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Tranquility Bay

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Oresias
(@oresias)
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Début du sujet  

Un nom pareil fait penser à un petit coin de Paradis...

Un centre de vacances pas comme les autres...
Pour ados comme les autres.

Goulag tropical pour enfants turbulents

On savait que les Américains adoraient aller passer des vacances en Jamaïque, dans des resorts kitsch dédiés à l'abrutissement tropical. Grâce au Guardian, on découvre que l'île peut aussi accueillir les petits yankees turbulents dont les parents ne veulent plus, dans un camp de redressement privé justement appelé Tranquility Bay. Pour la première fois, une journaliste, Decca Aitkenhead, a pu réaliser un reportage sur ce lieu géré par une inquiétante organisation, The Wwasp (world wide association of specialty programs and schools). Conclusion : Alertez les bébés ! Les adultes sont devenus fous…

Pas respect pour l'auteur de cet article, je vous invite à lire la suite sur son site:

http://www.awigp.com/default.asp?numcat=tb

-Edité le: Vendredi 12 mai 2006 à 20:16 par Oresias-



   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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...sais pas quoi dire


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Le Grand migrateur
(@le-grand-migrateur)
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Hallucinant, on croit rever!

C'est vraiment possible ça? Georges Marcheur Buisson a du y faire un sejour pour etre aussi nul, il a subit un lavage de cerveau extreme!

Sans rire maintenant. Je savais les américains un peu cons sur les bords, mais la....


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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"
Pancarte


   
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criscros
(@criscros)
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Si tu ne veux pas que tes gamins t'embêtent, il faut pas en faire.
Ou tout simplement les aimer et leur apprendre les règles de la société.
La vie en société et les règles de conduites sont un apprentissage qui est plus du rôle des parents que des éducateurs. Pas besoin de coup de bâton pour ça.
Mais bon, dans ce cas là, les ados sont justes des ados. Faut croire que les parents américains sont nés de génération spontanée et qu'ils n'ont pas été jeunes.
Cela devient un genre de fanatisme de "la petite maison dans la prairie", des enfants parfaits, pieux, bons, polis avec des parents parfaits.
Les E-U sont décidemment le pays de la liberté.smiley



   
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Hallberg
(@hallberg)
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Moi j'avais vu un reportage assez édifiant sur le naturel avec lequel certains parents, mais aussi les institutions complices (vous allez voir) estiment que la méthode "à la dure" est la meilleure. On n'était pas loin de la mentalité "ce qu'il leur faudrait c'est une bonne guerre".

C'était donc une histoire où l'on prenait des adolescents et où on leur faisait passer un jour ou deux entre quatre murs dans une prison ou dans une base militaire.

Dans la prison, on commençait par leur montrer les conditions de vie (ben c'est des prisons américaines, quoi, et les notres ont beau ne pas être des modèles, finalement l'Europe c'est relativement bien...) puis on leur faisait un petit musée des horreurs de toutes les tronches des taulards à l'aspect le moins engageant. Avec, vous le remarquerez, cette pédagogie remarquable: on reconnait un méchant à sa tête, comme dans les films... Ensuite on leur faisait assister à une petite conférence soigneusement organisée menée par un des détenus les moins dangereux mais qui avait le plus "la tête de l'emploi", après une petite allocution du gardien pour faire peur aux mômes: on va vous mettre en présence d'un criminel et si vous l'emmerdez, on sait pas ce qu'il va vous faire et on pourra pas le retenir... Ledit criminel racontait par le détail tout ce qu'on lui fait subir avec, exceptionnellement, le droit de parler aux gamins des abus dont les gardiens pouvaient se rendre capables. En d'autres circonstances, on leur aurait pas laissé la possibilité de le dire devant des caméras. Pour finir le prisonnier détaille avec un air sadique tout ce qu'il ferait à l'un des petits jeunes s'il avait la malchance de se retrouver dans la même cellule. Moralité de la chose: si vous faites des conneries vous finirez là, et autre moralité, c'est en causant des traumatismes profonds qu'on rend les gens honnêtes.
Sans compter l'enjeu civique de la chose: la loi n'est pas inculquée par la raison, mais uniquement par la peur du gendarme. Ce qui est le plus effrayant c'est que les parents et l'institution se livrent de bon coeur à la chose, ce qui prouve que dans leur propre esprit, on n'a pas besoin de comprendre ce qu'est le civisme, il suffit d'avoir la trouille de la répression. Vous notez qu'une telle mentalité s'accomode autant de la démocratie que de la dictature.

