Tu peux expliquer cela un peu plus en profndeur stp? Je ne te suis pas trop.
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Il y a trois idées maîtresses dans ce que j'ai dit :
1 : une solution possible d'une équation relativiste permet un voyage fermé dans le continuum espace-temps!
2 : cette solution, comme bien d'autres solutions à des équations qui en ont plusieurs, n'est pas applicable car...
3 : elle remet en cause le principe de causalité qui n'a jamais été pris en défaut.
Le premier point fait appel au fait que, si une théorie "permet" quelque chose, elle ne le "prédit" pas nécessairement. Le deuxième nous rappelle que les solutions mathématiquement "permises" par les équations ne sont pas toutes réalistes ou applicables.
Ces deux points ont été expliqués dans ce post.
Le troisième point, le "principe de causalité", une des bases les plus solides de la physique, est simplement l'énoncé que
la cause vient avant l'effet
Et c'est là que naît le paradoxe des retours dans le temps. À titre d'illustration, prenons cette histoire archi-connue pour l'illustrer.
Un savant invente une machine à retourner dans le temps. À titre de premier essai, il revient seulement de 40 ans. Là, il regarde les gens autour de lui pour mieux connaître cette époque. Et il rencontre une belle et très gentille jeune fille et en tombe amoureux. Il décide de rester. Il la marie et ils ont un enfant qu'ils adorent. L'enfant grandit et va à l'université. Il devient un grand savant qui invente une machine à retourner dans le temps. À titre de premier essai, il revient seulement de 40 ans. Là, il regarde les gens autour de lui pour mieux connaître cette époque. Et il rencontre une belle et très gentille jeune fille et en tombe amoureux. Il décide de rester. Il la marie et ils ont un enfant qu'ils adorent. L'enfant grandit et va à l'université. Il devient un grand savant qui invente une machine à retourner dans le temps. À titre de premier essai, il revient seulement de 40 ans. Là, il regarde les gens autour de lui....
Ici, la CAUSE de la naissance de cet homme est venue APRÈS sa naissance, ce qui viole le principe de causalité.
Le paradoxe devient encore plus évident si on change un tout petit peu le scénario.
Un homme et une femme, appelons-les Jacques et Marie, s'aiment vraiment et se marient. Ils ont une belle et très gentille fille qu'ils appellent Mélanie. À son tour, Mélanie se marie et a des enfants. L'un d'eux, appelons-le Pierre, devient un grand savant qui invente une machine à retourner dans le temps. À titre de premier essai, il revient de seulement 60 ans (pas 40). Là, il regarde les gens autour de lui pour mieux connaître cette époque. Et il s'achète une auto. Malheureusement, il a un accident et frappe un piéton qui meurt sur le coup. Et ce piéton, c'est Jacques, son grand-père! Et cet accident est arrivé avant qu'il rencontre Marie. De sorte que Mélanie ne naîtra jamais. Elle ne pourra donc pas enfanter Pierre. De sorte que Pierre ne pourra pas tuer son grand-père dans cet accident. Ainsi, Mélanie pourra naître et enfantera Pierre qui reviendra tuer son grand-père, de sorte que Mélanie et Pierre ne naîtront pas. Ce qui fait que Jacques ne mourra pas et Mélanie... 
Ainsi, si Pierre naît, il ne naît pas. Et, s'il ne naît pas, il naît.
Paradoxe!
Ici aussi, la cause de la mort de Jacques est venue APRÈS sa mort, ce qui viole encore le principe de causalité.
Ces deux histoires sont archi-connues en physique et présentent une objection majeure au concept des voyages vers le passé.
Est-ce que ça répond à ta question, Cherrydean?
Edité Vendredi 9 mai 2008 :12:18 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Oui, en résumé : "la cause vient avant l'effet".
Deux roses sur une branche... la première se fana et mourut... l'autre n'y survécut...
Voilà. T'as tout compris!
Si elle vient après l'effet, le principe de causalité, un des piliers les plus solides non seulement de la physique, mais de toute logique, est violé. Et cela mène à des paradoxes auto-contradictoires.
Edité Samedi 10 mai 2008 :13:24 par Petite Fleur

Il y a des personnes qui pleurent en apprenant que les roses ont des épines.
