Cinéma: vos impress...
 
Notifications
Retirer tout

Cinéma: vos impressions et critiques

404 Posts
42 Utilisateurs
0 Reactions
17.1 {numéro}K Vu
koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 627
 

minako a écrit
A propos de woody Allen, est-ce l'auteur de Match Point?

Oui.

Quelques critiques en vrac des derniers films que j'ai vu :

The Da Vinci Code de Ron Howard (adapté du roman de Dan Brown). Le film est lamentable... Je préfère encore Benjamin Gates et le trésor des Templiers qui au moins ne se prenait pas au sérieux.

Caché de Michael Haneke. La fin est frustrante et le rythme un peu lent mais l'ensemble est prenant et a le mérite de surprendre. L'interprétation est parfaite... Ce n'est cependant pas du tout un aussi bon film que Benny's video et Funny Games.

La forteresse noire de Michael Mann. C'est pas mal : l'ambiance est bonne et les acteurs son convainquant mais les sfx sont loupés et le scénario est tout juste suffisant. C'est listoires de nazis confrontés à une sorte de golem.

L'ascenseur de Dick Maas (le remake). C'est le même Dick Maas qui a fait l'original mais le remake est pourri avec un discours du président des état-unis, un héros qui s'infiltre comme un professionnel dans un building bourré de soldats d'élite sur armés et le premier rocket jump de l'histoire du cinéma.

Edité Jeudi 23 novembre 2006 :09:08 par koko


Le cinéphile déviant


   
RépondreCitation
Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

C'est un peu bref, même très bref sur des choses qui me tentent un peu, Mann et Haneke. On peut louper ses trucages, et du reste ils seront loupés pour les uns et superbes pour les autres (il y a des gens qui estiment qu'ils doivent être "transparents" et d'autres qui préfèrent les voir, pour différences de culture stylistique en particulier), et ne pas avoir de scénario, tout en réussissant le reste d'une façon réjouissante. Qu'appelles-tu l'ambiance? Celà tient-il au style ou à la partie historique?

Pour L'ascenseur, bien fait! smiley t'as qu'à pas aller voir des remakes... et pour Ron Howard, bien fait aussi, t'as qu'à pas aller voir du Ron Howard, surtout avec des sujets pareils... smiley


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
RépondreCitation
Thalie
(@thalie)
Famed Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 4287
 

koko a écrit
Caché de Michael Haneke. La fin est frustrante et le rythme un peu lent mais l'ensemble est prenant et a le mérite de surprendre. L'interprétation est parfaite... Ce n'est cependant pas du tout un aussi bon film que Benny's video et Funny Games.

Alors là, je suis intéressée par ton aide.
Je suis allée au ciné avec des amies, voir ce film, nous ne savions pas vraiment de quoi parlait l'histoire. Et nous avons toutes été très déconcertées.

Je dois dire que je n'ai pas vraiment compris la fin.

Est ce que la significa de ce film consiste uniquement à dire que le couple en question ne communique pas assez ?

Quoi qu'il en soit, je n'ai pas vraiment aimé tout ça.
Déjà, le début, on doit bien rester 10min avec la même image du bout d'une rue. Puis des gens se mettent à parler, mais on ne les voient pas.
Tout au long du film, la pression monte, un certain stress, une sensation d'angouasse... mais il ne se passe pas plus.


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
RépondreCitation
Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

Je reviens sur Borat.

La notion absolument fondamentale, et qui souffre de n'avoir pas été assez présentée comme telle, est le fait que nombre des séquences américaines ont réellement été tournées avec un public qui ignorait qu'il s'agissait d'un canular, et qui a vraiment pris l'acteur pour un reporter d'Asie centrale. Le personnage de Borat est issu de l'imagination de l'acteur britannique qui a joué un certain temps de cette fausse identité. L'incroyable se situe dans le niveau de fumisterie invraisemblable qu'il réussit à atteindre sans se faire découvrir, lors de son périple américain.