Deuxième cas assez similaire: le séjour à l'armée. Les parents sont invités à jouer le jeu et à laisser planer le doute chez le gamin, sur le fait qu'ils vont revenir le chercher ou pas. Ensuite arrivent les bidasses qui leur font faire de l'exercice (ça c'est pas le pire), qui leur expliquent qu'ils n'ont plus besoin de nom parce qu'ils ont des numéros, qu'ils seront de la chair à canon au moindre conflit, que c'est un camp secret où personne ne saura jamais ce qu'on leur fait, et que soit les parents ne reviendront pas les chercher s'ils se sont mal comportés, soit que les parents en avaient trop marre et qu'ils ont décidé de les abandonner.

Je tiens tout de suite à préciser que la chose se passe dans ces zones semi-rurales des Etats-Unis ou les mentalités sont encore assez primitives pour estimer que la possession d'une arme à feu est un signe de maturité et que les compétitions de stock-cars sont le fin du fin du divertissement culturel. Bref, pas un milieu d'intellectuels de New-York ou de cadres californiens, quoi.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Gobol
(@gobol-2)
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Alors en plus, c'est même pas une blaque ??? Quand je pense que je culpabilisais d'avoir osé donner des fessées à Noémi ! Mais ils pensent à quoi, les parents ?
Pas plus tard que tout à l'heure, j'ai lu sur la couverture d'un magazine :
"0-6 ans : l'amour les fait grandir" ! Moi qui suis maman, je me demande comment il est humainement possible pour des parents de "confier" leurs enfants à ces "centres" de ce style, en vue d'une "éducation" ! J'en reste sans voix, tellement ça me révolte...


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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Cherrydean
(@cherrydean)
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Sans voix, c'est bien ça.

Faut croire que les parents américains sont nés de génération spontanée et qu'ils n'ont pas été jeunes.
Cela devient un genre de fanatisme de "la petite maison dans la prairie", des enfants parfaits, pieux, bons, polis avec des parents parfaits.
Les E-U sont décidemment le pays de la liberté.

Encore que dans La petite maison dans la prairie (j'ai relu les 8 tomes dernièrement), on n'y voit pas de violence dans la famille, au contraire, ils s'aiment et ils s'aiment fort.


Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...


   
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Oresias
(@oresias)
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C'est justement ce dont rêve ces parents, l'idylle de la petite maison dans la prairie. C'est ce que voulait dire Hallberg.

Alors pour un peu que leur enfant soit rentré un peu tard le soir avec une haleine qui sentait le tabac ou l'alcool, ça casse leur rêve.



   
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criscros
(@criscros)
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J'avais vu une émission de ce style, les pauvres gamins pleuraient toutes les larmes de leur corps après une scéances particulièrement dure d'humiliation verbale.(ils n'avaient pas osé les taper devant une caméra française, je suppose)
Cela commence presque comme les présentations de lycées aux collégiens.
"Voici l'endroit où vous allez vous retrouver l'année prochaine. Il est temps que vous vous familiarisez avec le complexe et les personnes qui encadrent pour pas que vous vous sentiez dépaysés l'année prochaine".
Bref, une promenade de santé !!!(voila la santé mentale des ados après ça9))

Je pense (et là je marche sur des oeufs car mes enfants sont encore petits et que tout peut arriver) que l'on a tout de même les enfants que l'on mérite. Pour les faire grandir, rien ne vaut l'amour et s'il y a fessées (t'inquiète pas Gobol, ça m'est arrivé aussi), il faut prendre le temps de leur expliquer peu après pourquoi il y a eu fessée ou punition. Il faut savoir aussi reconnaître ses tords (on est pas à l'abri d'une "erreur judiciaire") et demander pardon à ses enfants n'est pas se rabaisser, c'est leur montrer que personne n'est infaillible et que si maman reconnaît ses tords et bien moi-aussi je peux les reconnaître. Enfin, je pense que c'est plus pédagogique que ces centres pour délinquants (car c'est un peu ça, non, pour leurs parents se sont des délinquants !)

