Oui, je sais j'ai
un peu ,mais, je n'allais pas encore m'écraser !
A.B
ah ca, ils étaient pas humains... ils aimaient la guerre
Remarque, j'en ai jamais vu non plus.. ^^
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Non, mais moi je dis que c'est Thucydide et les autres qui ont tout inventé... Des mecs qui se font tuer jusqu'au dernier pour empêcher les Asiatiques de passer, ça sent le coup fourré. D'ailleurs, ouais, j'imagine que c'est un type revenu d'Indochine qui a tout trafiqué, et encore j'ai des doutes... On nous fait vraiment avaler n'importe quoi, tiens !
Je profite de mon séjour aux États-Unis, et de mon incapacité à m'endormir avant une heure du matin, pour voir tout ce qui passe dans le multiplex de mon hôtel.
Évidemment c'est un cinéma d'exclusivité, donc il n'y a que des gros blockbusters. Mais certains se sont avérés de bonnes surprises.
300 de Zack Snyder
J'en ai parlé dans le sujet "Le film amerloque sur les Spartiates...". C'est une excellent surprise si on aime l'exagération visuelle. Quelques similitudes de style avec le remake de Dawn of the Dead du même Zack Snyder, excellent au demeurant, notament dans l'abus de ralentis /vitesse normale re-ralentis/ re-vitesse normale, dans la continuité d'une même séquence. A part ça c'est très originale graphiquement parlant : tout les décors sont des matte painting numériques et de nombreux filtres donnent une palette de couleur unique au film. Le principale reproche qu'on puisse faire au film est son coté "bourrin jusqu'à l'extrême".
Shooter d'Antoine Fuqua
Quand j'ai vu le nom d'Antoine Fuqua au générique, juste au début du film, je me suis souvenu de King Arthur et de Tears of the Sun et je me suis dit "zut, j'ai perdu mon argent". En fait Shooter n'est pas totalement une catastrophe. C'est l'histoire d'un sniper, Mark Wahlberg, retiré dans une cabane isolée après un mission qui a mal tournée. On viens lui demander de prépare l'assassinat du président des États-Unis, sois disant pour pouvoir justement l'empêcher. Évidemment c'est un gros complot et notre héros se retrouve avec toutes les forces de l'ordre à ses trousses, deux balles dans la peaux et une vengeance à accomplir. Les scènes de snipe sont superbes, notament la séquence d'ouverture narrant précisément la mission qui tourne mal. Après le scénario est bourré de fils blancs et les poursuites se ressemblent toutes. Un film calibré, standardisé et réchauffé.
Meet the Robinsons de Stephen J. Anderson
C'est la dernière production en images de synthèses des studios Walt Disney, et c'est de loin ce qu'ils ont fait de mieux (hors Pixar). Le rythme est excellent, le scénario bourré de coïncidences spatio-temporelles rigolotes et le tout baigne dans un mélange d'humour et de bon sentimens réellement réussi. Graphiquement il y a des similitudes avec The Incredibles, même si le manque de détails se remarque plus.
The Hills Have Eyes II de Martin Weisz
Je n'aime pas particulièrement le film original de Wes Craven (sorti en 1977). Je le trouve vieilli, sans compter que dès le départ ce n'était pas ce qui se faisait de mieux dans le domaine du survival horror. The Hills Have Eyes II de Wes Craven était pour sa part loupé de tout les points de vue (mention spéciale au flash-back qu'à le chien, un moment d'anthologie).
Le remake d'Alexandre Aja était pour sa part une vraie réussite. Un de films américains marquant le retour à un vrai cinéma d'horreur, cherchant à choquer et à blesser (contrairement à une décennie de sous Scream, tenant de noyer le moindre gramme de sang dans un humour lamentable, seulement présent pour rassurer l'adolescent américain de base). Là le petit français laisse la place à un allemand parfaitement inconnu, pour une suite du remake n'étant pas un remake de la suite. Cette fois les victimes sont une bande de 9 militaires américains, ce qui met un peu de piquant au jeu. C'est glauque à souhait mais la surenchère ne fonctionne pas toujours, et la bêtise des protagonistes finit par lasser. La première heure est cependant d'une efficacité justifiant le film à elle toute seule. A part ça pas de surprise. C'est The Hills Have Eyes quoi...
Premonition de Mennan Yapo
Une femme perte son mari dans un accident de voiture. Le lendemain elle se réveille et il est encore vivant, le surlendemain elle assiste à son enterrement. En fait elle vit dans les désordre des scènes se passant avant et après la mort mort de son mari (et plus grave, des scènes se déroulant après la date de sa mort mais sans qu'il le soit).
