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malko10
(@malko10)
Noble Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 1855
 

d 'autant plus qu ici...c est le sport national de chercher la petite bete...
alors Emilia , tu diras à Roger qu'il ne faut vraiment pas prendre ombrage des tresors de curiosités qui sont deployés ici!

mais je pense aussi que personnellement , je suis susceptible pour mille fois moins que ça ...
( et je n ai pas un heroine-veritable personnage public- à faire vivre) :
DONC
je comprend egalement l'emotion suscitée chez l'auteur


Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié


   
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Ancien membre
(@ancien-membre)
Prominent Member
Inscription: Il y a 18 ans
Posts: 730
 

Il est 13h30 presentement. J'avais pour intention d'aller cette apres-midi dans ma nouvelle belle famille acompagne de l'edition speciale et ce, comme je l'avais dis precedemment,d'etablir une analyse objective sur le coloriage de l'album.

Apres avoir lu les dogmatiques propos de Emilia ou Petrushka, j'ai comme qui dirait un certain sentiment de lassitude.

Je suis de plus en plus decu que l'auteur cautionne une tel comportement.
(Si c'est bel et bien le cas).

Je frequente pas mal de forums, souvent ca tire a boulet rouge. Les moderateurs sont la pour garder l'eglise au milieu du village.

Mais ne pas pouvoir librement exprimer ses idees et opinions sans se faire rabrouer par un virtuel personnage qui se couvre sous le bouclier "suis en contact quotidien ave le maitre" me laisse pantois.

Ou est le bon fondement d'une telle demarche.
Faire rever le lecteur ou proteger des interets commerciaux ? En tout franchise et honetete, c'est reellement la question que je me pose.

Je vais ranger ce bouquin, et essayer de ne pas alterer mes souvenirs et reves d'enfances ancres au fin fond de mes neuronnes.

Je vais plutot me saouler au Rhum avec les beaux freres. C'est pas malin mais parfois ca fait du bien.

Je suis desole d'etre negatif aujourd'hui, mais je suis simplement comme un miroir. Je ne fais que refleter une bien terne image.



   
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petrushka
(@petrushka)
Noble Member
Inscription: Il y a 22 ans
Posts: 1006
 

Supprimé... Excuse-moi Zeck... Et joyeuses fêtes

Roger Leloup

-Edité le: Mardi 20 décembre 2005 à 18:34 par petrushka-



   
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Lucterios
(@lucterios)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
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Il y a une dérive très ancienne sur ce forum, enfin moi c'est que j'appelle une dérive mais certains verront cela autrement, et cela a commencé bien avant l'arrivée d'Emilia et même de la majorité des membres, à "chercher la petite bête", à compter les rivets ou les sabots de frein manquants. La plupart du temps ce n'est pas bien méchant. Je considère que cela n'apporte pas grand chose à la compréhension du monde de Yoko. Autrefois on avait des sujets de fond sur l'univers de Roger Leloup. J'ai vaguement essayé d'en initier de nouveaux... Sans succès !
D'autres fois les coupeurs de cheveux en quatre émettent des questions tellement alambiquées qu'ils en deviennent ridicules. Je ne m'y apesantirai pas. Mais quand la critique devient méchante et gratuite, c'est plus grave. Personnellement (mais après tout ce n'est que mon avis personnel) j'ai toujours adoré les couleurs de la série. J'ai découvert Yoko avec "la Fille du vent" et la splendeur des paysages japonais m'avait amplement séduit. Les nuances sont fantastiques. En fait, c'est un cas assez unique dans la Bande dessinée, si l'on excepte des dessinateurs qui, comme Bilal ou Bourgeon colorient eux-mêmes leurs oeuvres. "Le Septième code" est tout aussi beau que les autres albums et l'atmosphère de la base de missiles incroyablement bien rendue. Par ailleurs, en repensant aux mauves et oranges de "la Proie et l'ombre", j'imagine déjà avec délectation le prochain opus. Alors parler de "pot de peinture versé comme cela", ma foi... C'est parfaitement injustifié.

