La langue de Yoko, ...
 
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La langue de Yoko, Vic, Pol et les autres

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Gobol
(@gobol-2)
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Faute avouée est à moitié pardonnée.
Je vais pousser la magnanimité jusqu'à te pardonner entièrement (à cause de ta réflexion sur mon nouvel avatar, on est bien d'accord).
J'aime qu'on reconnaisse ses torts, et surtout qu'on me passe de la pommade (chouette, ici, on peut dire et faire ce qu'on veut, et surtout dire des choses qu'on ne peut pas dire dans la réalité, parce qu'on n'est pas Gobol dans la réalité. Vous en faites pas, c'est mon côté schizophrène qui ressort).
Et je suis bien d'accord avec toi que la langue française n'est plus ce qu'elle était. Mais que veux-tu, une réforme est une réforme, même quand elle est débile. Heureusement, tu pourras toujours écrire "un professeur" quand c'est une femme, puisque les deux sont admis...

Edité jeudi 28 août 2008 : 09:11 par Gobol


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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Eli
 Eli
(@eli)
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Aaaah la délicieuse idée complètement débile de féminiser les noms de métier (de les féminiser faux en plus la plupart du temps)...

Mais dites-moi si on dit "un professeur" pour un homme et "une professeure" pour une femme qu'est ce qu'on dit pour les hermaphrodites ? (et ne me dites pas que les hermaphrodites n'ont pas le droit à leur hermaphrodisation ça serait de la discrimination smiley !!)
-----------

Ceci dit sur un mode plus sérieux pour ceux que ça intéresse voici ce qu'on m'a dit en cours l'année passée (copier-coller de mes notes de cours j'ai la flemme de re-résumer) :

Problèmes liés à la formation du féminin :

- Les noms en –eur issus d’adjectifs comparatifs latin en –or ont leur féminin en –eure : antérieure, postérieure, extérieure, citérieure, ultérieure, majeure, mineure, supérieure, prieure.

- Les noms en –eur issus de verbes français ont leur féminin en –euse : chanteur, on peut dire chanter donc le féminin est chanteuse ; facteur, on ne peut pas dire facter donc le féminin est factrice

- Les noms issus de noms latin en –tor ou –ator ont leur féminin en -trice ou –atrice : instituteur --> institutrice.

- Onze noms ont leur féminin officiellement en –esse : vengeresse, charmeresse, chasseresse (registre poétique), enchanteresse, (juridique) bailleresse, défenderesse, demanderesse, venderesse, doctoresse, pastoresse (épouse du pasteur).

- Beaucoup de féminin en –euse ont été formés, mais d’une part parce qu’il s’agissait souvent d’activités manuelle ou modeste (coiffeuse, crocheteuse, débarraseuse,…) et d’autre part parce qu’ils rappellent les adjectifs en –eux, -euse, connotés négativement (fumeux, graisseux, anxieux, furieux, fallacieux, scabreux,…) et enfin parce que certaines paires de noms opposent une valeur supérieur à la finale –trice (cantatrice, chanteuse), ont tendance à être dépréciés.

- Les féminins en –esse sont également ressentis comme dénigrants (cheffesse, doctoresse,…). Pourtant, il y a certes pauvresse, ânesse, gonzesse, mais aussi comtesse, altesse, duchesse, princesse, déesse…

- Parce que certains féminins sonnent bizarre pour certains, on a choisi des féminin arbitraires et illogiques : auteur, devrait être autrice, mais est souvent écrit auteure.

- Une solution serait que tous les noms soient considérés/perçus comme épicènes (instituteur = instituteur femme et homme, donc plus d’institutrice).

- D’ailleurs, en soi c’est le cas pour les noms de fonctions pour lesquelles c’est la tête qui fait le travail, ces noms de fonctions sont alors épicènes (professeur, médecin, docteur ès X, écrivain, auteur,…)  on ne devrait pas avoir besoin de féminin, c’est un neutre dont la fonction est assurée par le masculin.