Le scénario, au départ déroutant, se révèle en fait assez simple et converge vers une fin convenue mais intelligemment inéluctable. Cependant ça ne suffit pas à cacher au spectateur que ce qu'il a devant les yeux n'est jamais qu'une histoire banale, avec rajoutée dessus une couche maladroite de surnaturelle hollywoodien new-age. De plus une dernière scène, se déroulant après la fin logique du film, viens écrouler toute la cohérence de l'ouvrage. En plus Sandra Bullock en fait trop.
Edité Jeudi 5 avril 2007 :03:28 par koko
Les contes de Terremer de Goro Miyazaki
Ce film d'animation, pour un premier, est assez satisfaisant. Les dessins et les plans sont esthétiques et la musique magnifique. J'y excepterai la fin qui, au niveau esthétique m'a déçue. C'est un film assez lent où il faut accepter de ne connaître que la trame de l'histoire pendant les 3/4 du film. Cela peut plaire mais je trouve que le déroulement de l'histoire y perd en clareté et en fluidité. Il reste quand même un film d'animation à l'histoire très originale.
Spiderman 3
J'ai été voir ce film en ayant entendu des critiques très contradictoires. Pour moi, c'est simplement un bon divertissement. Le début m'a laissé une bonne impression : du rythme, de l'action et un peu d'introspection. Mais le rythme s'éssouffle en milieu de film où le coté "noir" de Spiderman est développé. Celui-ci est trop long et cela coupe le film dans son élan. La fin est vraiment téléphonée, ajoutez à cela un Spiderman passant devant le drapeau américain et franchement la fin... bof, bof. Le résultat est vraiment moyen mais bon ça change les idées.
"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde
Election de Johnnie To
Dans les triades hong-kongaise deux hommes se portent candidats à l'élection du nouveau président (chargé de superviser l'ensembles des chefs de triades). Election est un film se voulant réaliste su le fonctionnement de la mafia à HK : presque pas de baston, pas d'armes à feu, des jeux de pouvoirs assez subtils, omniprésence de la police sans qu'elle intervienne vraiment et description d'une fresque de caractères bien trempés. Le film se suit bien, sans qu'on sache vraiment où il va conduire, et puis subitement il y a la fin, magistrale et nihiliste.
Notre pain quotidien de Nikolaus Geyrhalter
Ce documentaire sur l'agroalimentaire souffre d'un choix esthétique assez audacieux : aucun commentaire et un montage assez désordonné. Les images sont somptueusement cadrées et la froideur clinique de l'industrie se ressent profondément. Cependant on est souvent frustré de ne pas comprendre ce qu'on voit, et à trop vouloir tout montrer sans rien expliquer le film finit par perdre son sens. C'est beau, atroce par moments (enfin, dans le genre "vous savez quoi ? la viande c'est des animaux morts", mais pas si instructif que ça (sauf si vous ignoriez que l'industrie agroalimentaire était une industrie).
Azur et Asmar de Michel Ocelot
Ce film d'animation français en images de synthèse cherche à offrire une image proche des gravures arabes. Le parti-pris esthétique se discute et les personnages, peu détaillés, font tache au milieu des toutes ces arabesque aux couleurs resplendissantes. J'ai quand même aimé ces images, a la fois pour leur originalité et pour leur beauté. Au niveau de la narration on est cependant loin de Kirikou et la sorcière et le scénario est très convenu, trop même.
Bonjour à tous. Vous ne me connaissez pas car c'est la première fois que j'interviens mais je tenais à apporter ma pierre à l'édifice.
Zodiac, de David Fincher
Il s'agit d'un bon film rapportant la longue enquête menée sur une série de meurtres ayant été commis dans le sud de la Californie par un tueur se faisant appelé le Zodiac. Il n'y a pas énormement d'action et il faut aimer les longues enquêtes policières mais il faut bien admettre que celle-ci est, à mon sens, assez réussie. Le casting est bon, le sujet aussi même si le film comporte parfois quelques longueurs. Néanmoins, il vaut le coup d'être vu.
Edité Dimanche 20 mai 2007 :12:47 par Louchine
De toutes façons je vais avoir du mal à dormir, alors autant que je poste des trucs.