Je crois comprendre que Roger Leloup préfère se consacrer entièrement à Yoko plutôt que de continuer à répondre à telle ou telle sornette. Il a mon entière bénédiction si c'est son projet, même si je regretterai beaucoup Emilia et la touche de fraïcheur et d'originalité qu'elle avait apporté à ce forum. Sans doute aurions nous pu évoquer des sujets autrement passionnants que la marque du rouge à lèvre de Yoko ? Cela n'a pas été évoqué, mais il y a eu bien pire, et encore très récemment j'ai lu deux ou trois trucs qui m'ont fait un peu grincer les dents, bref ! Enfin, je ne sais pas. Je suis l'un des plus anciens inscrits ici sur ce site à être vraiment actif. Je l'ai vu évoluer, parfois en bien, parfois en mal. Et récemment, je dois dire que j'ai dû privilégier la deuxième hypothèse. En espérant, bien sûr, selon la formule consacrée, que cela s'améliore dans l'avenir, et que, peut-être, Emilia continue de nous faire rêver. Car c'est cela qui est essentiel dans Yoko, comme dans toute oeuvre d'art de qualité : le rêve...

Je dis cela sans vouloir blesser personne, mais j'avais envie de dire ma façon de penser sur certaines dérives qui m'agacent depuis longtemps et qui semblent avoir pris récemment des proportions éléphantesques.

-Edité le: Lundi 12 décembre 2005 à 01:47 par Lucterios-


Fortuna audaces juvat !


   
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Hallberg
(@hallberg)
Illustrious Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

pardon, intervention rédigée pendant que Lucterios postait. Quand par la suite je dis "les deux dernières interventions", je parle de celles signées Zeck et Emilia.

Profonde lassitude... Les modérateurs sont censés ramener l'église au milieu du village? C'est un monde, quand-même, j'ai pas l'habitude de pousser au compromis. Aucun intérêt.
Or de temps en temps, ici, on a des échanges qui donnent l'impression que vous ne maîtrisez pas la différence entre dialogue critique et niveau des susceptibilités personnelles. Ici, d'habitude, je suis modérateur pour faire du rangement dans les rubriques. À chaque fois qu'il faut en faire plus, c'est parce que vous débordez d'une façon ou d'une autre.

Bon, on me jette en pâture les deux dernières interventions en date, je vais donc vous faire la morale, vous allez pas aimer, et ensuite, vous pourrez reporter sur moi un peu d'énervement. À chaque fois que je demande si c'est ma façon de faire qui ne va pas, je n'ai pas de réponses. Là, je vais être désagréable et au moins vous me direz ce qui cloche dans ce forum, si c'est la façon dont il est (pas) géré. Qui est d'ailleurs le seul auquel je participe, comme ça je suis pas tenté de le comparer.

- Zeck, un lecteur dans l'exercice exigeant et désintéressé de la critique ne fait pas de procès d'intention. S'il y avait protection d'intérêts économiques, l'idée de critique n'existerait pas, ou du moins, nous n'aurions pas de débats avec l'auteur lui-même. Le rabrouement apparent d'Emilia n'est pas une injonction de se taire ni une pensée officielle. Si tu es contre, il faut ne pas partir bouder, mais répliquer par un contre-argument. Du reste j'approuve ton ardeur à la critique, mais il faut critiquer sans sarcasme.

- Monsieur Leloup, un auteur, habituellement, ne s'épuise pas à donner le change à la critique, publique ou - comme ici - informelle. Ce n'est pas son rôle. Une critique laudative n'est pas plus une déclaration d'amour qu'une critique négative n'est une attaque à laquelle il faut donner le change. C'est un raisonnement extérieur à l'oeuvre, chacun s'en ramasse des bonnes et des mauvaises. Il faut continuer à séparer clairement information et jugement. Dans ce dernier, on n'a pas le droit d'être juge et partie.

- Emilia (ben oui, moi j'y crois encore et vous me cassez mon jouet, à mon tour), le modérateur malgré lui te recommande de rester dans les environs. Aux endroits où Monsieur Leloup risque d'avoir une réaction paralysante pour le débat en étant juge et partie, qu'il te laisse place, c'est une garantie de liberté à condition que tout le monde comprenne comment ça marche. D'ailleurs je tiens pour preuve de la qualité de cet échange le fait qu'on a eu des divergences de vues assez importantes et qu'on se fait pas la tête.

Voilà, on a parlé de modérateurs, ben, je vous ai fait la morale. Vu que de toutes façons vous êtes mal lunés, vous allez probablement bouder. Qu'on ne me dise pas que j'extrapole, les deux précédentes interventions sont déjà un début de bouderie. Moi je vous aime bien et j'aime bien discuter avec vous, donc bon, passez vos nerfs sur moi et ça calmera tout le monde.

-Edité le: Lundi 12 décembre 2005 à 03:05 par Hallberg-


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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malko10
(@malko10)
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Hall, c 'est vrai? on peut se passer les nerfs sur toi?
ah.....cool....depuis le temps que j'attendais...
bon , ton chat, là en bas de tes posts...et ben il est très moche
smileysmiley

et pi je déteste les chats...sauf avec des petites patates...hum...miam...9)smileysmileysmiley


Les intégrismes et les extremismes sont des refuges pour les plus faibles;
avec Yoko, faisons progresser la connaissance et l'amitié


   
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malko10
(@malko10)
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post sur la recette du "chat au citron" / auto censuré

smileysmileysmiley

-Edité le: Lundi 12 décembre 2005 à 23:39 par malko10-


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Oresias
(@oresias)
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Posts: 1761
 

malko10 a écrit bon , ton chat, là en bas de tes posts...et ben il est très moche
smileysmiley

et pi je déteste les chats...sauf avec des petites patates...hum...miam...9)smileysmileysmiley

C'est vrai qu'il est ridicule son chat en bas de ses posts, mais ce n'est pas une raison pour dire du mal des bêtes.

Et un chat, c'est très intelligent d'abord. Il obtient toujours ce qu'il réclame et tout le monde croit qu'il aime l'homme.



   
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malko10
(@malko10)
Noble Member
Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 1855
 

oula
un bug!
que fait ici ce post sur les pb d edf de Lucterios et les pb de cartes de Hall?? : il devrait etre ailleurs ( désolé j ai du faire une erreur...si qq un peut le bouger...)

-Edité le: Lundi 12 décembre 2005 à 11:29 par malko10-


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Hallberg
(@hallberg)
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Inscription: Il y a 23 ans
Posts: 10550
 

Un message, isolément, on ne peut pas le déplacer. Tu n'as plus qu'à le poster de nouveau au bon endroit. S'il réapparait ici, c'est définitivement qu'il y a un bug.

Au fait merci, ça vous intéresse vachement ce que je raconte. Comme d'habitude, je pense que j'aurai pas de réponses des principaux intéressés sur la légitimité de la critique en art et sur la place de l'auteur vis-à-vis de la critique. Je repose le problème à chaque engueulade, c'est pour ça que je dis que ça déplace l'engueulade sur moi, mais ça reste lettre morte.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Kaldorion
(@kaldorion)
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Posts: 11799
 

Bon, comme ce pauvre Hallberg a des problèmes je retourne à mon clavier...

Tant pis si cette voix vous paraît un peu resurgir d'outre tombe. Il est vrai que je poste 100 fois moins qu'il y a longtemps (ce n'est pas une façon de parler, c'est au sens propre...)

La légitimité de la critique en oeuvre d'art existe à mon sens...

Même si un critique peut bien sûr être contredit ! Evidemment les critiques, bien souvent, ne sont pas d'accord entre eux...

Après, c'est à un auteur de faire ce qu'il veut des critiques qui lui sont adressées. De les lire ou ne pas les lire, d'en tenir compte ou pas... Il ne pourra jamais tenir compte de tout, faire plaisir à tout le monde, et à essayer de le faire il produirait une oeuvre insipide...

Mais tenir compte de la critique peut aussi permette d'engendrer des chefs d'oeuvre...

étant moyenâgeux dans l'âme, je me dois d'apporter ici un exemple, un bon vieil exemple concret...

Le peintre Girodet s'est orienté à un moment de sa carrière vers des oeuvres... où les personnages deviennent de cristal, évanescents, immatériels... dans la lignée des contes d'Ossian...

Personnellement j'aime beaucoup ce tableau. David en le voyant déclara "Ah, ça, il est fou, Girodet, ou je n'entend rien à la peinture, ce sont des personnages de cristal qu'il nous a fait là " (c'est une citation approximative)

Les critiques furent nombreuses, et Girodet décida de revenir à des choses plus simples... avec sa scène de déluge...

Ici, c'est l'opposé. La forme est simple, limpide et remarquable. Pas de personnages evanescents... On revient à quelque chose de beaucoup plus "académique"...

Moi j'aime beaucoup les deux, mais une amie me confiait récemment qu'elle n'aimait pas trop le premier...parceque la forme y était trop reléguée au second plan....

Bon, il faut que j'essaye de ne pas trop m'égarer. En tenant compte de la critique, on ne devient pas forcément autre chose que soi même. On peut produire des chefs d'oeuvre...

Mais Tout auteur est libre de ne pas lire les critiques tout comme un lecteur est libre de ne pas lire les bandes dessinées qu'il n'aime pas.

Pour beaucoup d'auteurs la critique de leur "premiers lecteurs", leur femme, leur correcteur, leur éditeur (pour un livre, il y a un va et vient entre l'auteur et l'éditeur qui dure des mois bien souvent !) suffisent. Pour certains, peut-être, aucune critique n'est-elle necessaire, surtout quand les années leur ont permis de se forger un style assuré... Mais en quoi cela rendrait-il la critique moins légitime ? La critique, ce ne sont pas des mots méchants pour le plaisir de faire mal, c'est juste un jugement porté sur une oeuvre. L'existence du forum est justifié par les débats. Il y a débat s'il y a des idées contradictoires, et s'il y a idées contradictoires, alors certains jugeront en bien ou en mal certains épisodes de Yoko...

Pour ne pas être beaucoup confronté à la critique, il suffit, non de tout quitter, mais de se cantonner aux articles du site, et aux sujets plutot "techniques"... ainsi qu'aux sujets d'avant premières... Je comprend tout à fait qu'un auteur ne souhaite pas lire des critiques, mais ce n'est pas une raison pour en nier la légitimité, qui est, à mon sens, totale, et qui ne fut pas remise en cause dans notre bon vieux pays depuis... fort longtemps. Quand la France se couvrit de cathédrales au XIIIe siècle, il ne manqua pas de détracteurs pour dire que cette architecture était inférieure au Roman. Il s'agissait d'édifices consacrés à Dieu, eh bien, on pouvait en critiquer la réalisation !

Moi aussi, comme Hallberg, je n'ai rien compris à notre histoire si la critique est illégitime. Je suis persuadé du contraire. La critique est aussi légitime que le désir d'un auteur de ne pas en tenir compte.

-Edité le: Lundi 12 décembre 2005 à 15:41 par Kaldorion-


La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.

l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.


   
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Lucterios
(@lucterios)
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Critiquer ? Oui sans doute, on peut toujours. Mais on peut difficilement comprendre qu'un auteur ne se sente pas personnellement attaqué au vue de certaines remarques qui ne sont pas des critiques mais des piques. On a eu des trucs ici que par charité je ne citerai pas qui étaient clairement à ranger dans la catégorie du niveau zéro de la critique style "ben non Yoko j'aime pas, il n'y a pas assez de castagne". Ce n'est pas vraiment de la critique, c'est un constat. J'aime ou je n'aime pas parce que si, parce que cela... Je ne sais pas si l'on saisit bien la nuance ?
Je n'ai pas le souvenir d'avoir lu de véritables critiques du "Septième code" au sens véritable du terme. Mais de toutes façons, elles resteraient subjectives. Roger Leloup, quoi qu'on en dise, est un auteur de talent et il ne nous sert pas n'importe quelle daube comme certains que je ne citerai même pas. Je définis par "daube" en bande dessinée une oeuvre qui comporte ces critères précis :

- scénario nul, situations conventionnelles, genre le fils de Machin, si vous voyez qui je veux dire.

- absence totale d'originalité dans le choix du sujet et des personnages. Par exemple on crée un univers d'Heroïc Fantasy et on pompe tout sur Tolkien. Ou alors on va chercher un grand mythe comme le roi Arthur que l'on ressert réchauffé, sans y apporter la moindre touche de génie.

- mauvais dessin ou coloriage. Là je referme tout de suite le bouquin !

- continuations commerciales de héros appartenant à des auteurs disparus. Là c'est plus difficile à définir, mais disons que quand on commence à replacer une série dans les années cinquante pour le plaisir de redessiner de vieux avions, c'est déjà assez mauvais signe. Enfin, cela ne suffit pas comme critère d'accord. Mais si l'on ajoute un scénario banal style "la disparition de Machin", on a le droit de douter du bien-fondé de l'entreprise.

Critiquer, oui, tirer à boulets rouges non ! Dans le cas du "Septième Code", le dessin est splendide. Comme l'a dit je crois Hallberg, les personnages ont perdu en rondeur mais ont gagné en énergie. Le coloriage est remarquable même s'il n'atteint pas la qualité maximale à laquelle on pourrait s'attendre si Roger Leloup coloriait lui-même son oeuvre. Mais peut-être, après tout n'a-t-il pas non plus les talents de coloriste de Jean-François Charles ou Griffo, par exemple ? Le scénario, sans atteindre les sommets de certains opus comme "l'Astrologue de Bruges" est bien conçu, plutôt captivant et très original compte-tenu des contraintes attenant au genre (le méchant qui meurt à la fin, etc...). Je ne vois pas quelqu'un d'autre que Roger Leloup inventer cette histoire de base lance-missiles perdue au fin fond de l'Amazonie et surtout le faire avec talent.
Pour finir, les personnages secondaires sont attachants, la comtesse, Emilia, et même le petit chien. Tout au plus peut-on regretter le relatif effacement des vieux amis : Vic et Pol, mais il faut savoir ce qu'on veut. L'auteur dispose de moins de cinquante pages pour raconter son histoire. Il n'a pas le temps de se livrer à d'interminables scènes psychologiques comme le ferait un auteur de romans. On ne peut pas reprocher non plus à Roger Leloup de vouloir ajouter de la nouveauté à chaque volume...
Enfin, voilà pourquoi je trouve que ce vingt-quatrième volume est un bon numéro. Maintenant, peut-être quelqu'un peut-il se livrer à l'exercice inverse : moi je n'aime pas à cause de telle ou telle faiblesse ?

-Edité le: Lundi 12 décembre 2005 à 16:56 par Lucterios-


Fortuna audaces juvat !


   
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Sopid
(@sopid)
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Une critique peut-être négative ou positive et les 2 sont justifiées d'exister. La critique positive se remarque habituellement par le fait qu'elle donne une solution à un problême que la personne qui fait face à la situation peut utiliser ou non. La critique négative est habituellement l'expression d'un désagrément du crittique sur le travaille de l'auteur de l'oeuvre critiqué.

Les 2 types de critiques sont normales et se doivent d'exister. Naturellement, l'auteur préfèrerait n'en avoir aucune, mais il préfère aussi de loin la critique constructive à la négative. Le critique, malheureusement souvent paresseux dans son travail de critique, se contente d'être négatif. Là nait le différent entre l'auteur et les critiques de son oeuvre.

Cependant, lorsqu'on crée, on doit toujours s'attendre à ce qu'il y ait des insatifaits. Ceux-ci ont le droit de s'exprimer et l'auteur n'est en rien obligé de leur répondre; bien au contraire, il peut s'en faire une force de ne pas leur porter attention.

J'ai à une certaine époque créé des courtes pièces de théâtre. J'ai eu des urluberlus qui sont venus s'obstiner avec moi sur le sens profond du texte sans savoir que j'en étais l'auteur. J'ai fini par comprendre qu'il m'était inutile de les écouter ou de leur répondre parce que ceux-ci ne savaient en aucun point de quoi ils parlaient.


Sopid, encore en vie!


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Les enfants, vous savez que j'aime bien vos interventions et que vous êtes les seuls à ne pas contourner ce type de débat de fond. Mais outre le fait que les auteurs de "critiques" au raz des paquerettes vout sans doute contourner avec prudence, je pense que le noeud du problème se situe dans notre rapport avec l'auteur.
Une critique est un rapport personnel du lecteur avec l'oeuvre. Contrairement à une idée reçue, elle ne vise pas l'objectivité (qui, en matière de jugement esthétique, est un mythe ou une simple application de critères convenus). Elle peut fort bien commencer par un "j'aime" ou "j'aime pas", même si à l'évidence, juste après, on attend une jutification qui, si peu généralisable qu'elle soit, se doit de conserver une cohérence interne. L'honnêteté intellectuelle consiste à ne pas se satisfaire d'arguments ou de faux arguments tout faits (de type "ça il ne faut plus en faire parce que plus personne n'en fait", ou "c'est bien parce que tout le monde le dit"), mais en plus de cet aspect, l'exigence que le critique doit avoir vis-à-vis de lui-même, est également de tenter dans les limites de ses moyens de réduire la dimension dogmatique et le prêt-à-penser à la portion congrue pour laisser se développer le jugement individuel.
Il y a toujours eu des remarques qui prenaient la forme de piques, ce n'est pas nouveau et ça arrive ici (même un peu trop), et je ne crois pas me tromper en disant que c'est souvent lié à un abus de façons journalistiques, de formules qui tuent et autres phrases-choc. C'est malheureux, et d'un autre côté ce n'est pas trop dur d'en faire abstraction pour se recentrer sur le fond. Nous sommes trois anciens, il me semble que nous avons toujours fait attention à ça, bon, mais ça arrive toujours quoiqu'on fasse. C'est sot mais pas dramatique.

Quelle est la situation de l'auteur là-dedans? Un auteur doit-il se justifier autrement que par son oeuvre? Moi, il me semble que la justification et la légitimité de la critique (sans rentrer dans le débat de l'intérêt de cette critique) provient du fait que l'auteur n'a pas à s'y justifier. Comme je le disais, certes le commentateur doit se garder de faire des procès d'intention (ce qui est à la base un abus de raisonnement déductif sans preuve), mais la critique n'est pas la presse à scandales. Un auteur n'a pas à rendre des comptes sur les manques que lui attribuent les critiques. Du reste, bon nombres de réponses qu'un auteur peut faire à une critique sont parfaitement prévisibles:
"l'auteur échoue à rendre tel ou tel caractère"->"Pourtant je fais de mon mieux et avec tout mon coeur"
"la surexposition des couleurs provoque un effet désagréable qui nuit au propos"->"J'ai fait un gros boulot sur les couleurs et chacun est libre de juger"
"ce livre est fabuleux"->"ça me va droit au coeur"
Voire:
"L'auteur a oublié un cil à l'oeil du 45e personnage en partant de la droite"->"Tout le monde peut se tromper et ça ne change rien au propos".

On s'imagine souvent que la réaction de base face à une critique, quand on est l'auteur, c'est de prendre mal les critiques négatives et de percevoir les positives comme un encouragement personnel. À mon avis c'est un cliché. Si l'on se fait encenser et qu'on en remercie le commentateur, c'est un peu absurde. Le rédacteur d'une critique positive n'est pas un "allié" dans une "cause", ce n'est pas quelqu'un qui est "pour vous". Si un jour l'auteur déçoit cette personne, elle ne se privera pas de commenter d'une autre façon. Du reste, dans la critique positive, normalement, il y a surtout des raisonnements construits qui ont une conclusion favorable. L'auteur en prend acte et ça peut le confirmer dans ses choix, s'il trouve que les raisonnements sont judicieux et sensibles. Il peut aussi y avoir de la complaisance. Quand l'auteur perçoit la complaisance, il devrait l'ignorer - ça ne lui apportera rien à part faire du bien, lors de la première lecture, à son moral.
Face à la critique désagréable, il me semble que l'attitude est la même. Quand des commentaires ne trouvent pas, dans le corps du développement critique, de justification claire et sincère, je ne vois pas en quoi il y a lieu d'en tenir compte. Quand la chose est agressive et méchante, ou sotte... ce n'est pas une déclaration officielle qui fait fonction de pensée à adopter. Les autres lecteurs sont assez intelligents pour ne pas prendre acte. Si le commentaire négatif est normalement constitué, deux attitudes possibles, soit on est soi-même convaincu par le propos et on s'appuie dessus pour améliorer son travail, soit on n'est pas convaincu, ou encore, pas intéressé par le propos, et à ce moment-là, on considère que la critique ne porte pas.