Quant au rêve de l'enfant parfait, tous les parents l'ont. Mais après tout, à mes yeux mes enfants sont parfaits, et ceux de Gobol sont parfaits à ses yeux. A nous de faire qu'ils le restent grâce à notre amour, notre compréhension, notre fermeté parfois nécessaire, notre respect de la parole ou la promesse tenue (que cela soit dans les plaisirs ou les punitions) et beaucoup d'écoute, de partage...



   
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Hallberg
(@hallberg)
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Sans compter l'évolution parfaitement rétrograde que celà représente par rapport au concept de l'état de droit, ce principe d'éducation/conditionnement à la dure.

Les enfants et les adolescents, encore faut-il le rappeler, sont les futurs citoyens...

La compréhension que proposent les "méthodes américaines", mais que distillent aussi involontairement les parents ne faisant pas confiance à l'intelligence de l'enfant (punition sans explication) revient à inculquer le principe que l'autorité émane de celui qui a le pouvoir de sanction, à l'exception de toute notion de bien commun et de raison. Aussi l'autorité parentale est-elle perçue comme une hiérarchie arbitraire, et non comme une hiérarchie fondée sur le coeur et la raison. Sur ce point, si l'on voulait grossir volontairement le trait, on pourrait dire qu'une seule punition légère que l'enfant percevrait comme dépourvue de fondement est plus délétère que dix fessées bien comprises. Si l'effet dans l'action est exactement le même, il y a une profonde différence entre ces deux propositions:
- Je ne commets pas l'acte interdit parce que sinon je serai puni;
- Je ne commets pas l'acte interdit parce que je sais qu'il est dangereux ou méchant et la punition est là pour me le rappeler.

Si l'on projette ces principes dans une future vie d'adulte, l'application de la seule première proposition est la source de la mentalité "pas vu - pas pris".

Evidemment, dans la pratique, entre une punition mal appliquée et l'envoi de ses enfants au Stalag, il y a une certaine différence de gravité...

Du reste, sur l'exemple américain, on se demande comment les parents font pour ne pas percevoir le fait qu'ils contribuent à ancrer ce que je nommerais "mentalité de bizutage": on en bave mais on se rattrapera quand ce sera à notre tour et son corrolaire: je suis passé par là donc tu y passeras aussi. L'explication est, probablement, que les parents partagent cette mentalité...

-Edité le: Dimanche 14 mai 2006 à 15:09 par Hallberg-


Opération Sisyphe
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Gobol
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Ben si c'est ça, c'est grave...
Non, mes enfants ne sont pas parfaits, loin de là. Ils ont des tas de défauts, et le pire (et ce qui m'énerve le plus en réalité), c'est que je retrouve une bonne partie des miens chez eux ! et ça, c'est dur à avaler, alors que je me bats tous les jours justement contre ces défauts, il faut en plus que je vive avec ce "miroir"... et comme en plus les enfants "copient" tout ce qu'on fait, j'ai intérêt à m'en débarrasser vite fait...
Ceci était donc la parenthèse du jour... et mon "coup de gueule" contre mes enfants que par ailleurs, j'aime énormément. Et là est toute la différence, je pense. Parce que je crois sincèrement que quand on aime ses enfants, on ne veut que leur bien. Alors, le "bien", c'est quelque chose de très subjectif, et je suppose que si on n'a connu que la violence, on ne peut que transmettre la violence... Sauf si on a la chance d'avoir quelqu'un en face qui fait prendre conscience de ce fonctionnement, et alors là, on peut changer et faire totalement autrement... Mais pour des parents "normaux", avec des enfants "normaux", il paraît évident que quand on aime ces enfants, on veut non seulement le mieux pour eux, mais on veut aussi éviter qu'ils souffrent, quitte à désirer prendre sur soi leur propre souffrance... C'est pour cela que ces centres me paraissent totalement dépourvus d'humanité, et de vertus éducatives, parce que savoir mon enfant là-dedans, ça me rendrait malade... Et jamais je ne souhaiterais l'y envoyer, fût-ce pour son "bien", parce que je ne voudrais pas y aller moi-même... Les humiliations, les "tortures" mentales, lavages de cerveau et autres sont trop dégradantes... et en aucun cas constructives pour des adolescents (et des adultes aussi d'ailleurs...). Bref, qu'une telle chose puisse exister... ça me révolte profondément...


