j'étais en grande discussion avec une amie sur la littérature tout à l'heure, et je disais à peu près comme toi, Hallberg, mais en moins bien!!
Coté littérature, nous somme innondés de publications, et je n'y trouve que rarement mon bonheur...dans le meilleur des cas je passe un bon moment, mais j'ai l'impression que tout le monde (enfin ceux qui ont du succés) écrivent comme Mary Higgins Clark, ou comme moi tiens!
En ce qui concerne Werber...et bien je n'ai lu que les fourmis de cet auteur (les deux premiers, je n'ai pas réussi à terminer le troisième), et ...j'ai passé un bon moment, mais il ne m'en reste pas grand chose aujourd'hui. Donc pour la question soulevée par Luctérios...et bien, il écrit des romans, qui s'adressent à un large public, donc il ne doit pas pousser la réflexion très avant, il saupoudre..tout est question de marketing et de "dosage" entre les questionnements de fond et l'intrigue. Pour moi ce n'est pas un philosophe...enfin il n'écrit pas de livres de philosophie.
"La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit." (Maupassant - Une vie)
Vas-donc voir sur son site http://www.bernardwerber.com !
Il a bien la prétention d'écrire des romans de "philosophie-fiction"... Je ne sais pas si des gens se poseront des questions grâce à cela, mais comme je le disais précédemment, les bases seront le plus souvent mauvaises. Peut-être certaines personnes qui n'auraient jamais l'idée de lire Hésiode découvriront-elles des choses sur la mythologie grecque ? Mais à une autre époque, personne n'avait besoin de ce genre d'explications pour assister à une opérette d'Offenbach. Alors évidemment, il se peut que notre ami touchait un public moins vaste que cet écrivain à succès ? Je ne sais pas s'il y a là un progrès ? Werber n'est pas très subtil, c'est tout et là on se dit qu'on a sans doute perdu quelque-chose, un peu de cet esprit qui faisait la réputation de notre nation autrefois...
-Edité le: Samedi 27 août 2005 à 02:33 par Lucterios-
Philosophie-fiction
?????? Tiens donc...je vais aller voir, et avant de m'énerver, je vais peut-être lire un autre de ses livres...hisoire d'apprécier le coté "philosophique".
"La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit." (Maupassant - Une vie)
Mais à une autre époque, personne n'avait besoin de ce genre d'explications pour assister à une opérette d'Offenbach.
Holà! Vraiment personne? Je crois que tu surestimes la culture générale. Certes, ceux qui pouvaient se permettre d'aller voir Offenbach n'avaient pas besoin d'explication, mais combien étaient-ils?
Sopid, encore en vie!
Coté littérature, nous somme inondés de publications, et je n'y trouve que rarement mon bonheur... dans le meilleur des cas je passe un bon moment, mais j'ai l'impression que tout le monde (enfin ceux qui ont du succès) écrivent comme Mary Higgins Clark, ou comme moi tiens!
Mary Higgins Clark n'écrit pas si mal, même si elle reste loin d'avoir un style vraiment digne qu'on s'attarde dessus.
En revanche elle sait construire une histoire avec une narration bien minutée (enfin, elle se renouvelle peu)... Et pour cela elle est vraiment en dessus du lot (ce qui lui laisse une chance d'être encore lue par certains dans 1 siècle en tant qu'auteur populaire, un peu comme Conan Doyle ou Agatha Christie).
Ceux dont je me plains sont plus-tôt Anne Rice et Dan Brown.
Mais c'est vrai qu'a part Stephen King et Terry Pratchett je n'aime aucun auteur encore en vie (sauf des BD mais c'est un tout autre registre).
Je n'ai jamais dit que MHClark n'était pas efficace, ses livres peuvent se lire avec plaisir...mais ce n'est pas de la littérature (pour moi)
Mais là on s'éloigne dangeureusement du sujet Werber, et la philosophie (très loin!!!)
"La vie, voyez-vous, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit." (Maupassant - Une vie)
Sopid, lis- bien ce que je dis : "il se peut qu'à cette époque, notre ami touchait un public moins vaste que cet écrivain à succès". Je sais bien qu'à l'époque d'Offenbach, les gens cultivés étaient minoritaires, mais ce qui est inquiétant, c'est qu'aujourd'hui, avec 80 % d'une classe d'âge au bac, la télévision et tout le toutim, c'est toujours le cas. Evidemment, les programmes scolaires ne permettent pas de parler d'Hésiode, seulement superficiellement de la mythologie grecque en sixième : "Citez-moi les douze Olympiens!" A l'époque d'Offenbach, on faisait du latin et du grec au lycée, alors tout ceci allait de soi. Les études classiques ont été totalement négligées par l'Education nationale. C'est un choix de civilisation et c'est aussi un choix idéologique, mais passons, je ne voudrais pas dépasser le cadre de ce forum !
Toujours est-il qu'il n'est pas étonnant qu'il existe aujourd'hui autant de gens sous-éduqués qui prennent des Werber pour des gourous et des philosophes !