Spiderman (Raimi)
Je relève volontiers l'originalité en berne dans les derniers moments du film, tant Sam Raimi ne nous avait pas habitués à ce genre de chose. S'agissant d'un film de commande, il serait désastreux que l'auteur ait accepté certaines choses. Il est en revanche assez difficile de dire s'il faut prendre au premier degré le coup du drapeau américain, de la part d'un auteur aussi régulièrement facétieux. Le plan au drapeau était autrement plus caricatural dans le premier opus qui, ce faisant, assénait au complexe militaro-industriel un sens parodique à la limite de la lourdeur, mais sans concession. Rien d'évident donc, à mon avis, dans ce "passage obligé" sur lequel Raimi ne s'attarde pas outre-mesure et qu'il semble au contraire expédier au cours d'une séquence au ton réellement critique, sur le ton humoristique, de l'auto-célébration du héros ("ils m'aiment", s'exclame notre justicier avec un sourire d'idiot du village).
C'est que Spiderman apporte (toujours, depuis trois épisodes) une fraicheur totalement inattendue dans les lourdes conventions du super-héroïsme dont seul Burton, sur un mode opposé, parvenait à s'affranchir. Spiderman n'a rien d'un sauveur du monde, c'est bien plus le défenseur du bien-être quotidien des new-yorkais, passant vraisemblablement le plus clair de son temps à s'occuper de la "délinquence ordinaire" d'une grande ville. Le héros impeccable est aussi un parfait anti-héros dans le civil, dont les gaffes et le mal-être de jeune adulte crèvent pratiquement plus l'écran que les exploits virevoltants - et même si ceux-ci sont servis par un style élaboré (mouvements de caméra, clair-obscur impressionnant, langage du décor: dans les scènes convenues, Raimi nous sert un cinéma plus savant que la moyenne des blockbusters). Le héros des petites gens est passionnément humain et parvient à faire de l'ombre aux méchants qui, pour le coup (et c'est rare dans le genre) finissent par devenir bien plus schématiques et prévisibles que le personnage central. Peter (nom "civil" du héros) échappe à toute codification, ou plutôt, il les assume toutes, citoyen lambda ou subitement clownesque. Son "mauvais côté" dévoilé par le costume noir (celui des affiches) s'avère hillarant d'excès ridicule, mais Peter au naturel, quand il se met à croire lui-même en son mythe, affiche gentiment les trop humaines faiblesses du surhomme bondissant... Du coup, le film échouera probablement à toucher la cible ordinaire du public familial du divertissement hollywoodien, mais à l'instar de Burton, il dispose d'arguments susceptibles d'attirer le cinéphile ordinairement peu convaincu des vertus du genre super-héroïque.
Raimi continue de revendiquer un cinéma d'auteur grand-public même si quelques déséquilibres (la fin...) montrent que les obstacles sont nombreux. Sa caractérisation du personnage reste invariablement originale depuis le début, car à ce que lui propose déjà la bande dessinée, il peut ajouter la prestation funambulesque de Tobey McGuire, sur-expressif à souhait, et vraisemblablement dirigé pour exceller dans tous les registres, de l'infantile au sentimental en passant par le dur d'opérette. Egalement au sommet de ses moyens expressifs, Kirsten Dunst, formidable dans le rôle autrement plus ambigu de Marie-Antoinette, ne fait qu'une bouchée du rôle de Marie-Jane. On reverra également un vieux complice de Raimi du temps des "Evil-Dead" dans un amusant numéro de serveur obséquieux que n'aurait pas renié John Cleese.
Mon petit palmarès
Contrairement à certaines années, je n'avais pas fait mon petit bilan de 2006 avec les découvertes qui m'avaient le plus marqué. Ce serait intéressant à comparer avec les souvenirs autres.
Personnellement, en n'en retenant (arbitrairement) que cinq, je dirais:
Volver (Almodovar), pour ce miracle renouvelé, cet auteur qui marche sur la corde raide, conciliant une émotion poignante avec un humour volontiers féroce. Décidé à porter la sincérité jusque dans les recoins les plus insolites et inimaginables de la société des hommes, Almodovar fait à chaque fois la démonstration de son incroyable adresse narrative. Son style flamboyant, son sens de la couleur, la chaleur qui émane de chacune de ses images, n'y sont pas pour rien. Ses complices habituelles Carmen Maura et Penelope Cruz, non-plus...
Cars (Lasseter). Parce que Lasseter est un faiseur de miracles aussi, lui qui nous fit croire d'emblée à un mode d'expression totalement nouveau pour le cinématographe, et nous emmène désormais vers l'improbable. Réaliser un long métrage complet avec un propos qui semblerait ne pas fournir plus que l'argument d'un livre pour jeunes enfants (des voitures anthropomorphes) est un pari surprenant... Comme les lampes de bureau et les insectes, c'est invraisemblable, mais ces films sont prenants...