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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Hallberg
(@hallberg)
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C'est en plus un constat de civilisation assez consternant, en plus, si l'on songe qu'une civilisation en position de domination engendre ce genre de chose. Imaginez, c'est à peu près comme si, dans l'Europe d'aujourd'hui, il était encore courant de sortir cette vieille formule "ce qui leur faudrait, c'est une bonne guerre" que l'on entendait peut-être encore il y a cinquante ou soixante ans (sauf... pendant les guerres)... Si des gens en sont encore à l'idée de la violence éducatrice qui "dresse" la jeunesse, il y a du souci à se faire, surtout que c'est aux Etats-Unis, pas dans une dictature du tiers-monde à guerre civile chronique...

Même si, à l'évidence (mais d'après ce que la sociologie sait actuellement, ce n'est justement plus une évidence aux Etats-Unis), commencer par céder à tous les caprices les plus débiles de ses rejetons est une erreur grossière, ça ne leur vient pasz à l'esprit, aux parents, que leur fonction principale est l'amour? Et que ça va quand-même au dela de la fonction nouricière et de la fonction de socialisation? Répondre à un problème par la violence verbale, psycologique voire physique est une épouvantable fuite en avant... Surtout si c'est pour former une génération de petits durs qui reproduiront le schéma sur la génération suivante... Répondre par la juste affection et la juste tendresse, ça ne leur vient pas à l'esprit?

Et combien de temps resterons-nous protégés de ce genre de conneries sans nom? Combien se trouvera-t-il d'européens pour absorber un concept américain débile de plus par voie d'imprégnation médiatique? Au secours!

P.S.
Si les enfants de la famille Gobol héritent des défauts de leurs parents, et seulement de ceux-ci, alors c'est rassurant: ils auront peu de défauts. CQFD smileysmiley

-Edité le: Lundi 15 mai 2006 à 12:19 par Hallberg-


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criscros
(@criscros)
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Petit exemple pratique (j'aime bien les exemples)

Lorsque ma fille a appris à courir, Je lui ai donné l'habitude de s'arrêter net lorsque je l'appelais. Une amie à moi me disait que j'étais très sévère avec ma fille car ma puce était "obligée" de m'écouter car au bout de 3 appels, j'allais la chercher et je lui époussetais la couche. (houou, bourreau d'enfant)
Ce que ne savais pas mon amie qui avait déjà 3 enfants (dont une de 11 mois plus vieille que ma fille), c'est que plus je la voyais faire avec ses enfants et plus j'étais sévère avec la mienne.

Je m'explique : Nous étions souvent sur la place du village que longe la route principale. OK, ce n'est pas une autoroute mais combien de fois je voyais ses gamins sous un camion (dans mes cauchemards) car ils sortaient de derrière les arbustes comme des bombes et courraient sur la route sans regarder malgré les cris et hurlements de leur mère.

J'aime peut-être trop mes enfants mais je préfère qu'ils pleurent parce qu'ils sont vexés d'avoir eu une fessée plutôt que moi je pleure à leur enterrement. Rassurez-vous, en grandissant (4 et 6 ans), je n'ai plus trop grand chose à leur reprocher. Ils sont pleins de vie et savent faire la différence entre le bien et le mal. Ils vont partout avec nous (resto, ciné, courses, chez les amis...) et nous ne regrettons jamais de les avoir emmenés. Ils sont heureux, j'ose le croire en tout cas. Ils sont appréciés.

Mon amie ne vient plus chez moi avec ses enfants (elle en a 4) car, même s'ils sont plus grands que les miens, c'est bétises sur bétises, alors que sans leurs parents ils sont adorables. Plutôt que de crier chez les gens ou dans les magasins, ils restent chez eux. L'aîné n'arrive pas à se faire des amis, il est trop violent, même avec ses parents. On l'a viré de l'école plusieurs fois (11 ans), ces soeurs suivent le même chemin. Ce sont pourtant des enfants avec un très grand coeur. Lorsque tu te fais respecter par eux, ils te donnent tout et sont polis et obéïssent volontiers. Ils ne demandent juste qu'à avoir des limites. Sont-ils "récupérables" ? Oui, puisqu'ils m'obéïssent et sont gentils avec moi. Mais pour combien de temps, 3 sur 4 sont déjà chez le pédopsychiatre !

C'est vrai que j'étais sévère (je me suis soignée depuis) mais d'un autre côté mes enfants connaissaient (et connaissent toujours) les limites à ne pas dépasser.



   
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Oresias
(@oresias)
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Bah une bonne torgnole de temps en temps, ça fait pas de mal, tant que le but n'est pas de passer ses nerfs car on ne supporte plus ses bêtises. Moi même j'en ai reçu, j'en suis pas traumatisé et j'en remercie même mes parents.

Le principe de l'enfant roi, ça donne typiquement des enfants comme ceux de ton amie, criscros. L'éducation, c'est comme tout, ça passe par des récompenses et des punitions. Comme dans le film : "Action - Réaction".
Si on laisse faire ce qu'il veut au gamin, il ne connaîtra pas de limites, et pourtant, il en cherche. Les années passant, un jour, c'est un prof qui le sanctionne, l'autre jour il se fait virer de l'école, et encore une fois, il se retrouve au poste, et tout ça il ne comprend pas, car on ne lui a pas enseigné que dans la vie, il y a des limites à respecter.



   
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Gobol
(@gobol-2)
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Je suis assez d'accord avec ce que vous dites, à savoir que les limites sont indispensables à l'éducation d'un enfant. Néanmoins, pour avoir vu à l'oeuvre LGM avec ma fille, j'ai vite compris qu'il y a des choses totalement inutiles... et notamment l'usage inconsidéré de la fessée. Oui, je donnais beaucoup de fessées à Noémi, tout simplement parce que je ne savais pas comment m'y prendre autrement. Et puis, LGM est venu passer deux jours à la maison, et lui avait l'habitude de faire autrement avec un enfant, et le résultat est sidérant : j'ai supprimé la fessée depuis un peu plus d'un mois, et la différence est vraiment flagrante : on s'explique plus, c'est vrai, on négocie plus, mais Noémi est plus agréable, moins pénible, elle fait moins de crises, obéit plus facilement... Je crois que la fessée est une solution de facilité, et c'est vrai qu'en cas de fatigue extrême, il arrive qu'il en parte une ou l'autre de temps en temps. Mais là, Noémi sait maintenant que ce n'est pas volontaire, qu'elle est allée beaucoup trop loin, et comprend mieux les limites qu'on lui donne. C'est vrai aussi qu'elle a maintenant plus de 3 ans et demi, et que c'est plus facile de la raisonner, parce qu'elle est l'aînée, et plutôt raisonnable, justement, pour son âge. On verra ce que ça donnera avec Nathanaël et avec le troisième plus tard...
Et non, Hallberg, nos enfants ont des défauts, mais c'est vrai qu'ils ne sont pas des monstres, heureusement. Et je crois que c'est aussi parce que maintenant nous sommes tous les deux alternativement à la maison, que nous nous occupons plus d'eux, et qu'ils sont plus en sécurité affective qu'avant. Moi qui il y a deux ans, voire un an, plébiscitais les assistantes maternelles, j'en suis revenue, en me disant que finalement, il n'y a rien de mieux que de s'occuper soi-même de ses enfants, dans la mesure où on peut le faire (financièrement parlant, par exemple, et dans la mesure où nous sommes deux, ce qui soulage un peu aussi...). Et j'en reviens à ce que je disais au début : ce qui "sauve" nos enfants, au quotidien, c'est l'amour qu'on leur manifeste, notre présence, et le fait d'assumer au quotidien l'éducation de nos enfants. Je trouve très lâche de se décharger des problèmes sur d'autres. On a des enfants, eux n'ont pas demandé à être là, mais nous, oui. Alors, il faut assumer. Et assumer, ce n'est pas juste changer les couches et donner à manger. Ca dure jusqu'à ce que l'enfant soit capable de s'assumer seul... ça peut durer longtemps...smileysmileysmiley


On ne trébuche jamais deux fois sur la même pierre.


   
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