Notifications
Retirer tout

Takashi Miike

24 Posts
4 Utilisateurs
0 Reactions
2,278 Vu
Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

Messieurs,

En raison de la législation sur la protection de l'enfance, et ce forum étant accessible sans restrictions, il serait nécessaire de clarifier quelque-peu certains éléments, et d'apporter des précisions sur des formulations du type "les aventures des hommes adultes avec des mineures" de façon à ce que d'un point de vue extérieur, il ne puisse y avoir aucune ambiguïté et que rien ne puisse être interprété comme choquant par d'éventuels lecteurs.

Merci de votre attention.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
RépondreCitation
koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 627
Début du sujet  

Le lien c'est juste des sous-titres (c'est 1000 fois plus petit que le film). Il faut extraire les sous-titres (avec winrar) et après soit télécharger le film (je te conseille emule) soit acheter le DVD en suivant le lien indiqué ($19.95).
Télécharger le film prendra quelques jours avec emule car il est assez peu demandé...

Le DVD que je t'ai indiqué contient des sous-titres anglais. Le film que tu trouvera sur emule est en japonais sans sous-titres. Dans tout les cas tu peux utiliser les sous-titres que tu as téléchargé (a condition de lire le fichier sur PC ou mac).


Le cinéphile déviant


   
RépondreCitation
Yurieong
(@yurieong)
Eminent Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 20
 

Précision concernat Phone: il s'agit d'un homme marié qui tombe amoureux d'une étudiante d'environ 17 ans, soit mineure au regard de la législation sud-coréenne où la majorité est à 18 ans. Pas de pédophilie donc...

Merci des explications Koko. smiley



   
RépondreCitation
petrushka
(@petrushka)
Noble Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 1006
 

Post effacé par Emilia car la remarque qu'il contenait est clarifiée et n'a plus de raison d'être... Merci de votre compréhension!

Yoko Tsuno et Emilia.

-Edité le: Mardi 4 juillet 2006 à 17:30 par petrushka-



   
RépondreCitation
Yurieong
(@yurieong)
Eminent Member
Inscription: Il y a 20 ans
Posts: 20
 

J'ai modifié complètement le passage. Plus de confusion possible.

Quand aux autre hommes avec S je disais ça dans le sens ou le réalisateur incite à une réflexion sur cette situation en général, dans la vie courante ou cette pratique n'est pas toujours un cas unique. D'où le S un peu fautif.

Mais bon Phone n'est pas un film pédophile, ce n'est pas mon genre de divertissement!

Critique du film pour ce faire une idée:
http://www.sancho-asia.com/article.php3?id_article=163

-Edité le: Mardi 4 juillet 2006 à 15:55 par Yurieong-



   
RépondreCitation
koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 627
Début du sujet  

Edit : Viré car plus de raison d'être. Je posterais ici une autre critique d'un film de Miike en temps voulu (il m'en reste un paquet à écrire).

-Edité le: Mardi 4 juillet 2006 à 17:34 par koko-


Le cinéphile déviant


   
RépondreCitation
petrushka
(@petrushka)
Noble Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 1006
 

Te tracasse pas Koko, on te fait cofiance... Mais il suffit parfois d'une phrase mal posée et hop on dévie... Cela m'arrive aussi!... Yuricong a rectifié et j'enlève ma remarque... Tout est bien, amis

Bises
Emilia



   
RépondreCitation
koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 627
Début du sujet  

Full Metal Yakuza

Un film de Takashi Miike, sur un scénario de Itaru Era, d'après une histoire de Hiroki Yamaguchi. Avec Tsuyoshi Ujiki, Tomorowo Taguchi, Shoko Nakahara et Ren Osugi.

Vous cherchez des films inclassables ou givrés ? Et bien Full Metal Yakuza est fait pour vous. Tout le monde sait maintenant que Miike est dérangé et que son cinéma est systématiquement surprenant. Mais en 1997 il n'était pas encore réellement connu et réalisait à un rythme infernal des direct to vidéo plus ou moins réussis (environ 5 par an).