Le caïman (Moretti), alias le film annoncé comme un pamphlet sur Berlusconi, et qui en fait nous parle surtout de cinéma et d'êtres humains. Parodique et attachant, avec son hommage hillarant à la série Z, sa tendresse (car c'est dans les histoires qu'il raconte à ses enfants que l'Ed Wood italien a trouvé son héroïne). Qu'ils donnent dans l'aventure à deux balles ou le cinéma politique, au fond, ce sont les artistes, les rêveurs, les poètes, qui sortent vainqueurs de l'affaire et qui nous aident à vivre...
La fiancée syrienne (Riklis). Une certaine sobriété formelle sied bien à ce film où l'insolite est partout dans le décor et dans l'histoire. Cet insolite est douloureux, c'est celui d'une société ubuesque où une frontière hermétique et une administration cauchemardesque séparent les gens. Saisissant, le sacrifice apparent d'une femme, chez qui tout ressemble au renoncement (perdre sa famille, sa nationalité, pour un mariage arrangé avec un acteur de sitcom ridicule qu'elle ne connaît que par la télé) et qui, en fait, fait la démonstration poignante de ce qu'elle garde en elle de volonté farouche.
V pour vendetta (McTeigue), malgré une séquence désastreuse et opportuniste à la façon Wachowski. Le reste est stylistiquement soigné et souvent inventif - mais surtout, décomplexé par rapport à un langage cinématographique classique réapproprié. Le contenu est ambigu, et de toutes façons il a été simplifié par rapport à la BD; mais au fond, le cinéma y trouve son compte. Allez savoir si c'est le masque grimaçant qui a donné à l'auteur l'idée de ce style à la frontière de l'expressionnisme. Au total, ce genre de gratuité qui sert à se faire plaisir, et dont l'absence d'arrière-pensée nous évite de lourds sous-entendus.
Ceci étant naturellement, fondamentalement et délibérément injuste envers "X-men" troisième du nom, "The Queen", "Lord of war", "l'age de glace", "silent-hill", "le secret de Brokeback-mountain" et autres films particulièrement délectables, mais je m'étais décidé pour cinq... Sans compter les reprises de chef-d'oeuvres historiques comme "Ninotchka" et "Nausicaä" en copies restaurées et enfin complètes pour la seconde...
Et vous, que retenez-vous particulièrement de l'année écoulée?

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
En comparant nos deux critiques sur Spiderman, je me rend compte que j'ai été un peu dure sur le réalisateur. C'est vrai qu'il fait des efforts et ce film est un blockbuster alléger. Mais pour le reste je maintiens mon opinion (sans en vouloir être agressive biensûr
).
Pour ce qui est des films qui m'ont marqué en 2006, je n'ai pas d'avis très large puisque je n'ai été que très peu au cinéma. Mais bon dans mon maigre palmarès il n'y a qu'un film :
Lord of war
J'ai beaucoup aimé le ton de ce film très acide et pince sans rire. Il est aussi basé sur des images chocs (le hangar russe rempli de'armes, les enfants du Libéria formant une armée...), des chiffres effrayants. Ce film joue très bien son rôle d'électrochoc où pour une fois, le point de vu est celui du marchant d'armes. Le film a un très bon rythme malgré sa longueur et m'a laissée une très bonne impression.
"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde
C'est assez dur de choisir. J'ai du mal à mettre les films sur une échelle...
A Scanner Darkly de Richard Linklater. Très innovant dans l'animation (rotoscoping vectoriel, déjà expérimenté dans le superbe Waking Life du même réalisateur), très sobre dans les effets narratifs et réellement fidèle à l'esprit du livre que j'aurais pourtant jugé inadaptable.
Huo Yuan Jia (aka Fearless) de Ronny Yu. Le retour en Chine d'un des plus brillants réalisateurs hong-kongais parti s'égarer dans des productions sans âmes ni budget. C'est aussi le retour d'un cinéma martial ayant atteint son apothéose avec Il était une fois en chine. Mais quand Ronny Yu nous donnera-t-il quelque chose de la qualité de The Bride with White Hair ?
V pour vendetta de James McTeigue, parceque c'est plus complexe que ça n'en a l'air et qu'esthétiquement c'est très abouti.
Stranger Than Fiction de Marc Forster. Je ne m'attendais pas à ce qu'une comédie américaine moderne puisse autant jouer avec sa propre narration. Quel sont les droits d'un auteur ? Un personnage peut-il accepter sa propre mort si elle rend l'histoire meilleure (plus tragique) ?
Monster House de Gil Kenan. Ce film d'animation exploite la même technologie que The Polar Express. Au lieu de prévoire exactement chaque plan puis de tout créer sur ordinateur l'univers et modelée et seulement après il est filmé. Cela entraîne une grande créativité dans les effets de caméra. L'histoire est un bel hommage aux histoires de maison hantées, un peu trop conventionelle mais ne sacrifiant pas la tension sur l'autel de l'humour pour gamin attardé.
Je dois oublier des films excellents, mais mon cerveau ne gère pas l'indexation par date (sauf par tranche de 10 ans).
PS : Lord of War c'est de 2005.
Pirates des caraïbes - jusqu'au bout du monde (Verbinski)
Une carte majeure, la même que dans les deux premiers volets: le personnage lunaire, fantasque, funambulesque, défendu par Johnny Depp (et dont on sait que la conception lui doit tout, et fort peu au réalisateur). C'est ce personnage qui inspire à Verbinski quelques-uns de ses (rares) gags visuels amusants, depuis le gros plan cartoonesque sur son nez, jusqu'à ses pensées intimes matérialisées par la démultiplication du personnage.
Pour le reste Verbinski semble surnager avec difficulté, tant le film frôle constamment la noyade. Long, bavard, encombré d'une esquisse de réflexion qui ne décolle pas de la caricature involontaire, l'ouvrage s'étire au fil d'un scénario fonctionnant uniquement sur le mode de l'accumulation, tortueux et répétitif, qui parvient à gâcher la meilleure idée de l'affaire, à savoir la propension des pirates à se suspecter et à se trahir entre eux. Orlando Bloom, ici curieusement inexpressif et monolithique, est à contre-sens de son personnage de spécialiste du retournement de veste. Prestations convenables pour les personnages d'Elisabeth et Barbossa (moins ambigus), dominées par Depp qui, après s'être fait attendre, semble tenter de sauver le film à lui tout seul.
Le reste est à l'avenant. Il a fallu qu'on encombre le film d'un salmigondis mythologique à la sauce halloween (références désordonnées, absurdes, schématiques) recyclant le Hollandais Volant et Calypso façon grand-guignol avec à peu près autant de bon sens que la série télé "Hercule". Quelques clins d'oeil auraient probablement fonctionné si leur environnement était impeccable (l'allusion au western spaghetti par exemple) semblent ici rajouter une couche dans le manque d'inspiration. Quelques passages ramènent à l'esprit du premier opus (revisiter la veine traditionnelle du film de pirates), comme l'amusante cérémonie de mariage en plein combat. On peut aussi penser à Tati devant ces plans amusants et surréalistes où Jack Sparrow, tournoyant dans les drisses, semble monté sur un immense manège où l'on échange quelques coups d'épée avec ceux qui tournent en sens inverse, ou encore devant le foisonnement de détails à chercher dans le champ d'une caméra impavide. Mais ici, si la technique est réellement superbe, c'est surtout la mise en scène convenue qui semble vouloir se dissimuler derrière un montage "choc" très contemporain pour paraître un peu inventive - peine perdue, tout ceci n'est qu'enchainement de cadrages sans originalité.
Au total, un ouvrage foutraque, écartelé entre trop de directions sans en prendre aucune, et un triptique donnant l'impression que le premier volet, fort honorable, se suffisait à lui-même. Au lieu de renouveller le genre, Verbinski semble vouloir s'en créer un nouveau. Même s'il s'agit d'une publicité pour une attraction des parcs Disney, ce grand-huit là est bien chaotique.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
[Excusez d'avance cette interruption]
Le Hollandais Volant!!!
OUUUIIIII! Le Hollandais Volant!
Halé par le Kraken!
Ô lugubre catafalque gréé de suaires que vomit l'océan Stydien!
Oôôôô...
*De Cape et De Crocs, Tome 03 L'Archipel du danger, page 07*
[Fin de l'interruption]
Oui je sais, je n'apporte rien, mais c'est la faute de l'oncle Hall, là il m'a cherchée avec cette référence! Sans rancune, gentil le poulpe, gentil [tap tap]!!
Mama Pearl : la maman fantôme officielle!
Ne pense qu'à tes rêves.. les bétises des autres ne les terniront pas..
(Emilia)
Pas toi, tu colles.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
[Mode vieux loup de mer affalé devant une bouteille au fond de la taverne on] Ca se voit que t'as jamais navigué Pitchoune, parce que si tu avais vu surgir, au large du Cap de bonne espérance, la vieille carcasse manoeuvrée par des spectres, tu ferais moins la fière ! Tiens goûte-moi plutôt de ce rhum ! [Mode vieux loup de mer affalé devant une bouteille au fond de la taverne off]





