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Poesies electroniques

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malko10
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okaichesmiley


Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié


   
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Hallberg
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Voici qui relève, dans un certain sens, d'une forme de poésie... Puisqu'on dit que le jeu vidéo est un art, il a probablement ses classiques...

Voici donc une page consacrée au premier et dernier appareil de jeu vidéo à pièces fabriqué en Allemagne de l'Est. Ceci devrait intriguer les Koko et autres Pulko très versés dans l'histoire de l'informatique, et probablement amusés par ce genre de jeu des années 80...

Outre des informations historiques, sur ce site, on peut jouer aux huit jeux proposés par le modèle de base.

Le site reproduit les graphismes et les bruits si élégants d'un vrai jeu des années 80.

Quiconque a du mal avec l'allemand, peut me demander toutes les explications nécessaires.

http://www.polyplay.de/?m1=info&m2=intro


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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PulkoMandy
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De l'art électronique, en vrac...

-Musique: http://parishq.net/
-Dessin (Pixelart): Colonisation de la lune http://www.x-panded.com/pixeldam/pixelmoon.html

Et on en trouve surement beaucoup d'autres...


"Qui a un pied dans la barque et l'autre dans le canoë tobera à l'eau."
proverbe tuscarora


   
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koko
 koko
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Hallberg a écrit Voici qui relève, dans un certain sens, d'une forme de poésie... Puisqu'on dit que le jeu vidéo est un art, il a probablement ses classiques...

Voici donc une page consacrée au premier et dernier appareil de jeu vidéo à pièces fabriqué en Allemagne de l'Est. Ceci devrait intriguer les Koko et autres Pulko très versés dans l'histoire de l'informatique, et probablement amusés par ce genre de jeu des années 80...

Outre des informations historiques, sur ce site, on peut jouer aux huit jeux proposés par le modèle de base.

Le site reproduit les graphismes et les bruits si élégants d'un vrai jeu des années 80.

Quiconque a du mal avec l'allemand, peut me demander toutes les explications nécessaires.

http://www.polyplay.de/?m1=info&m2=intro

Intéressant. Je n'ai rien compris à la fiche de description technique (on y parle du Z80 de Zilog, mais étant donné que Zilog est Californien je me demande si c'est bien le Z80 qui était utilisé ou si c'est juste une comparaison).

Le paragraphe en question :

Der eigentliche Mikrorechner basiert auf einem Robotron K 1520 System, welches auf 5 Platinen verteilt ist. Als Prozessor wurde der U 880 verbaut, welcher ein DDR-Nachbau des westlichen Z 80 von Zilog war. Dieser 8-Bit-Prozessor arbeitete mit einer Geschwindigkeit von 2,47 MHz und war der in der DDR am häufigsten eingesetzte Prozessor.

Pour les jeux certains sont des copies de classiques, d'autres me sont totalement inconnus. Il sont juste très laid comparé à ce qu'on pouvait faire avec un Z80 à 2,47 Mhz (mais bon, je ne sais pas si c'était ça le processeur utilisé). J'imagine que ça n'a pas marché... en 1985 on avait déjà sur le marché français et américain le CPC 464 comme machine de jeux PERSONELLE, donc en comparaison une borne d'arcade, c'est à dire une machine spécialisée et dans la quelle on met des pièces, devrait être plus performante. D'ailleurs parmi les jeux d'arcade qu'on avait en 1985 il y avait Commando et Ghosts 'n Goblins qui sont d'une technicité incomparable (et ludiquement beaucoup plus évolués).

Edité Mercredi 1er novembre 2006 :10:54 par koko


Le cinéphile déviant


   
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PulkoMandy
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Ils parlent du U880, un clone local du z80. Cette machine a des graphismes pas si mauvais que ça... ça me rapelle un peut le spectrum avec 16 couleurs. Bon après, c'est sur que pour une borne d'arcade, c'est pas terrible.