Full Metal Yakuza c'est une sort de Robocop mais avec un yakuza à la place du policier, et peut-être encore moins de retenue que le film de Paul Verhoeven. Un flic ça suit des règles, un yakuza pas vraiment, même s'il doit bien traîner un code d'honneur dans un coin.

Je vais encore laisser la parole à Akatomy de Sancho-asia pour un petit résumé des vingt premières minutes :

On commence avec un yakuza au dernier rang de son clan, qui surprend son boss en pleine préparation de mission suicide. Ce dernier, conscient de se retrouver derrière les barreaux à la fin de la journée si tout se passe comme prévu, lui confie son portefeuille en gage de confiance. La mission ne rate pas: sous les yeux effarés de sa petite amie, le boss élimine un nombre impressionnant de "gokudos" ennemis, le sabre à la main. Notre héros du début revient alors sur le devant de la scène, et on découvre sa vie de malfrat pas particulièrement passionnante. [...] Impuissant et maladroit, il ne cesse de se faire humilier par son entourage. Quand son Boss sort de prison, il porte d'ailleurs encore les marques de son passage à tabac par des voyous pré-pubères. Accompagné d'autres membres du clan, il raccompagne le maître chez lui en qualité de chauffeur. Arrivé sur place, notre héros comprend trop tard que c'est un piège, que leurs amis les ont trahis, et qu'ils vont mourir, tout simplement. Ce qui arrive effectivement. Mais c'est pas grave, puisque, au plan suivant, le héros se réveille en Robocop dans un labo vide, s'enfuit, vole un imper tout neuf laissé là par hasard avec un vélo qu'il s'empresse d'enfourcher, se la joue dynamo humaine sur le vélo en question qu'il pousse à au moins 500 km/h - en tout cas avant de percuter une voiture de face et de faire un vol plané de 200 mètres et de se retrouver dans un parc face aux jeunots qui lui ont cassé la figure quelques jours plus tôt. Et là, notre ami va percuter sur sa nouvelle condition : il est fait de métal.

A partir de là il va être partagée entre son devoir de vengeance en vers son ancien boss et une romance impossible avec l'ancienne femme du même boss. Mais Full Metal Yakuza est avant tout un film généreux avec son spectateur. Il a payé pour voir des combats et des yakuzas, et bien il en verra. Peut importe si les effets sont exagérés, si le sang gicle trop abondamment, si les tortures sont trop atroces et si l'ensemble tient du grand guignol à prendre au 36eme degrés. Il n'y a pas un instant d'ennui, que Miike parte dans une réflexion à la Shinya Tsukamoto sur la nouvelle condition de son héros, se perde dans une contemplation de sa vie en marge de la société sur une plage déserte où il déterre des clous et des vis pour son souper, ou fasse étalage d'effets spéciaux cheaps mais étonnamment efficaces.

Ajoutez à cela un humour potache, un viol répugnant, des effets numériques ne prétendant pas même au réalisme, des litres de sang, des postures de combats du plus haut comique, une économie de mouvements dans les affrontements au katana digne d'un film de Kihachi Okamoto, un Otaku savant fou vivant en imperméable jaune, une voiture coupée en deux sans arme et des tas d'autres choses qu'on ne s'attend absolument pas à voir dans le même film.

Full Metal Yakuza est avec Fudoh un des premiers films ayant contribué à faire connaître Miike hors du Japon, et même si les images sont loin d'avoir l'unité et la beauté formelle ses dernières productions, la réalisation est déjà dynamique, l'action étant toujours lisible et le reste contemplatif. Au final un tout plus que satisfaisant pour ceux qui ne veulent pas forcément pourvoir ranger les films qu'ils voient dans de petites boîtes.

-Edité le: Lundi 21 août 2006 à 22:05 par koko-


Le cinéphile déviant


   
RépondreCitation
koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 627
Début du sujet  

Dead or Alive - Hanzaisha
Un film de Takashi Miike, sur un scénario de Ichiro Ryu, avec Riki Takeuchi, Sho Aikawa, Ren Osugi, Tomorowo Taguchi, Susumu Terajima, Dankan et Renji Ishibashi.