Pour le reste, il faut avouer que ce n'est pas terrible. La séquence d'ouverture est un faux Kazakhstan reprenant quelques clichés sur les pays de l'Est et en réalité sans aucun rapport avec l'Asie centrale soviétique, puisque c'est tourné en Roumanie. La parodie est amusante sur le dérisoire de ce qui fait la fierté locale. Borat présente son magnétoscope avant sa famille, tandis qu'une vache broute dans la maison; puis il fustige le voisin qui fait exprès d'acheter les mêmes gadgets que lui. Envoyé aux Etats-Unis pour prendre exemple afin de régler de menus problèmes économiques locaux, le reporter lunaire et gaffeur part dans une automobile Dacia conduite par un enfant et tirée par un cheval... Le tout est présenté dans un anglais plein de fautes, il faut dire fort mal traduit par le sous-titrage trop sérieux pour ce que j'ai pu en percevoir (or il s'avère que je comprends mieux le mauvais anglais que le bon, découverte de ce film), raison pour laquelle le film devrait de préférence être vu en doublage par les personnes ne comprenant pas du tout l'anglais. En français, le gag linguistique réapparait.
La chose est amusante, dirons-nous, sur ce registre tout au long du film. Borat prend une leçon de conduite pendant laquelle il lache le volant à tout propos pour embrasser le moniteur ou pour sortir sa bouteille de vodka, et il trimballe une poule dans sa valise et un ours dans son camion.

Le personnage est ignoble, grossier et suffisant, misogyne au tout premier degré et primaire en tout. Ce qui le sauve aux yeux du spectateur est son infinie bêtise qui le rend parfois candide. Quand une telle stupidité s'affiche, elle force parfois l'indulgence. Ainsi l'antisémitisme de Borat se résume-t-il à une peur infantile où les juifs l'empèchent de dormir de crainte qu'ils ne sortent de son placard ou ne se métamorphosent en le premier insecte venu pour lui faire du mal - en conséquence de quoi il tente d'acheter des blattes avec des billets de banque.

La lourdeur n'est jamais très loin en raison d'une accumulation de gags graveleux occasionnés par l'obsession sexuelle du personnage, faisant du scatologique à répétition un usage qui devient vite franchement agaçant, puis qui ennuie. Dans d'autres cas, l'auteur semble vouloir reproduire quelques vieilles recettes du burlesque, notamment dans une séquence de bris de porcelaine qui s'étale en longueur, sans aucune imagination.

Là où, a contrario, la chose mérite des éloges, c'est dans la vision proche du style de prédilection de Michael Moore. Les séquences "réelles" sont sur ce point atterrantes et navrantes si l'on considère que de telles gens existent. Quand le faux journaliste atterrit dans un rodéo dont on finit par comprendre que le public est ultra-nationaliste, il se fait chaleureusement applaudir en approuvant "la guerre de terreur" et en appelant de ses voeux une éradication complète du peuple irakien, puis il se fait copieusement siffler en chantant un hymne blasphématoire (l'hymne américain dont les paroles sont remplacées par: Kazakhstan est le plus grand pays du monde...). S'introduisant dans un rassemblement religieux, il prend part à une sorte de frénésie bestiale et primaire qui rapproche franchement ceux qui s'estiment les plus civilisés du monde d'une sorte de rituel tribal du fond des âges. Enfin, il ne parvient pas à faire perdre leur sens des affaires à un vendeur de voitures et à un armurier, auxquels il demande respectivement s'il peut rouler sur des tziganes et quelle arme il faut pour tuer des juifs et qui, après une seconde de perplexité, se contentent de lui répondre plutôt que de perdre une vente...

La chose s'accompagne de séquences vraisemblablement jouées, mais pas plus rassurantes si l'on pense qu'il s'agit d'une peinture réaliste, comme cette beuverie avec de soi-disant étudiants d'une vulgarité et d'une bêtise dans laquelle même Borat se trouve égalé.

Au final, on ne distingue plus le véritable but du film. S'il s'agit de cette peinture renouvellée des plus mauvais côtés des Etats-Unis, registre connu mais toujours peu rassurant quant à la réalité d'un probable électorat bushiste, ou s'il s'agit de ce mélange entre humour gras et les pires moments de caméra cachée. À trop en faire dans ce dernier registre, l'auteur risque de rater son public, car comment croire à l'esprit réellement critique, quand on cherche un instant plus tard à se concilier un public que l'on imagine fait d'abrutis profonds capables de rire parce que le personnage fait caca, qu'il est tout nu, qu'il a la tête écrasée sous le derrière obèse de son copain, ou qu'il fantasme devant des photos de stars américaines?