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koko
 koko
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PulkoMandy a écrit Ils parlent du U880, un clone local du z80. Cette machine a des graphismes pas si mauvais que ça... ça me rapelle un peut le spectrum avec 16 couleurs. Bon après, c'est sur que pour une borne d'arcade, c'est pas terrible.

Le Zx Spectrum date de 1982 et coûtait 175 livres. C'était une machine grand public (pour son temps) est pas cher. Là c'est sorti en 1985 non ?

Ah, et merci pour le nom du processeur. Il est sur la wikipédia...

http://en.wikipedia.org/wiki/U880


Le cinéphile déviant


   
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PulkoMandy
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Le Spectrum est une machine simple qui a été beaucoup clonée... je pense qu'il s'en fabrique encore... http://www.eng.petersplus.ru/sprinter/
(bon, d'accord, avec quelques évolutions... mais en 1994 on trouvait encore des choses assez proches du vrais comme par exemple http://www.old-computers.com/museum/computer.asp?st=1&c=911 )
Après cette date, les compatibles PC sont arrivé.
Alors, finalement, cette borne d'arcade ne me surprend pas tant que ça ...


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malko10
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vous vous souvenez du zx81 qui se vendait en kit?


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PulkoMandy
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Oui, c'est bien lui... pas de couleurs, 2ko de ram, etc...
Et l'indispensable clavier complètement pourri de tous les sinclair ... smiley


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Hallberg
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Comme je vous le disais, dans les limites de mon vocabulaire informatique, vous pouvez me demander les traductions dont vous avez besoin. Le paragraphe cité dit: "Le micro-calculateur en question est basé sur un système Robotron K-1520, qui est réparti en cinq platines. Le processeur qui était monté était le U-880, qui était une copie est-allemande du Z 80 occidental de Zilog. Ce processeur de 8 bit fonctionnait à une vitesse de 2,47 MHz et était le processeur le plus massivement utilisé en RDA.


Opération Sisyphe
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Hallberg
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Nostalgie (?) électronique, toutefois un peu teintée d'ironie.

Quand j'étais à l'école primaire, c'est-à-dire entre 1982 et 1987, on m'a fait subir les Thomson TO-7 et MO-5. Pas tout de suite, bien-entendu, parce qu'ils ne sont pas sortis en 82, mais quand il y en a eu, on a annoncé à grand fracas aux enseignants, parents et élèves que l'an 2000 était à nos portes - vous savez, l'an 2000 où votre voiture flotte au dessus du sol, où un robot fait le ménage et la cuisine et vous dit des politesses d'un ton monocorde, et où l'on fait Paris-Moscou en trois heures dans un monorail à propulsion atomique.

À vrai-dire, une fois par semaine, on nous emmenait en bus dans une autre école de la commune, parce que la notre disposait d'un unique engin, alors que l'autre école en avait équipé une salle entière! Ces appareils obsolètes à leur sortie, parait-il, avaient été refourgués en masse à l'éducation primaire parce qu'ils s'avéraient pratiquement invendables sur le marché "normal". D'ailleurs, la digne et vénérable Société Française Thomson-Houston n'a pas tellement persévéré dans les ordinateurs, et est retournée faire des télévisions, des magnétoscopes, des équipements industriels et des automatismes pour le métro parisien. Peut-être l'avez-vous échappé belle, amis informaticiens. Néanmoins, comme je vous disais, la campagne d'informatisation à marche forcée de l'éducation primaire fut annoncée dans un style stalino-mussolinien absolument délicieux.

Des fonctions qu'on nous a montrées sur ces engins, je n'en ai retenu que quatre:
- des jeux que l'on appelerait aujourd'hui "ludo-éducatifs" visant à faire appliquer des règles de grammaire ou autres, aussi moches que les jeux du Poly-Play (voir mes précédents messages).
- un traitement de texte absolument inutile et inutilisable: certes moins contraignant que ce dont vous parlez sur votre Sinclair, parce qu'il savait aller à la ligne tout seul, il permettait d'imprimer des caractères ignobles ("d'informatique" selon les critères de l'époque) sur une imprimante à aiguilles dont on voyait les points et sur du vilain papier avec des perforations latérales. De plus, le clavier du MO-5 (celui du TO-7 était conventionnel) se composait de touches en caoutchouc, comme sur certaines vieilles calculatrices, trop espacées, et opposant une grande résistance à l'enfoncement. Enfin, la répétition des lettres, contrairement à ce qui se fait maintenant, n'avait pas de temporisation - de sorte qu'un appui un poil trop long, et il y en avait avec ces touches revêches, provoquait invariablement un doublement, triplement ou quadruplement involontaire de nombreuses lettres. Ce truc, donc, était censé nous montrer que l'avenir, c'était de faire plus moche et plus lent qu'une machine à écrire.
- La programmation en basic, ou du moins une initiation. D'abord, vachement pédagogique pour des enfants dont pas un ne comprenait l'anglais. Aucune utilité tangible non-plus, d'ailleurs, sauf à trouver un intérêt à programmer un truc qui compte tout seul ou qui vous demande: aimez-vous le chocolat? Si vous répondez oui, alors il vous dit: tant mieux. Si vous répondez non, il vous dit: aimez-vous la le boudin aux pommes? etc etc, en soi, c'était effectivement un acte de programmation, mais pour un enfant, c'est un truc fondamentalement ridicule...
- La tortue. Bidule censé faire des dessins qui se programmait un peu comme le basic, sauf que les instructions étaient en français (ça s'appelait le langage logo) et se limitaient à faire avancer, reculer, tourner, stoper la tortue qui laissait derrière elle un trait blanc. Les distances se calculaient en "pas", non qu'il s'agisse d'une quelconque unité anglaise débile, mais surtout que ça n'avait pas de rapport clair avec une unité de longueur métrique normale, une fois imprimé (sur le truc à aiguilles et sur le papier à trous). Donc autant rester dans l'abstraction. En gros, ça ne servait qu'à programmer l'exécution de figures géométriques simples. En y passant des heures, on pouvait fort bien lui demander d'exécuter, en un seul programme, un truc compliqué, mais pour être sûr de ne pas se planter, il vallait mieux décompter ses pas et ses machins sur un bout de papier, et réaliser le dessin à la main pour ne pas se perdre. Bref, ce truc servait à faire en plus moche et en plus difficile ce que vous pouviez faire à la main. D'accord, il permettait de le reproduire à l'infini, mais à cette époque reculée, la photocopieuse existait. En outre, pour reprendre un dessin, pas question de faire une simple correction, il fallait modifier les lignes de programme appropriées et tout recompter, les pas et le reste, pour que ça se raccroche au reste du dessin. Naturellement, ça n'admettait qu'une seule "tortue" à la fois.

Quant aux logiciels, ils se trouvaient sur des cassettes à bande magnétique en tous points identiques à celles dont on se sert pour enregistrer de la musique. Ce qui fait d'ailleurs que le temps de lecture était relativement long. Temps utilisé, en dépit de l'agacement provoqué chez l'instit (déja agacé qu'on lui fasse faire ces heures débiles), pour exploiter une autre ressource du matériel: les moniteurs étaient des postes de télévision, ce qu'il y a de plus classiques. On était sur une colline, et ça captait assez bien sans antenne (car les postes n'étaient pas reliés à la prise d'antenne, quand-même).