- Ajoutons que « chef » est une métaphore : la tête, le chef = l’occiput. Un homme prend LA tête, il est LE chef, pareil pour une femme, elle prend LA tête et elle est LE chef.  pas besoin de former une forme féminine absurde et moche (cheffe!?).


***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
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cehel2
(@cehel2)
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C'est quoi, des noms épicènes ?

Edité samedi 30 août 2008 : 08:53 par cehel2


"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)


   
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Gobol
(@gobol-2)
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EPICENE adj. (gr. epiloinos, commun). LING. 1. Se dit d'un nom qui désigne indifféremment le mâle et la femelle d'une espèce (ex. : aigle, souris). 2. Se dit d'un nom, d'un pronom, d'un adjectif qui ne varie pas selon le genre (ex. : efnant, toi, jaune).

Source : Le Petit Laourrse illustré, 1999.


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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cehel2
(@cehel2)
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Merci Gobol !smiley


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Gobol
(@gobol-2)
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Non, pas "Merci Gobol".
"Merci Petit Larousse Illustré" serait plus juste.
Mais bon :
Y'a pas de quoi !

Edité dimanche 31 août 2008 : 00:08 par Gobol


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Cherrydean
(@cherrydean)
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Bien, "cheffe" serait certe affreux, mais je serais tout à fait pour dire "la chef". D'ailleurs, utiliser le neutre pour les professions qui utilisent la tête, je trouve ça bien bête. Comme si un infirmier ou une infirmière n'utilisaient pas leur tête (par exemple). Et puis, on ira me faire croire qu'à la base on n'utilisait pas le masculin exclusivement, dans ces mots là, parce qu'il s'agissait socialement de professions réservées aux hommes...

Si je deviens un jour professeure comme je le souhaite, de grâce ne m'appelez jamais "madame le professeur". Je serai toujours une "une" peu importe ma profession.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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cehel2
(@cehel2)
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Je serai assez d'accord avec toi, Cherrydean. C'est bien que des professions qui n'étaient réservées qu'aux hommes se féminisent aussi... Mais reconnaissons que la langue française est bien compliquée ! ...


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(Christian Bobin)


   
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Gobol
(@gobol-2)
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Je ne vous raconte même pas dans quelle galère on entre avec Gobolovna, qui entre en CP et commence à apprendre à lire...


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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frac
 frac
(@frac)
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Début du sujet  

En général, ils réforment à leur manière notre chère langue française ! surtout au début (quoique, quand je vois à mon travail le courrier de tout poil que je reçois, y'a pas qu'au début que certains font de la réforme sauvage de la langue française ! smiley
Nous on entre dans une autre galère : la fraccette (petite frac) entre en... début d'apprentissage du parler et comme elle entend les deux langues (français pour moi et espagnol pour madame) elle mélange ou alterne allègrement. ça promet, mais c'est étonnant (pour moi en tout cas). Je sens qu'on va rire quand elle va construire des phrases mixtes !!!
frac
à propos, Gobol, tu peux me rappeler ce qu'est "Le petit Laoursse illustré 1999", j'avoue que je ne connais pas cette version...smiley


Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...


   
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Eli
 Eli
(@eli)
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@Cherrydean: il n'y a pas de nom spécifique en français pour certaines professions parce que traditionnellement elles sont réservées aux hommes là je suis d'accord, mais si on veut avoir un mot spécifique pour les professeur-femmes, pourquoi pas en avoir aussi pour les professeur-noirs, pour les professeurs-homosexuels, pour les professeurs-unijambistes, etc. c'est ridicule et ça ne fait pas avancer le statut de la femme (ni des autres); au contraire les noms féminins de profession tendent plutôt à la dévalorisation

...et si on tient absolument à former un féminin on pourrait au moins le faire en respectant les règles du français...

Par contre pour dire "la professeur" (sans e) oui je suis tout à fait d'accord (puisque le mot est épicène comme un/une enfant - mais pas "une enfante"!), mais "la chef" non ! puisque c'est une métaphore et à ce que je sache les figures de style ne s'accordent pas (sinon on dirait "cette petite fille est une ange", "il est rouge comme un tomate" etc.) et ça devient vraiment n'importe quoi

Cherrydean a écrit Comme si un infirmier ou une infirmière n'utilisaient pas leur tête (par exemple).

