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Films gratuits légaux

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Kaldorion
(@kaldorion)
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spécifiquement francais, je ne sais pas...

Mais je rappelle que le P2P est légal pour les films du domaine public du moment qu'il n'y a pas de remastérisation récente... (récente = sur laquelle il y a encore des droits d'auteurs)


La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.

l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.


   
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Le Grand migrateur
(@le-grand-migrateur)
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Malko n'aime peut etre pas les systemes P2P.


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malko10
(@malko10)
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bin
je met 3 mois a telecharger un film de 700Mo sur overnet
pourtant j ai l adsl 512
mais comme ça avance tanto à 5ko/s tantot à 0...

(meme des fois ça recule...incoryable)
donc ça me saoule je preferai un site ou on telecharge tout cash


Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
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Le Grand migrateur
(@le-grand-migrateur)
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C'est le pbs du P2P!


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malko10
(@malko10)
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tiens?
tiscali/alice me propose des films gratuit en streaming...


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Hallberg
(@hallberg)
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Pour revenir sur un propos précédent, il y a quand-même un problème avec les restaurations et remasterisations d'oeuvres anciennes. Si celles-ci sont absolument indispensables pour que les films restent visibles dans de bonnes conditions - ou tout simplement pour assurer leur survie matérielle, se pose le problème de l'ambiguïté juridique. Celà va au delà de la question des films américains tombant dans le domaine public. En Europe, quand on restaure un film, les accords entre les ayant-droits de l'original et ceux du restaurateur sont relativement complexes, mais surtout, la présence de vides juridiques fait qu'il y existe des conflits larvés parfois alimentés ou par des conflits personnels, ou les créant.

Du reste, je reviens sur les "restaurations-bidons", parce que c'est un sujet qui fâche et une façon de se payer la tête du monde en discréditant les vraies restaurations. Restaurer un film est un travail exigeant. Au minimum, celà consiste à tirer des copies neuves en vérifiant l'étalonnage du contraste, des couleurs et du son (quand couleur et son il y a) méticuleusement, plan par plan. Souvent il faut nettoyer le négatif d'origine, préparer des conditions de stockage permettant de le conserver longtemps; de plus en plus, il faut numériser tout ou partie du film pour effectuer par ce moyen certaines corrections impossibles autrement; dans d'autres cas il faut faire ce travail de miniaturiste qu'est la retouche directe sur le film; il faut enfin, fréquemment, vérifier mètre par mètre les exemplaires originaux conservés, ne serait-ce qu'à cause des déchirures, des perforations endommagées, etc.
Et dans le pire des cas, pour les films dont le négatif est partiellement ou totalement perdu, et dont il ne subsiste pas de copie complète, il faut faire un travail de recherche énorme pour restituer les oeuvres dans leur quasi-intégralité. Quand un bout de pellicule est à Prague, un autre à Pékin et encore un autre à Johannesburg, rien que pour les droits, c'est un casse-tête.
Or, de plus en plus souvent, le marché du DVD est l'occasion pour certains distributeurs de vendre des "versions restaurées" consistant seulement en une remasterisation sommaire, vaguement nettoyée. Pour distinguer le vrai du faux, même se fier aux éditeurs connus ne suffit plus. En fait, seuls quelques éditeurs genre Arte-Vidéo ou MK2 a la vocation sensiblement "cinéphile" sont irréprochables, et pour le reste, la seule garantie est offerte par la présence sur la pochette du logo d'une grande cinémathèque (genre cinémathèque française, cinémathèque québecoise ou Gosfilmofond Moscou) ou d'un organisme privé reconnu comme Lobster-films ou Disney sur ses propres films.

Enfin, sur les films américains tombant dans le domaine public, s'il est probablement permis de les télécharger à titre privé par exemple, la différence juridique entre les Etats-Unis et l'Europe continue à jouer en ce qui concerne la diffusion publique. L'utilisation d'une vidéo achetée ou d'un film téléchargé reste soumise à autorisation s'il s'agit d'une représentation publique - vous ne pouvez donc pas projeter Plan Nine from outer space sur la place du village sans autorisation. En revanche, l'acquisition de cette autorisation coûtera vraisemblablement moins cher que pour un film européen. Je me suis rendu compte de ça en préparant des notices historiques pour un site internet - dont le patron m'a dit qu'en dépit de cette chute dans le domaine public pour le droit américain, lui, dans le cas d'une diffusion publique sur un site basé en Europe, devrait continuer à demander des autorisations.


Opération Sisyphe
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koko
 koko
(@koko)
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Enfin, heureusement qu'on peut télécharger depuis des sites américains en France.

Au fait sur archive.org (un site tout ce qu'il y a de plus recommandable) on trouve maintenant des tas de dessins animés de Max Fleischer du domaine public :
http://www.archive.org/search.php?query=Max%20Fleischer

Alors si vous parlez bien anglais et que vous avez le haut débit (même en ADSL 512 il ne faut compter que quelques heures pour ramener un film) ne vous privez pas.

-Edité le: Mardi 22 novembre 2005 à 16:22 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Les Fleischer sur www.archive.org
Un petit guide pratique à partir de la recherche effectuée par Koko

Pour avoir plus de références, tapes plutôt Fleischer tout court qu'associé à l'un des deux prénoms, Max ou Dave.

Pour ceux qui comme moi n'ont ni une connection ni un ordinateur récents, mais des vieux trucs, signalons que les Superman et les Betty Boop existent en DVD, ainsi qu'une partie des Popeye. Du reste, par rapport à ceux que la télévision diffuse le plus souvent, ces Popeye-là, ceux des Fleischer, et non ceux de Seymour Kneitel sous label "Famous Studios", sont de la meilleure eau.

Dommage enfin qu'il n'y ait ici aucun film de l'époque "Out the Inkwel" avec le personnage Koko smiley

J'attire plus particulièrement votre attention sur "Popeye the sailor meets Ali Baba's fourty thieves" (1937), le second des trois doubles cartoons (deux bobines) réalisés avec Popeye. Le "Ali Baba" est probablement le meilleur des trois. Le troisième, "Popeye the sailor meets Aladdin and his wonderful lamp" (1939.), réalisé pendant l'élaboration de "Gulliver", est très en retrait.

Le premier des trois "grands" Popeye, "Popeye the sailor meets Sinbad the sailor" (1936) n'est présent sur le site indiqué par Koko (www.archive.org) que sous la forme de sa déplorable réédition de 1952, "big bad Sinbad" - réduit en longueur, et monté en alternance avec des plans nouveaux tournés par Seymour Kneitel longtemps après l'éviction des Fleischer de leur propre studio. Ce film a été littéralement massacré sous prétexte de sortir de nouveaux cartoons plutôt que les anciens, sur une méthode symptomatique de l'entrée en décadence du cartoon. Cependant, enlevez toutes les scènes se passant au musée avec les rejetons de Popeye, n'en gardez que celles se déroulant sur l'île de Sinbad, et vous aurez (partiellement) une idée des qualités de l'original.

"Sinbad" et "Ali Baba" mettent en oeuvre le procédé de décors en relief des Fleischer, qui donne de surprenants effets de profondeur. Je regrette que "musical memories", l'un des cartoons les plus aboutis des Fleischer, n'y soit pas. En revanche, les Popeye sont en technicolor trichrome et non plus bichrome, et quand les copies sont bonnes (ce qui n'est pas le cas dans celles à télécharger), la beauté des teintes est évidente.

Une autre petite merveille, très étonnante: "In my merry Oldsmobile". C'est un film à caractère partiellement publicitaire pour la marque de voitures du même nom, et ceci-dit, vu la représentation de la voiture, on peut douter de son efficacité. Mais surtout, le procédé Bouncing Ball (le "karaoké Fleischer") prend dans ce film un tour totalement inattendu. Il frise le surréalisme. À voir, rien que pour ça, et si vous ne connaissez pas la Bouncing Ball, visionnez "Tramp-tramp-tramp" ou certains Betty Boop pour découvrir cette "balle bondissante" qui permettait au public de reprendre les chansons en choeur.

J'attire votre attention sur quelques autres films:

"The cobweb hotel" - un joli technicolor de la série "color classics";

"All's well" - un "Gabby color classics", courte série dont le personnage principal était Gabby, un des rôles secondaires de "Gulliver". Il y en eut également avec King Bombo et les trois espions.

