Question : meme s'ils ne sont pas cités, est-ce-que Roger Leloup n'aurâit-il pas déja des assistants?
Ce monde est froid et cruel. Nous n'y trouverons que l'amour que nous y mettrons.
Je ne sais pas. Je ne croit pas. Il n'a pas d'élèves alors pourquoi des assistants?
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Ca c'est la question, plusieurs fois posée ici, mais sans réponse pour le moment.
Etant donné qu'il passe son temps dans son atelier et qu'il fait tout lui-même (à part la couleur), je pense qu'il n'a ni assistant, ni élève...
"L'océan se noie dans une goutte de tendresse", Yoko Tsuno.
Dans un certain sens c'est dommage.
Mais dans un autre on ne peut que l'admirer.8

)
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Désolé pour tous les fans de la fanfiction
, mais pour ma part, je ne pense pas qu'il faille reprandre le flambeau quand l'aventure Yoko Tsuno se terminera... je pense qu'il faut accepter la disparition de ses héros de bande dessiné en même temps que la dispariton de leurs auteurs...:8:8
Car ce personnage a vécut par son auteur, dans sa conception, dans toutes ses aventures, et puis dans sa fin...
Alors, oui, on peut chercher à faire durer le plaisir en retroussant ses manches et en prenant la relève, mais est ce que cela ne reviendrai pas à cloner ce personnage? Il en aurait l'apparence, mais pas la même histoire, pas la même vie...
Mais ceci n'est que mon point de vue, et peut etre est il dépassé... 



Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
Tu as peut-être raison, même si je crois le contraire. en tout cas je suis sûr que Leloup a des nombreuses idées de Scénario, et qu'il devrait donc se faire aider pour les dessins. Bob de Moore et Leloup ont dessiné pour Hergé, ce sont quand même des BDs d'Hergés que nous lisons ! Greg a même fait le scénatio de "Vol 714 pour Sydney"
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Mon opinion est que la liberté de l'artiste devrait primer: si quelqu'un développe un projet personnel cohérent autour d'une reprise du personnage, d'un thème ou d'un autre élément, je trouve absurde de le lui interdire. Les seuls qui pourraient trouver à redire seraient les ayant-droit qui, dans bien des cas, finissent par s'intéresser plus aux questions financières qu'aux enjeux artistiques et distribuent de-ci-de-là exclusivités, licences et interdictions...
Si repreneur(s) il y a, nul ne peut savoir si nous assisterons à une continuation de la série dans le style précédent, en mieux ou en pire, ou encore à la transposition des thèmes au profit d'un style graphique et littéraire différent. Quoiqu'il en soit, celui qui a le dernier mot est toujours le lecteur, qui peut décider de lire ou de ne pas lire, et qui est dans bien des cas son propre critique.
Une éventuelle continuation, qu'elle fasse l'objet de publication ou non, si elle constitue un hommage, une initiative personnelle et non une opération visant à vendre du papier, me paraît légitime. À la condition bien-sûr que les lecteurs en soient avertis et qu'on ne fasse pas passer n'importe-quoi pour du pseudo-Leloup...

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Tout à fait d'accord avec toi, Hallberg, ce qui compte c'est qu'on sache que ce n'st pas du Leloup, et puis on a la liberté de ce qu'on lit.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Je suis tout à fait d'accord avec vous sur le fait qu'il faut laisser à chaqun le droit de reprendre le pinceau s'il le désire, en précisant bien que ce n'est pas du Leloup, et laisser le lecteur seul juge...
Ce que je voulais dire simplement c'est que pour moi Yoko Tsuno et Leloup sont intimement lié, l'un à crér l'autre et l'autre ne peut vivre que par l'un...
Je suppose qu'il doit y avoir des dessinateurs sur ce forum, et je ne sais pas comment ils vivent les choses, mais pour ma part, quand je créé un personnage, je lui "fabrique" un univers, je lui invente une infinité de choses, que je ne pourrai jamais entièrement faire partager au lecteur, qui de tout façon n'aura pas la même perception du personnage que moi.
c'est pour ça qu'à mon sens, si on venait à prendre la suite de Roger Leloup, ce ne serait plus tout à fait du Yoko Tsuno,ça y ressemblerait beaucoup, mais il manquerait la petite "magie" de son créteur, qui connaît mieux que quiconque son "enfant"...:8:8
Mais peut etre que j'ai tout faux après tout...

Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
Tu n'as surement pas tout faux, et en tout cas l'avis d'un créateur est important et interessant, mais en même temps, comme tu le dis, sa vision de l'oeuvre est différente, car il y a tout le non-dit. Simplement est-ce qu'il manque un petit quelque chose, pour toi, à "Les trois formules du professeur Sato" tome 2 et à "Vol 714 pour Sydney" ?
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Si il y a repreneur, il faut qu'il aime Yoko...
Aner vetù vahor,
Ib aùndas ev ib elsha nogenanse...
Oui, s'il ne l'aimait pas ce seraît la catastrophe !
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
En fait, considérations uniquement mercantiles mises à part,- influencées la plupart du temps par les ayant-droits comme le souligne Hallberg- qui y at'il de génant à ce qu'un élève reprenne l'oeuvre du maître.
Dans la création artistique, il en a toujours été ainsi, un auteur n'est toujours que la somme de ses influences. Il reproduit, accompagné de sa propre sensibilité, des codes et des langages qu'il a assimilé.
L'oeuvre de Roger Leloup et si dense qu'elle offre une une multitude de piste créative : en vrac : la SF, le fantastique, la spiritualité, l'historique et même la romance et plus encore.... C'est assez rare pour être souligné, et beaucoup d'auteurs peuvent y trouver leur compte, à la condition de bien assimiler les codes du langage de Roger Leloup, et ne pas trahir l'esprit originel de la série.
Reste l'avis du lecteur, se réaproprier l'univers qu'offre l'auteur n'est pas toujours évident.
Prenons l'exemple de Spirou.
Franquin, qui avait déja repris le personnage à Jijé qui le tenait lui-même de Rob-Vel, -le créateur initial-, a animé la série pendant 20 ans. Puis il y a eu Fournier. Imaginez la difficulté à succéder à un aussi génial créateur qui a mis en place pendant tout ce temps un univers et des personnages aussi riches.
Le moins que l'on puisse dire c'est que le démarrage fut laborieux mais pourtant quand l'élève s'affranchit du maître et qu'il n'hésite plus (ou qu'on ne l'empèche plus) à imposer sa propre sensibilité, on obtient un album comme l'Ankou, qui est pour moi un des albums des plus marquant de l'univers Spirou et Fantasio, tout auteur confondus.
Après c'est une question de goût personnel. Mais je ne vois pas ce qu'il y a de criticable à laisser quelqu'un le fait de reprendre, et d'assumer, un héritage ,- fût-il artistique- tant que le talent et la passion sont présent, tout le monde peut s'y retrouver.
Enfin évidemment, c'est Roger Leloup qui décide et comme il apparait maintenant évident qu'il n'a pas de collaborateur, la succession parait compromise.
Mais il y a aussi la nature des contrats d'édition, et la les "Marcketteurs" prennent le dessus sur les créateurs et on assiste à d'affligeantes et sordides batailles où le fric et les intérèts à court terme prennent le pas sur la création artistique.
refrain, hélas, connu.
La notion de propriété intellectuelle, hautement respectable sur le principe, peut avoir un rôle paralysant dans l'usage qui en est souvent fait. Dans le cas contraire, aux périodes où ça n'existait presque pas, on avait une situation inverse, souvent injuste mais paradoxalement hautement favorable à la création. Dans mon domaine je vois bien les livrets d'opéra du XVIIe ou du XVIIIe, surtout ceux des grands maîtres du genre comme Quinault ou Metastase, qui étaient repris, parfois après modification, par différents compositeurs qui donnaient leur vision de l'histoire. Certains ont été repris un nombre incroyable de fois. Quand on cite "La clémence de Titus", encore faut-il préciser s'il s'agit de celle de Gluck, de Haydn, de Mozart, de Salieri, de Hasse, de Porpora, en s'en tenant aux compositeurs connus, et il y en a des dizaines d'autres qui dorment dans les bibliothèques... Les compositeurs ne payaient pas des droits à chaque fois, encore moins quand ils faisaient modifier le texte à leur guise par un autre auteur... Puis, parfois, leur œuvre était reprise par un autre compositeur qui ajoutait des airs, un directeur de théâtre qui y intercalait un thème à la mode ou une scène spectaculaire hors-sujet, un chanteur qui refourguait son air préféré... On peut en dire que cela faisait autant de mal que de bien, car le XVIIIe siècle musical est comparable à l'économie ultra-libérale...
Maintenant, il doit exister un juste-milieu entre ce cas et l'autre extrême à l'œuvre actuellement. Il n'y a guère qu'en prenant les sujets mythologiques qu'un artiste peut espérer n'avoir à rendre compte à personne. Il y a certainement des gens qui ont l'envie et les compétences pour créér des œuvres d'art sur tout un tas de sujets, de personnages, de concepts "protégés", mais in fine, ce sont ceux qui peuvent se les payer qui les prennent. Dans le cas Leloup, et à moins d'un arbitrage clair de la part de ce dernier, nous ne sommes pas forcément à l'abri d'une reprise à visée commerciale favorisée par l'éditeur sous le regard bienveillant des autres ayant-droits, quand, simultanément, le travail d'une personne sincère, désireuse de rendre un hommage à Leloup, resterait confidentiel en l'absence d'autorisation... Faudra-t-il attendre que Leloup ait l'âge et le statut des auteurs de l'antiquité grecque ou latine? Le juste milieu que j'appelle de mes vœux, en sorte, serait le maintien d'une protection de la propriété intellectuelle visant à décourager les mauvaises intentions (plagiat, falsification...) tout en éliminant le phénomène d'intéressement financier qui en est la conséquence involontaire. Par exemple, si le principe consistait non-plus à acquérir des droits (ce qui lie la création à la capacité d'investissement), mais plutôt à faire la demande d'une accréditation en justifiant de ses travaux auprès des ayant-droits, avec prix réglementé, il pourrait y avoir une "bouffée d'oxygène" pour la liberté de création. Vaste sujet aux répercussions politiques et économiques, un peu complexe pour être détaillé dans un forum mais que je tenais à évoquer au moins une fois. Ca ne manquera pas, j'espère, de faire réagir.
Le cas Spirou est issu de la démarche d'auteurs raisonnables et certainement conscients de la difficulté, mais aussi de l'intérêt de la "passation de série". Les planches de la tentative inachevée d'Yves Challand montrent quel degré d'expérimentation peut être atteint dans ce cadre de collaboration saine de différents auteurs.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