Notre auteur favori à nous, ici, il a pris beaucoup de choses à coeur qui ne relevaient pas de l'attitude théorique qu'un artiste a vis-à-vis de la critique. Dites moi si je me trompe, mais il a pris certaines critiques laudatives comme des compliments en termes d'amitié personnelle; il a pris certaines critiques négatives comme une attaque à l'intégrité de son travail et à la sincérité de son oeuvre. Bon, l'une comme l'autre peuvent être mal rédigées, c'est également un problème. Il y a des confusions. Dans la critique, on ne se situe pas dans un rapport personnel avec l'auteur. Même quand on fait une critique très bien foutue qui se trouve deviner avec exactitude les intentions de l'auteur, on n'est pas dans un rappport consistant à être gentil ou méchant avec lui. Il n'y a pas de contradiction à lui souhaiter un bon anniversaire, à discuter avec lui, à écouter ses conseils et à boire ses paroles, et d'un autre côté à se livrer au jugement esthétique. La sympathie personnelle ne doit pas influencer la critique, et si elle le fait, elle oblitère la validité du jugement. C'est cette abstraction que tout le monde doit faire l'effort de maitriser - du moins c'est ce qui me semblait normal. Pour cette raison, n'estimant pas avoir la science infuse, j'ai demandé plusieurs fois (à chacune de ces "crises") si les participants contestaient cette vision et s'il voulaient un changement majeur là-dedans et dans mon attitude, etc. L'ennui, et c'est pour ça que je profite de l'occasion pour faire mon coup de gueule, c'est que je n'avais jusque-là pas eu de réponses.
Un auteur peu-il entrer dans le débat du jugement esthétique de ses propres oeuvres? Dans la logique habituelle, non, car il serait juge et partie. Peut-il s'y défendre d'accusations et d'attaques injustifiées? À mon sens, oui, puisqu'il n'est pas normal qu'on lui fasse des proces d'intention et qu'on lui attribue des comportements erronés. Si je dis que la couleur est mal choisie pour une raison ou une autre, l'auteur n'est pas censé intervenir dans le jugement. Il peut intervenir sur un plan informatif ("là j'ai travaillé de telle façon"). S'il intervient sur le jugement, c'est le dialogue de sourds qui paralyse l'acte critique. En revanche, si je dis: "la couleur est mauvaise parce que le coloriste a renversé un pot de peinture, et que l'auteur est négligeant", celà procède de l'abus, et l'auteur va intervenir en me rappelant à l'ordre, me disant de rester à ma place et de ne pas présumer de son attitude sans justification. Il y a du reste lieu de replacer le statut respectif de l'attaque et de la défense dans le modeste cadre qu'est celui qui nous intéresse. Ce n'est pas comme si nous étions des rédacteurs connus d'un grand quotidien qui servirait de modèle de pensée pour les gogos. Quiconque se défend ici ne défend pas "ses intérêts". Un propos tenu ici n'engage que son auteur, lequel du reste n'a pas pour habitude (je parle des gens normaux) d'enjoindre aux autres de se rallier à sa position. Il ne faut pas se croire plus importants qu'on ne l'est. Nos opinions sont individuelles, elles ne mettent pas en jeu l'opinion des autres. Ce forum n'est pas présenté comme une encyclopédie, il se comprend comme tel, le lieu d'expressions de sensibilité individuelle. Si quelqu'un considère qu'une approche trop prosaïque d'autrui lui gâche ses rêves à lui, il faut lui expliquer qu'il n'a pas à assumer l'avis des autres.
Il en résulte que le délicat équilibre provient d'un effort réciproque du lecteur et de l'auteur, et du maintien d'une certaine distanciation. Il me semblait, pour en revenir à notre propre cas, que la médiation d'Emilia était la solution à tous nos problèmes. Emilia n'est pas l'auteur, Emilia a son caractère tout comme l'auteur, moi, n'importe qui d'autre, qui occasionne des réactions. Emilia n'est ni un bouc émissaire ni un gourou. C'est en vertu de ça que nous lui avons fait une place ici, seulement, ça n'a fonctionné qu'en jouant le jeu, et apparemment, on s'est trompés en pensant que c'était une évidence.

En somme, si l'auteur n'intervient pas, il manquera des informations de base et l'empathie entre lui et les lecteurs se perdra. Si l'auteur est là mais laisse tout passer, il se trouvera des lecteurs moins futés que les autres pour en profiter pour lui balancer des piques en bonne et due forme et cet endroit deviendra un vaste lieu de confusion entre jugement esthétique et règlement de compte infantile. Si l'auteur ne fait pas abstraction des maladresses formelles mais surtout des attaques proprement dites, qui n'ont pas de raison de porter, risque de s'installer un climat unanimiste dans lequel les seules critiques sans risque seront les critiques neutres ou laudatives. Si, donc, nous n'arrivons pas à obtenir le juste milieu et si les crises débouchent sur l'abdication (de l'auteur, de son droit de réponse, du lecteur, de son droit au jugement, de la critique, du droit de blâmer ou de celui de louer), autant arrêter tout de suite. C'est cet équilibre qu'il nous faut.

Et surtout, faut arrêter de terminer les crises sur le mode de la réconciliation sirupeuse. À chaque fois, on termine sur le fait qu'on s'aime tous et qu'on ne veut perdre personne. C'est une évidence, on s'aime tous et on ne veut perdre personne. Seulement, pour éviter les rechutes, il me semble qu'il faut avoir ce genre de conversation et que ça ne soit pas noyé dans les excuses débouchant sur une embrassade généralisée. Après, l'embrassade, à la fin finale du problème. D'abord, sa résolution.


Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler


   
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Hallberg
(@hallberg)
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Pour Sopid (qui a posté normalement pendant que je kaldopostais de façon "immodérée"):

Effectivement, les commentaires motivés par l'ignorance n'ont pas à être écoutés. Du reste, il y a façon et façon de le présenter. Si je me trouve dans la même situation, imaginons. Si j'affirme (par exemple) que "la proie et l'ombre" mer rappelle Walter Scott et Jules Verne, et que je bâtis tout un jeu d'analogies là-dessus, il me semble évident que je ne vais pas tenter de faire valoir que je détiens la vérité. Je vais dire que c'est ce à quoi ça me fait penser, et ça peut vouloir dire que l'auteur n'a pas du tout pensé à Walter Scott. Je tiens mon analyse pour ce qu'elle est et non pour une vérité. Une interprétation doit être exposée et argumentée, mais elle n'a pas à être imposée. Par convention, quand un critique dit ce qui "est", on sait qu'il dit en fait ce qu'il pense être. À partir du moment où on insiste lourdement pour faire passer ses vues de façon unilatérale, c'est de la foutaise, et tu as raison de ne pas en tenir compte. Les clefs d'analyse du lecteur sont sa propre liberté. Il doit les attribuer à lui-même, à sa propre lecture; s'il s'en va imaginer qu'au travers de sa lecture, il lit les intentions et les éléments quasi-biographiques de l'auteur, il outrepasse sa fonction.

L'attitude que nous avons a vis-à-vis des gens qui critiquent notre propre travail doit être mesurée, nous devons en surveiller les abus et les contradictions. Dans ma brève expérience musicale, je me suis retrouvé dans une situation exaspérante. Le patron de l'ensemble, le lendemain du concert, trouve de bonnes critiques et se livre à une séance d'auto-félicitation avec lecture des critiques en question, affichage dans les locaux de service, et j'en passe). La critique suivante nous descendit, et le patron s'en prit violemment à l'incompétence des critiques qui n'étaient que des aigris incapables d'en faire autant. Bouderie et sarcasmes. Dans mes encore plus modestes projets personnels, je n'ai jamais eu l'honneur d'avoir une critique totalement extérieure. Les rares personnes qui auraient pu avoir un rôle d'expertise étaient des partenaires dans le projet (juges et parties). J'ai donc eu des compliments oraux sur notre travail. J'ai évidemment fait honneur aux sourires et aux encouragements. Ceci-dit, après coup, j'ai refusé de pavoiser et j'ai voulu "interdire" qu'on s'autofélicite. ça a d'ailleurs été limite engueulade, sur le coup. ça m'arrive comme à tout le monde de prendre mal un commentaire négatif, et de ne plus me sentir après un commentaire positif. C'est très humain. Seulement, une fois passée la réaction initiale, tu as totalement raison de dire que la prise de distance est essentielle.


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