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Cinéma: vos impressions et critiques

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koko
 koko
(@koko)
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Un ami m'a prêté Ran d'Akira Kurosawa. C'est splendide, tragique, immense... J'avais profité d'Arte pour voir Yume (Rèves en VF) il y a quelques semaines et décidément Kurosawa sait faire de belles images.

Le mieux c'est que j'ai aussi le DVD du monde avec Shichinin no samurai (bon, Les sept samouraï en VF). Je vais pouvoir continuer à m'amuser un bon moment.


Le cinéphile déviant


   
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Kaldorion
(@kaldorion)
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Oui. Pour moi aussi Ran est un film remarquable.

j'y trouve ce que j'ai trouvé ailleurs chez Kurosawa. La description de l'enfer.

L'enfer est pour moi l'âme de l'épouse d'un des fils du vieux seigneur.

Elle ne vit que pour la vengeance.

Pour faire le mal. Répandre la destruction.

Ainsi, les autres récolteront ce qu'ils ont semé. La mort, la désolation, la haine, le chaos (titre du film)

Ils ont vécu par le glaive, ils périront par le glaive.

Mais la plus à plaindre... c'est la cause de cela... celle qui dresse les fils contre leur père, les uns contre les autres.

Parceque son seul réconfort, la vengance, est aussi une forme de souffrance.

à l'opposé, il y a l'autre épouse, qui prie Bouddha chaque jour pour ne pas être envahie par la haine. Elle, elle évite l'enfer.

Je dirais... il y a pour moi un changement de perspetive au cours du film.

La "méchante épouse" prend de plus en plus d'importance au cours du film.

Au début, on ne la voit pas comme un élément déterminant, on ne sait pas qu'elle a un "plan". On se focalise plus sur le vieux roi...

à la fin, on s'interesse toujours autant au vieux roi... mais on comprends que cette femme est l'autre point important du film... enfin... je ne sais pas si c'est l'avis de toute le monde. On peut peut-être ne pas le réaliser... Mais les dernières phrases ne m'ont donné aucun doute sur son importance...

-Edité le: Jeudi 31 mars 2005 à 12:33 par Kaldorion-


La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.

l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.


   
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Hallberg
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Bon, les éventuelles réponses sur Kurosawa iront désormais dans le sujet sur le cinéma asiatique nouvellement créé...smiley

Wallace et Gromit (Nick Park)

Je ne risque pas d'être le seul à le faire, mais je ne saurais trop vous recommander ce film. Pour qui ne connaît pas Nick Park, signalons simplement qu'il s'agit d'animation en volume: décors en maquettes et personnages principalement en pâte à modeler. Nick Park, chef de file du studio britannique Aardman, a fait l'essentiel de sa réputation sur des courts et moyens métrages flamboyant. On y remarquait l'extraordinaire naturel de sa mise en scène, à la fluidité en tous points comparable à n'importe quel film avec comédiens ou en animation plane.

"Chicken Run" (premier long métrage de l'auteur) pourrait paraître un peu surestimé. On pouvait craindre que le duo Wallace et Gromit (un inventeur gentiment cinglé s'embarquant alternativement dans des recherches farfelues et dans des amourettes avec les clientes des petits boulots qu'il exerce, et son chien, souvent plus raisonnable que son maître...) souffrirait du passage au grand format. À mon sens, il n'en est rien. Park n'a pas renoncé à ses trucs scénaristiques habituels (une invention géniale, une cliente dont Wallace tombe amoureux, un adversaire caricatural), ni à son langage: gags s'appuyant sur la louphoquerie des inventions, citations cinématographiques et références multiples au cinéma de genre. Mais en plus de son procédé consistant à traiter avec grandiloquence et noblesse de style les situations les plus cocasses et les plus absurdes, il ajoute ici un sens de la caricature accru grâce à toute une population de seconds rôles, croquant avec humour toute une population provinciale. Mention spéciale au pasteur - s'il ne vous rappelle pas Bela Lugosi dans les films d'Ed Wood, avec son imprécation sur fond d'orage: "Beware!"...
C'est donc sur l'imbrication étroite de l'intrigue principale dans cet univers hillarant que Nick Park parvient à tenir la distance. Son film est une construction dramatique d'une précision horlogère. La beauté formelle, le soin maniaque du détail et la bouffonnerie de l'ensemble donnent un cinéma spendide et virtuose.


