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La BD numerique, la fin de l'ere papier?

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MICH
 MICH
(@mich)
Noble Member
Inscription: Il y a 15 ans
Posts: 1149
 

Attention,ce n'était pas une critique.
Mais pour quelqu'un de mon âge et ne baignant pas dans un environnement informatique,ma première idée fut ce vêtement.
Perso,j'aurais tendance à dire "livre éléctronique"
Mais effectivement,quand on fait une recherche sur le NET,la première solution apparaissant est bien une "machine à lire"
La langue française est très riche qui plus est quand plusieurs nationalités se la partage.
L'essentiel est de se comprendre et de rester "vigilant" à son usage le plus correct possible.smiley

En visite chez maman cet après-midi,elle me fit remarquer qu'une liseuse était également
une espèce de surcouverture dans laquelle on glissait le livre.
Le but:la protéger,augmenter la beauté de l'objet....ou dissimuler ce que l'on lisait!
Coquins nos aïeux smiley

Les toutes belles étaient en cuir (de Russie) mes respects contesse Olga smiley


Que la force soit avec vous.....à jamais.

"Quand au bout de la nuit,j'entrevois la flamme d'une amitié,je vole m'y brûler les ailes"
(Yoko)


   
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Onago
(@onago)
Noble Member
Inscription: Il y a 16 ans
Posts: 1128
 

Tiens, juste une remarque par rapport à un commentaire d'Atlas sur l'obligation (ou non) de connecter une liseuse à internet: La Kindle permet de lire des fichiers pdf que l'on peut charger sur la machine via un simple cable USB. Notre fille réalise ses synthèses de cours sur PC, puis les convertit en pdf et les charge sur sa Kindle pour étudier dans le bus vers l'école...

Mais bon, je sais que le système Amazon peut être intrusif et pour peu que l'on décide de synchroniser sa lecture (afin de reprendre la lecture ou on l'avait arrêtée, même si on ne continue pas sur le même appareil), on est obligé de transmettre pas mal d'informations à la société Amazon.

Mais on s'éloigne du sujet de la BD numérique (en parlant de lecture numérique, plus généralement)


I asked of life: “What have you to give me? The answer came: “What have you to offer?”


   
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Paul
 Paul
(@paul)
Reputable Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 248
 

N’empêche que c'est une partie importante de la question. Je passerai au numérique le jour où la qualité de lecture sera la même.
Personnellement l'apparition des esquisses avec leur grand du format est une des meilleurs surprises(*) de ces dernières années dans le monde de la BD. Avec la qualité de l'impression et le dossier qui les accompagnent, on possède de magnifiques objets qui mettent pleinement en valeur le travail des auteurs.

A une époque, je crois que c'était vers la fin des années 90, j'ai eu très peur: les ré-éditons avec des papiers presque brillants, de mauvaises qualités, dont les pages se décollaient après quelques lectures se multipliaient. J'ai eu la chance de commencer ma collection de BD (**) avec les albums de 64 pages: impression matte, cahiers cousus...alors je suis heureux de retrouver une qualité similaire.

(*) l'autre, nous ne la devons pas aux éditeurs mais à la gentillesse d'Emilia smiley smiley . Mes albums, les derniers surtout, sont maintenant unis à leur vie numérique sur ce site. Merci à tous pour cela. Cela représente, pour moi, bien mieux ce que pourrait être une BD numérique, qu'une existence numérique figée dans un format qui reste à définir.

(**) une collection de BD numérique ne pourra jamais décorer les murs de mon bureau.smiley Je trimbale aujourd'hui une dizaine de mètres de linéaire de bibliothèque sol-plafond. Les déménagements sont les seuls moments où par faiblesse je pense à des livres électroniques (plutôt que cinquante cartons)smiley ... Mais une maison (on vient enfin d'avoir la notre) sans bibliothèque avec un bon fauteuil, un feu de bois et un bon livre ou BD, ce ne serait pas "une" maison.


Acquiers la paix de l'âme et des milliers autour de toi trouverons le salut.
S. de Sarov
Mes dernières lectures sur le site:

Le romantisme de L'Orgue du Diable.
Dessin
Présentation


   
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minako
(@minako)
Prominent Member
Inscription: Il y a 21 ans
Posts: 817
 

Je me permettrai d'intervenir sur 2 "parties" du sujet soulevées précédemment.

Tout d'abord concernant le besoin d'obtenir tout tout de suite par la jeune génération. Je partage en partie ce point de vue. Etant encore moi-même assez jeune, je le remarque tant autour de moi que dans les générations postérieures. Mais il y a pour moi un travers qu'il ne faudrait pas avoir : la généralisation. Il y a encore beaucoup de personnes de tout âge qui aiment cette atteinte et cette impatience avant la sortie d'un livre, qu'on attend depuis un moment. Quant à céder à l'insistance des adolescents, pour moi, ce n'est pas un problème récent. Les parents, quels qu'ils soient et peu important l'époque, ont dû opérer ces choix d'éducation.

Pour en revenir au sujet principal, le support numérique que ce soit pour un livre ou encore un film ne remplace jamais le charme du support matériel. Pour moi, le livre n'ayant jamais eu besoin d'un écran pour exister, cette dématérialisation me parait quelque peu inutile.
Pour autant, je suis d'accord avec Cherrydean, étant étudiante (pour quelques mois encore), les encyclopédies numériques constituent un gain de temps dans les recherches. Elles permettent un tri bien plus rapide et plus exhaustif des informations (souvent éparses et nombreuses).

Pour moi, la dématérialisation des romans, a contrario, ne me parait pas très pertinente (en tout cas pour le moment). J'ai pu voir une liseuse de mes propres yeux pendant les fêtes. L'écran est (je l'avoue) bien meilleur que ce que je n'aurai cru. Cela ne fatigue pas tant que ça les yeux. Mais de là à éprouver le même plaisir que lorsque l'on tourne les pages d'un livre, il y a pour moi un monde. Je parais sûrement un peu puriste (et je le suis sans doute un peu). Le phénomène s'accentue d'autant plus pour une BD. Le rendu n'est pas du tout le même. J'ai beaucoup de livres chez moi et tous n'ont pas été achetés neufs mais d'occasion. Le plaisir de lire un vieux livre, de sentir l'odeur un peu particulière, de sentir que le livre a vécu, ça n'a pas de prix pour ceux qui aiment. Une liseuse, une tablette ou toute autre lecture sur un écran rompt ce charme qui accompagne la découverte d'une histoire passionnante.

Concernant Spirou je ne le lis plus depuis longtemps, je n'ai donc pas pu constater l'évolution^^.

J'espère ne pas avoir été hors sujet et ne pas vous avoir barbés smiley

PS : premier post "sérieux" depuis un long moment, je n'ai plus l'habitude smiley


"L'expérience est le nom que chacun donne à ses erreurs." Oscar Wilde


   
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