D'autres se réjouissent quand ils savent que les épines portent des roses
Hum, c'est bien joli tout ça mais ça ne marche pas forcément 
Bon, je reprends un peu ma théorie exposée un peu plus tôt dans ce sujet, et qui est un peu compliquée mais qui me semble fonctionner, au moins dans le cadre des albums de Yoko 
Lorsqu'on remonte dans le passé, il n'y a bien sûr, qu'un seul passé possible pour un point de départ donné.
Cependant, à partir du moment ou on remonte le temps, on crée une "bifurcation" dans le cours de l'espace temps, comme il s'en produit tout le temps.
exemple (je reprends le tiens
):
-Univers 1 : Jacques et Marie se rencontrent, se marient, ont des enfants, ...
-Univers 2 : Ce jour là il pleut, Jacques décide de rester chez lui, il ne rencontre pas Marie, pas de suite.
Sans voyages dans le temps, on a donc déjà 2 univers possibles (qui se sont séparés, au moment ou il s'est mis à pleuvoir par exemple).
Bon, dans l'univers 1, notre savant est né, il remonte le temps. A ce moment là, il crée un Univers 3 au moment exact ou sa machine se matérialise. Cet univers bifurque de l'univers 1. Bon, il achète une voiture et provoque l'accident, donc dans l'univers 3, pas de rencontre, pas de savant. MAIS, le cours de l'univers 1 n'est pas modifié. Donc ça ne pose pas de problèmes.
Bon, maintenant, le problème se pose lorsque le savant décide de rentrer chez lui. S'il reprend sa machine et se contente d'avancer vers le futur, il va rester dans l'univers 3, et il ne pourra pas rentrer chez lui !
Donc, il faut d'abord "rembobiner" jusqu'à la séparation des univers 1 et 3, et ensuite avancer dans l'univers 1. D'où le rôle de la balise que l'on doit poser avant de partir vers le passé si on veut pouvoir rentrer.
Maintenant, imaginons qu'il y aie une autre bifurcation dans l'univers 1, et on aurait donc 2 savants qui remontent le temps pour aller dans le passé (vous me suivez, là ?). Dans ce cas, deux possibilités :
-Soit nos deux savants ne choisissent pas la même date de retour, auquel cas ils créent chacun une bifurcation, ce qui ne pose pas de problèes.
-Soit nos deux savants choisissent d'atterrir exactement au même moment, et là, il y a "fusion" des deux pour ne former qu'une seule ligne de temps... et re-séparation lorsqu'ils retournent dans le futur.
Pour les voyages vers le futur, ils ne sont pas possibles, parce qu'on ne peut pas avoir de balise dans le futur. En fait, lorsqu'on envoit une machine vers le futur, elle ne peut pas s'y matérialiser, mais seulement faire des statistiques (voir ce que fait Monia pour vérifier qu'elle a bien sauvé le monde), et avoir des approximations sur la temprérature, la météo, tout ça.
c'est la conséquence assez paradoxale de cette théorie, qui permet de modifier le passé, mais pas le futur ! HAbituellement c'est plutôt l'inverse... cela dit ce n'est pas si illogique que ça, le passé est écrit et fixé (pour un présent donné toujours), par contre le utur n'existe pas encore, alors le modifier n'a pas vraiment de sens (on a pas de référence pour évaluer les conséquence, en gros).
Il me semble que ce modèle colle bien à ce qui se passe dans tous les albums. Désolé de faire court, mais il se fait tard et j'ai peu de temps libre en ce moment...
Voir aussi à ce sujet, l'article "théorie de l'immortalité quantique" qu'on peut trouver sur Wikipedia. Et suivre les liens qu'il donne bien sur pour trouver des infos plus intéressantes...
"Qui a un pied dans la barque et l'autre dans le canoë tobera à l'eau."
proverbe tuscarora
On peut comparer la machine à remonter le temps à un magnétophone qui enregistre tout ce qui se passe : c'est facile de remonter le temps en rebobinant mais impossible d'aller voir ce qui n'est pas encore sur la bande...
Théorie qui vaut ce qu'elle vaut...
frac
Si tu te frappes la tête contre une cruche et que ça sonne creux, n'en déduis pas forcément que c'est la cruche qui est vide...