Premier volet d'une trilogie virtuelle, les différents films ne se suivant pas et ne mettant pas en scènes les mêmes personnages, Dead or Alive est un des films phares de Takashi Miike.
Le scénario part d'un thème archi rabattu : l'opposition du gangster immigré et du policier japonais. Dead or Alive c'est un peu le Heat version soleil levant : deux héros dont on sait dès le début qu'ils vont s'affronter sans qu'on sache le quel on désire le plus voir gagner. Deux héros emblématiques incarnés par deux acteurs devenus des étalons mythiques du voyou avec un fort sens de l'honneur et du flic intègre (Riki Takeuchi et Sho Aikawa).

L'introduction du film est un merveilleux exemple du talent d'agitateur de Miike : un montage elliptique et clipesque de scènes décoususes où l'on voit fugitivement un homme sniffer un rail de 15 mètres, de la violence qu'on peut alors juger gratuite, car hors contexte, une danseuse de cabaret dans un numéro assez osé est des tas d'autres choses peu reluisantes. Très rapide, la plus part des images étant à la limite du subliminale, très dérangeante, l'ambiance étant vraiment glauque, cette ouverture met immédiatement le spectateur dans un état d'esprit que Miike va tout faire pour changer au cour de son métrage.

Car si les premières minutes sont éprouvantes par leur rythme effréné le reste du film est beaucoup plus réfléchie et peut même sembler, comparativement, lent. Tout ce que le spectateur a avalé en un grosse baffe au début du film, va petit à petit s'avérer utile. Car la suite, bien que posée, n'est pas pour autant vide et mêle habilement des tranches de la vie de tous les jours de yakuza et de flic à des scènes aussi inattendues que violentes (un homme s'étant gavé de ramen se fait révolvériser l'estomac, rependant des nouilles et de morceaux de nouille dans tout les sens, la strip-teaseuse se fait prendre en flagrant délit d'espionnage par un de ses clients et subit des tortures indicibles, etc).

Dead or Alive c'est du film déviant et subversif. Du film violent et dérangé, bordélique et sans concessions mais maîtrisé de bout en bout. Un spectacle qui après une intro coup de poing dégénère progressivement vers un final apocalyptique voyant l'affrontement de deux personnages que le spectateur viens de passer plus d'une heure à comprendre et à soutenir. Le duel final, qui est considéré par certains comme une arnaque, est à l'image de toute l'oeuvre. Imprévisible et pourtant inévitable : la fin du film est la fin de tout.

Je vais encore laisser la parole à Akatomy de Sancho-asia pour la conclusion :

DoA peut paraître lent, pour certains même creux, alors que c'est cet étirement faussement vain qui lui confère toute sa richesse. Le développement par Miike des personnages de Riki et Sho et de leur univers est exceptionnel, et se paye non seulement le luxe d'éclairer la trilogie précédente du réalisateur (Les affranchis de Shinjuku, Chien enragé et La loi de la rue), mais aussi de poser les bases de toute une mythologie en devenir. Celle-ci est basée non pas sur des personnages récurrents mais sur de véritables icônes modernes, qui tentent à chaque fois de redéfinir un monde inexorablement imparfait. En tant que tel et en illustration ultime de son hybridité, DoA n'est donc pas finalement une destruction, mais un authentique point de départ - celui de tout un univers cinématographique, unique dans sa sincérité. Une "extrémité" au sens littéral et figuré du terme, duale, qui permet à son réalisateur de nous livrer l'un des films les plus riches de sa carrière, ainsi que de ces dernière années : son indissociable suite, Dead or Alive 2. One, two...