Un grand mystère, donc, que l'intention réelle de ce film. On aurait pu penser que le seul canular du journaliste kazakh imbécile plongé dans l'Amérique moyenne aurait fait l'effet d'une bâton de dynamite salutaire, démolissant tout sur son passage, mais l'association entre son réel travail de mystification/démystification tombe ici à plat à force d'être associé à un humour pour attardés.

Peu à dire du style, sur le mode du faux reportage et donc de la fausse objectivité. Les liens avec les séquences tournées "en situation" sont efficaces puisque tout est filmé en conséquence.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
RépondreCitation
koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 627
 

Hallberg a écrit C'est un peu bref, même très bref sur des choses qui me tentent un peu, Mann et Haneke. On peut louper ses trucages, et du reste ils seront loupés pour les uns et superbes pour les autres (il y a des gens qui estiment qu'ils doivent être "transparents" et d'autres qui préfèrent les voir, pour différences de culture stylistique en particulier), et ne pas avoir de scénario, tout en réussissant le reste d'une façon réjouissante. Qu'appelles-tu l'ambiance ? Celà tient-il au style ou à la partie historique ?

Pour Haneke j'ai été quand même déçus. Le film à été primé un peu partout, j'avais adoré Benny's video et Funny Games et il nous sert un film assez banal et surtout trop lent (alors que la lenteur servait le propos dans les deux exemples que j'ai cité).

Michael Mann est pour sa part un réalisateur de talent. Il suffit de voir les prises de nuits ultra réalistes de Collateral ou la fusillade dans Heat pour s'en rendre compte. La Forteresse noire date de 1983 et quand je dis que les effets spéciaux sont ratés c'est qu'ils sont inesthétiques, pas convainquant et assez inutiles. Heureusement ils sont rares.
Pour l'ambiance il faut remettre les choses dans leur contexte : on suit un garnison de nazis chargés de garder un petit village en Roumanie. Ils emménagent dans une ancienne forteresse (noire, au look futuriste et aux lignes très sobres). Et puis certains commencent à disparaître la nuit. On ressent l'angoisse, la tension et la colère. Des représailles brutales sont entreprises sur les villageois. C'est ce début qui est vraiment réussi dans le genre pesant et claustrophobe. Les éclairages sont travaillés, les acteurs interprètent bien leurs personnages de nazis a bouts de nerf et la réalisation arrive a donner l'impression au spectateur qu'il est emprisonné dans la forteresse (aucun plan large, des murs partout, etc.)

Thalie a écrit [quote=koko]
Caché de Michael Haneke. La fin est frustrante et le rythme un peu lent mais l'ensemble est prenant et a le mérite de surprendre. L'interprétation est parfaite... Ce n'est cependant pas du tout un aussi bon film que Benny's video et Funny Games.

Alors là, je suis intéressée par ton aide.
Je suis allée au ciné avec des amies, voir ce film, nous ne savions pas vraiment de quoi parlait l'histoire. Et nous avons toutes été très déconcertées.

Je dois dire que je n'ai pas vraiment compris la fin.

Est ce que la signification de ce film consiste uniquement à dire que le couple en question ne communique pas assez ?

Il existe des tas d'hypothèses sur le sens du film. La plus répandue est que le héros culpabilise et que les cassettes sont soit une création de son esprit (au quel cas il est complètement fou et ce qu'on voit est sa perception déformée du monde), soit qu'il les tournes lui-même (l'élément déclencheur aurait alors été la rencontre, fortuite, de Majid, entraînant cauchemars et autres). Les arguments en faveur de cette théorie sont les suivants :
1) Pierrot reçoit une carte postale (un dessin d'enfant morbide) au lycée, mais il dit à son père : "pourquoi m'as-tu envoyé ça", preuve qu'il a reconnu son écriture.
2) Lors du dîner Georges s'éclipse un moment (suite à une farce) et trouves alors une cassette (en fait il peut l'avoir mis lui-même).
3) Les dessins correspondent aux cauchemars de Georges.

