On a pas encore vu Yoko utilise un telephone cellulaire et ni faire reference a internet.
Est ce que l'album 25 inovera dans ce sens ? ca me ferais plaisir de retrouver le trio au top de la technique. Il est vrai que celle ci evolue a une vitesse grand V et le risque de donner un rapide coup de vieux a un album est present et facilement comprehensible. Imaginez que vous devez utiliser un cellulaire d'il y a 7 ou 8 ans.....
......mais ce risque peut avec le temps payer en faveur et mettre en evidence le cote nostalgique. Comme quand je lis aventures electronique et que j'observe une simca 1100 ou une BM 2002. Imaginez une lectrice de 17 ans qui lira le tome 26 dans ....1 an ?(allez courage Rogez)ou une des scenes illustrant Emilia discutant avec Yoko avec un type de cellulaire bien determine et facilement reconaissable. La lectrice en question a le meme ! et imaginez la meme lectrice dans disons 15 ans, relisant la meme aventure...... la nostalgie fera son effet.
Meme chose avec les ordinateurs. Le design de ceux ci evoluent. Observez ceux qui sont utilises dans le feu de Wotan.
On a egalement deja discute de la communication live de Yoko et Pol avec Vic et Ingrid lorsque ces deux premiers investiguent sur le lieu du crime dans "l'orgue du diable". Il utilisent un lourdmateriel professionel de l'epoque. Certains trouveront ca hors du coup mais quand a moi, je trouve que cela veillit tres bien et amene un certain cachet a l'ame de l'album.
Gsm et internet dans Yoko ? Quand pensez vous?
-Edité le: Samedi 18 mars 2006 à 18:50 par zeck-
Moi aussi je trouve cela très bien car je replace toujours l'aventure dans le contexte. Pour moi, l'Orgue du diable se déroule en 1973, point.
Ainsi, le Feu de Wotan se déroule en 1984. Et peu importe si il n'est pas possible que Yoko n'ait toujours la vingaine depuis 35 ans!
Sinon je me rappelle d'avoir vu Monya avec un téléphone cellulaire dans La Jonque Céleste.
Et comme tu le dis, il est difficile de représenter un modèle de tél cellulaire sans se dire que le modèle sera complètement dépassé dans 2 ans. Pareil pour les ordis.
Si ce n'est pas bien grave dans le cinéma où seules les recettes des diffusions en salles obscures importent, dans la BD c'est certes plus problématique car une BD fait toujours recette même 30 ans après sa publication.
Mais est-ce vraiment un problème au vu de ce que j'ai dit plus haut?
Dans le dernier album, il me semble que Yoko évoque quelque part internet au sujet de Pol qui a été mis en relation avec Krüger autour d'un programme d'échecs...
On ne voit l'ordi que dans une sacoche (bien moderne, elle, et qui à mon avis, vieillira moins vite), ainsi, pas de questions à se dire que l'ordi sera dépassé, avant longtemps.

Les ordis portables, on peut pas dire que ça ait 50 ans non plus, il faut dire! Oui, Emilia nous avait informé de cette partie via internet.
Ce sujet me rappelle un petit débat qui avait survenu lorsqu'Emilia nous avait transmis la couverture de l'album 24 en avt première: certains y avaient vu une grosse pub à cuse d'un certain type de chaussures portées par nos héroïnes... (ce qui n'est absolument pas mon avis). Je ne sais plus de qui il s'agissait.
Certains voient dans le fait de mettre un objet 'qui existe', donc sous entendu 'une marque qui existe', un moyen de faire de la pub. Je trouve cela idiot. Je détourne un peu le sujet, mais mettre des GSM 'qui existent', est-ce que ça ferait polémique chez ces gens là?
Cyann, papillon doré aux ailes nacrées.
Non, ils seraient contents... Yoko va en utiliser un (celui de Cécilia)dans l'album 25 ... Mais, on le voit tellement en petit qu'on ne pourra définir la marque...
Emilia
-Edité le: Samedi 18 mars 2006 à 00:21 par petrushka-
Une représentation du réel, qu'elle soit photographique ou dessinée, reste imprégnée par son temps. D'ailleurs, une représentation d'une époque passée reste tributaire des connaissances historiques de l'époque à laquelle elle est exécutée. Sur ce point, l'intemporalité factuelle d'une oeuvre d'art figurative n'existe pas. Il serait absurde de la chercher et de se poser des questions sur la durabilité de tel ou tel objet de la vie quotidienne. Si je me mets à dessiner mon intérieur, certes il y aura mon ordinateur (qui a six ans et qui, donc, est resté là drôlement longtemps pour une bête de son espèce), mais à d'autres endroits, il y aura par exemple des boîtes de produits alimentaires posés sur la table, dont la présentation aura subsisté dans le commerce moins longtemps qu'un téléphone ou un ordinateur...
Qu'il y ait un décalage chronologique perceptible par les objets, par les vêtements, par les comportements enfin, n'a jamais eu d'influence sur la poésie. Ce qui est poétique le reste et il revient à la seule raison de situer l'oeuvre dans son contexte - raison qui, une fois son travail effectué, n'a aucun mal à se combiner avec le sentiment pour faire éprouver l'émotion du récit. J'ai assisté il y a quelques jours au film "Vendémiaire" de Feuillade ainsi qu'à la projection des cinq "Fantomas" que cet auteur a tournés en 1913-1914. Ces films évoquent un contexte (rural pour Vendémiaire, urbain pour Fantomas) qui aura bientôt un siècle. La nostalgie peut jouer, certes, pour qui s'intéresse au passé et à la vie quotidienne d'antan - c'est un catalogue d'images révolues. Pour qui se fiche éperduement de ça, celà reste... des films, où les personnages vivent des aventures dans un contexte cohérent, peu importe qu'il se passe à telle ou telle époque. Si le temps qui passe condamnait les oeuvres d'art à l'obsolescence, comment expliquerait-on leur survie, et même, tout près de nous et dans un registre d'art on ne peut plus "populaire", comment expliquerait-on la bonne fortune des séries télévisées des années 70 à 80 dont la rediffusion se poursuit encore et encore? Par la même grâce que celle qui fit découvrir Fantômas (le sérial, possible équivalent dans l'art populaire, même si celui-ci est actuellement apparenté à de l'art "noble", des actuelles feuilletons) à la seconde génération des surréalistes, entre les deux guerres: l'on voit que celà a dix, vingt, cinquante, cent ans, et, bientôt absorbé par le conte, l'on retrouve aussi naturellement le chemin du rêve...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
C'est un peu pour ça que, comme je le disais, quand je lis une des premières aventures de Yoko, je la situe bien dans le contexte de l'époque.
Quant aux marques, vous semblez polémiquer sur l'apparition d'une marque de chaussures et l'éventuelle apparition d'un certain modèle de téléphone cellulaire.
Vous vous posez moins la question en ce qui concerne les marques de voiture, par exemple. Pourtant, il y a bien des articles détaillés sur ce site, pour donner l'historique des modèles, etc. J'avais moi-même ouvert un sujet pour vous demander dans quelle voiture actuelle vous verriez Yoko.
C'est pourtant des bons coups de pub aussi.
En même temps, c'est un bon moyen je pense, de rattacher notre héroine à notre réalité.

L'idée contemporaine d'associer la représentation de l'objet à un intérêt (de type publicitaire ou commercial) et sa dimension potentiellement conflictuelle est à mon avis une grave dérive s'opposant in fine à la notion d'art figuratif toute entière. La plupart des objets du monde réel depuis les débuts de l'économie monétarisée ont été fabriqués par un fabricant, c'est une lapalissade. L'exécution d'une oeuvre figurative ou descriptive suppose, si elle s'intéresse aux sociétés humaines, la représentation de notre environnement matériel fait en grande partie d'objets manufacturés et achetés. Si, de plus en plus, cette représentation se trouve entravée parce que les fabricants font une association d'idée avec l'intérêt publicitaire, c'en est fini de la représentation (même si elle en reste toujours une inteprétation, au demeurant) du réel au sens où nous l'entendons.
Si, de nos jours, la sphère de l'entreprise en arrive à avoir un pouvoir de contrainte sur l'artiste, c'est probablement que le statut de ce dernier se modifie dans la société, et cette évolution a tout pour rendre inquiet. Si l'artiste n'est plus celui qui conserve le droit de porter un regard sur le réel (dont marques et entreprises font fondamentalement partie aujourd'hui), c'est qu'il y a le risque d'un renversement majeur et probablement catastrophique. Dans ce cadre, la dramatique confusion entre art populaire et art commercial n'est-elle pas la première manifestation d'un danger qu'il faut à tout prix éviter?

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Hallberg, désolé te le dire, mais...
J'ai relu deux fois ce que tu as écrit, et


Pour recentrer un peu le debat sur les moyen de communications, je voudrais juste rappeler a Zeck que Yoko appele depuis un cellulaire dans la Jonque celeste. En effet, elle appele depuis le bateau de Lin-Po. Bon, c'est pas un model de poche, mais n'est reste pas moins un.

Membre de :
"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Oui d'ailleurs ce téléphone me fait sourire quand je relis l'album mais me donne aussi un doute : les téléphones satellitaire sont-ils toujours aussi imposants ?
Profitons de la Vie car elle peut être courte ...
Et encore : "L'océan se noie dans une goutte de tendresse"
Yoko appelle depuis un Radio Télephone, par contre c'est Monya qui a un celulaire dans la Jonque Celeste.
C'est Moi 
Merci pour toutes ces precisions. Je suis passe a cote du cellulaire de Monia
. Je possede la "la jonque celeste " mais je ne l'ai pas epluche comme d'autres albums. Je vais remedier a ce manquement des ce soir.
Je me rappelle, dans L'orgue du Diable je crois, Indgrid s'exclame parce que la télé de l'équipement du trio est en couleurs! Ça fait sourire aujourd'hui.
De plus, regardez dans Message pour l'éternité, dans la poursuite automobile (p. 10 dans mon album), est-ce un téléphone portable?
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Page 11 chez moi: Vic tient un espèce de gros truc... je le définirais plutôt comme un talkie-walkie, mais à vrai dire, je ne sais pas trop... ce pourrait bien être un cellulaire, car les ancêtres des notres étaient très imposants, je crois... Comme celui-ci!
Dites, pourquoi est-ce que la page 10 de Cherrydean au canada correspond à la page 11 chez nous en france? A moins que tu ne parlais de la radoi de Dundee (on est pas encore dans la course-poursuite, là)?
Cyann, papillon doré aux ailes nacrées.
Non, je parle vraiment du genre de téléphone qu'ils utilisent dans l'auto pour communiquer avec Pol qui répond via un casque d'écoute. Emilia pourrait peut-être demander à Roger s'il s'agit déjà d'un portable ou quoi d'autre. À l'époque, je n'étais probablement même pas née, alors je ne sais pas. Par contre, j'ai déjà vu des vieux modèles de cellulaire et ils étaient énormes.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