"Max Fleischer new sketches" - Ce que Max faisait après sa séparation d'avec son frère et leur éviction du studio (rebaptisé Famous studios). Intéressant et rare témoignage historique de la déchéance des Fleischer.

"Betty Boop and the Little King" - rencontre intéressante entre l'un des personnages phares des Fleischer et le Petit Roi tiré de la bande dessinée d'Otto Soglow. Son adaptation en dessin animé par le studio Van Beuren avait laissé une impression mitigée, en dépit de l'effort graphique et technique méritoire consenti par ce studio de second rang. J'ignore par quel moyen le Petit Roi s'est retrouvé chez les Fleischer, qui, contrairement à Van Beuren, passèrent un peu à côté du caractère lunaire du personnage en lui donnant une voix ridicule. Ce rare Betty Boop présente, dans certains plans, des exemples de l'utilisation du système de décor avec profondeur de champ, mais en noir et blanc cette fois. À comparer, sur ce point, à "Ali Baba".

Enfin, la recherche "Fleischer" seule donne droit dans la liste à quelques "scories", dont plusieurs publicités animées qui se sont retrouvées là parce que les utilisateurs ont dit que ça ressemblait à du Fleischer. "In my merry Oldsmobile" étant un authentique Fleischer publicitaire (au résultat commercialement douteux mais esthétiquement extraordinaire), pas de confusion...
Toutefois, parmi ces "scories", apparait un autre film historiquement intéressant: "Plane dumb", allusion évidente au "Plane crazy" de Disney. C'est un Tom et Jerry de studio Van Beuren - Tom et Jerry sont ici deux personnages humains, un grand et un petit, proches de Mutt et Jeff mais qui n'ont strictement rien à voir avec le chat et la souris de Hanna et Barbera. Les cartoons Van Beuren étaient produits rapidement, à la chaine selon les principes d'industrialisation de J.R.Bray, et une bonne partie de la production est assez médiocre. Le studio était surnommé "Van Boring" (ennuyeux) par la concurrence... ce Tom et Jerry n'est donc pas terrible, mais historiquement intéressant.

J'espère que ces indications vous seront utiles, et de toutes façons, n'hésitez jamais à télécharger les "Betty Boop", le long "Gulliver" et surtout les "Superman", qui sont le testament esthétique des Fleischer...

-Edité le: Jeudi 24 novembre 2005 à 14:50 par Hallberg-

P.S.: Non, il n'y a pas d'erreur! Par l'indélicatesse de son distributeur, le magnifique "Popeye meets Ali Baba" a bel et bien été amputé de son générique d'origine (Paramount) pour être remplacé par celui qui ouvre les Popeye tardifs: Associated Artists Pictures, a Famous Studios Production... Il s'agit néanmoins d'un authentique Fleischer. Cette manipulation peu scrupuleuse sur cette copie ressortie dans les années 1950 donne une rupture peu élégante de la partition musicale du générique.

-Edité le: Jeudi 24 novembre 2005 à 15:09 par Hallberg-


Opération Sisyphe
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koko
 koko
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Une autre petite merveille, très étonnante: "In my merry Oldsmobile". C'est un film à caractère partiellement publicitaire pour la marque de voitures du même nom, et ceci-dit, vu la représentation de la voiture, on peut douter de son efficacité. Mais surtout, le procédé Bouncing Ball (le "karaoké Fleischer") prend dans ce film un tour totalement inattendu. Il frise le surréalisme. À voir, rien que pour ça, et si vous ne connaissez pas la Bouncing Ball, visionnez "Tramp-tramp-tramp" ou certains Betty Boop pour découvrir cette "balle bondissante" qui permettait au public de reprendre les chansons en choeur.

J'ai visionné la chose. C'est vraiment amusant (et je me rends compte que le karaoké n'est pas l'invention de Tisaga Tagak comme on le dit parfois, même s'il a eut l'idée d'enlever les paroles).
Tout de même est-ce vraiment une publicité ? On ne parle pour la première fois de voiture que après plus d'une minute de métrage et la merry Oldsmobile apparais encore plus tard. De plus ça ne donne pas vraiment envie d'acheter une Oldsmobile.

Si on prend les versions MPEG2 des films la compression est impeccable (mais les films de base ayant servi au transfert étant très dégradés on a quand même une image assez pourrie, surtout que le transfert laisse à désirer pour les films couleurs).


Le cinéphile déviant


   
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Hallberg
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La Bouncing ball, en fait, est chez les Fleischer une survivance du muet. Faire chanter l'assistance était bien plus important à l'époque, ou encore faire chanter un chanteur sur le côté de la scène ou dans la fosse d'orchestre. Avant ce procédé, il existait déjà des "clips" (illustration d'une chanson), qui devaient être chantés en direct et dont la synchronisation se faisait au petit bonheur la chance. Au contraire, avec les vues sonorisées, du style des courts métrages du début du XXe siècle, on écoutait le son et on ne chantait pas dessus - déjà que les systèmes anciens avaient souvent de chroniques insuffisances de volume sonore.

On retrouve la Bouncing ball tardivement. Au départ, un carton d'avertissement expliquait le fonctionnement. Le procédé, à partir des années 1930 et jusqu'aux années 1950, est considéré comme acquis pour le public. Il reste un brevet Fleischer exigeant, pour les réalisateurs désireux de l'utiliser, l'obtention d'autorisations. "The great race" de Blake Edwards (1965) est un hommage direct au cinéma d'avant-guerre (c'est en grande partie un burlesque aux gags automobiles hérités du genre Keystone). En référence à la tradition cette fois des années 1930 et 40, il comporte une séquence chantée. Celle-ci est réalisée avec le procédé Bouncing ball.

Il est à noter que la Bouncing ball est d'un point de vue "ergonomique" largement plus performante que le texte qui change de couleur du karaoké d'origine asiatique. En effet, les bonds paraboliques de la balle reproduisent l'effet de la baguette du chef d'orchestre, dont le rebond donne à la fois l'acccentuation et la longueur des notes, et permet cette anticipation minuscule qui permet de partir au bon moment - avec le Karaoké, il vaut mieux connaître les chansons et on ne le fait que sur des mélodies populaires; avec la bouncing ball, le public entendait deux ou trois fois la mélodie souvent créée pour le film, puis on le faisait chanter sur des couplets qu'il n'avait pas nécessairement déjà entendu.

"In my merry Oldsmobile" est vraiment remarquable par ce que devient la Bouncing ball à la fin: le procédé se mue en un délire surréaliste. Ce sont les personnages qui se retrouvent à bondir sur les syllabes du textes, des morceaux de voiture (!), des oiseaux, des bulles... Les Fleischer dynamitent leur procédé de façon louphoque et en font un gag en soi. En raison de l'aspect purement conventionnel du film (une parodie de mélodrame des plus stéréotypés), c'est une énorme surprise.
Pour le caractère publicitaire, à l'origine il ne fait aucun doute. Le nom de la firme apparait d'ailleurs dans le générique. Or, la voiture est franchement ridiculisée à l'exception de la brève séquence en images réelles. Elle se déforme, se disloque, saute en petits bouts dans le délire généralisé de la bouncing ball, et le film en général est volontairement grotesque. La légende veut qu'effectivement, les responsables de la firme furent quelque-peu désapointés par le résultat, mais je n'ai pas de renseignement exact là dessus dans la bibliographie à ma disposition. En revanche, il faut se reporter dans le rapport entre annonceur et créateur publicitaire de l'époque. Comme jusque dans les années 1960-70, l'annonceur mandatait un publicitaire, qui trouvait les slogans, les images, et souvent, l'annonceur était plus souvent mis devant le fait accompli que partenaire de la création. Il faut penser que les entreprises industrielles ne possédaient pas de personnels massivement affectés à du marketting, comme aujourd'hui, et n'étaient pas partie prenante de l'élaboration des campagnes; ils en étaient clients. Artistes indépendants fort peu versés dans le commerce (c'est d'ailleurs leur manque d'assiduité dans ce domaine qui leur fait perdre la battaille contre Disney), les Fleischer se préoccupent vraisembablement peu de satisfaire le client pour avoir de nouvelles commandes de films publicitaires. En l'occurence, faire de la pub dans un court métrage est totalement accessoire puisque le court se suffit à lui même commercialement, dans ces années où il s'insère systématiquement dans les séances avant le film principal. On comprend donc qu'ils aient laissé libre cours à leur fantaisie - et Olds Motors, par malchance, a hérité d'un film où ils étaient véritablement déchainés...

La couleur semble très dégradée, surtout pour le Popeye qui est un technicolor trichrome. Pour les bichromes, il faut regarder les rouges. S'ils ne sont pas éclatants, il y a un défaut, mais le reste est difficile à évaluer, parce que le bichrome n'est de toutes façons pas fait pour donner des couleurs naturelles.

Cependant, il y a des chances que le report numérique ne soit pas seul en cause. La Paramount est réputée pour mal entretenir son patrimoine. Les films sont souvent en assez mauvais état, et les copies données en distribution souvent médiocres. Arte a diffusé récemment le premier des trois Popeye deux bobines, le "Sinbad", qui était dans le même état point de vue couleurs que ceux-ci. Rien que l'étalonnage au tirage de la copie semble mauvais. Les films de la collection privée Lobster, à Paris, sont largement meilleurs, certains ayant été tirés directement sur une vraie et rarissime machine à technicolor trichrome à "transfert de couleurs" (triple impression de la pellicule à encres spéciales), d'autres restaurés numériquement. Même si ça date de presque dix ans déjà, il me semble que les Superman qui passaient dans les émissions de Lobster sur Arte, Cartoon Factory et Cellulo, étaient largement plus lumineux que ceux qu'on trouve sur internet ou en DVD.


Opération Sisyphe
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Sopid
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Et un autre domaine oè Maître Hall peut nous faire la leçon!smiley


Sopid, encore en vie!


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Au hasard du site mentionné par Koko, on trouve aussi quelques films du patrimoine du studio Ub Iwerks.

Comme je vous l'ai signalé, il y a aussi quelques van Beuren. En revanche, pas de Disney, pas de Messmer (Félix le chat) en dehors de quelques reprises tardives et peu intéressantes (époque télévision), et la recherche sur Walter Lantz donne un unique Woody Woodpecker tardif. Pas d'Oswald ou de Dinky Doodles qui pourtant sont du domaine public; pas plus, donc, que de Félix d'avant guerre, de Alice, d'Oswald époque Disney, ou classiques Disney d'avant guerre.

Iwerks
Ub Iwerks (1901-1971) est l'ancien bras droit de Disney. On lui doit probablement la conception de Mickey dont les époux Disney n'auraient eu que l'idée de base, pratiquement tous les dessins et la réalisation de Plane Crazy, le premier Mickey. Il avait été également réalisateur sur les Alice, et les Oswald lui devaient beaucoup. Il déduisit d'ailleurs probablement Mickey non pas d'une imitation d'Oswald ou de Félix, mais des nombreuses petites souris qui parsemaient l'écran et appartenaient au langage de base du cartoon des années 1910-1920. Dans la tourmente des années 1927-28, quand les producteurs Margaret Winkler et Charles Mintz embobinnent le jeune Disney pour lui voler littéralement le personnage d'Oswald et les trois quarts de ses collaborateurs, Iwerks est un des rares fidèles qui refuse les propositions de salaire alléchantes, et aide Disney à rebondir.
À partir de 1930, Iwerks dirige son propre studio, commandité par le producteur Pat Powers. Il reste indépendant jusqu'en 1936, quand des difficultés économiques l'obligent à fermer; il travaille ensuite brièvement à la Warner, puis au studio Screen Gems de Mintz, et retourne enfin chez Disney.
Le style d'Iwerks est assez personnel. Son dessin est naïf, tendre et tout en rondeur. Il s'écarte fortement de l'humour rosse du studio Warner autant que du ton moraliste que prend peu à peu le studio Disney. Iwerks est un fabuleux technicien mais n'aura jamais le génie du scénario d'un Disney ou d'un Avery. Son manque de sens commercial l'empèche de continuer une carrière en solo plutot prometteuse.

Les films du site archive.com ( http://www.archive.org/search.php?query=iwerks)

Fiddlesticks - Le premier de la série Flip the Frog. La grenouille n'y a pas du tout son apparence définitive, mais dans tous les génériques suivants, elle jouera du piano... Flip est encore ici une grenouille qui vit dans un environnement naturel avec d'autres animaux. Dans l'essentiel de la série, au contraire, elle devient un personnage anthropomorphe qui exerce des fonctions humaines, comme Mickey ou Donald. D'ailleurs, sa physionomie finit par se modifier au point qu'au bout d'un certain temps, Flip se perd dans tous les "tics" graphiques des années 1930 et qu'il ne ressemble pratiquement plus du tout à une grenouille ("il", parce que Flip est un mâle, il porte souvent un neu papillon)...
Fiddlesticks n'a pas du tout l'humour surréaliste et même parfois licencieux du reste de la série. Ses particularités sont ailleurs. Ce film est en couleurs, système Cinécolor bichrome. Il date de 1931. À l'époque, Disney a obtenu des époux Kalmus l'exclusivité du système Technicolor trichrome jusqu'en 1936 - et fera l'événement en sortant "Flowers and trees" en 1932, puis le premier "long" animé de l'histoire (Blanche Neige en 1936). Tous les autres ont du se replier sur des systèmes bichromes qui, en dépit de leur incapacité à rendre les couleurs naturelles, font quand même grande impression à un public ébloui par tant de nouveauté. Le talent d'Iwerks est de tenir compte des limites du Cinécolor pour tirer une certaine poésie de la tonalité particulière de l'image. Jamais on ne sent qu'il est embarrassé par l'absence du vert (ou du bleu), puisqu'il choisit judicieusement les teintes. Certains films des Fleischer, largement supérieurs en termes de mise en scène, n'obtiendront jamais ce résultat.
Autre particularité remarquable qui fait souvent citer ce film: à la fin, une souris aux oreilles rondes et à la culotte rouge vient jouer du violon... On connait le principe de la propriété intellectuelle à l'époque, mais c'est un peu moins précis qu'aujourd'hui... Souris de Disney, de Lantz accompagnant Oswald, Ignatz accompagnant Krazy-Kat, hordes de souris typiques du style de Paul Terry, se ressemblent énormément, et ici, c'est une démarque de Mickey qui accompagne Flip. Songeons aussi par exemple que Félix, Krazy-Kat et Julius, le chat des "Alice" de Disney, se ressemblent souvent comme deux gouttes d'eau...
"Fiddlesticks" est du reste le seul "Flip" en couleurs.

Alladin and the wonderfull lamp
Jack and the beanstalk
The brave tin soldier
Sont des cartoons typiques de la production du studio Iwerks dans la collection "Comicolor", pratiquement tous réalisés en Cinécolor bichrome avec des qualités indéniables sur le plan technique et graphique. Scénaristiquement, ils appartiennent à cette catégorie de contes que pratiquement tous les studios ont eu à coeur de faire au moins une fois, dans des styles très différents.

The big bad wolf est assez atypique: ce n'était pas dans les habitudes d'Iwerks de mélanger plusieurs contes et de les passer à une moulinette parodique sur fond de jazz entrainant - on attendrait plutôt ce genre de chose de certains Disney, et surtout de la Warner ou de la MGM. Notez enfin et surtout que le loup a une proximité graphique absolument remarquable avec celui des trois petits cochons de Disney...


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malko10
(@malko10)
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avez vous des liens pour des films cultes en VF siouplé
genre citizen Keyne ou autre

merci


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koko
 koko
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malko10 a écrit avez vous des liens pour des films cultes en VF siouplé
genre Citizen Kane ou autre

merci

Il n'y a pas de tel site à ma connaissance. Mais les films muets peuvent se voir en vo sans difficulté.

Il y a 13 films de Buster Keaton, dont The General (dégradé et amputé de ses premières minutes, mais quand même regardable) et d'autres merveilles comme Steamboat Bill Jr., The Playhouse (où Buster joue tous les rôles a la fois pendant un scène mémorable) et Cops (qui pousse à son paroxysme la récurrente poursuite par des policiers, sorte de fond de commerce du cinéma de Buster Keaton).

Il ne faut pas oublier non plus The Boat et sa célèbre scène de mise à l'eau d'un bateau.

-Edité le: Mercredi 4 octobre 2006 à 11:30 par koko-


Le cinéphile déviant


   
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malko10
(@malko10)
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peux tu me redonner le lien stp ?smiley

c est tjrs celui du 1er post?

-Edité le: Mercredi 4 octobre 2006 à 17:03 par malko10-


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