Personnellement je n'ai jamais trouvé ça convaincant.

Mon explication (tordue) est la suivante :
Le fils de Majid va au même lycée que Pierrot (on les voit qui discutent ensemble à la sortie du lycée lors du très long plan final). Il raconte à Pierrot l'histoire de son père, sans doute innocemment, éventuellement en ignorant que Pierrot est le fils de Georges Laurent. A partir de là c'est Pierrot qui fait les cassettes, voulant punir son père pour ses actes (sans nécessairement savoir où ça va se terminer). Ami du fils de Majid il peut même mettre une caméra chez lui.
Les arguments en faveur de cette théorie sont les suivants :
* C'est la seule explication où tout le monde est sain d'esprit.
* Ni Majid ni son fils n'ont tourné les cassettes (sinon le film perd son sens, Majid devenant juste un psychopathe voulant se venger d'un tort qui lui a été causé des décennies avant par un enfant incapable de juger les conséquences de ses actes).
* Pierrot fait une fugue juste au bon moment (coïncidence ou acte délibéré ?).
* Il n'aime pas la manière dont ses parents se comporte (en tout cas il trouves sa mère bien trop proche de Pierre)
* Il est fils de riche et peut avoir le fric pour acheter un camescope.
* Ça expliques aussi le point (1) de la première hypothèse.

Edité Jeudi 23 novembre 2006 :17:16 par koko


Le cinéphile déviant


   
RépondreCitation
Thalie
(@thalie)
Famed Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 4287
 

Effectivement, la scène finale des deux fils m'avaient orienté sur cette piste.
Mais je ne comprenais pas trop pourquoi le fiston aurait fait ça.
Ta seconde explication me convient bien alors.
Merci !

Cependant, je n'adhère toujours pas trop à ce film... pourtant Daniel Auteil et Juliette Binoche sont des acteurs qui me plaisent beaucoup.


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
RépondreCitation
minako
(@minako)
Prominent Member
Inscription: Il y a 21 ans
Posts: 817
 

Casino Royale : la faute d'orthographe est apparement volontaire pour différencier ce film du précédent (qui fit un gros flop)
J'ai bien aimé ce film. L'une des critiques principales que je ferrai est qu'on ne dirait pas vraiment un James Bond. Il n'y a pas de gadjets plus surprenants les uns que les autres, il n'y a pas Money Penny... Le générique par contre reste dans l'esprit des autres, toujours esthétiques. Mais en même temps c'est peut-être pour se démarquer des précédents.

L'acteur, Daniel Craig, joue bien même s'il a un physique de déménageur. En effet, il est petit, trapu et ressemble (je trouve) à un russe plus qu'à un anglais. Il forme avec Eva Green un excellent duo.

Il y a des petites notes d'humour pas toujours de haut niveau mais divertissantes et tout de même agréables.

L'histoire est bien ficelée et l'on ne s'ennuie pas pendant les 2h30 de film. La fin révèle quelques surprises (plus ou moins prévisibles).Le début en noir et blanc est assez bizarre et James Bond y apparait assez froid et presque méchant avec des manière de tueur à gages plus que d'agent secret.

C'est un film très divertissant et je rejoins les critiques de film. Un nouveau cycle Bond est peut-être en train de naître.


"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde


   
RépondreCitation
Thalie
(@thalie)
Famed Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 4287
 

Bon, et bien finalement, ce week end, j'ai regardé Match Point.
Je ne saurais trop dire si j'ai aimé ce film.
Enfin, j'ai aimé le regarder... mais j'ai trouvé la fin assez imorale.

J'ai beaucoup aimé l'esthétique, l'ambiance, le mode de vie qu'il nous présentait. Le seul bmol serait l'esprit qu'il véhicule.