Opération Sisyphe
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Sopid
(@sopid)
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Je eu la chance de voir "Chicken on the run" et je le recommande fortement, ne serait-ce que pour le travaille d'animation. D'un autre côté, Wallace et Gromit, du même auteur, je ne l'ai vu qu'en diagonale (j'ai acheté le DVD et vérifier la qualité, je ne me suis pas encore assis pour l'écouter). Déjà dans ce court premier visionnement, je n'ai pas été convaincu. L'animation semblait moins fluide que Chicken et l'histoire... pas fameuse. Je visionne completement dès que mon lecteur DVD a fini de traverser le Pacifique et je vous en redonne des nouvelles!


Sopid, encore en vie!


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Puisque Koko s'y remet, moi aussi. Voici pour le récent, quelques impressions. J'ai vu très récemment Volver (Almodovar) mais je me réserve un peu de temps avant de pondre mon petit commentaire...

Donc un truc un peu bourrin comme un gros jouet à piles qui clignote et qui fait du bruit, et deux films que certains ont trop vite qualifiés de "politiques", ou en fait, il vaut mieux être un peu fleur bleue (tant-mieux, c'est mon cas) que réellement attaché au cinéma politique.

X-Men (Brett Ratner)
Je fais partie de ces gens qui ont été ennuyés que Brian Singer soit en train de faire un remake de Superman plutôt que de s'occuper de ce troisième volet. Après-tout, ses deux films précédents avaient, comme ceux de Burton ou de Raimi, le mérite de mettre le super-héroïsme à la porté du cinéphile absolument pas amateur de BD américaine. Ce film-ci paraitra très conventionnel - ce n'est ni Daredevil rendu ridicule à force d'être massacré au montage et devenu un peu plus regardable en DVD, ni la parodie tendre et cultivée de Brad Bird (Les Indestructibles).
À l'image de la division en deux camps de la galerie - enrichie - des mutants, ce film va très souvent plus vite en besogne que ses deux prédécesseurs. L'évocation ultra-rapide des sentiments "conventionnels" (amourettes, deuils et pétage de plombs) paraîtra d'autant plus caricaturale, en dépit du propos général fondé sur l'ambiguïté des personnages et d'un "plan de carrière" relativement inhabituel proposé aux "gentils" (qui meurent parfois très tôt par rapport à un schéma hollywoodien conventionnel). Ratner semble du coup se poser bien moins de questions que Singer. Les enjeux éthiques et sociaux de la mutation et de son éventuelle "guérison" sont survolés, voire à peine mentionnés (chez Singer, ils étaient simplifiés, ce qui est déjà beaucoup pour les normes de ce genre de cinéma). L'abondance est du côté des morceaux de bravoure visuels qui, pour être désormais convenus, n'en sont pas moins d'une certaine efficacité. Les comédiens (les mêmes que chez Singer) continuent de faire bien leur part du travail en dépit du peu d'espace qui leur reste. Au final, le film s'avère ludique et remplit son objectif de divertissement du dimanche soir, même si Ratner, se prenant désespérément au sérieux, évacue presque toujours le second degré.

Le Caïman (Moretti)
Les très informés journalistes vous ont peut-être annoncé un film politique! Grossière simplification. Il faut espérer que cette réputation de pamphlet anti berlusconnien ne découragera pas trop de spectateurs qui passeraient à côté d'un sympathique film... sentimental. Certes, Berlusconi s'en prend un peu dans la figure, et sur un mode plus judiciaire que politique (Moretti n'attaque ici pas en homme de gauche contre un homme de droite, mais en citoyen face à un personnage public soupçonné de malversations, ce qui doit rester fondamentalement différent), mais ceci n'est qu'assez secondaire. C'est qu'ici, c'est Bruno, un producteur de nanars (Maciste contre Freud!) qui tombe sur le projet d'un film sur Berlusconi proposé par une débutante. Alors que son studio et sa vie de couple sont en pleine décrépitude, Bruno fait sien ce projet au départ si loin de ses préoccupations, et se bat avec une fougue généreuse et communicative pour le mener à bien. Moretti a probablement mis beaucoup de lui dans ces deux artistes si différents, Bruno le producteur de films débiles et Teresa la réalisatrice engagée, portés tous deux par la foi dans le cinéma. La vision s'approcherait parfois d'Ed Wood version Burton, quand on découvre par exemple que l'héroïne des improbables nanars de Bruno est aussi celle des histoires qu'il raconte à ses enfants. Si, au fond, les auteurs de série Z n'avaient pour ambition que de donner vie à leurs jeux d'enfants? Moretti peut user d'autant plus facilement de ce jeu de références qu'il se montre comme souvent impeccable sur le plan stylistique. Un film sobre (en dehors des outrances volontaires des faux-nanars) baigné dans cette photographie somptueuse aux teintes mordorées caractéristiques de l'auteur, chaleureux dans la joie comme dans la peine. Humanisant finalement Berlusconi lui-même (par un moyen que vous découvrirez), Moretti le remercie finalement de façon plutôt sympathique d'avoir tout au long du film été le prétexte d'une belle histoire...

V pour Vendetta (McTeigue)
Politique, lui aussi? Mais alors sur un mode simpliste, à la limite. Sauf aux plus naïfs, la démonstration de la mainmise d'un pouvoir totalitaire, ici ouvertement fascisant, sur la société et les médias, n'apprendra pas grand-chose de nouveau. La façon de s'en sortir reste quant-à elle totalement sujette à caution: suffit-il de vouloir faire sauter le parlement pour s'élever au rang de libérateur (du reste, pourquoi le parlement plutôt que le palais du dictateur lui-même, c'est un mystère et, politiquement, le début d'un contresens)?
Cette limite étant posée, le reste s'avère une bonne surprise, dès la séquence d'ouverture au beau clair-obscur. Le style est pour l'essentiel d'un grand clacissisme, et même, la rareté des outrances laisse croire au retour à un cinéma hollywoodien intemporel, un peu policé mais pas trop et surtout pas noyé dans une cascade d'effets de manche. Et pourtant, on pouvait craindre beaucoup de la présence des frères Wachowski dans l'affaire - lesquels avaient montré leur incapacité à échapper à la répétition après leur intéressant premier Matrix. Ici, une séquence abusant de Bullet-Time arrive comme un cheveu sur la soupe, mais comme c'est vers la fin et que le reste du film se tient tranquille, le tout garde sa respectabilité - même si on en vient sérieusement à penser que ce procédé totalement assumé par les asiatiques devient un exercice de style lourdingue à chaque fois qu'un anglo-saxon s'en empare. À se demander si les américains n'ont pas totalement oublié Douglas Fairbanks, et n'en sont pas devenus incapables d'avoir une façon propre de filmer un combat à l'arme blanche. Stéréotypé en diable - donc parfaitement agréable pour qui accepte le parti-pris du film - le dialogue final réconcilie normalement le spectateur avec un style d'aventure romanesque grandiloquente digne des années 1950. Un plan miraculeux, qu'Abel Gance ne renierait pas, celui où tous les masques tombent, vient le récompenser de sa bienveillance.


Opération Sisyphe
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Diablowagner
(@diablowagner)
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Je rajoute juste quelques chose pour éclaire Hal sur V : je vérifierais demain, mais je suis presque sur que dans la BD de Moore, ce n'est pas le Parlement qui saute mais bien le QG des "méchants".... mais bon visiblement la scène n'avais pas assez de force cinématographique, il devait etre plus interessant de faire sauter le Parlement, pour faire une parallèle avec le 5 Novembre du passé, ou l'explosion du Parlement avait était déjouée.

En ce qui concerne X-Men, je suis plutot satisfait de ce que j'ai vu par rapport aux peurs que pouvait laisser le changement de réalisateur... qui pour un film dont il a été un peu parachuté, se débrouille honorablement a mon gout.
J'apprécie aussi le fait qu'il ne se gène pas pour tuer... c'est quelque chose qu'on ne voit presque jamais dans les comics, et qu'on ne craint pas non plus : les persos tués ne restent de toute manière jamais morts, et on finit par ne plus trembler une seconde pour eux... la Ratner ne se prive pas d'en tuer... certes ca en ferra soupirer plus d'un, cette facon presque désinvolte de laisser tomber des personnages (Cyclope par exemple....), mais au moins j'ai été surpris de cette facon de faire, et ca m'a donné un regain notable d'interet de savoir que des personnages importants pouvaient ne pas arriver jusqu'au générique de fin (encore que... restez jusqu'a la fin du générique, vous serez bien surpris smiley)

(au passage je note que je suis forcément pas du tout objectif sur les deux films, d'une part ils ont des acteurs que j'apprécie particulièrement, et sont inspirés de comics que j'ai dévoré complètement)


 In Hall I trust !

A Elbereth Gilthoniel
silivren penna miriel
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O galadhremmin ennorath,
Fanuilos, le linnathon
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Hallberg
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Je connaissais cette différence, et quelques autres, par rapport à la BD au sujet de V. S'agissant du film, il était bien-entendu préallable que ne parle que du film. Ce dernier rend certains éléments moins lisibles, comme le caractère anti-thatchérien de la charge politique. C'est aussi pour cette raison que je me refuse à y voir un film essentiellement politique: les raccourcis sont nombreux. En revanche, l'aspect romanesque, dont le traitement est en tous points d'un classicisme efficace et sympathique, m'a semblé primordial. Je dois citer une anecdote: j'étais allé voir un autre film au cinéma Paramount à Paris. Un cinéma que j'aime bien parce que c'est un des derniers à conserver quelques éléments d'origine (bien que la salle elle-même ait été divisée, depuis les années 1960, en "multiplexe"), et en dépit de sa manie de proposer beaucoup de films en VF*. Sortant de mon film, je flane dans l'un des foyers, qui a conservé sa boiserie d'origine et qui possède une petite vitrine où sont exposés quelques souvenirs des années 1930 à 50. Comme souvent dans les vieux cinémas, ce foyer est mal isolé, phoniquement, de la salle principale où l'on donnait "V". J'ai donc entendu, à ce moment-là, toute la séquence finale qui était donnée en version française: l'explosion finale sur l'ouverture 1812 de Tschaikovski et la tirade de l'héroïne, de ces phrases de cinéma définitives qui vous font comprendre que c'est la fin. Rien qu'à cette curieuse sensation, le passionné de cinéma ancien que je suis a cru qu'aussitôt après le mot "fin" que l'on pouvait, de l'extérieur, imaginer sur fond de soleil couchant, la salle allait se mettre à applaudir comme autrefois (maintenant, ça n'arrive plus que dans les grands festivals et quand le réalisateur est présent...). Et cette petite expérience m'a donné envie d'aller voir le film, justement, la semaine d'après.

Du reste, je n'avais pas tellement envie de voir des films politiques ce week-end, or j'ai vu celui-ci le lendemain de celui de Moretti - c'est dire si la question du contenu s'y laisse facilement oublier, chez McTeigue pourvu qu'on ait le sens de la romance, chez Moretti celui de l'humour, et chez les deux, la capacité de se laisser toucher par des choses assez simples, au fond, comme le fait d'avoir des rêves, d'aimer...

Pour le travail de Ratner, j'ai eu la même agréable surprise de voir qu'il ne s'embarrassait pas de scrupules avec certaines conventions concernant les personnages. J'ai trouvé d'autant plus curieux le petit truc tout à la fin, ainsi que le petit geste de Magneto à sa table d'échecs: normalement, quand on va voir un film sous-titré "l'affrontement final" et que les personnages commencent à mourir avant la moitié du métrage, on se dit logiquement que tout doit être fait pour qu'il n'y ait pas de suite possible. J'espère donc qu'il n'y en aura pas à proprement parler et que les prochains films adaptés des X-men, s'il y en a, seront soit des remakes soit des ré-interprétations totales du sujet. Ratner m'a l'air suffisamment malin pour ne pas se laisser prendre au petit jeu des suites à motivation principalement commerciale.

Après, c'est quand-même du cinéma lourdingue qui part dans tous les sens. Il y a des époques où l'abondance était placée dans le kitsch et le nombre de figurants. Nous sommes apparemment à une époque où la surenchère doit se faire sur le mode du plus de bruit, plus d'effets. Chez certains réalisateurs, c'est l'occasion de répondre par plus de sophistication stylistique; ici, c'est plutôt sur le mode de l'accumulation. Aussi ce genre de film apparaît-il comme un gros gâteau parfois un peu indigeste, mais diablement tentant. Allez, ça n'est pas du Jackson, mais ça se laisse regarder - et même, en laissant passer un peu de temps, je le reverrai volontiers. Faut pas abuser des desserts trop riches, mais de temps en temps ça fait plaisir.

Tout ce que j'espère, c'est que pendant ce temps, le père Singer n'a pas raté son Superman, et qu'il ne va pas nous faire regretter que Burton ait abandonné le sien. À en juger par les affiches, il ne renie pas l'héritage de Richard Donner, mais contrairement à cet illustre prédécesseur, il proposera probablement un peu d'introspection (Donner, c'est du cinéma efficace et rigolo). Je ne suis pas passionné de super-héroïsme, mais ce genre a donné suffisamment de films intéressants ces dernières années pour ne pas s'y intéresser...
_______
* d'ordinaire je privilégie les versions originales, qui du reste sont largement majoritaires à Paris. Je fais une exception dans cette salle ainsi qu'au Rex. Ce sont des lieux de tradition et, pour des raisons historiques, il y a une longue tradition de doublage des grands films populaires. Du coup, je vais parfois voir certains films en VF, quand ce sont des films qui répondent aussi à une certaine tradition de grand spectacle de divertissement. Après, pas tout. Du cinéma indien, japonais ou arabe en VF, ça me semble toujours très ridicule.


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Tryak le vrai
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Euh pour les éventuelles suites de X-Men, j'aimerais pouvoir te détromper, mais malheureusement rien n'est moins sur...

Meme si les prochains films seront centrés sur des personnages (Wolverine est en préparation, et Magnéto est a l'étude), des rumeurs parlent déja des futurs X-Men (il semblerait par exemple que l'acteur du Fléau ait signé pour le 4 et le 5...)

Aprés tout, toutes les pubs insistent lourdement sur le fait qu'il s'agit du dernier film de la trilogie... pas qu'il s'agit du dernier film tout court sur le sujet smiley


Je suis Tryak, a nouveau gardien de la cité Engloutie et veilleur en l'absence de ma reine Yoko


   
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Hallberg
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Ah ça, on est d'accord. C'est pour ça que l'hypothèse que je trouve débile, c'est celle d'une "suite" à proprement parler. Pour de nouvelles adaptations, je ne vois pas d'objections (à condition qu'elles soient bonnes).


Opération Sisyphe
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Hallberg
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Juin 2006...

Je ne suis (toujours) pas original, mais bon...

Paris je t’aime (collectif)

Evidemment, un tel recueil de courts métrages ne se laisse pas saisir dans son ensemble. Et d’abord parce que, pour seule ligne directrice, se trouve le verbe aimer mis à toute les sauces, du flirt à l’anniversaire de mariage, de l’amour maternel à l’amour impossible, voire à l’histoire d’amour totalement extérieure au personnage principal du film. Pour le reste, et même si une majorité d’auteurs a choisi l’histoire d’amour conventionnelle (qu’on fait naître ou qu’on entretient), chacun en a fait à sa guise.
Alors, logiquement, ce sont les styles qui sortent du lot que l’on retient le plus facilement. Sylvain Chomet, à la fois éthéré, surréaliste et farceur; Joël et Ethan Cohen dans leur numéro d’ironie grinçante (tous deux portés par une mise en scène aussi outrancière qu’enthousiasmante); Christopher Doyle, incisif; Oliver Schmitz, dans le genre réalisme social des années 90; Vincenzo Natali, décalé, dans le faux nanar...
Parmi les expériences plus conventionnelles sur le plan du mode d’expression, il faut se laisser aller sans trop se poser de questions, car le triomphe de l’amour est souvent le seul propos, mais on remarquera les deux figures, l’une interrogatrice, l’autre traumatisante, de l’amour maternel vu par Walter Salles/Daniela Thomas (une femme de condition modeste abandonnant chaque matin son propre bébé dans une garderie pour aller en dorlotter un autre dans les beaux quartiers), et par Nobuhiro Suwa (une mère face au deuil, sur le mode onirique, avec la tentation de rejoindre le fils disparu).
Curiosité de ce film, en dehors d’un peu d’arabe et d’un peu d’espagnol, le versant international de Paris se déclinerait surtout en Anglais... Plus exactement, l’américain, prototype de l’étranger à Paris? Une obsession apparemment tellement ancrée que la moitié des réalisateurs participant au projet nous ont raconté des histoires d’américains, créant au sein de la sélection une redondance agaçante...

