du film elle même. En effet, dans le film, celui qui organise lui même le "terrorisme" en lâchant dans la ville un truc destructeur, est aussi simultanément celui qui au fond était capable de l'empécher mais n'a rien fait, et celui à qui le crime profite parce qu'il va s'ériger par la suite en sauveur. Je précise que ce message, tel que je le lis, je n'hésiterais pas à le publier, mais dans le même temps, je ne l'assume que pour moi-même, et il serait absurde d'en faire le propos principal d'une critique. Laquelle se base fondamentalement sur l'esthétique. L'auteur de ce truc a pu faire le même raisonnement que moi, mais d'une part l'allusion au communisme est des plus improbables (il n'y a pas besoin d'être communiste pour être non-bushiste, sinon, disons le, alors les européens sont communistes..), et d'autre part, en faire le propos principal, c'est inutile. ça n'apprend rien sur le film. Quant aux intentions politiques d'un réalisateur, contentons nous de dire ce qui est plausible (mais pas forcément vrai) d'après les faits, et non d'extrapoler n'importe quoi.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Kaldorion
(@kaldorion)
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Magnifique smiley

Je n'aime pas le terme de "mise en abyme" à cause de ce qu'il désigne trop souvent, mais vu le sens auquel tu l'utilises là, ça va. smiley

ça donne envie de le voir...


La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.

l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.


   
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koko
 koko
(@koko)
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Voilà, j'ai vu Shi mian mai fu (le Secrets de poignards volants) de Zhang Yimou.

Inconditionnelle de Héro je n'ai pas été vraiment déçus, même si la variété des décors naturels qui faisait le charme de Hero n'est pas présente.
La plus grande partie du film se passe en forêt (futaie, forêt de bambou, forêt de boulots, arbres enneigés ou feuille mortes volant au vent, c'est variés mais ça reste de la forêt).
L’histoire n’a pas le souffle épique de Héros. Certes il y a un enjeu politique (la maison des poignards volants est un ensemble de résistants) mais le duel final tourne pour sa part autour d’une femme (Zhang Ziyi).
Dans héros certains duels étaient purement abstraits, les protagonistes ne se touchant même pas, volant les uns autour des autres, rebondissant sur un lac, se renvoyant une goutte d’eau avec leur sabres. Ici c’est plus concret, les sabres s’entrechoquent et le sang coule (seulement pour le duel final, mais dans la neige cela se remarque encore plus). La sensation est donc très différente même si cela reste léger, irréel et a moitié abstrait.

Le principale reproche que je ferais au film est d’être moins poli au niveau des couleurs que héros. La forêt est verte et cela manque parfois de contraste.

Enfin, je critique mais j’ai aimé.

PS: Les fameux poignards volants, suivi de prés par la caméra avec un effet bullet-time, sont parfois plus risibles qu’autre chose. Mais ça fait partie du charme du film.


Le cinéphile déviant


   
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Kro
 Kro
(@kro)
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J'ai vu ce film hier avec une amie... et je suis en gros d'accord avec toi...
Par contre n'ayant pas vu Hero je ne peux pas trop les comparer...
Dans ce film, j'ai surtout aimé, les couleurs, les costumes (surtout au début), la musique et les personnages...
Par contre... certaines choses ne sont pas trop réalistes... Par exemple, à la fin, lors du combat final, il se met à neiger (alors qu'il fesait assez beau avant...) en quelques minutes le sol est recouvert d'environ 50 cm de neige... et Mei (je crois que c'est le nom du personnage de Zhang Ziyi) est couché à terre, hors quand on la voit se relever elle n'est presque pas recouverte de neige...
Ensuite... elle reçoit un poignard pas très loin du coeur... un mince filet de sang lui coule des lèvres... quand elle parle ses dents sont tachés de sang... elle s'évanouit (dans la neige)... et quand elle se relève... ses dents sont blanches... avec mon amie, on en a conclut qu'elle s'était refaite une beauté... elle s'était lavé les dents avec la neige smiley
Malgrès ces infimes détails j'ai quand même ADORE ce film !!!


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut


   
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koko
 koko
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Le film reste sublimement beau. Mais il souffre de la comparaison avec Héros qui est plus varié dans ses décors, plus posé, encore plus beau et dont le mode naratif tient le specteur en haleine beaucoup plus longtemps.

Pour les dents rouges/plus rouges je l'avais remarqué et ca m'avait choqué aussi.

Certains passages en foret sont quand même à la hauteur de Héros...


Le cinéphile déviant


   
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Kro
 Kro
(@kro)
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Certaines répliques sont aussi un peu bidons... toujours dans le combat final... c'était le style : "tu l'as tué" "non c'est toi"... en un peu plus travaillé !!
Par contre j'ai trop aimé les retournements de situation...


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut


   
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koko
 koko
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Ne raconte pas la fin aux inocents sur ce forum...

C'est vrai que le film est prévisible a partir du moment où tous les masques sont tombés.

Ah, j'ai aussi aimé la musique, même si je ne l'ai remarqué qu'une petite partie du film.


Le cinéphile déviant


   
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Hallberg
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Je partage un peu l'avis de Koko. L'abstraction et l'onirisme sont un cran en dessous de "Hero", de même que la variété des décors.

Sur ce point, il y a un défaut assez curieux de la part de cet auteur, c'est que l'on prend assez souvent en défaut l'homogénéïté des plans successifs dans les scènes de forêt; certaines sont légèrement surexposées, ce qui atténue un peu les couleurs. Et c'est dommage parce que globalement, le choix de la forêt automnale donne de belles couleurs.
Enfin, puisqu'on en est à pinailler, je ne sais pas si vous avez remarqué: dans ce film globalement marqué par un style de trucage moderne, il y a deux plans en rupture de style totale, réalisés en peinture sur verre: deux plans où l'on voit l'un des personnages, puis l'autre, chevaucher sur un chemin s'enfonçant dans la forêt, vu en plongée. Or ce plan est surprenant, parce que la forêt n'est plus dans les tons de l'automne, mais... verdoyante. Par ailleurs, ce plan, même s'il a le ton pastel que donne la peinture sur verre, est très bien réalisé techniquement, il ne déparerait pas dans un film totalement tourné en trucage conventionnel... Je me fais peut-être "des films", mais je me demande si ce n'est pas voulu pour rendre hommage à la tradition à laquelle l'auteur se rattache pour une certaine part de son travail...

À part ça, je pense que les outrances du film, à savoir, les personnages coriaces qui mettent des heures à mourir, les lancers de couteaux, de fèves, d'épées, aux trajectoires contrôlées et acrobatiques, les plans truqués en "bullet-time", la neige de la scène finale qui tombe tellement dru qu'à la fin on s'y enfonce, ne sont pas à proprement parler des faiblesses du film; elles surprennent par rapport aux codes européens.
Globalement l'enjeu est faible. l'intrigue politico-policière, ne va quand même pas très loin. On ne sait pas en quoi le pouvoir en place est tyrannique, ni en quoi le clan est révolutionnaire. Une fois arrivés sur place, les personnages ne nous permettront pas d'en savoir plus. L'intrigue personnelle est un peu plus développée, mais elle n'en reste pas moins assez schématique. Seulement, les deux réservent quand même deux ou trois surprises agréables (en tous cas moi je n'avais pas tout vu venir, je ne déflore pas le sujet pour ceux qui ne l'ont pas vu). Et surtout, le tout est un prétexte pour ce beau livre d'images. En particulier avec ses longs combats dont l'objectif est strictement chorégraphique plus que narratif. Le plaisir qu'on en retire est du même ordre que de la danse contemporaine... Au total, c'est un bijou de timing, un tableau souvent surréaliste, outrancier et enflammé comme un opéra. Même si, effectivement, c'est peut-être un peu en retrait de "Hero".


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Kro
 Kro
(@kro)
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À part ça, je pense que les outrances du film, à savoir, les personnages coriaces qui mettent des heures à mourir, les lancers de couteaux, de fèves, d'épées, aux trajectoires contrôlées et acrobatiques, les plans truqués en "bullet-time", la neige de la scène finale qui tombe tellement dru qu'à la fin on s'y enfonce, ne sont pas à proprement parler des faiblesses du film; elles surprennent par rapport aux codes européens.

Là je suis TOUT à fait d'accord ! surtout pour "les personages coriaces qui mettent du temps à mourir"... ça nous a bien fait rire avec ma copine ("tient le revoilà celle là..." "elle ressucite vite... le Christ lui met 3 jours..." "tient là je crois qu'elle ne se relèvera plus" smiley)


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut


   
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Sopid
(@sopid)
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Je viens de finir d'écouter le film Butterfly Effect. À voir, c'est un excellent film!!!


Sopid, encore en vie!


   
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