Le train, c'est son dada 
In Hall I trust ! ![]()
A Elbereth Gilthoniel
silivren penna miriel
O menel aglar elenath !
Na-chaered palan-diriel
O galadhremmin ennorath,
Fanuilos, le linnathon
nef aear, si nef aearon

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés"




Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Hallberg a écrit Ben dans le train, on peut lire plein de choses. "Ne pas se pencher au dehors", "l'usage des toilettes est interdit pendant l'arrêt en gare" et "ne pas ouvrir avant l'arrêt du train", dans plusieurs langues, en plus.
Si tu veux apprendre ce genre de phrases utiles, tu peux aussi venir à Genève prendre les nouveaux trams, ils ont été fabriqués en Pologne visiblement parce que les instructions et les avertissements aux passagers sont rédigées en polonais et anglais, visiblement ils ont oublié de changer les étiquettes!
***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***
Ben, le modèle de tram récemment acheté par les TPG a été conçu pour les besoins de la ville de Lodz. J'ignore où il est fabriqué exactement, parce que c'est un modèle du groupe Bombardier-transport, qui est implanté un peu partout en Europe. Les TPG ont probablement touché des exemplaires sur lesquels le constructeur a oublié de mettre en conformité toutes les inscriptions. Dans le même goût, mais en moins systématique, il y a aussi les véhicules que les sociétés de transports en commun achètent d'occasion - parfois, ils conservent même l'affichage des tarifs ou le plan de la ligne de leur ancienne affectation. Je me souviens d'avoir été dans une rame de métro à Munich, dans laquelle était affiché un superbe plan de réseau... de Francfort-sur-le-Main. Facile, pour les touristes... Dans le même goût, une amie a eu droit, à Bucarest, à un bus de la ligne... qui passe dans son quartier, à Paris. La chose est encore plus courante dans les compagnies aériennes de second rang dont la plupart des avions sont d'occasion. Cet été j'ai eu droit à un ex-Air France et un ex-Aeroflot, et là les petites inscriptions "gilet de sauvetage sous votre siège", "sortie de secours" et autres étaient évidemment rédigées dans les langues correspondantes et en anglais... et rien en lituanien, alors que c'était quand-même une ligne Lithuanian-Airlines...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Cherrydean, j'imagine tout-à-fait que tu lises des ouvrages d'éducation musicale, ce qui n'est certes pas mon cas , mais j'imagine aussi que tu passes peut-être du temps en lecture de partitions proprement-dites, non? Chez moi c'est assez important, je consulte plus de partitions que je n'en utilise vraiment, en particulier parce que je le fais dans une optique de connaissance des oeuvres et des auteurs... En particulier je vais pas mal en bibliothèque de recherche, pour ça, quand ça me prend.
Bien, je lis des partitions pour trouver du répertoire à mes élèves, mais ces temps-ci, je ne joue pas beaucoup. Alors, je me promène un peu dans les nocturnes de Chopin, pour le plaisir et pour recommencer tranquillement avec des pièces pas trop difficiles, pour laisser une chance à mon poignet qui se remet lentement, mais sûrement. Sinon, quand je joue, ces temps-ci, c'est autre chose que de la lecture.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Je vois. Moi c'est assez différent, puisque je lis plus pour découvrir et connaître du répertoire, et donc bien plus que je n'en joue, mais en même temps c'est toujours dans l'optique d'un projet éventuel. Je ne peux pas prendre une partition sans me demander comment je voudrais la jouer, dans l'hypothèse où un jour je pourrais monter l'oeuvre.
J'avais dit précedemment qu'il m'arrivait de lire dans les trains et les avions, mais ce que je n'avais pas dit, c'est que c'est seulement la seconde activité par ordre de priorité, dans ce cas, pour moi. Si j'ai la possibilité de dormir, je dors...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Bien, il m'est arrivé de faire davantage de lecture de partitions, notament en début de session à l'université lorsque je devais me choisir un programme ou lors d'organisation de concert, en analyse musicale, en histoire de la musique, en chorale, etc, etc. Par ailleurs, parmis mes élèves en piano, j'en ai qui sont maintenant de niveau intermédiaire et le répertoire commence à être plus intéressant et j'essaie de le diversifier.
En passant, j'ai une de mes élèves qui fait également du chant avec moi. Elle travaille présentement "Flow my tears" de Dowland. Aurais-tu des suggestions de pièces pas trop difficiles pour une soprano débutante (et pas d'allemand pour tout de suite)? Disons que je ne voudrais pas que ça dépasse le "la" sous la portée en clef de sol et le "fa" cinquième ligne dans cette même clef. Ah, et elle était intéressée à apprendre "Lascia qu'io pianga mia cruda sorte" de Haendel, mais je ne trouve plus ma partition (c'était une photocopie). Sais-tu dans quel livre d'Haendel je pourrais trouver cette pièce?
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
En fait, à mon sens, à tous les niveaux on pourrait diversifier le répertoire, au sens où il y a forcément des choses pour tous les niveaux tant dans ce qui est connu que dans ce qui n'est pas connu. Donc en fait, on pourrait toujours découvrir du répertoire même avec un niveau modeste, mais bon, il faut avoir le temps de chercher, et c'est bien dommage. Quand on n'a pas que ça à faire, on est obligé de se replier sur ce qui est édité, et souvent, ça cantonne aux choses connues...
Pour le reste je te réponds par MP parce qu'on va être franchement hors-sujet...
Sur le "comment" de la lecture, je change d'approche de la question, je passe à la question "lire intégralement ou en diagonale". Pour ma part, je déteste survoler, ne pas lire un texte entier au sens lire le plus vite possible pour ne retenir que l'essentiel. Quand j'y suis obligé (études/boulot) ça m'agace profondément. Je ne lis pas forcément tout en entier, s'il y a des chapitres dans un ouvrage qui ne m'intéressent pas, je les saute, mais lire en diagonale en survolant les phrases, je trouve que c'est très désagréable, ça n'apporte aucun plaisir...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
En fait, à mon sens, à tous les niveaux on pourrait diversifier le répertoire, au sens où il y a forcément des choses pour tous les niveaux tant dans ce qui est connu que dans ce qui n'est pas connu. Donc en fait, on pourrait toujours découvrir du répertoire même avec un niveau modeste, mais bon, il faut avoir le temps de chercher, et c'est bien dommage. Quand on n'a pas que ça à faire, on est obligé de se replier sur ce qui est édité, et souvent, ça cantonne aux choses connues...
Tout à fait. C'est moi qui m'exprime mal. Le répertoire pour débutant que je connais est assez diversifié et avec les années, j'y vais toujours en l'approfondissant. Cependant, c'est tout récent que j'ai des élèves intermédiaires et c'est là que je dois aller chercher davantage de matériel. Dans le programme de piano, que j'essaie de suivre avec les élèves suffisament interessés pour le faire, on doit faire des pièces de toutes les époques depuis l'époque Baroque. Donc, par exemple, je n'ai aucun problème à proposer un éventail de pièces baroques et classiques, car j'en ai plusieurs à la maison, mais j'ai un peu moins de pièces romantiques et je manque tout à fait de répertoire du 20e siècle. C'est là que je dis où je dois apporter de la diversité, de la diversité dans le matériel que je propose.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
C'est marrant, pourtant, sur piano moderne, le répertoire romantique et moderne est censé être le coeur du répertoire... C'est formidable que tu inities tes élèves à des répertoires qu'ils ne seraient pas amenés à jouer habituellement. Pendant très longtemps, le milieu du piano et des pianistes a été caractérisé par une approche à la fois timide, et surtout mécanique et crispée des répertoires dits "baroque" et "classique" (si tant est que ces catégories sont valables). Il faut que ce soient des gens de notre génération qui décoincent ce genre de truc là où ceux d'avant se sont enferrés dans des positions dogmatiques...
-Edité le: Mercredi 16 août 2006 à 01:14 par Hallberg-

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
C'est marrant, pourtant, sur piano moderne, le répertoire romantique et moderne est censé être le coeur du répertoire...
Bien, quand j'étais de ce niveau, je n'avais pas encore changé d'"école" de musique. Le programme était peut-être différent, mais je ne crois pas. Des pièces du répertoire romantique, j'en ai quand même plusieurs, mais juste Schumann, Chopin, Mendelssohn et Tchaikovsky. Je voudrais varier encore davantage. Pour les pièces deu 20e siècle, là c'est le néant total pour quelques degrés, puis je trouve quelques pièces dans les degrés plus avancés, mais encore. J'essaie d'avoir des volumes où l'on retrouve plusieurs pièces utilisables pour les cours. Les prochains sur ma liste son Bartok et Kabalevsky, mais j'ai eu certains problèmes à commander les bons livres alors j'avais remis ça à plus tard.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Je ne sais pas si ça peut t'aider, quand j'étais en première année de piano j'ai utilisé des cahiers qui s'appelaient "de bach à nos jours", collection "les classiques d'hier et d'aujourd'hui" éditions henry lemoine. Il y avait des pièces modernes (chostakovitch, papp, kabalevski, bartok, gretchaninoff, rossignol ( j'avais énormément aimé "la planète où dansent les fourmis bleues" ), prokoviev, lutoslavski "il y a un petit sentier", etc.). Il y a plusieurs volumes, pour des élèves de plus en plus avancés.
***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***
À mon avis, la musique XVIIe et XVIIIe pose plus de problèmes pour certains élèves pianistes dans la mesure où ces répertoires impliquent une grande autonomie du point de vue des choix d'interprétation de base (tempi, articulations), une certaine capacité à se détacher de la partition et un certain nombre de notions de style. Sans ça on arrive vite à l'effet "machine à coudre" qui peut rendre les choses si rébarbatives. Sans compter que dans la musique pour clavier, il y a un grand nombre d'accords à réaliser soi-même. Il y a des éditions qui mâchent le travail, mais c'est souvent assez débile... La musique romantique, moderne et contemporaine présente de ce point de vue l'avantage d'encadrer beaucoup plus, avec ses indications de nuance, de phrasé...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Oui, on peut aller loin en complexité pour ce qui est de la musique baroque, mais il faut bien commencer quelque part avec les débutants et je ne les embêtes pas tout de suite avec toutes ces choses. J'en ai qui aiment beaucoup Bach et qui en ont déjà joué quelques pièces de leur niveau, eux je commence à leur en parler tranquillement. Je suis pour le progressif dans mes approches en pédagogie.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...