
Ca cela me fait beaucoup rire !
Petite devinette : pourquoi ? Un chèque bisous d'une valeur inestimable à celle ou celui qui trouvera pourquoi je suis hilare quand je vois cet objet médiéval tardif, que l'on appelle un aquamanile et qui se trouve à Nantes. 
Pour vous donner un indice je mets le texte de description :
vers (445-475)
Et cele s’en est entremise
Tant qu’ele li met sor le dos.
Bien fait Amors d’un viel rados
Puis que Nature le semont
Quant tot le meillor clerc du mont
Fait comme roncin enseler
Et puis a quatre piez aller
Et comme je suis vraiment très gentille je traduis en français moderne :
Et celle-ci s'en est si bien occupée
qu'elle se met sur son dos.
L'Amour s'est bien joué d'un vieux radoteur,
après avoir reçu de mère Nature un conseil,
quand le meilleur clerc du monde
se fit comme roncin enseller
et puis à quatre pieds aller.
Je n'ai pas traduit clerc. On pourrait le rendre par savant, ni roncin. Cela s'entend : il s'agit d'un cheval de trait de peu de valeur.
Mais là ça devient vraiment trop facile. Je reformule donc la question : qui sont ces deux personnages ? Bonne chance !
-Edité le: Vendredi 25 février 2005 à 19:53 par Vindonissa-
Etain andiu sund amné
Oc Sídh Ban Find iar nAilbe
alors ca s'appelle le Lai d'Aristote.
"Aristote enseignait la sagesse à Alexandre. Craignez la femme ! disait-il sans cesse. Son élève aimait alors passionnément un jeune indienne et Aristote voulait l'en détacher. Cette dernière, prévenue par Alexandre, résolut de se venger en séduisant le vieux barbon. Aristote ne tarda pas à être pris dans les filets de l'enchanteresse, qui lui déclara qu'elle ne serait à lui qu'après avoir chevauché sur son dos. C'était dur, mais ce philosophe morose était follement épris. Il céda. Sellé, bridé, il se transforma en quadrupède. La maîtresse d'Alexandre se mit en selle, et lorsqu'elle tint Aristote en cette posture ridicule, elle se mit à chanter un lai d'amour. Aussitôt Alexandre apparut et se moqua de ce grotesque équipage. Le philosophe s'en tira par une spirituelle moralité : <>"
"Qu'un ami véritable est une chose douce !
Il cherche vos besoins au fond de votre coeur ;
Il vous épargne la pudeur
De les lui découvrir vous-même."
Jean de La Fontaine
Bravo Rosée ! Moi je trouve qu'Aristote ridiculisé par une courtisane, c'est plus drôle encore qu'Aristophane ! 
Etain andiu sund amné
Oc Sídh Ban Find iar nAilbe
Lucterios a écrit : Et puis, tout le monde s'en moque ici de tes vieilles histoires de bonnes femmes, à part Kaldorion, mais il ne vient plus
Il revient un peu...
Il a du retard à rattrapper.
Oresias a écrit : "En architecture moderne, on fait de très belles choses, mais si il y a bien des ouvrages modernes qui sont foirés, ce sont les églises. "
C'est bien vrai pour les églises...
Sur Aristote :
Moi je trouve qu'il n'a pas été "ridiculisé" sur les fond, sur ses idées, par le fait que sa "mésaventure" montre que ses craintes n'étaient pas infondées...
Maintenant, je trouve ça comique au plus haut point ! Et en effet il est bien ridicule là..
Un monde ou la femme est avec l'homme et l'homme avec la femme... Bien... n'est-ce pas un peu la cas ? IL n'y a pas de "guerre féroce" que je sâche. De ma vie je ne me suis jamais senti traité de façon très différente par un homme ou par une femme... je n'ai jamais eu un sentiment de 'lutte" et je n'ai jamais agi différemment envers elles d'envers les garçons...
Ce n'est pas "sorcier" pas besoin de plein de philosophie pour cela, ni de considérations metaphysiques évoluées.
-Edité le: Vendredi 1er avril 2005 à 14:27 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.