On étendait la mémoire du MO-5 en lui rajoutant un boitier "RAM" dont le bas s'enfonçait dans une trappe sur le dessus de l'appareil, au dessus du clavier tout mou, et dont la partie supérieure, à l'inverse d'un iceberg, restait aux deux tiers à l'extérieur. Il ne fallait pas trop y toucher, parce que les contacts étaient très mauvais, et un déplacement involontaire du boîtier, qui naturellement était trop mal ajusté pour être stable, pouvait planter l'appareil... Du reste, l'ergonomie, on le voit, était fort soignée. Dans ces temps pré-souris, existait un machin abominablement peu pratique, le "crayon optique", bidule en aluminium relié par un fil dans le genre combiné téléphonique à l'appareil. La chose possédait une laser au bout, et un doigt en plastique noir. En appuyant sur l'écran, le doigt faisait contact, et vlan, vous aviez désigné quelque-chose à l'ordinateur. Les usages en étaient très limités parce que tous les programmes ne s'en servaient pas, et rien qu'à l'aspect, ça faisait bricolage.

Nous, les gosses, on trouvait surtout dommage d'immobiliser là tous ces beaux postes de télé en couleurs, quand on pense que les postes en couleurs n'étaient pas généralisés à l'époque - mes voisins avaient un poste couleur à télécommande, et c'était un peu l'attraction des gamins du quartier...

Quant aux qualités propres des ordinateurs, disons qu'à la même époque, j'avais vu les premiers Macintosh au boulot de ma maman... Hem... L'anachronisme était assez frappant, même vu de mes sept ou huit ans...

Bref, en résumé, souvenir impérissable car ces cours avaient une vertu indépassable: convaincre un esprit juvénile mais ayant son bon sens de la totale inutilité de ces trucs idiots. Il y avait eu un concours régional de ne je sais quelle sorte, qui proposait au gagnant de remporter un TO-7 ou un MO-5, et je me souviens surtout avoir souhaité gagner le deuxième prix, qui devait être un magnétophone ou un truc du genre, et surtout pas cette monstruosité sans aucune utilité dans une maison.

Le temps a passé, j'ai un ordinateur qui sert à quelque-chose, ça fait plusieurs années que je n'ai pas utilisé une machine à écrire, et mon écran d'ordinateur ne capte pas la télévision. Et ironie du sort, figurez-vous qu'il faut que je me rachète un poste de télévision. Quand je pense à tous ces beaux postes modernes de l'époque, avec leurs boutons pour trois chaines, leur écran bien arrondi et leur boîtier en formica...

_________

P.S.

En fait, l'apprentissage de quelques commandes en basic a fini par me servir. Quand j'ai hérité la calculatrice paternelle qui, en son temps, dans les années 80, était un miracle technique à tel point qu'on n'avait pas hésité à appeler ça "personnal computer".

Voici l'engin.

Mon père avait acheté la chose, flambant neuve, en 1982, mais songez que quand je m'en suis emparé, après avoir longtemps utilisé la calculatrice maternelle (cette fois) qui avait exactement mon âge, c'était en 95. L'engin permettait de programmer, en basic pour les commandes, toutes les opérations nécessaires qui me servaient en terminale en cours de maths, en prépa et jusqu'à bac + 5 notamment en démographie statistique. Pas vite, mais programmable quand-même. Je me suis servi de la chose jusqu'à l'année dernière quand elle a rendu l'âme. Quand j'ai passé le bac, on a failli me faire des ennuis parce qu'ils avaient trouvé moyen de limiter la taille des machines. Il avait fallu que je leur explique que l'engin avait presque quinze ans de conception, et qu'en dépit de sa taille, il en faisait moins que certaines calculatrices de taille inférieure dans lesquelles certains collègues parvenaient à rentrer une part substantielle de leurs cours. Pendant très longtemps, me tenant à l'écart de tout ce qui concernait l'informatique et l'électronique, en dehors du CD audio et du magnétoscope, je ne me suis pas rendu compte de la vitesse de progression. Ce n'est que quand, récemment, un ami a vu la chose et m'a demandé si j'avais pensé à la vendre à un collectionneur, que j'ai réalisé le décalage. Et maintenant, mon premier ordinateur, qui est malencontreusement décédé à l'âge de sept ou huit ans, aurait paraît-il intéressé des collectionneurs, s'il était encore entier...