Mais c'est très intéressant et ça me donne envie de découvrir un peu plus ce réalisateur.
---
Je continue sur les films.
Hier soir, j'ai regardé Entretien avec un vampire.
J'avais déjà vu ce film il y a quelques années... et j'en avais un très bon souvenir. Il faut dire que Tom Cruise et Bran Pitt y jouent. A 15 ans, j'était toute folle ^^
J'ai bien aimé le revoir... mais je trouve qu'il a drôlement vieillit.
C'est amusant de voir comme des films restent toujours d'actualitée, alors que d'autres font passés.
Là, je ne sais pas, les musiques, l'ambiance, les effets spéciaux... pas mal d'éléments faisaient anciens. Pourtant, je ne sais pas de quand date cette adaptation... mais ça a moins de 20 ans, non ?

Parcontre, je voulais savoir si certains avaient lu le bouquin, ce qu'ils en pensaient, si le film vaut le coup à côté (je ne pense pas)...


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
RépondreCitation
Val
 Val
(@val)
Noble Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 1958
 

Chouette!
je l'ai pas vu hier soir mais je l'ai adore!
personnellement, question livre, je me suis achetée l'autre jour en occaz Lestat le Vampire, qui relate la jeunesse de Lestat (et il y a résumé d'entretient avec un Vampire) qui est le volume suivant de la trilogie.
Lestat le vampire, j'ai adoré!
il est très bien écrit, on est carrément dans l'ambiance des siècles qui passent...
Moi je le conseille. L'auteur, c'est Anne Rice.
je vais voir si je trouve aussi Entretient avec un vampire et La reine des Damnés (la suite)

Par contre, du même auteur, j'ai lu le lien maléfique.
C'est une trilogie aussi mais sur l'histoire des sorcières Mayfaire.
Bref, tout le début, j'ai vraiment adoré, autant que Lestat le Vampire, mais vers la fin, je trouve que l'histoire part vraiment en n'importe quoi, donc, j'ai beaucoup moins aimé.
Meme dans l'écriture de l'autre j'ai trouvé des différences de style.

Donc, je le conseille!!


Chouette Fantome

Appelez-moi Sensei ^^

Panneau haut
Indéplaçable
Pancarte


   
RépondreCitation
Oresias
(@oresias)
Noble Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 1761
 

J'ai vu Borat, et pour répondre à Hallberg, concernant les étudiants dans leur camping-car, ils n'étaient pas au courant. Quand ils se sont vus dans le film, ils ont d'ailleurs porté plainte. De même que les hôtes juifs du gîte et le vendeur de voiture.

Concernant les propos antisémites, rappellons que Sacha Baron Cohen est juif lui-même. De ce fait, il est plus cautionnable qu'un juif joue un rôle antisémite, de même qu'un arabe se mette à critiquer les immigrés maghrébins dans des sketches.

Cela a d'ailleurs valu quelques propos assez révoltés de la part de - vrais - antisémites qui y ont vu une caricature diffamatoire d'eux-mêmes (de toutes façons, c'était le but) fomentée par un sionniste.

Oui, Borat est une farce où se mêlent comédie et reportage sur l'Amérique profonde. Et il est flippant de voir tenir de tels propos par des gens qui ne semblent guère minoritaires. Je pense notamment à ce type au Rodéo qui dit à Borat qu'il devrait se raser la moustache, ça lui donnerait l'air d'être Italien, parce que comme ça, il ressemble à un arabe et les arabes, il peut pas les piffrer que si il y en a un qui se présente, il sort son fusil (etc.).
Et qu'ensuite, effectivement, les propos volontairement affligeants de Borat (Que l'Amérique éradique le monde Arabe de la surface de la Terre, Puisse Bush boire le sang de tous les hommes, femmes et enfants d'Irak) sont encouragés par le public.
Sinon, effectivement, l'humour est très scato.
Bon, on aime ou on aime pas, ce que j'ai au moins apprécié dans ce film, c'est comment Borat a joué sur les tabous (sexe, antisémitisme) et valeurs sacrées de la société Américaine (le drapeau, la religion, et l'égalité des sexes).

Après, la présentation du Kazakhstan est suffisamment caricaturale pour, j'espère, ne pas tromper les spectateurs! J'ai trouvé cette partie là bien rigolote, mais bon, je ne m'imagine pas pour autant le Kazakhstan comme cela. Le Kazakhstan? Tout ce que j'en sais, c'est qu'une partie du pays est fortement irradiée depuis qu'il servait de site d'essais nucléaires Soviétique. Et que c'est au Kazakhstan que se situe la base de lancement russe de Baïkonour.

J'ai été voir "Mauvaise Foi" ce week-end.

Il s'agit d'un couple mixte. Un musulman et une juive, qui, quoique peu pratiquants, sont liés à leur culture respective. Forcément les parents juifs sont affligés. Plus surprenant en revanche la réaction de la mère musulmane qui est enchantée bien que sa bru soit juive.
Enfin, c'est mignon et gentillet. Une bonne comédie française avec tout ce qui la caractérise, candeur et happy-end inclus.

Casino Royale, ça ne me branche pas trop. Le nouveau James Bond n'a pas la tête de l'emploi. Il pourrait faire le méchant à la rigueur...

Edité Mardi 12 décembre 2006 :16:30 par Oresias
---
Je me suis aussi regardé ce week-end:
Jean-Philippe
Imaginez un monde sans Johnny Halliday.
Mon pire cauchemar.

Non, je plaisante. Je suis pas fan du tout. Tout-juste j'apprécie le personnage pour ce qu'il est devenu en partant de rien.

Mais j'apprécie ce genre de film décalé avec des thèmes innatendus. Lucchini joue le fan de Johnny à l'excès, en sortant de l'archétype -Blouson noir avec un aigle dans le dos, conduisant une Harley ou une bagnole tunée Johnny style -.

Le pauvre atterrit (on ne sait trop comment, si ce n'est un coup de poing dans la figure) dans un monde où Johnny n'existe pas et n'a jamais existé.

Qu'importe, il se décide à retrouver Jean-Philippe Smet (le vrai nom de Johnny) et à le coacher.
C'est assez marrant.

Je vous trouve très beau
Une jolie comédie qui fait parfois rire, mais qui es plutôt triste, en général. Michel Blanc est bon, mais aurait pu mieux faire je pense. Certains aspects du personnage (et de certains autres) manquaient de crédibilité. Peut être cela est il du fait de la réalisation.
En revanche, la Roumaine (je ne sais plus son nom) est touchante dans son rôle.



   
RépondreCitation
Thalie
(@thalie)
Famed Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 4287
 

J'ai vu Jean-Philippe...

Je dois dire qu'à la base, je ne suis pas du tout fan de Jonny.
Pourtant, ce film m'a permis de l'apprécier.

J'ai trouvé qu'il y avait beaucoup de sensibilité.
Lucchini me plait assez, et c'est vrai que sa façon de jouer le fan est plutôt intéressante. Il est même assez émouvant !

J'ai trouvé amusant de voir Poulvort qui passe un casting pour Claude François (voir Podium !).


"La terre est bleue comme une orange"
Paul Eluard

"Le chat est entré dans la cage aux lutins"


   
RépondreCitation
Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

Sur "Borat", la réalité dépasse effectivement la fiction: j'avais supposé que les étudiants étaient au courant, sur le fait que tomber sur eux en faisant du stop est assez aléatoire, et que la scène n'avait pas fondamentalement l'air d'être en caméra cachée (image peu tremblottante et convenablement éclairée). Mais effectivement, c'est logique puisqu'un tel niveau de bêtise a peu de chance de pouvoir s'inventer. Le propos principal du film est effectivement salutaire et s'inscrit réellement dans une veine documentaire. Mais la chose est dopée par le canular. Quiconque verrait arriver chez lui un barbu jovial au ventre rebondi nommé Michael Moore tenterait au moins de se retenir un tout petit peu, maintenant que le personnage est mondialement connu; là, avec ce faux reporter que les gens imaginent plus bête qu'eux ("passer pour un idiot aux yeux d'un imbécile est un plaisir de fin gourmet"), les neuneus se lachent complètement.

En dépit de cette remarquable démonstration, on se demande toujours pourquoi il fallait intercaller des gags pipi-caca ou d'autres relevant d'un burlesque sans aucune originalité et traité aussi maladroitement (dont la séquence de casse de vaisselle ou celle de la poursuite à poil dans l'hôtel).

David Bowers: Souris-City (Flushed away)

Je reviens sur ce film sur lequel j'avais exprimé des craintes rien qu'en voyant l'affiche. Craintes confirmées.
Les soucis n'étaient pas trop à chercher du côté des qualités propres du film (les deux studios partenaires étant d'un niveau honorable pour l'un, irréprochable pour l'autre), mais plutôt dans l'idée saugrenue présidant à ce projet.
On nous annonça donc, il y a de longs mois, un film né de la collaboration des studios d'animation Dreamworks et Aardman, sous une formulation débile mais désormais usuelle dans les campagnes d'affichage: "par les créateurs de Shrek et Wallace et Gromit". Diantre! Rien que sur le plan humoristique, quoi de commun entre le nonsense britannique à la Aardman et le style plus immédiat, plus raccoleur et un peu jeuniste (mais souvent réellement adroit) à la Dreamworks?
le film emprunte donc son style graphique (en particulier celui des personnages) à la "patte" habituelle de Nick Park et de Peter Lord, absolument impossible à confondre avec un autre (seul le second des deux apparait au générique, à la production), tout en étant tourné suivant la technique caractéristique de Dreamworks, l'animation par ordinateur en trois dimensions. En partie, donc, ce film est un hybride curieux dont les conventions graphiques (yeux globuleux, cheveux épais comme le pouce, bouche démesurée) sont intimement liées à la technique habituelle du studio Aardmann (l'animation en volume, en pate à modeler), mais dont la réalisation fait appel à la technique totalement différente du studio américain. On sait que le second a l'habitude de commanditer et de distribuer le premier, et qu'une collaboration existe depuis un certain temps, Dreamworks suppléant par des effets numériques aux trucages trop difficiles avec la technique Aardmann. Fallait-il en arriver là?

Evidemment, tout se paye. Le film se permet des travellings échevellés, des scènes extrèmement complexes à animer, une fluidité des décors que seule l'animation informatique peut donner. L'élément aquatique, omniprésent (le titre est fort mal traduit, "Flushed away" est bien plus significatif: le héros est aspiré par une chasse d'eau, ni plus ni moins), est rendu avec un naturel totalement hors de portée, dans l'état actuel des techniques, de l'animation en volumes réels. Et cependant, naturellement, ni les personnages ni surtout les décors et les accessoires ne parviennent à égaler la "présence" de la photographie traditionnelle. Le film est sans doute trop lumineux et trop homogène du point de vue des éclairages, et fait regretter la maîtrise incroyable de l'ombre et du clair-obscur qui caractérisent le studio anglais. Au total, techniquement, c'est encore un prodige, rien que par la difficulté nouvelle d'imiter le style Aardmann avec une technique totalement différente. Mais quel en est le propos, au juste, sinon le fait de se distinguer de façon irréfléchie et de jouer sur la popularité simultanée de deux écoles et de deux labels? En l'occurence, ce film aurait pu être réalisé de façon autonome avec le style habituel à Dreamworks (il est en revanche évident que nombre de plans auraient été infernaux à tourner avec la seule technique Aardmann), et que l'apport le plus significatif de la collaboration avec les anglais n'est dans ce cas que la bouille sympathique et immédiatement communicative des personnages à la façon Nick Park. D'où un doute légitime sur la motivation.

Deux techniques peuvent cohabiter et se compléter (c'est ce qui se passe d'ordinaire, car sur Wallace et Gromit ou sur Chicken Run, de menus effets numériques viennent au secours du réalisateur sur les plans les plus difficiles). On pouvait rêver d'un film de Nick Park ou Peter Lord animé majoritairement en volume, mais où le numérique viendrait apporter des effets d'eau et de perspective magistraux (comme on les voit du reste dans ce film); on pouvait aussi rêver d'un film de Kevin Anderson ou Victoria Jenson, auxquels quelques décors réels et le secours des virtuoses anglais de la lumière aurait donné plus de présence et une ambiance différente. Ceci, c'est quand les techniques se complètent et suppléent l'une à ce que l'autre ne sait pas faire. Quand l'une imite l'autre (car c'est bien ce qui se passe pour une grande part de ce film), quel est l'intérêt? Ne risque-t-on pas un amalgame dont personne ne sortirait vainqueur? Ou faut-il penser (et j'ai bien peur que ce ne soit le cas) que l'opportunité est exclusivement publicitaire et ne se nourrit que de la popularité des uns et des autres pour faire un "coup"?

Pour le reste, et sorti de cette considération, le film s'avère fort réjouissant, souvent créatif, notamment dans la peinture d'une ville entièrement faite de produits de récupération, rappelant furieusement certaines séquences de "1001 pattes" de Lasseter, en plus sophistiqué, les rongeurs étant apparemment meilleurs techniciens que les insectes. Le sens du bricolage atteint un degré de "surréalisme poétique" qui pourrait presque laisser penser que ce David Bowers est un descendant de Charley Wowers. Un second rôle des méchants s'en donne à coeur joie dans le style pseudo-français, accumulant les poncifs que l'apparition du "français de service" se doit de mettre en oeuvre dans un film américain grand public, ce qui fait que l'humour fonctionne à un double niveau. La mise en scène est efficace, élégante, jouant pleinement des possibilités de la technique. Cette dernière ne parvient pas à se faire oublier comme dans du Pixar, le film sent la recherche de l'exploit virtuose à chaque instant, mais il faut en accepter le principe, tout le monde n'étant pas Lasseter.

Sur le propos, il n'y a pratiquement aucune trace d'un réel croisement entre les deux styles, à l'exception, encore une fois, du sens du bricolage et de l'humour du décor. Le recours à la parodie de comédie musicale et parfois à la musique pop, la présence de scènes d'aventure au premier degré parfois sans caution humoristique, la verve parodique globale du film, renvoient d'avantage au genre Dreamworks habituel. Or sur ce plan, ce n'est pas une mauvaise cuvée, mais l'exercice de style obligé de cet opus laisse quelque-peu sur sa faim, si l'on est amateur du genre, en attendant un futur équivalent de Shrek qui n'est jamais arrivé.

Un film tout ce qu'il y a de plus honorable, intéressant, mais dont on s'interrogera sans fin sur la motivation.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
RépondreCitation
Lucterios
(@lucterios)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 6759
 

Hier, je suis allé voir Apocalypto de Mel Gibson. J'ai trouvé cela vraiment passionnant, et même cela faisait longtemps que je ne m'étais pas ennuyé du tout au cinéma. Ok, le scénario est très classique. Il n'y a pas trop de surprises ! C'est du grand spectacle, mais alors la scène de l'éclipse à la Tintin, c'est du f... de g... Déjà, les Mayas étaient d'excellents astronomes. Là, ils ont vaguement l'air surpris par le phénomène. Je me suis bien marré. Pire, deux ou trois scènes suivantes, on tombe sur la pleine Lune, là j'ai trouvé cela carrément ridicule... On fait prendre aux gens des vessies pour des lanternes (bon, je sais, c'est des Amerloques !smiley). Et oui, à la fin les "civilisateurs" débarquent pour détruire tout un savoir accumulé depuis des siècles, entre autres... Donc, je n'ai pas du tout entendu qu'il y ait eu une éclipse à cette date-là, mais ouais, je peux me tromper ! J'ai pas du tout envie de faire les calculs en tout cas. Chais pas si le truc d'Oresias peut me donner la soluce...smiley

Edité Jeudi 11 janvier 2007 :18:34 par Lucterios


Fortuna audaces juvat !


   
RépondreCitation
Pearl of Light
(@pearl-of-light)
Famed Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 2918
 

Pour te répondre Luctérios, Mel Gibson s'est apperçu après le tournage qu'il avait fait plusieurs anachronismes et erreurs... mais il a déclaré que les Américains ne s'en appercevraient pas smiley


Mama Pearl : la maman fantôme officielle!

Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)


   
RépondreCitation
Lucterios
(@lucterios)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 6759
 

Oui, ça il y a pas de danger... Il y a pire : les sacrifices humains, apparemment, n'étaient pas contemporains des invasions espagnoles, mais c'est pas grave, le tout c'est de faire du spectacle !


Fortuna audaces juvat !


   
RépondreCitation
Page 23 / 27
Share: