Les plus belles séq...
 
Notifications
Retirer tout

Les plus belles séquences ciné...

6 Posts
5 Utilisateurs
0 Reactions
1,397 Vu
Lucterios
(@lucterios)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 6759
Début du sujet  

Moi il y en a une que j'adore et que je me repasse régulièrement : c'est dans l'Etoffe des héros (The Right Stuff) de Philip Kaufman.
Chuck Yeager grimpe à 40 000 pieds environ, aux limites de la stratosphère. Il arrive presque à toucher les étoiles, mais son NF 104 ne peut poursuivre plus loin. (Dans le film l'avion n'est pas tout à fait conforme à la réalité mais tant pis !). Il pourrait être un véritable astronaute si la guerre froide et d'autres facteurs n'en avaient décidé autrement, passons... (On se traîne avec des engins minables, alors que des techniques révolutionnaires auraient pu être développées depuis longtemps...).

Pendant ce temps là à Dallas, où les astronautes du programme Mercury sont réunis par cette vieille canaille de Lyndon Johnson (lui-aussi, comme Mitterrand, il va passer un p... de sale quart d'heure quand je vais arriver là-haut !smiley, une danseuse se tortille sur la musique de "Clair de Lune" de Claude Debussy, seulement cachée par ses plumes. J'adore ce truc. Le film est génial et le bouquin de Tom Wolfe encore plus ! Je vous conseille de le lire.


Fortuna audaces juvat !


   
Citation
koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 627
 

J'adore le plan séquence suivant le gamin à tricycle à travers l'hôtel dans The Shining. C'est la première utilisation réelle d'une Steadicam dans un long métrage et une illustration brillante de ce que ça permet de faire. Entre temps c'est devenu banal mais ça reste un des passages les plus forts de toute l'oeuvre de Stanley Kubrick.

J'aime aussi énormément la scène où Eleanor (interprétée par Julie Harris) danse avec une statue immobile, mais qui semble presque bouger, dans The Haunting de Robert Wise. C'est très beau et c'est le passage émotionnellement le plus fort du film.

En fait il y a des centaines d'autres passages que je devrais citer, mais ma mémoire n'est pas appropriée à ce genre d'exercice (citez moi un film, je vous dirais des scènes que j'ai aimé dedans, mais sans titre où genre à l'appui mon cerveau part dans tous les sens).

-Edité le: Lundi 17 juillet 2006 à 11:58 par koko-


Le cinéphile déviant


   
RépondreCitation
Oresias
(@oresias)
Noble Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 1761
 

Moi il y en a une que j'adore et que je me repasse régulièrement : c'est dans les Gremlins, quand ils voient à manger et qu'ils disent : Miamiaaammm...



   
RépondreCitation
Cherrydean
(@cherrydean)
Membre Moderator
Inscription: Il y a 21 ans
Posts: 4090
 

Moi, c'est dans le film Les vieux lions (second hand lions). Un des grands-oncles fait une partie du discour qu'il réserve aux ados à son jeune neveu. Démoli par les mensonges de sa mère, le jeune garçon ne sait plus que croire dans la vie. Le grand-oncle lui dit quelque chose comme que ce n'est important si c'est vrai ou faux, que l'important, c'est de croire en quelque chose. Enfin, c'est tellement bien dit dans le film, mieux que je ne le fais.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
RépondreCitation
koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 627
 

Il y a aussi une scène parfaite dans Honogurai mizu no soko kara de Hideo Nakata.

Spoiler :
Yoshimi Matsubara (interprétée par Hitomi Kuroki) ramasse l'enfant qu'elle croit être sa fille, s'enfuit en la serrant dans les bras et atteint l'ascenseur. La porte de son appartement s'ouvre à ce moment et sort toute mouillée Ikuko (sa fille, interprétée par Rio Kanno). Cette scène est extrêmement éprouvante car elle est non prévisible, parfaitement montée et met l'héroïne dans une situation inextricable. En gros elle justifie à elle seule la vision de Dark Water et confirme le génie de Kôji Suzuki comme auteur d'épouvante.

-Edité le: Mercredi 19 juillet 2006 à 22:08 par koko-


Le cinéphile déviant


   
RépondreCitation
Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

C'est un sujet extrèmement vaste. Je vais me limiter, comme vous, à un seul exemple qui me vient immédiatement en tête.

Die weiße Hölle vom Piz-Palü (L'enfer blanc du Piz-Palü) d'Arnold Fanck et Georg-Wilhelm Pabst, un des films qui a accompagné mon "initiation cinéphile".
C'est l'un des plus aboutis des films de montagne qui connurent une vogue en Allemagne dans les années 1920-1930. Celui-ci mettait trois stars en présence: l'actrice-danseuse-sportive et future réalisatrice Leni Riefenstahl qui jouait l'un des trois rôles principaux, et les réalisateurs Fanck (expert des tournages en haute montagne) et Pabst (chef de file du réalisme social et le meilleur directeur d'acteurs de l'époque).

La séquence "Inferno": en pleine nuit, le guide de haute montagne vient chercher une équipe de sauveteurs, dans un village alpin, pour aller chercher les héros, pris dans la tempête.
Il vient frapper aux portes. Dans le village plongé dans l'obscurité, les visages burinés des montagnards apparaissent, d'abord craintifs, aux fenêtres et aux portes.
La colonne de sauvetage se met en route à la lueur des torches, dont la fumée dégage une brûme fantômatique entre les chalets du village, qui semble soudain s'embraser de toutes parts.
La colonne progresse dans la montagne. De grandiose de jour, la montagne est devenue menaçante - ses énormes masses, noyées dans l'ombre, dominent, sinistres et sombres, la caravane de fourmis qui se lance à l'assaut de la forteresse...
Sur le glacier, au bord d'une crevasse, les sauveteurs découvrent un corps, et comprennent avec horreur qu'il s'agit là d'un des membres d'une importante cordée qui avait choisi de couper par un couloir d'avalanche (les trois héros les avaient rencontrés dans la journée, et avaient assisté de loin au drame).
Alors qu'une partie de l'équipe continue à la recherche des héros du film, une autre partie décide d'aller chercher les corps au fond de la crevasse. Les sauveteurs descendent dans la crevasse, où la lueur des torches dans la cavité de glace produit des lueurs fantastiques. L'image est féérique, jusqu'à ce que l'on se rende compte que cette féérie est jonchée des cadavres des alpinistes, que les sauveteurs entreprennent alors de décoincer et de remonter. C'est au moment de cette sinistre vision qu'apparait le titre de la séquence, en surimpression: "Inferno".

À l'exception de quelques plans très brefs, ce film a été entièrement tourné en décor naturel. Pour la séquence de l'avalanche, une véritable avalanche fut déclanchée, emportant les manequins disposés là où, juste avant, les acteurs s'étaient arrêtés - ce qui impliquent qu'ils étaient réellement allés dans le couloir, au risque de voir l'accident se produire réellement... À un moment, un alpiniste décroche dans une impressionnante falaise: la chute est réelle, l'acteur fut blessé... Aussi n'est-il pas étonnant que la scène de la crevasse ait été tournée dans une véritable crevasse, au mépris du danger. Parvenus dans les entrailles du glacier, les opérateurs s'ennivrèrent littéralement de la beauté de ce qu'ils voyaient, avec leurs torches qui réchauffaient dangereusement la glace... Les images qu'ils ont ramenées restent stupéfiantes, d'une beauté maléfique, avec le style photographique de l'époque, le fameux clair-obscur des allemands...


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
RépondreCitation
Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

Allez, encore une, dans Volga, Volga de Grigori Aleksandrov, en 1936. C'est une comédie musicale russe (si, si, la comédie musicale russe existe).

L'histoire est celle de deux groupes de musiciens amateurs, dans un petit village sibérien, qui rêvent de monter à Moscou pour triompher sur scène. L'un des groupes, l'orchestre, est dirigé par le comptable de l'atelier de lutherie, l'autre, le groupe de chanteurs et danseurs folkloriques, par la postière. Evidemment, comme c'est une comédie musicale classique, à la fin les deux orchestres s'unissent et font un malheur à Moscou, après maintes péripéties et un hillarant voyage sur le bateau totalement pourri affrété par le directeur du kholkhoze, personnage digne du maire de Champignac et audacieuse parodie du fonctionnaire soviétique... Et à la fin, les deux chefs d'orchestre rivaux finissent par s'aimer. Je vous révèle certes la fin, mais bon, s'agissant de ce genre de film, c'est cousu de fil blanc.

La séquence dont je voulais parler est au début. Au moment de récupérer le sac du courrier des mains de son collègue, la postière lui explique la raison de son impatience, et pourquoi tout le village attend la fameuse lettre qui confirmera leur inscription à un concours à Moscou. Le collègue est interloqué et met en doute le talent des villageois. Piquée au vif, la postière se met à lui décrire les multiples talents des membres de son groupe. Elle lui parle de l'un, qui chante merveilleusement, et vlan, elle se met à chanter. De l'autre qui danse comme un dieu, et vlan, elle se lance dans un kazatchok endiablé. D'un autre qui fait de la musique avec n'importe-quoi, et vlan, elle tire des sons insolites... d'un vélo. Le collègue est alors très impressionné, et, convaincu, il demande à notre postière: et toi, que sais-tu faire? Et elle: oh, moi? Rien...


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
RépondreCitation
Share: