Le site de modelisme "Internet Modeler" presente ce mois-ci deux articles sur le HP42e. L'un sur un collection de photos de l'avion et l'autre sur une maquette au 1/72eme
http://www.internetmodeler.com/2008/august/features/matson.php
http://www.internetmodeler.com/2008/august/aviation/hp42.php
Merci pour les liens! Et si vous voulez voir son premier vol; allez là: http://www.youtube.com/watch?v=KBR345J4EPE
Chapeau au pilote d'essai pour l'atterrissage!
Edité lundi 04 août 2008 : 18:37 par Emilia

Très impressionnant en effet ! Cela devait être difficile de piloter pareil engin...
Je suis certain que Yoko aurait pu très bien s'en sortir elle aussi !
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Lien historiquement très intéressant! Vu d'aujourd'hui, ça semble amusant qu'on choisisse des prises de vue montrant le côté "géant" de cet avion, mais à l'époque, c'est vrai que c'en était un! Merci Emilia.
Et je suis d'accord avec toi : "Chapeau au pilote d'essai pour l'atterrissage!" Effectivement impeccable!

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Pour ceux qui s'intéressent à cet avion, j'ai trouvé deux livres d'aviations qui en parlent :
- Avions de ligne (aux éditions princess, je crois) où il y a un article intéressant
- L'Atlas des géants du ciel (aux éditions Atlas) où il y a carrément un chapitre entier consacré à cet avion avec l'histoire et la photo de chacun des huit exemplaires construits
J'aurais bien mis une photo pour illustrer mais je ne peux en poster aucune à cause du
de pare-feu de mon travail (si quelqu'un veut le faire, je lui envoie...)
frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
es-ce que c'est l'avion disparue dans "Message pour l'éternité???
«Les anges existent, mais parfois, ils n'ont pas d'ailes nous les appelons alors les amis.»
Laura G.
Longue vie à Yoko, ses amis et Roger Leloup.
C'est bien ça ats Yoko.
frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...
et de mémoire! je suis quand même pas pire
«Les anges existent, mais parfois, ils n'ont pas d'ailes nous les appelons alors les amis.»
Laura G.
Longue vie à Yoko, ses amis et Roger Leloup.
Emilia a écrit Chapeau au pilote d'essai pour l'atterrissage!
J'ai surenchéri :
Petite fleur a écrit Et je suis d'accord avec toi : "Chapeau au pilote d'essai pour l'atterrissage!" Effectivement impeccable!
Ceci m'a valu un MP me demandant ce que je trouvais d'exceptionnel dans cet atterrissage. Rien, effectivement. Mais c'est là justement pourquoi je suis d'accord avec Emilia.
Des atterrissages comme ça, on peut en voir entre 20 et 60 par heure sur tout grand aéroport aujourd'hui. Mais justement : aujourd'hui, les avions possèdent des dispositifs hypersustentateurs (becs et volets d'atterrissage), des ailes dont l'épaisseur varie continuellement de l'emplanture au bout, la corde (la distance entre le bord d'attaque (en avant) et le bord de fuite (en arrière) de l'aile) varie avec l'épaisseur de l'aile de telle sorte que la majeure partie de la portance a lieu près du fuselage, ils sont monoplans, et surtout, ils atterrissent sous le contrôle d'une section du pilote automatique (appelée "Autoland") qui contrôle tous les paramètres au centième de seconde.
Le HP-42 n'avait rien de tout ça. D'abord certainement pas un pilote automatique électronique! Ses ailes sont à épaisseur constante (mince partout) et rectangulaires : la portance est répartie également sur toute la surface, et c'est un biplan. Un tel appareil est particulièrement difficile à contrôler en approchant le sol dû d'abord à l'effet de sol (qui fait que l'avion a une difficulté croissante à descendre) et la moindre turbulance fait osciller l'avion. Or, on ne remarque rien de tel sur ce clip et, de plus, l'angle où il se pose fait toucher les trois roues presque simultanément, ce qui est presqu'un tour de force. Cet atterrissage "banal" que nous voyons sur ce clip témoigne des réflexes rapides et de l'expérience du pilote. D'autant plus que c'est un premier vol et, qu'à l'époque, le pilote ne pouvait pas s'entraîner à l'avance sur un simulateur...
Edité dimanche 21 septembre 2008 : 03:21 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Diantre, Herr Professor en sait beaucoup sur l'aviation !
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
frac a écrit J'aurais bien mis une photo pour illustrer mais je ne peux en poster aucune à cause du
de pare-feu de mon travail (si quelqu'un veut le faire, je lui envoie...)
Moi je puis sans problème.

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses

Désolé, PF mais l'Héraclès avait des becs d'ailes sur le tiers externe de l'aile supérieure... Là où la portrance se fait le plus sentir...La photo le montre bien... Il pouvait donc modifier la courbure de son profil d'aile et augmenter sa sécurité à faible vitesse ... Ces becs à angle variable déployés à faible vitesse, réduisent sur l'extrados de l'aile la séparation de la couche limite et la traînée qui en résulte (décrochage)...et de plus, diminuent le risque de tremblement des ailes et de l'appareil tout entier à basse vitesse . N'oublions pas que l'aile est entoilée...
L'atterrissage du clip montre un atterrissage en "décrochage" à faible vitesse... (Dans les 80kms heure maxi)... L'avion était à vide et sûrement en essai par temps très calme... Il atterrit très cabré d'où l'impression qu'il touche en trois points...
On en parlera plus dans l'intégrale 8...
Emilia
Edité dimanche 21 septembre 2008 : 17:02 par petrushka
Edité dimanche 21 septembre 2008 : 17:32 par petrushka
Tu n'as pas à être désolée en disant quelque chose de vrai, Emilia! Tout ce que tu dis ci-dessus est exact.
Il n'y a que, ici encore, tu t'es accrochée à un tout petit détail de mon post et que ceci t'en a masqué l'idée maîtresse, comme un arbre vu de trop proche peut nous cacher la forêt. L'idée maîtresse est qu'à basse vitesse et pris dans l'effet de sol, l'Heracles ne devait pas être facile à garder stable et que c'est pourquoi je seconde ton "Chapeau au pilote d'essai pour l'atterrissage".
Peut-être ce qui a porté ton attention sur les becs d'aile est l'expression
Petite Fleur a écrit Le HP-42 n'avait rien de tout ça.
J'admets que mon expression manquait de nuances car j'avais mentionné tout plein d'aides des appareils modernes, comme l'Autoland, les becs et volets hypersustentateurs, l'aile dont l'épaisseur varie de l'emplanture au bout, et dont la grande partie de la portance est située près du fuselage, ce qui diminue beaucoup le couple en roulis que peuvent engendrer les turbulences et vents latéraux à l'atterrissage. Dans ce contexte, mon expression pouvait laisser supposer que le HP-42 n'avait pas de becs d'ailes : c'est mon erreur, j'aurais dû être plus précis. Cependant l'idée principale était que, bien qu'on puisse aujourd'hui voir quotidiennement des atterrissages aussi impeccables que celui que présente ce clip, avec un appareil comme l'Heracles ce n'était pas à la portée du premier pilote venu!
Concernant les becs d'ailes, bien sûr que ceux qui ont suivi ce topic savent qu'il y en avait : ils sont très visibles sur le deuxième lien proposé par abarenbo ci-dessus. Cependant j'avais en tête des becs comme ceux qu'on voit sur les appareils actuels comme celui-ci. On y remarque que les becs vont presque jusqu'à l'emplanture. Sur le HP-42, étant situés aux extrémités, ils provoquent une portance accrue sur le tiers externe comme tu le soulignes, et la moindre turbulence ou le moindre vent tant soit peu latéral provoqueront un couple de roulis nettement plus important. Notons aussi les immenses volets Fowler avec fentes qui augmentent considérablement la portance à basse vitesse. De plus, ils sont situés près du fuselage, et non en extrémités. Tout ceci, ajouté à l'Autoland, facilite énormément la tâche des pilotes actuels.
La position même des becs d'ailes renforce donc le "chapeau" que tu offres à ce pilote même si, comme tu le soulignes, ce premier vol a dû être effectué par temps calme.

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Anyway, il est tout de même impressionnant comme avion ! Merci pour la photo Petrushka !
Edité jeudi 25 septembre 2008 : 11:32 par cehel2
"Les enfants sont comme les marins : où que se portent leurs yeux, partout c'est l'immense."
(Christian Bobin)
Oui cehel2, je suis d'accord. Bon : techniquement, il est mins impressionnant qu'un 777 ou un A-380, mais je crois que, personnellement, j'aimerais mieux faire un voyage à bord d'un Heracles que d'être assis sur un siège du centre dans un 747. À bord de ces avions, on avait l'impression d'être ...dans un avion, justement, et non dans une salle de cinéma! J'aime voler, vois-tu, et je préfère voler dans un petit avion, ou au moins,si je suis dans un gros porteur, collé sur un hublot d'où je peux contempler le plus grand spectacle au monde : le monde!
Bien que soucieux de luxe comme en témoigne la photo ci-dessous montrant l'intérieur d'un HP-42W Heracles, on ne pouvait pas oublier qu'on était en vol. Il y avait l'étroitesse du fuselage (du moins comparé aux "wide bodies" actuels), le ron-ron des moteurs, probablement un trou d'air par-ci par-là et, évidemment, la proximité des grands hublots.
En un mot : miam!

(P.S. Bien que l'adresse URL de la photo indique "Hannibal" qui était le nom du HP-42E, le site indique que c'est l'intérieur d'un "Heracles", ce qui était le nom d'un HP-42W. On peut la voir ici, tirée de ce site intéressant qui nous parle des appareils de l'Imperial Airways.)

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
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