Là je suis d'accord avec toi : ils utilisent leur tête, mais il s'agit quand même de métiers plus "physiques" (soins aux malades) que celui du professeur de physique qui fait des recherches théoriques

Cherrydean a écrit Et puis, on ira me faire croire qu'à la base on n'utilisait pas le masculin exclusivement, dans ces mots là, parce qu'il s'agissait socialement de professions réservées aux hommes...

par contre on dit UNE sentinelle... alors que les soldats ont été exclusivement (il me semble) des hommes pendant des siècles... (et personne ne fait des histoires pour demander qu'on dise "un sentinel")


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frac
 frac
(@frac)
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Début du sujet  

Oh il y a mieux encore que la sentinelle : en france, une discipline, au nom de l'égalité, a été assez récemment, si je me souviens bien, ouverte aux hommes en école de médecine ou d'infirmière, je ne sais plus. Il s'agit de sage-femme. Et on dit : "un homme sage-femme !". ça je trouve que c'est le top.
Par contre Eli, ton rouge comme un tomate ne colle pas : la tomate est féminine et même si on "le" compare à ce fruit, ça reste "la" tomate.
C'est plus subtile avec : elle est vert pomme. Elle, féminin, la pomme féminin, mais la couleur (pourtant "la" couleur) est masculine et on reste donc invariable sur le vert pomme.
Je comprends ma femme qui me dit que le français est une langue impossible !!!

frac

Je viens juste de voir :
"Ais confiance, Pearl...", je vous passe la suite.
Ah! ce verbe avoir, quel casse-tête quand il est au conditionel ou à l'impératif, les 3 personnes du singulier. On voit couramment, ici ou là des "il faut que j'ai fini", "dès que j'es terminé", "je ne veux pas qu'il est parlé" et j'en passe et des meilleurs.
Le premier problème c'est de savoir quel verbe/auxiliaire on met. Pour cela, bonne vieille méthode : changer de temps ou mettre à l'infinitif. Avoir parlé ou être parlé ? la réponse est en générale vite trouvée. Ensuite comment ça s'écrit ? Ben faut savoir, je connais pas de truc. C'est : "que j'aie", "que tu aies" et "qu'il ait". Et à l'impératif c'est "Aie confiance" (prononcer "ê", pas "aille").
En tout cas, jamais "es" ou "est" (ça paraît peut-être évident mais après "tu" ou "il", la force de l'habitude fait que...)
Pour résumer :

Panneau haut
Il faut que j'aie/tu aies/il ait terminé avant de partir
Pancarte

frac


Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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par contre on dit UNE sentinelle... alors que les soldats ont été exclusivement (il me semble) des hommes pendant des siècles... (et personne ne fait des histoires pour demander qu'on dise "un sentinel")

Bon point, je te l'accorde. Pour la professeure, je ne suis pas d'accord avec ton intervention par contre. On accorde toujours en genre et en nombre en français, c'est la seule chose qui justifie que l'on puisse mettre professeur au féminin. Ce n'est pas de la discrimination envers les autres distinctions possibles (raciales par exemple). Puisqu'avant il n'y avait pas de femme qui étaient professeure, c'était légitime de ne pas se poser la question et de ne pas l'accorder, maintenant, ce n'est plus le cas, c'est pour ça que la langue s'ajuste.

Pour "la chef", je ne m'avance pas, je ne veux pas parler à travers mon chapeau.

Pour l'homme sage-femme... Ouais bon...


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Le Grand migrateur
(@le-grand-migrateur)
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En même temps, dire sage-homme, aurait plutôt tendance à me faire sourire.


Panneau haut
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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"
Pancarte


   
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cehel2
(@cehel2)
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J'ai re-relu bon nombre d'aventures de Yoko dernièrement et j'ai remarqué qu'il y avait beaucoup de point de suspension à la fin des phrases. Certains sont nécessaires, d'autres pas vraiment... L'avez-vous remarqué ? smiley


"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)


   
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