Edité Jeudi 2 novembre 2006 :15:02 par Hallberg


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Eli
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C'est marrant moi aussi j'ai subi 3 mois de cours d'"informatique" sur la fameuse petite tortue (pas à l'école primaire mais en fin d'école obligatoire)... pourtant c'était bien 10 à 15 ans après toi!
A l'époque je me disais bien que le prof avait l'air un peu rétrograde mais vu que mes connaissances en informatique étaient fort proches de zéro je ne pouvais pas vraiment en juger. Maintenant j'en suis certaine!


***
Fantôme chouette ou chouette fantôme ?
Gütiokipänjä !!!
***


   
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Hallberg
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Moi, mes connaissances en informatique sont restées assez basiques (j'ai pas dit: basiques). J'ai beau m'intérresser à l'histoire des techniques, ce n'est pas la branche qui m'a le plus attiré. Mais à l'époque, même si j'avais vaguement notion qu'on se servait d'informatique pour envoyer des soyouz et autres bidules dans l'espace, ce que je voyais surtout, c'était que le TO-7, c'etait pas pratique et que ça ne servait pour ainsi dire à rien, à part à faire des dessins simplistes. Mes parents étaient à l'asso de parents d'élèves et une des institutrices était une amie de la famille (elle l'est toujours) et je me souviens d'avoir entendu parler du fait que ces ordinateurs étaient obsolètes, et que l'on s'en était débarassé en les refilant aux écoles. Dans ces mêmes années 80, l'entreprise où travaillait ma mère avait proposé un stage d'initiation aux enfants du personnel sur ses nouveaux Macintosh, et pour la première fois j'ai eu le sentiment qu'un ordinateur pouvait servir à quelque-chose. Avec le recul, ces bazars-là, avec la souris, le système de fenêtres sur le "bureau" et tout, auraient été drôlement plus faciles, plus ludiques et plus pédagogiques pour une initiation scolaire, mais voilà, Thomson était contrôlé par l'état, pas les distributeurs européens d'Apple... Notez que j'ai ensuite passé tout mon secondaire et ma prépa sans qu'il y ait d'informatique au programme. En arrivant en licence, j'avais donc quelques souvenirs de la façon dont on se servait des fonctions basiques d'un mac, et vu des copains se servir de PC pour qu'on joue à des jeux. Comme j'avais décidément des exposés et des mémoires à présenter et que ça commençait à devenir juste à la machine à écrire, j'ai fait l'acquisition de C'te Bête, donc un mac, en 98-99, puis à l'école, j'ai - enfin - eu droit à des cours pour apprendre à utiliser des trucs sur informatique. La suite est connue, c'te-Bête a rendu son dernier souffle au printemps dernier et j'ai acheté c't'aut'Bête qui continue de me surprendre en étant à la fois minuscule et dix fois plus puissant que C'te-Bête. Ceci pour vous dire que mon entrée dans le monde de la technique moderne, de ce point de vue, s'est faite par à-coups...


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PulkoMandy
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Les Thomson... toute une aventure smiley
J'y ai eu droit aussi en 96 et là... c'était _vraiment_ comlètement dépassé.
Pour la tortue, il existait une vraie tortue qui se branchait je sais pas trop comment sur les ordinateurs et se déplaçait sur roulettes, avec un look futuriste en faux aluminium et plastique transparent avec des fils partout en-dessous.
Les mo5 et to7 sont définitivement nuls, par contre les machines suivantes, mo6, to8 et to9, auraient pu se vendre si elles s'étaient vendues 10 ans plus tôt...
Si ce sont ces machines qui ont étées vendues, c'est parce que Thomson avait acheté les plans de leur processeur des années plus tôt pour l'utiliser dans les missiles qu'ils construisaient. Du coup, ils ont gardé le même dans tous les ordinateurs alors que la technologie continuait d'évoluer.
Le pire, c'est qu'ils avaient aussi les plans du processeur des macintosh et ont failli en construire; mais apple n'a pas voulu et à tenter de négocier pour être vendu dans les écoles en échange de l'installation d'une usine en France, ce qui n'a pas marché. Voilà comment on a eu droit au plan "Informatique pour tous" de sauvetage de Thomson et Excelvision; qui par ailleurs à laissé de côté la troisième société informatique française, Matra-Hachette, et son ordinateur Alice, qui, bien que rouge et assez design, était encore plus dépassé que les deux autres...
Voila avec quoi on a fait la réputation de l'informatique d'être un truc super compliqué et qui marche jamais smiley


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koko
 koko
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Dans tous les cas les mécanismes de la programmation sont les même sur un TO7 et sur un PC moderne. On dispose d'outils plus savants que le Basic (C, C++, PHP) mais les bases de la programmation sont restées les même. Bref, pour faire ses premiers pas en Basic, le TO7 n'était pas pire qu'un PC pentium 4 (juste moins pratique).

Le message d'Hallberg soulève un problème: peut-on faire un initiation à la programmation qui puisse sembler utile aux élèves. Il est facile de nos jours d'intéresser les lycéens aux ordinateurs, mais en leur apprenant à se servir de logiciels tout fait (un navigateur web, un traitement de texte, un tableur). Bref en faisant d'eux des utilisateurs. Ce n'est pas alors réellement de l'informatique qu'on leur enseigne (un peu comme si un cours de physique passait par l'utilisation d'un grille toast, d'un moulin à café et d'un lave-linge, car ce sont des applications de la physique). Un type sachant se servir parfaitement de Word et de MSN en saura moins sur le fonctionnement de sa machine qu'un gamin ayant écrit 10 lignes de codes en basic sur MO5 (bon, il apprendra le vocabulaire lié à une interface graphique, et le fonctionnement d'un système de fichiers, s'il fait un effort, mais c'est tout).

En fait les choses vont même de mal en pis. C'est-à-dire que l'apprentissage de l'informatique se fait de plus en plus d'un point de vue d'utilisation de logiciels et de moins en moins sous l'angle de la programmation. Au final on n'étudie plus du tout les mécanismes, mais des applications et on se retrouve avec des étudiants en DEUG croyant connaître l'informatique car passant 2 heures sur un PC tous les soir mais incapable de comprendre la simple nuance entre un fichier et un programme ou entre une interface et ce qu'il y a derrière. Bref un accès à des outils trop complexes cache complètement le fonctionnement et est littéralement catastrophique...

Cela fait des gens complètement dépendant d'une plate-forme (windows) car ayant acquis tout leurs automatisme sous une interface précise et incapable de prendre un peu de distance. Des gens également très dépendant de leur interface graphique (taper une ligne pour compresser un fichier est plus compliqué pour eux que de lancer une outil spécial en double cliquant dessus, de faire glisser les fichiers dessus, de passer par un menu pour choisire un dossier à enregistrer et enfin de taper un nom pour l'archive, tout ça parce qu'ils sont restés bloqués sur l'idée que tout se fait en ouvrant des fenêtres). J'ensigne l'informatique en deug et c'est affolant.

Je pense cependant qu'il est impossible d'apprendre les bases de l'informatique avant le lycée, car le mécanisme d'un ordinateur demande de savoir ce qu'est un variable, d'avoir une bonne maîtrise de la logique (opérateurs booléens, fonctions) et d'avoir une capacité d'abstraction (non, la différence KDE et windows n'est pas limité à la couleur des icônes). A un niveau de collégien c'est impossible de faire des programmes assez complexes pour en voir l'utilité.

Et puis enfin le basique est une catastrophe car il est trop pensé pour les débutants et donne de mauvaises habitudes de programmation.

Edité Samedi 4 novembre 2006 :11:38 par koko


Le cinéphile déviant


   
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