En parlant d’américains à Paris,
Marie-Antoinette (Sofia Coppola)

Ce travail qui n’a rien d’un film historique conventionnel est plein de surprises qui n’en sont pas, révélant un projet au fond cohérent. D’abord, la base du film, la biographie d’Antonia Fraser, source dont l’orientation psychanalytique ne pouvait que produire un recentrage exclusif sur le personnage; ensuite, la reconstitution visuelle, réellement documentée historiquement; et au milieu de tout celà, des personnages qui parlent anglo-américain sur fond de musique rock la plupart du temps.
C’est qu’au delà de l’incohérence et de l’outrance qui feraient passer la chose pour un épouvantable nanar à la première description, Coppola junior a fait preuve d’une rare honnêteté: elle n’a pas voulu singer les européens, elle a clairement annoncé que son regard était étranger et n’a pas tenté de représenter un mythe européen en faisant semblant de le comprendre de l’intérieur. Ce qui, il faut le dire, est infiniment moins insidieux que le cinéma historique hollywoodien conventionnel qui, sous le prétexte d’histoires vraies, proposent une somptueuse et confortable guimauve.
Aussi, quand Coppola écorne le mythe, quand les gens de la cour jurent comme des charetiers et que la reine fait des caprices, on échappe finalement à ce qui est trop courant dans ce contexte, à savoir l’iconoclasme prétentieux et moralisateur d’une part, la bonbonnière naïve d’autre part, les deux étant traditionnellement antagonistes et le premier servant à démolir méchamment la seconde dans le cinéma européen. On ne se fait ni mener en bateau, ni faire la morale (sur le mode “en fait Versailles c’est tout pourri”) comme parfois, puisque ce sont des américains, ces gens... Ce sont eux qui en prennent pour leur grade, à commencer par la reine, attachante autant que lointaine, paradoxale surtout, en totale adéquation avec le projet de l’auteur et son postulat: Marie-Antoinette est une adolescente trainant son mal-être dans le monde des adultes. Historiquement à prouver, mais quel que contestable puisse être le propos et le moyen, la cohérence de l’ensemble séduit. Un spectateur européen risque de passer le début du film à être consterné par tant d’incompréhension du phénomène Versailles et du contexte, avant de se rendre à l’évidence: ce n’est pas un film historique. La récupération de Marie-Antoinette est alors totalement vaine et n’apporte pas un éclairage nouveau sur le personnage, mais en tant qu’oeuvre personnelle d’introspection, l’ouvrage semble tenir la route. Prestation irréprochable de Kirsten Dunst.

Cars (Lasseter)

Lasseter est toujours l’homme de tous les défis. L’artiste qui réussissait à nous faire éprouver des émotions pour une lampe de bureau a affronté brillamment tous les scepticismes pour donner la parole à des voitures...
Passons sur une objection courante: effectivement, le propos de Lasseter n’est jamais original - ici, sur le principe du champion sur son nuage de gloire, confronté au monde sincère des petites gens telles qu’on les rêve. Le contraste outrancier entre la douceur pastel de la bourgade perdue et de ses habitants débonnaires d’une part, et le monde bruyant empli de flashes et d’agressivité publicitaire de la vie “à cent à l’heure” d’autre part, est parfaitement convenu. La vertu de Lasseter, dans ce contexte, c’est de nous y emmener avec suffisamment de grâce pour nous faire rentrer dans son jeu, et d’éveiller suffisamment de nostalgie pour faire fondre les coeurs endurcis...
La nostalgie, c’est ici celle de ces routes nationales qui connurent un âge d’or dans l’entre deux-guerres, ici la route 66 américaine menant en Californie, fort comparable dans on ambiance (tant passée que présente) avec la Nationale 7 chantée par Trenet, avec leur chapelet de villages qui rouillent doucement depuis l’apparition des autoroutes (pour les non européens, la Nationale 7 était la route qui conduisait de Paris à la côte d’Azur, et qui voyait passer tous les étés tous les touristes de l’Europe du Nord-ouest - elle existe toujours, sert au trafic local, et pas mal de villages présentent exactement l’ambiance décrite par le film). Film de génération donc, probablement à destination des générations du “baby-boom”, mais dont l’aspect ludique est suffisant pour plaire aux autres.
Cet aspect ludique est un régal, du détournement systématique de tous les objets, du vocabulaire et des expressions au profit d’une “automobilisation” du monde, où l’on va boire de l’essence au bar et se faire vérifier le moteur chez le médecin, où une chambre d’hotel est un garage bien équipé, et où les insectes sont des coccinelles Volkswagen (évidemment...). Côté ludique d’un jeu de références comprenant une bonne dose d’autodérision, comme cette séquence finale où les films antérieurs de Lasseter sont revus et corrigés à la sauce automobile - surtout restez jusqu’au bout du générique...
Le film s’ouvre sur une séquence de course stylistiquement époustouflante, faisant montre d’une maîtrise parfaite de ce type de dessin animé. Le reste est à l’avenant, l’image de synthèse selon Lasseter faisant jeu égal non seulement avec le dessin animé conventionnel, mais aussi avec le film avec comédiens. Ce cinéma ne sent jamais la sueur, il est d’un auteur à l’instinct merveilleux, capable de faire totalement oublier la technique. Même si le résultat trahit un certain édonisme (le film ne contient pas beaucoup d’action et l’histoire ne tient pas à grand-chose, mais Lasseter ne se lasse pas de faire admirer sa patte incomparable), le résultat, intemporel par sa nostalgie et sa louphoquerie, semble être fait pour défier les années, bien plus que les productions des studios concurrents en la matière, qui jouent sur la facilité d’une impertinence “dans le vent”. Avec “Les indestructibles”, probablement la pierre d’angle de l’animation par ordinateur à l’heure actuelle.

Volver (Almodovar)

Retour pour Almodovar à l’exploration des sentiments maternels, au deuil et au don de soi. Deuil de la perte de la mère et don de soi poussé ici à un de ses extrèmes, dans la mesure où la mère, plus que celle qui donne la vie, est ici aussi celle qui se met au service d’autrui jusqu’à en faire disparaitre sa propre existence. Il y a la nostalgie, bien-sûr, et le regret (celui des choses que l’on regrette de n’avoir pas plus partagées avec sa mère), il y a aussi la possibilité de corriger, de revenir (“volver”, titre qui est également celui de la chanson au milieu du film), revenir dans le présent, physiquement, mais revenir aussi sur le passé. Le pardon et l’affection au jour le jour seront les solutions finales - simpliste? Peut-être, comme cette opposition entre la ville et le village, ce village sorti d’une vision naturaliste, écrasé par les superstitions, caché derrière un champ d’éoliennes et où les gens se terrent pour échapper au vent qui, croit-on, rend fou. Simpliste comme cette obsession de l’auteur pour le rouge, ce rouge saturé qui passe si bien à l’écran, comme l’aurait fait Natalie Kalmus, au profit d’une photographie toujours somptueuse et d’un style sophistiqué. Pourtant, tout se comprend. Almodovar nous emmène vers des sentiments irrépressiblement basiques, évident comme l’amour maternel. Puis, une fois qu’il a bien tartiné le pathos, il nous fait découvrir l’étendue de ses ressources, car comme Chaplin, il sait faire rire au milieu des larmes, un rire attendri et jamais cynique. Un travail d’une grande complexité pour que tout paraisse simple au premier abord, la vie au travers de l’amour d’une mère, sentiment primordial, rassurant, une tendresse qui porte en elle la peur de la perte, alors on se dit qu’il faut en profiter à l’instant présent. Primaire? Regressif? Peut-être, qu’importe le jugement qu’on portera de l’extérieur, l’émotion n’est que plus forte quand elle est simple. En anciennes complices du maître revenant toutes deux aux sources, Carmen Maura et Pénélope Cruz sont épatantes.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Thalie
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Je n'ai vu qu'un seul film de la "sélection Hall", c'est Marie Antoinette.
Mais je suis bien tentée par Paris je t'aime et Volver.

En ce qui concerne MA.
J'ai tout d'abord adoré l'esthétique du film... quelle petite fille ne rêverait pas devant les robes et les décors (ok je ne suis pas une petite fille... mais bon !)
J'étais prévenue, je n'y suis donc pas allé pour voir une reconstruction historique.
Du coup, j'ai trouvé intéressant le mélange de genre. Le bal en costumes sur une musique rock est excellent.
L'actrice principale est magnifique, joue très bien... les garçons, vous serez heureux de voir son beau fessier smiley
J'ai apprécié la mise en scène qui montre bien la solitude de la reine. La longueur des journées. Le malhaise qu'il y a.


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
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Hallberg
(@hallberg)
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L'anachronisme musical est parfaitement assumé tout au long du film, et il a même une signification narrative. L'univers personnelle de la reine est empli de rock parce que l'auteur a voulu l'association d'idées, afin de renforcer la lecture "actuelle" du personnage, de sorte qu'on la conçoive vraiment comme un personnage intemporel, un être humain qui pourrait vivre hic-et-nunc. Au contraire, il y a des passages de musique baroque qui illustrent les moments où ce qui se passe semble rester à l'extérieur par rapport au personnage. Il est peut-être plus difficile pour une personne affectivement investie dans l'univers versaillais historique (ce qui est mon cas, et pas au sens guimauve du terme, l'affectif n'exclut pas la conscience de l'artifice) de rentrer dans le jeu, parce que spontanément, moi, je me sentirais plus facilement concerné par la musique baroque. Mais il est clair, à mon sens, qu'une fois qu'on a intégré le code, ce systématisme musical permet d'entrer dans une plus grande complicité avec le personnage. Sur le mode "Marie-Antoinette, ça pourrait être vous ou moi", c'est extrèmement réussi.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Lucterios
(@lucterios)
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De la psychanalyse qui jacte améringouin sur fond de musique rock ? Je ne sais pas trop si je vais aller voir le truc, ou alors ce sera clairement pour admirer les formes callipyges de la belle Kirsten Dunst !smiley

-Edité le: Mardi 4 juillet 2006 à 17:35 par Lucterios-


Fortuna audaces juvat !


   
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Lucterios
(@lucterios)
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Bon j'ai enfin été voir le film. Effectivement, même si je vais dormir seul pendant des mois à cause de cela smiley, je dois dire que Kirsten Dunst est resplendissante. Et puis Hallberg exégère : il n'y a que la Du Barry qui manque aux convenances, ce qui est historiquement exact pour cette vieille catin ! Pour le reste, le film sera probablement incompréhensible pour qui ne connaît pas la période, mais l'atmosphère baroque un peu folle est bien rendue. Ce que je n'ai pas du tout aimé c'est que la scène du bal masqué ait été tournée au Palais Garnier. Je ne sais pas si c'était intentionnel super clean chébran, mais moi je trouve que cela fait décalé... Enfin, à part ce petit reproche, le film rend bien la personnalité de la reine-martyre et la scène finale est d'une poèsie infinie.


Fortuna audaces juvat !


   
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koko
 koko
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Fan de cinéma d'horreur et d'épouvante (de toute époque, tout style et toute nationalité) j'ai récemment découvert Lucio Fulci. Je connaissais déjà assez bien le giallo, ayant vu un paquet de films de Dario Argento, mais je n'avais jamais goûté aux films de zombie et autres joyeusetés made in Italia. Voilà une petite sélection du cinéma de Fulci uniquement effectuée parmi ce que j'ai vu (il a réalisé une cinquantaine de films entre 1959 et 1991).

Aenigma (1987), un sorte de sous Suspiria sans le génie artistique d'Argento. Lucio Fulci tente par moment de s'inspirer des éclairages et des couleurs de son modèle mais sans succès. Et l'histoire bourrée d'incohérence, surtout au niveau de la psychologie des personnages, ferait presque passer un Vendredi 13 pour un étude de meurs universitaire. Il y a une fille tuée par des escargots mais ça ne suffit pas à faire un bon film.

Frayeurs (1980, Paura nella città dei morti viventi) et L'au-delà (1981, E tu vivrai nel terrore - L'aldilà), deux variations sur le thème des zombis considérés comme de bons représentants de la vague italienne. C'est moins politique que les oeuvres de Georges Romero mais c'est plus recherché esthétiquement et la musique ressemble à ce que faisaient les Goblin pour Argento. Les deux métrages sont très proche au niveau de la narration, de la thématique et du traitement visuel. Le mélange de poésie et d'horreur morbide est fascinant.

L'emmurée vivante (1977, Sette note in nero), un giallo dans la plus pure tradition de ce que faisaient Mario Bava et Dario Argento. Un des films de Lucio Fulci que j'ai préféré et la démonstration qu'il n'est pas juste un pale imitateur.

La maison près du cimetière (1981 Quella villa accanto al cimitero), réalisé la même année que L'au-delà ce film abordes la même problématique (la maison maudite) mais d'un point de vue différent. Pas réellement un film de zombi, pas non plus un slasher ou un giallo, c'est parfois quelque chose de bancal et d'incohérent mais l'esthétique prenant le dessus sur l'histoire le film fonctionne.

Manhattan Baby (1982) une histoire de malédiction antique lancée sur un égyptologue et sa famille. Sans le jeu des deux enfants et l'ambiance le film serait vite oublié. Les doublages catastrophique n'améliorent pas les choses.

-Edité le: Samedi 29 juillet 2006 à 13:22 par koko-

-Edité le: Dimanche 13 août 2006 à 12:12 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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