-Edité le: Samedi 9 septembre 2006 à 14:58 par koko-


Le cinéphile déviant


   
RépondreCitation
koko
 koko
(@koko)
Honorable Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 627
Début du sujet  

Dead or Alive 2 - Tobosha
Un film de Takashi Miike, sur un scénario de Masa Nakamura.
Avec Sho Aikawa, Riki Takeuchi, Edison Chen, Kenichi Endo, Ren Osugi, Tomoro Taguchi et Shinya Tsukamoto.

Dead or Alive est une fausse trilogie : les différents films ne se suivent pas et ne mettent pas en scènes les mêmes personnages. Ce Dead or Alive 2 ne partage donc avec son aîné que les deux vedettes, Sho Aikawa et Riki Takeuchi, et son réalisateur, Takashi Miike.

Alors qu'il s'apprête à assassiner un chef yakuza, Okamoto se fait devancer par un autre. Il empoche tout de même la somme qui lui était promise et retourne vers son île natale. Là-bas, il tombe sur le mystérieux meurtrier. Un homme qu'il connaît en fait très bien, vu qu'il s'agit de son ami d'enfance, Sawada. Pendant un court moment, les deux hommes se replongent dans leur passé. Mais les yakuzas et les triades sont à leur poursuite. Okamoto propose alors à Sawada de reprendre du service et de jouer les tueurs à gages afin de pouvoir offrir des vaccins aux enfants des pays défavorisés.

Un point de départ simpliste : deux tueurs extrêmement efficaces mais d'une naïveté et d'une générosité touchante. Okamoto et Sawada n'ont jamais vraiment mûris, transportés sans qu'on comprenne pourquoi d'une enfance idyllique à un âge adulte dur et sans pitié. Et quand l'histoire s'appesantit sur leur passé, avec force flash-backs touchants, le spectateur ne peut se rendre qu'à une évidence : les deux gamins n'ont pas grandit au fond de leur coeurs. Cette candeur, associée à une étrange sens du bien et du mal, rend supportable la déferlent de violence et de sang que vont déclancher, provoquer et subire les deux héros. Ici pas d'affrontement entre un flic intègre et un bandit au grand coeur, mais deux tueurs rapides et désintéressés, conscients de courir à leur perte mais ne fuyant pas devant un destin inexorable. Plusieurs fois des ailes d'anges leur apparaissent mystérieusement dans le dos, métaphore esthétique de leur état éphémère. Après tout, dira l'un d'eux, des gens comme nous sont plus utiles morts que vivants.

Je vais encore laisser la parole à Akatomy de Sancho-asia pour la conclusion :

Au-dessus de la meute, tel des anges complémentaires (l'un blanc, l'autre noir), Sho et Riki ne sont jamais condescendants pour autant. Ainsi, ce n'est pas par mépris qu'ils se mettent en guerre définitive contre leurs adversaires, mais, comme souvent au Japon, par "inexorabilité". Une fois leur état supérieur de perception atteint, ils ne peuvent d'ailleurs s'empêcher d'avoir un pincement à la compréhension (traduite visuellement avec une beauté incroyable) que leurs ennemis ont été, comme eux, des enfants.

Certaines personnes reprochent à DoA2 d'être trop violent. Il est vrai qu'on a droit à toutes sorte de scènes ultra-violentes [...], mais, un peu à la manière de Battle Royale, ces scènes trouvent leur justification dans le contre pied mis en avant, et par conséquent acquièrent un caractère indispensable à la cohérence de l'ensemble. En réussissant ce tour de force incroyable, Takashi Miike prouve qu'il est non seulement un fou génial, mais un véritable cinéaste, doublé d'un auteur. Lui même double entité enfant/adulte (poète/provocateur; nostalgique/révolutionnaire), il s'illustre parfaitement dans le couple Sho/Riki, plus indivisible encore que dans le premier opus de cette saga qui changera à jamais l'histoire du cinéma de genre. Lui même supérieur et pourtant tellement humain.

-Edité le: Dimanche 22 octobre 2006 à 17:33 par koko-

-Edité le: Dimanche 22 octobre 2006 à 17:34 par koko-


Le cinéphile déviant


   
RépondreCitation
Page 2 / 2
Share: