Et ca promet quelque chose?

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Euh, à en juger par le passé de Christophe Gans, c'est pas la joie... Enfin, tout débutant a droit à un coup d'essai... Mais faudrait qu'il s'abstienne de faire du cinéma pour djeunz à peine déguisé comme dans son précédent opus...
-Edité le: Jeudi 17 juin 2004 à 23:28 par Hallberg-

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Je connais pas du tout. Alors excuse moi!

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Christophe Gans est le réalisateur du "Pacte des loups".
Un film que je ne suis pas allé voir, la bande annonce m'ayant largement suffit. Un apache qui fait du kung-fu dans les forêts françaises au 18ème siècle, très peu pour moi...
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Tout bon navet se savoure mieux en groupe. Il faut aller voir ce genre d'horreur à plusieurs, dans une petite salle fort longtemps après sa sortie, et passé le premier moment de perplexité, on rigole comme c'est pas permis.

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
Depuis longtemps j'avais envie de prendre part à ce débat, mais mes diverses occupations en parallèle m'en ont empéché. Je ne vais pas discuter de "Dune" de David Lynch quoiqu'il y aurait à dire, puisque ce n'est pas le sujet de mon intervention.
Hallberg a défendu la liberté totale de n'être pas fidèle à l'oeuvre originale, puisque l'oeuvre cinématographique doit être regardée pour elle même, et Pnumekin a défendu la necessité de la fidélité, car les trahisons sont très désagréables.
En fait, pour moi, comme pour Hallberg, le film doit se regarder "seul" sans référence à une oeuvre littéreaire, mais la fidélité au livre est un "moyen" de faire un bon film, pas un but. Je pense donc qu'un réalisateur, dans le cas général, doit être fidèle à l'oeuvre adaptée... c'est à dire montrer ce qu'il a imaginé en lisant le livre, faire ressentir àau spectateur ce qu'il a ressenti. Cela laisse une très grande liberté d'interprétation, mais ne permets pas tout. Je veux dire par là que, par exemple, dans le seigneur des anneaux, Peter Jackson aurait pu filmer des batisses ayant un style totalement différent, par exemple avec toits multiples (à la chinoise) où avec des colonnes à la grecques, ce qui aurait changé l'ambiance. mais, dans mon optique, il ne doit pas montrer Gimli assassiner Legolas ou d'autres trahisons flagrantes.
Dans mon optique, le cinéaste doit montrer sa vision des choses, mais il faudrait qu'il ait vraiment un esprit tordu pour voir de la pluie sur Arakis à la fin du premier tome de Dune. Une autre possibilité est qu'il fasse une oeuvre "inspirée" d'un livre, la possibilité que défendait Hallberg. En agissant ainsi il peut créer une oeuvre interessante (mais il va indisposer les "fans" ce qui, en général nuira au film) mais pourquoi se réclammer du livre dans ce cas ? les cinéastes n'ont ils pas assez d'imagination pour créer des choses d'eux mêmes ?
Pourquoi reprendre officiellement telle oeuvre pour la trahir ? on pourrait dire que c'est parceque des éléments ont fasciné le cinéaste, etc, mais je récuse cette interprétation. Dans le domaine des livres, on ne fait que rarement une oeuvre "d'après" une autre, en rachetant les droits et en modifiant tout, ce qui seraît aussi défendable qu'au cinéma.
Donc je prétends que ces "interprétations-trahisons" proviennet de ce qu'on veut adapter une oeuvre littéraire, qui ne plaît pas, bien souvent, au réalisateur, ou qui ne vérifie pas les canons Hollywoodiens, c'est pour cela qu'on va la "modifier", notemment en rajoutant une "happy end". Donc en cela je critique les "trahisons" des livres à l'écran. Tout en reconnaissant qu'une oeuvre cinématographique, à de rares exceptions près, doit être regardée indépendamment du livre dont elle est tirée, ce qui n'empèche que trahir le point de départ me semble une mauvaise façon, dans le cas général, de faire, simplement il faut avoir les idées larges. Par exemple, je ne considère pas du tout que "Asterix : Mission cléopatre" soit une trahison à la bande dessinée (d'ailleurs il a été controlé par le "papa" d'Asterix) même si évidemment le débat sur les 35 heures était absent de l'oeuvre originale, comme les combats "à la japonaise".
Bon, je ne suis pas très en forme aujourd'hui, alors je ne sais pas si j'ai très bien dit les choses.
-Edité le: Vendredi 18 juin 2004 à 11:03 par Kaldorion-
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Si, tres claire au contraire. Mais a tous prendre, je prefere une trahison sur l'histoire du film par rapport au livre qu'une trahison sur le caratere des personnages. Imagine une adaptation de Yoko, ou elle serait transformee en une sorte de ninja en jupon, tuant toute personne se mettant en travers de son chemin, ca je ne pourrais pas suporter. Alors que j'accepte tres bien le fait de cree une histoire originale pour les besoins du film, mais en respect avec le caractere.

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

Je suis d'acord avec toi, et il me semble que ton analyse n'est absolument pas incompatible avec la mienne au contraire. Les personnages font partie des données. Quand je citais Asterix, c'est parceque les "'bastons" sont déja présentes dans la BD, avec un caractère parodique donc mettre une baston "à la japonaise" ne me semble pas une trahison...alors que mettre une telle chose dans un Yoko en seraît une. En effet, la création d'un scénarion original pour le film seraît une bonne solution, tout en respectant l'esprit des personnages, les caractères, qui sont des données. Et mon intervention précédente ne visait absolument pas à faire apparaitre les personnages comme secondaires par rapport aux faits. Les personnages font partie des faits d'une oeuvre littéraire. nous connaissons beaucoup mieux le personnage de Yoko après 23 BDs que nous ne connaissons chacune des aventures qui lui sont arrivées, à mon avis.
La vérité naît de la contradiction. Donner ses arguments, c'est reconnaître que l'on peut avoir tort.
l'art est un aliment pour la piété du pauvre peuple. Détruisez l'art, déformez le goût d'un peuple, et vous lui oterez sa piété.
Ca c'est vrai..., je suis d'accord... Juste à propos: Il ne doit pas y avoir luky lucke qui doit sortir au cinéma? il m'a semblé en entendre parler...
Et à propos, je verrai plutôt Ayumi hamasaki
dans le role de Yoko tsuno, ou alors Hutada Hikaru
...
-Edité le: Vendredi 18 juin 2004 à 14:41 par kroco poco-
Von Schnappi Krocovitch Yaourtski de Bergerac, KrocoSoup onctueuse a base de Danone et Fils de Maitre Yaourtberg...
Tiens !
Je ne m'attendais pas à trouver ici une photo de Ayumi Hamasaki...
Tu écoutes aussi de la jpop ?
Pour ceux qui ne connaissent pas Ayu, c'est une des plus célèbres "popstars" du japon. J'ai pas mal de morceaux d'elle, même si je ne suis pas super fan, c'est un peu trop "dance mega mix" pour moi, à part certains titres un peu plus cools.
Bon sinon, en fait, je ne la vois pas du tout dans le rôle de Yoko... Elle ne lui ressemble pas beaucoup. Et je sais pas, quand je la vois dans ses clips video, je trouve que ça le fait pas pour prétendre à jouer Yoko...
Sinon, je ne connais pas Hikaru Hutada. C'est une chanteuse aussi ?
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Au fait, en parlant de bastons dans Yoko Tsuno, il y en a quand même quelques unes dans les premiers albums...
Dans le premier par exemple Yoko envoie valdinguer Karpan avec une prise de judo (tomoe nage si je ne m'abuse). Et dans "aventures électroniques", il me semble qu'elle s'essaie au karate sur le singe mécanique...
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
Et aussi dans Hold-up en Hifi, dans la banque, mais c'est a chaque fois pour la bonne cause, et cela ne s'etrnise pas tous le long de l'histoire. Alors qu'Asterix tape les romains a longueur d'albums (bon, c'est le ton de l'histoire, et je ne critique pas).

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"Ceux qui y sont arrivés 2 fois"

c'était juste pour dire que si on voyait Yoko faire un peu de ju-jitsu au cinéma ça ne serait pas une hérésie...
La violence est le dernier refuge de l'incompétence.
On demande un hérétique? Présent!
ça a été abordé ailleurs, mais Karpan s'y est collé deux fois, et ensuite, pour le rôle de celui qui se fait savater, à part Karl, personne n'a voulu reprendre le rôle. Et depuis, les baffes ne font plus tellement partie du quotidien.
Comme le dit pnumekin, si un réalisateur fait une lecture du personnage où il mettrait juste un peu de baffes, si les baffes sont bien faites (cinématographiquement parlant, c'est-à-dire dynamisantes pour le rythme du film), ça peut s'avérer payant. Trouver le juste milieu entre le "tout psychologique" et le "tout baffes" signerait effectivement une adéquation avec le caractère "tous publics" de Leloup, ce qui comme le reste ne me semble pas à proprement parler obligatoire, mais pourrait s'avérer salutaire.
Bien-sûr il faut que les baffes ne soient pas un contresens vis-à-vis des émotions, mais ça, c'est une des raisons pour lesquelles, en enfonçant des portes ouvertes, on dit qu'il faut un bon réalisateur...
De toutes façons, pour répondre à GM, je pense qu'un cinéaste doit interpréter le personnage en évitant le contresens. Il a toute lattitude pour faire varier l'importance des baffes dans la vie de Yoko, en faire un personnage plus enclin au doute ou alors plus solide, renforcer son côté angélique ou au contraire faire remonter des contradictions, complexifier ou simplifier le personnage autant qu'il le souhaite. Tout ce que Leloup peut suggérer peut être sujet à amplification ou non, on est libre d'y voir ou non un non-dit à faire ressortir, car il s'agit de proposer une lecture personnelle. En revanche, on s'interdit traditionnellement le contre-sens flagrant, par exemple en transformant Yoko en brute épaisse qui passe son temps à cogner, ce qui est contredit par 95% des sources (les albums). Je sais bien que la distinction entre contresens et inteprétation, comme dans toute discipline artistique, est aussi peu définissable que le laid et le beau, et que c'est un débat sans fin. Ceci-dit, même si la liberté artistique est en théorie infinie, dans l'exercice de l'adaptation, tout nous invite à la juste mesure (fidélité/trahison, baffes/pas baffes, complexité/lisibilité etc).

Opération Sisyphe
Avec la participation des ascenseurs Schindler
exactement...
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